Barbara Forstner vient dévoiler son premier album solo Long long gone, qu’elle présentera lors de sa release party le 8 décembre au Popup à Paris. Un opus profondément folk, sincère et authentique dont on a eu la chance de discuter avec elle, un peu avant sa sortie. Enfance, process créatif, projets à venir : on vous dit tout !

La Face B : Comment ça va ?
Barbara Forstner : Ça va très bien, l’année commence bien. J’ai eu pas mal de concerts en première partie. Je suis assez contente. C’est agréable de commencer avec plein de choses… looking forward !
La Face B : C’est la première fois que la Face B a la chance de te rencontrer. Est-ce que tu pourrais nous présenter ton projet avec tes mots à toi ?
Barbara Forstner : Oui, bien sûr. Je m’appelle Barbara Forstner. J’ai 23 ans. Je suis une compositrice franco-américaine. J’ai grandi à New York et maintenant je suis installée en France depuis quelques années, et à Paris surtout. Et là, depuis peu, je sors mes morceaux solo. D’où cet album vraiment intime, folk. J’ai fait partie d’autres groupes avant, dont October Baby.
Et là, c’est mon premier album solo et folk. Ce n’est pas vraiment quelque chose que j’ai ancré pour toujours. Ce n’est pas set in stone comme on dit, mais c’est une direction que j’avais envie de présenter un peu pour montrer comment je travaille aussi, d’où viennent les morceaux. Et puis après, je pourrai faire d’autres trucs plus produits, mais c’était un peu l’approche instinctive que je voulais mettre en avant.
La Face B : C’est marrant que tu dises ça, parce que le sentiment que j’ai eu en écoutant ton album, c’est que c’était finalement quelque chose d’intemporel. Je me demandais si c’était une volonté de s’extraire d’effets de mode ?
Barbara Forstner : Aussi. Parce que c’est vrai qu’on a tendance à se rassurer parfois. J’ai beaucoup bossé en groupe avant et c’était toujours des discussions sur un synthé, la batterie, rajouter quelque chose, toujours rajouter. Au final, parfois, l’essentiel, c’est pas mal déjà !
Moi, les artistes que j’aime, en général, dès qu’ils sortent une version acoustique d’un morceau, je préfère tellement à la version plus produite. Pas toujours, mais en tout cas, je trouve que c’est un peu se mettre plus à nu, aussi, et pouvoir proposer quelque chose qui semble, même pour les autres, très sincère et proche. C’est pour ça que j’avais cette envie.


La Face B : Justement à l’écoute, on voit que tu as voulu travailler sur l’épure. On sent de la sincérité. Une grande émotion dans ta musique, comme si tu étais en quête de justesse.
Barbara Forstner : C’est super, c’est vraiment ce dont j’avais envie après l’avoir enregistré. C’est chouette que ça s’écoute comme ça. C’était un peu des morceaux que j’ai écrits pour moi, égoïstement. On écrit toujours les morceaux un peu pour soi. Pour dépasser des moments, des situations. Ce n’est pas forcément des morceaux “stade”. Ça n’a pas cette dimension-là. Après, ça peut toucher beaucoup de gens. Il y avait un peu des débats dans ma tête. “Est-ce que ce n’est pas un peu prétentieux le guitare-voix ?” Mais au final c’est intime pour moi, et pour les gens ça va avoir ce rapport-là.
La Face B : Je ne l’ai pas du tout senti prétentieux, par contre je me suis dit que c’était audacieux !
Barbara Forstner : Cool !
La Face B : Tu disais que tu avais commencé avec des groupes. October Baby était dans un style musical rock. Et le fait de te dévoiler aujourd’hui sous ton propre nom avec un projet assez différent, guitare-voix, qu’est-ce qui a guidé ce choix-là ? Cette décision de se dire, je me réinvente et je propose autre chose ?
Barbara Forstner : En fait, c’est marrant parce qu’avec les autres groupes avant, la base était comme ça. Ça a toujours été guitare-voix, c’était vraiment très simple. Et puis après, je passais par quelqu’un d’autre pour les arranger. Du coup, au final, une fois passés les premiers jets, ça devenait un truc vraiment différent. Mais on va dire que les morceaux d’origine étaient très proches de cet album par exemple. Donc c’était presque revenir un peu à ça plutôt que créer quelque chose de nouveau.
Ce sont des morceaux que j’ai écrits il y a longtemps. Il y en a que j’ai écrits à New York aussi. D’où la Pochette d’ailleurs, c’est une photo de moi petite sur la rue où j’ai grandi à New York. Donc c’était un peu… faire se rencontrer ces deux mondes-là, moi maintenant, moi avant, avoir fait partie de plein de groupes, et maintenant, je suis toute seule. Et qu’est-ce que je veux montrer aussi de moi-même ? J’avais envie d’être honnête, je trouve qu’on se cache beaucoup… sur scène parfois aussi. C’est très cool de s’inventer des personnages. Je connais plein de gens pour qui ça marche très bien, mais j’avais un peu envie de sortir de ça. C’est moi, c’est ce que j’ai en tête, quelque chose d’authentique.

La Face B : Je me suis demandée si le fait aussi d’avoir voulu, au-delà de proposer un style musical différent, être juste toi avec ta guitare et ta voix traduisait un besoin d’indépendance pour créer ?
Barbara Forstner : C’est la première fois que je n’ai pas de l’avis de tout le monde. J’ai enregistré avec quelqu’un dans un studio de répétition, un truc très low-key. C’était chouette de pouvoir me dire j’ai envie d’enregistrer, du coup j’enregistre. Il n’y a pas d’organisation autour de ça.
C’est peut-être pour ça aussi que le côté spontané resort. J’ai appelé un ami et je lui ai dit “écoute, j’ai 11 morceaux à enregistrer. Ça te dit de faire ça la semaine prochaine ? Je sais que c’est un peu last minute mais j’ai envie de faire ça.” Donc c’était une démarche beaucoup plus libre. Ça m’a fait du bien de pouvoir juste enregistrer comme ça, quand j’avais envie et pouvoir avoir cette décision-là.
La Face B : Tu disais tout à l’heure en te présentant que tu étais franco-américaine. Tu as choisi l’anglais pour écrire. Je me demandais pourquoi et si tu envisageais peut-être un jour le français ou pas ?
Barbara Forstner : Je suis née en France, mais je suis partie avec ma famille. On a emménagé à New York quand j’avais 5 ans. J’ai appris l’anglais et le français en même temps. Quand je suis revenue, j’avais 17 ans. C’est bête, mais j’ai appris à écrire, à lire, à regarder les films en anglais.
Mes parents sont français, mais ils ont beaucoup aussi voyagé. Il y avait vraiment cette culture anglophone, que ce soit anglo-saxonne, anglaise, australienne… américaine, mais même en musique, donc c’est vrai que j’ai beaucoup grandi avec des influences anglaises. Mazzy Star, Bob Dylan, on écoutait beaucoup de choses comme ça. Ou Barry White, rien à voir, mais ma mère adorait les trucs comme ça, Motown.
Et donc c’est resté en moi. Ce n’était pas forcément un choix. Mais quand je suis arrivée en France, je ne me voyais pas écrire en français maintenant, ça ne me paraîssait pas logique. Après, pourquoi pas un jour, mais c’est une langue assez difficile.
J’adore un peu les classiques forcément, Françoise Hardy, Gainsbourg, Dutronc. J’adorais quand j’étais petite. J’écoute encore beaucoup. Mais on va dire que c’est plus des chansons à texte. Ce que j’aime en tout cas, ce sont les chansons à texte. Et je ne suis pas du tout liée à ça. Mais pourquoi pas ? On ne sait jamais. Maybe, we’ll see.

La Face B : Pour revenir à l’album Long long gone, est-ce qu’il y a un fil rouge qui a guidé l’écriture et la composition ?
Barbara Forstner : Il parle beaucoup, justement comme je disais, de New York et Paris, des différents endroits dans ma vie où j’ai pu vivre. Et aussi beaucoup de famille. Le premier morceau, East Coast, parle de ma sœur, mon père… Des relations qui changent dès qu’on devient adulte et qui continuent à changer. C’est un peu la réalisation que ça ne s’arrête jamais cette crise d’ado au final qu’on peut ressentir quand on a 15 ans.
Parfois ça s’étale un peu, les dynamiques de famille changent. Découvrir ce que c’est que l’amour. Je pense que c’était un peu le passage d’adolescence à être adulte et être un peu plus mûre, j’espère. Pour moi, c’était ça le fil rouge. Et il termine d’ailleurs l’album avec le morceau To see the world. Et donc c’était un peu cette globalité de New York, Paris, l’amour, la famille. Quelque chose au final de très intime aussi dans les thématiques.
La Face B : En même temps, ce sont des sujets intimes et universels, je trouve. C’est sans doute aussi ce qui a contribué à me donner le sentiment d’intemporalité de ton album. Ces sujets, plus l’épure folk.
Barbara Forstner : Oui complètement, je suis d’accord.
La Face B : Comment tu travailles ? Il y a des artistes, ils ont d’abord un petit bout de mélodie, un accord, quelque chose, et puis ensuite ils travaillent avec la musicalité des mots, etc. Il y en a d’autres qui ont les mots d’abord.
Barbara Forstner : Je pense que ce que j’apprécie dans la musique, au final, c’est vraiment écrire. Et après chanter. Je pense qu’écrire, c’est vraiment avoir besoin de me vider. J’ai toujours écrit des journaux intimes. Quand j’étais petite, ça a commencé comme ça. Parfois, sur des morceaux, je vais revenir dessus, changer des paroles.
Mais en général, j’écris quelque chose dans un journal. Et je me dis ça c’est pas mal, est-ce que je n’ai pas plus à dire sur ce sujet ? Un truc qui m’a frustrée un jour ou quoi, et je reviens un peu sur ça. Et puis après je vais prendre ma guitare et je vais en faire quelque chose.
La Face B : Finalement, tes chansons c’est un peu la substantifique moelle de ton journal intime !
Barbara Forstner : Oui, c’est ça, c’est vraiment ça. Je pense que je commence comme ça. Après, par exemple quand je joue avec des musiciens parfois, c’est un peu plus rock alternatif. Et à ce moment-là, je viens avec le morceau en tête ou j’ai déjà arrangé des trucs sur Logic ou quoi. Parfois, on se voit et je dis, écoutez, j’ai pas trop d’idées. Est-ce que tu peux poser ta base sur ça ? En tout cas, c’est le texte, en général, et la voix, surtout.

La Face B : Tu as dit tout à l’heure que la pochette était une photo de toi quand tu étais petite. Pourquoi ce choix ?
Barbara Forstner : Ce n’était pas du tout supposé être la pochette de l’album. Cette photo, c’était juste ma tête. J’avais fait une sorte de photo shoot et au final je suis retombée sur cette photo dans mes archives de disques durs. Je me suis dit ah c’est pas mal. Et en plus avec le titre ça ferait plus sens. Je cherchais quelque chose d’aussi intime. Ça pourrait être moi, ça pourrait être une autre fille, ça pourrait être personne. Donc je voulais quelque chose d’un peu plus universel que juste ma tronche maintenant.
La Face B : J’aimerais qu’on parle de ton rapport à la scène.
Barbara Forstner : J’adore. Pour moi, c’est hyper libérateur et en même temps, c’est un peu le cap ou pas cap. Quand on est petit, on se donne des dares pour faire quelque chose. Est-ce que tu es capable d’aller voir cette personne et lui dire bonjour ? Pour moi, c’est un peu le même rapport à la scène où… tu regardes derrière un rideau et il y a 500, 1000, 2000 personnes. Et il faut le faire parce que tu as signé un contrat et parce que tu es payée… Et j’aime bien ce sentiment là un peu vertigineux qu’il peut y avoir. J’aime bien me sentir vulnérable sur scène.
Il y a 10 000 choses qui peuvent mal se passer, mais c’est un moment que tu as choisi. Je trouve que c’est un peu comme un jeu, la scène. D’autant plus maintenant où je joue toute seule, parfois pour des premières parties. Avant, je jouais souvent avec des musiciens. Parfois tu as plus les nerfs, tu es un peu plus anxieuse de monter sur scène. Et en même temps le résultat, dès que tu sors, ça fait d’autant plus plaisir que ça ait plu à autant de gens parce que tu es toute seule. Et puis, si tu merdes sur un accord, c’est ta faute, il n’y a personne.
Donc il y a un peu cette responsabilité, je trouve qu’elle est forte. J’aime beaucoup cette adrenaline-là sur scène. Et puis après j’adore aussi jouer avec des musiciens. Ce n’est pas du tout le même monde. C’est plus la fête avec d’autres personnes. Quand on est tout seul c’est un peu plus sérieux parce qu’on assume tout.
Mais là je suis très contente justement de faire une première partie pour Herman Dune en novembre. J’ai hâte, ça va être chouette et c’est un peu la première aussi que je fais toute seule devant autant de gens.
La Face B : Ce n’est pas trop de pression ?
Barbara Forstner : Non, je ne le vois pas trop comme une pression, mais plus de l’excitation. Après, ça demande toujours deux minutes d’adaptation d’être un peu dans son monde et puis après pouvoir regarder le public. Mais non, c’est un exercice que j’adore. Je pense que s’il n’y avait pas la scène, il y aurait beaucoup moins de gens qui feraient de la musique aussi. C’est une manière d’être entendue aussi, et de pouvoir avoir un échange avec les gens qui sont touchés ou pas.
La Face B : Est-ce que tu as un souvenir, quelque chose qui t’a marquée lors d’un concert que tu as pu faire ?
Barbara Forstner : Je pense le tout premier que j’avais fait. J’étais dans une sorte de groupe de rock. Mes parents m’avait inscrite, je ne sais pas si tu as vu School of Rock ? Le film avec Jack Black où il forme des groupes avec des enfants. Il dit toi tu fais le clavier, toi tu fais la guitare. C’était un peu ce genre de gars. J’étais dans un groupe où on faisait des reprises. Et j’avais chanté, c’était au Rockwood Music Hall à New York, qui est une super salle !
J’adorerais faire une tournée juste des salles que j’ai faites quand j’avais 9 ans ! C’était ouf d’avoir accès à ça ! Parce que le manager de tous les groupes était batteur de métal, donc il connaissait beaucoup beaucoup de monde. C’était une petite salle, mais il y avait tellement de monde, c’était impressionnant. Et puis j’étais petite aussi. J’avais chanté What’s Up des 4 Non Blondes. Et je me rappelle, ce n’est pas que j’étais timide, mais je ne parlais pas beaucoup, les cheveux très longs, les grosses lunettes, frêle et tout. Je me rappelle voir mes parents, voir tout ce monde-là qui attendait juste que j’ouvre ma bouche pour chanter. Et c’était assez fou. Quand je suis descendue de scène, j’ai pleuré, mais je ne comprenais pas trop pourquoi, parce que j’étais contente. Et après, je suis allée voir ma mère. Elle m’a dit mais peut-être que c’est parce que tu as bien aimé, parce que ça t’a fait du bien.
Et souvent, j’ai eu un peu ce truc-là quand j’étais petite de ne pas me sentir un peu apte à parler devant beaucoup de gens. Même maintenant, parfois, ça dépend des situations. Ça m’a fait tellement un choc de pouvoir le faire et que les gens se taisent. C’était assez magique. Je pense qu’au final, c’est pour ça que j’aime la scène. Je n’aime pas forcément parler avec les mots, je ne suis pas quelqu’un qui parle beaucoup de moi, on va dire. À part dans la musique, c’est déjà pas mal. Je parle quand même pas mal de moi.
Mais au final, c’est un peu une manière pour moi de lâcher prise et de pouvoir un peu m’exprimer sur certains sujets que je vais pas forcément raconter à mes potes. En chanson, je ne sais pas pourquoi, j’arrive à trouver plus les mots qu’en écriture ou par textos. Donc ça, ça m’avait bien marquée et je l’ai gardé. À chaque fois, j’y repense un peu avant de monter une scène. En fin de compte, ça fait du bien.
La Face B : C’est incroyable comme première scène !
Barbara Forstner : Oui c’était fou ! Franchement, c’était vraiment chouette.

La Face B : Et tu es restée en contact avec les autres ?
Barbara Forstner : Pendant un petit moment. J’ai fait ça de mes 9 à 14 ans. Donc c’était pas mal. Et après, non. J’ai déménagé, j’ai grandi. On s’est perdu de vue. Mais c’est vrai que ce truc là, je l’ai eu par exemple quand on avait joué à La Cigale avec des musiciens et tout, c’était assez fort. Tu rentres, il y a beaucoup de gens, c’est tout noir. Les moments comme ça, franchement ça met les frissons. Et c’est génial de pouvoir vivre ça.
La Face B : Tu vas jouer avec Herman Dune en première partie début novembre et tu fais ta release le 8 décembre au Popup. Comment tu prépares ça ? Est-ce que tu y penses un peu déjà ?
Barbara Forstner : Oui, bien sûr, j’y pense même beaucoup. Ce sera avec mes musiciens, on sera quatre sur scène. Il y aura des morceaux un peu plus rock qui ne sont pas sur l’album. Des morceaux de l’album un peu toute seule. Il y aura le morceau à la fin là que je chante avec William. Il y aura un peu de tout. Je vais essayer de faire un truc quand même un peu, ça reste de l’entertainment… Quand je vais voir un concert, j’aime bien quand même qu’il y ait de la variété, j’aime pas me faire chier. Il y a toujours des moments où ça retombe, et il le faut pour avoir un bon concert.
Même les plus grandes stars que j’ai pu voir, Bob Dylan, il y a toujours eu un moment où tu zones un peu, ou parce que ça te fait penser à autre chose. Je vais essayer de faire ça bien, d’avoir des moments un peu dynamiques pour après retomber sur des moments un peu plus folk toute seule, puis intégrer la batterie. Donc on travaille un peu sur un set global comme ça. J’ai hâte, ça va être chouette.
La Face B : Est-ce que tu as eu des coups de coeur récents pour des artistes, des morceaux, des livres, des films ?
Barbara Forstner : Oui, j’ai découvert un artiste récemment, il s’appelle Dean Johnson. Il fait de la folk, il a sorti un album, je crois que c’est I Hope We Can Still Be Friends. Il a la cinquante-soixantaine et il débute, je trouve ça génial. C’est quelqu’un qui me l’a suggéré. En fait il faisait toujours des premières parties pour des potes à lui parce qu’il jouait bien et parce qu’il avait des bons morceaux. Mais c’était jamais un truc de carrière. Je ne sais pas pourquoi mais peut-être qu’il a été signé sur un label ou quoi. Et sa carrière elle a un peu « blossomed » comme on dit, comme une fleur quoi. Et il a sorti son premier album et c’est vraiment vraiment très chouette. C’est guitare-voix, parfois batterie, il y a un peu de tout. Ça m’a pas mal suivie d’ailleurs pendant l’enregistrement.
J’ai écouté beaucoup Clara Mann. Je l’ai vue dans un bar à Paris. J’étais tombée sur elle il y a 3-4 ans. J’ai eu l’occasion de la voir live deux fois cette année. C’était vraiment super beau. Elle a sorti son premier album qui s’appelle Rift et c’est vraiment une guitare voix à l’irlandaise. Elle a une voix magnifique. Depuis que je l’ai vue, je n’écoute que ça !
La Face B : Et ma dernière question, est-ce que tu as d’autres projets ?
Barbara Forstner : J’ai le projet de sortir d’autres titres au printemps. J’ai envie de sortir des morceaux un peu plus produits, en crescendo. Pas direct un peu rock parce que j’ai envie quand même d’une continuité avec l’album. Mais au printemps j’aimerais bien en sortir 2-3, filmer des live sessions, avoir un peu de contenu et faire évoluer le projet avec mes musiciens. Que ce ne soit pas que moi non plus, mais montrer un peu la globalité. J’ai hâte !
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