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Almost Rose : C'est bien d'être entouré pour mettre en avant son projet et essayer d'en vivre, mais il faut que ça reste le plus sincère possible

Quelques jours avant la sortie de leur premier EP Act Normal, nous sommes allés à la rencontre du quintuor alsacien Almost Rose. Attablés à la terrasse d'un bar strasbourgeois, nous avons échangé avec Max, Quentin et Maxime de la naissance du groupe, le processus créatif derrière Act Normal et son court-métrage qui l'accompagne, le DIY dans la musique ainsi que de leurs influences.

Almost Rose

LFB : Hello tout le monde ! Pouvez-vous présenter Almost Rose à nos lecteurs ?

Max : Enchanté, moi, c'est Max. Je suis guitariste chanteur dans le groupe Almost Rose.

Quentin : Salut, moi, c'est Quentin, je suis au clavier.

Maxime : Et moi, c'est Maxime, je suis à la guitare.

Max : Almost Rose, ça a commencé, pour une partie du groupe, au lycée. Donc, on était 3 à s'être retrouvés au lycée. Moi, j'avais même un groupe avec Jérémy, qui n'est pas là aujourd'hui, qui joue de la basse, et avec qui on avait un petit groupe lycéen pas très fameux. Ensuite, on a commencé à jouer avec Quentin. S'est rajouté Maxime, qu'on a rencontré dans un bar, par hasard, une fois à Strasbourg. Et ensuite, il y a eu Jonas, qui nous a rejoints depuis presque 2 ans maintenant, et qui fait de la batterie avec nous. On a commencé en tant que groupe donc on faisait pas mal de compos d'abord, puis ça s'est développé. On a fait nos premiers morceaux avec Waste of Time en 2024, notre deuxième single, Cynamon en février 2025. Et puis, on a notre EP qui sort le 18 septembre, donc dans 2 jours.

LFB : Vendredi c’est ça ?

Max : Exactement. 

LFB : Trop bien ! Félicitations pour la sortie de l'EP ! Êtes-vous stressés, hypés par rapport aux releases party ? Il y en a une à Strasbourg la semaine prochaine, puis à Paris le 16 octobre. 

Quentin : Ouais, on a hâte ! Ça fait un bout de temps qu'on travaille sur cet EP. Il y a des maquettes qu'on avait développées en même temps que Waste of Time, donc il y a 2 ans, qui vont voir le jour avec cet EP. Ça fait quand même un peu moins d'un an qu'on travaille vraiment à fond dessus, niveau com, niveau univers, etc, donc on a trop hâte que ça sorte. On a encore un peu la tête dans le guidon à préparer toute la com, toute la sortie, les releases party. Mais non, je ne pense pas qu'on soit vraiment stressés. On est surtout hypés. On a hâte que ça sorte, pouvoir partager ça et un peu aussi se libérer, se dire que c'est fait. On a hâte d'être fiers.

Max : Je pense qu'il y a un peu de pression quand même avec la sortie, sur les résultats. Un peu de pression, avec la sortie, mais aussi la préparation de la release party, parce que c'est en coproduction avec La Grenze. Il y a quand même pas mal d'aspects qu'il faut qu'on organise, etc. 

Quentin : Oui, c'est la première fois qu'on organise notre propre concert aussi. 

Max : Exactement. Et on veut que ce soit mémorable. Donc on prépare des petites surprises aussi, ça va être chouette.

Quentin : On est complètement stressés en fait. C'est horrible. (rires)

Max d'Almost Rose

LFB : On va maintenant parler du court-métrage qui accompagne l’EP et que vous présenterez à votre release party strasbourgeoise. Dans l’ère actuelle, de moins en moins de clips sont créés, alors pourquoi avoir choisi de réaliser un court-métrage d'une vingtaine de minutes ?

Maxime : Justement, dans cette démarche de ne pas devoir faire un clip pour chaque morceau, puisqu'aujourd'hui, ça ne marche plus très bien les clips à l’ère des TikToks et des vidéos courtes, qu'on a préféré investir sur un plus long format qui représente tout l'EP. Artistiquement, déjà, c'est plus intéressant de faire ça parce que ça nous permet de poser les bases d'un univers visuel qui définit aussi un peu mieux notre musique. Et même après, au niveau de la com', c'est beaucoup mieux de pouvoir prendre des extraits de ce court-métrage pour en faire des petites vidéos et pour accompagner les sorties des morceaux, au fur et à mesure.

LFB : C’est ce que vous avez fait au début, en prenant des extraits du court-métrage pour faire les clips des singles, c’est ça ? 

Maxime : Ouais, c'est ça. Mais dans le court-métrage, tous les morceaux sont proposés et à chaque morceau, il y a une séquence qui représente, qui met en image l'univers musical.

Max : On a pu tourner dans plein de lieux différents aussi, dans Strasbourg, au Karmen Camina, dans une salle de boxe. Donc c'était assez enrichissant aussi de pouvoir montrer notre ville à travers justement la lentille et l'objectif de notre réalisatrice Léonora (Schlünz ndlr.) qui a réalisé le projet.

LFB : Vendredi vous sortez votre premier EP, Act Normal. En 3-4 ans d'existence du groupe, vous avez signé chez Allo Floride récemment, vous avez joué pas mal de dates, notamment la première partie de Jalen N’Gonda en mai à la Laiterie. Vous vous sentez comment par rapport à tout ça ? Est-ce que ça va super vite pour vous ou tranquille, vous vivez au jour le jour ? 

Max : En fait, nous, on a l'impression que ça prend du temps. Rien que là, les dates de sortie, etc., en amont, ça nous paraît extrêmement long parce qu'on a enregistré il y a un an presque, bientôt. Les morceaux existent depuis déjà bientôt un an et demi. C'est vrai que c'est parfois un peu long pour nous. Et après, effectivement, le fait d'avoir trouvé des nouveaux partenaires aussi, avec Modulor à la distribution, Allô Floride à l'édition, c'est vrai que c'est chouette, et on espère que ça va se développer dans ce sens-là et qu'on aura encore davantage de partenaires. 

LFB : En parlant de l’EP, pourquoi avoir nommé celui-ci Act Normal ? Est-ce qu'il y avait un raisonnement en particulier ou c’est venu comme ça ? 

Max : Alors, Act Normal, c'est un titre un peu provocateur, parce que, justement, on pense aux personnes qui nous ont peut-être dit parfois de rentrer dans une case, de rentrer dans un moule et puis de faire certaines choses. Et nous, on essaie un peu de rire de ça et de se dire que ce n'est pas vraiment ce à quoi on aspire et qu'on a justement envie de faire ce qui nous plaît. A travers l'EP, dans les paroles aussi, il y a tout un questionnement, sur l'absurdité, et l'absurdité du monde de manière générale.

LFB : J’en profite justement pour rebondir sur les thèmes de l'EP, qui sont sur le questionnement et la recherche de soi d'un monde qui crie l'absurdité. Avec l'actualité actuelle, qui est très pesante et anxiogène, pourquoi ne pas avoir choisi un sujet plus léger ?

Maxime : Je ne sais pas si c'est forcément plus léger comme sujet, mais en tout cas, c'est peut-être en réaction à tout le sérieux dans lequel on est baignés tous les jours, de se dire, on va faire un projet, pas à la légère, mais sous le sens de l'absurde. C'est un peu essayer de casser tout ce sérieux.

Quentin : C'est plus essayer de retourner ça dans le sens de l'absurde. C'est une autre personnalité, où on est un peu provocateur et on a beaucoup d'ironie. C'est un peu l'ironie de tout ce qui se passe dans le monde et on a concentré tout ça dans un EP.

LFB : Quand je vois les titres des morceaux qui composent l'EP, je vois que ça parle beaucoup de ressentis quand même. Est-ce que les morceaux sont composés d'un point de vue personnel, à la première personne ?

Quentin : Les morceaux, déjà, on les compose tous ensemble, mais c'est surtout Max qui écrit les paroles vu que c'est lui qui a le chant lead. Après, on peaufine un peu tous ensemble, mais c'est surtout à Max de répondre finalement. (rires)

Max : En fait j'essaie de me mettre dans un état d'esprit effectivement, où il y a des choses qui m'ont touché, que j'essaie de retranscrire à l'écrit pour les paroles. Et après, je pense que c'est des choses auxquelles on peut tous s'attacher aussi. 

Quentin : C'est plus des émotions qu'on a envie de transmettre, pas forcément une histoire personnelle qu'on raconte. On a envie de faire ressentir des émotions aux gens qui écoutent. 

Max : Il y a des parties de textes aussi qui sont peut-être un peu plus sombres, parce qu'on trouve ça intéressant, le contraste entre la musique un peu groove, qui est peut-être un peu plus légère, et le côté un peu plus sombre des textes, et la façon dont c'est chanté. 

LFB : Sur l’EP, on a le morceau Dernière Fois, c'est le seul morceau où on a des lyrics qui sont en français. Pourquoi, dans ce cas-là, ne pas avoir fait un EP totalement en anglais, ou totalement en français, et avoir quand même fait un petit morceau au milieu, en français. 

Maxime : C'est pour les passages radio avant tout. (rires)

Max : Je crois que la première fois, c'était une maquette de base, et j'avais commencé à top-liner un petit peu dessus, et en fait il m'était venu du texte en français avant tout, et on s'était dit “ça colle bien, essayons pour une fois de faire quelque chose en français”, et c'est comme ça que le titre est né.

Maxime : On avait aussi cette démarche de vouloir faire un titre en français. 

Quentin : Je trouve que quand on est français, quand on entend une chanson en français, elle peut nous toucher plus facilement, et on a eu des retours des gens qui ont écouté l’EP qui nous disaient que c'est cette chanson qui les avait particulièrement touchés parfois, donc je pense que c'est aussi cet exercice qu'on avait envie de faire.

Maxime : Ça rend le titre un peu plus personnel, c'est sûr.

LFB : Ça vous sortait de votre zone de confort de faire une chanson en français ? 

Maxime : Oui, on a un autre regard sur les textes forcément quand c'est en français. On est plus habitués à écouter ça.

LFB : Pour continuer sur la tracklist de l’EP, mon morceau préféré est Fever. J’aime vraiment tout le travail de composition qu’il y a derrière. Quel est votre morceau préféré à chacun ? 

Max : Moi, c'est They Might Know. C'est le premier track de l'EP. Parce qu'il a un côté un petit peu entraînant justement, un peu sombre aussi dans la construction des accords. Je trouve qu'il est chouette. Et il envoie un vrai mood en fait. 

Maxime : Moi, ce serait plus Lost My Mind. C'est le dernier morceau de l'EP. Parce que quand on l'a composé, moi je l'ai un peu ressenti comme une espèce de laboratoire. On pouvait un peu plus s'amuser. Sur un format qui est toujours refrain très pop et tout. Mais tout ce qui entoure ces refrains-là, c'est là où j'ai pris le plus de plaisir à composer, à expérimenter là-dessus. 

Quentin : Moi, je pense aussi que c'est Lost My Mind. Ou peut-être Dernière Fois en vrai. Je trouve que Dernière Fois, c'est celui que j'ai le plus écouté dans mon quotidien. Même si les autres, je pense que je les préfère plus au niveau de la production et je m'imagine sur scène en train de les jouer.

Quentin et Jérôme d'Almost Rose

LFB : Vous avez autoproduit l'EP. Est-ce que c'était totalement par choix pour garder la main dessus un maximum possible ou c'était plutôt par contrainte budgétaire ?

Quentin : Les deux en vrai. Ça s'est fait assez naturellement, on n'a pas trop longtemps réfléchi à ça.

Max : On a toujours aimé faire les choses un peu par nous-mêmes et chercher justement des partenaires un peu plus spécialisés, comme à l'édition Allô Floride ou alors Lucas pour les relations presse par exemple. Pour aussi garder un maximum notre indépendance. C'est aussi l'idée.

LFB : Vous aimez bien tout le côté DIY dans la musique aussi ? 

Quentin : Ouais grave. 

Maxime : Spontané.

Quentin : Spontané, et faire les choses soi-même. C'est bien d'être entouré pour mettre en avant son projet et essayer d'en vivre. C'est quand même l'intérêt, l'objectif derrière. Mais il faut que ça reste le plus sincère possible dans la création à la base. 

LFB : On parle beaucoup des tendances actuelles où on voit que les morceaux sont de plus en plus courts, comme ce qu'on disait pour les clips. Sur l’EP, les morceaux sont quand même proches des 4 minutes, voire plus. On a plusieurs plages entièrement instrumentales comme on peut avoir sur They Might Know ou un peu sur Fever aussi. C'est quelque chose que vous aviez réfléchi à la base, pendant la conception des morceaux en studio ou c'est venu naturellement ? 

Maxime : Plutôt naturellement, c'est comme ça qu'on aime faire de la musique. La musique qu'on aime écouter en général est quand même très instrumentale. Ce sont des morceaux qui sont plutôt longs, ils prennent du temps à se développer. Maintenant, on garde quand même en tête qu'aujourd'hui, que ce soit du 2 minutes 30, voire du 2 minutes même, on a plus l'habitude de consommer rapidement la culture que ce soit les vidéos ou la musique. C'est là où c'était important de garder un truc très efficace au niveau refrain et structure.

Max : En fait, c'est plus souvent dans ce sens-là où on a des morceaux qu'on fait plutôt en live et après on essaie plutôt de se restreindre dès qu'on enregistre en studio parce que des fois, on se rend compte que c'est assez long et que pour écouter, c'est un peu moins plaisant. 

Maxime : Par exemple, Fever, de base, c'était un morceau qui était juste live. On ne savait absolument pas comment le développer et là, ça a été un travail de devoir le raccourcir, couper des moments qu'on aimait bien jouer en live et des arrangements qu'on avait pu faire dans le passé.

LFB : Dans ce cas-là, en live, il serait un peu plus long, j'imagine ? 

Quentin : En live, nos morceaux sont super longs. Il n'y en a pas qui font moins de 6 minutes ou 7 minutes. 

LFB : En vrai, c'est cool. T'as quand même la montée en puissance et les émotions qui viennent derrière. 

Quentin : On aime bien, même les groupes qui nous inspirent, Parcels, L'Impératrice, ils font souvent des arrangements en live différents de ceux en studio. C'est cool de retrouver l'importance de ce que tu écoutes en studio quand tu vas les voir en live mais surtout quand c'est des groupes d'instrumentistes qui ont des arrangements.

Max : C'est quelque chose d'autre. Tu vas les voir en live aussi pour sûrement voir autre chose que ce que t'entends dans ton casque. 

LFB : Oui, évidemment. Après, pour le coup Parcels, on le sent bien en live. Les montées en pression, avec tout le côté émotionnel.

Quentin : En vrai, tous les artistes remanient leur set, que ce soit dans la pop ou dans le rap.

LFB : A propos de vos influences, vous citez souvent Parcels, Daft Punk, L'Impératrice, mais peut-être que vous avez des influences plus niches à partager, que ce soit des films, des œuvres d'art ou toujours de la musique. 

Max : En termes de musique, pour le groupe, il y a des artistes comme Jamiroquai, des vieux artistes, Diana Ross, Michael Jackson, mais aussi des artistes comme Nu Genea. Il y a Please aussi, qui est un groupe déjà bien émergé, parisien, qui fait du glam rock, je crois, c'est assez cool. Il y a un morceau, Flashlight, qui est vraiment très très chouette. Et sinon, il y a Tomode aussi, qui est un groupe suédois, signé chez Riptide Records, qui font de la disco, un peu pop, vraiment très chouette. Il y a un morceau qui s'appelle…

Quentin (en chantant) : Everything Is Right ! (rires)

Max : Oui, Everything Is Right !

Quentin : Après, au niveau cinéma, pour notre court-métrage, on s'était aussi inspirés d'autres artistes qui avaient fait des courts-métrages pour promouvoir leur EP ou leur album, notamment le duo argentin Paco Amoroso et CA7RIEL, en un peu moins connu, il y a aussi Varnish La Piscine. Ce n'est pas du tout le même style, mais c'est au niveau cinématographique. 

Maxime : Et après, Léonora, qui a réalisé le court-métrage, a aussi apporté une grosse patte à la David Lynch, sur le côté un peu absurde et l'univers visuel.

Maxime : Et après, musicalement, je pense qu'on est inspirés par des groupes qui expérimentent un peu plus. C'est pas très niche, je vois que t’as un t-shirt Tame Impala (rires), mais il a pu aussi beaucoup nous inspirer sur sa manière d'arranger. Moi je vois des fois un peu des Strokes dans nos morceaux sur les mélodies et sur la composition musicale.

LFB : Je n’avais pas saisi l’influence des Strokes pour le coup !

Maxime : Sur certaines parties de guitare, il y a des moments où moi j'ai pu penser aux Strokes en composant.

LFB : Pour la guitare je me suis dit “ok l’influence Parcels, vraiment très cool !”.

Maxime : Oui, mais sans être sur le son, plus le côté mélodique des Strokes. 

Maxime d'Almost Rose

LFB : Pour finir, si vous avez des recommandations sur ce que vous lisez, que vous écoutez, que vous regardez en ce moment.

Quentin : Allez écouter Léonora. 

Maxime : Léonora, c'est pas mal. Larson Banger, Léonora.

Quentin : Allez écouter des groupes locaux, peu importe. C'est important de donner de la force aux groupes locaux dans la ville dans laquelle on est. 

LFB : A Strasbourg, on a de la chance d’avoir quand même des supers groupes locaux. 

Quentin : Strasbourg ça bouge bien ! Il y a plein de choses, il y a tous les styles. 

LFB : J'adore Pales aussi !

Maxime : Ouais, Pales, c'est excellent. 

Quentin : Ils sont trop forts Pales.

Max : Sinon il y a aussi Emile Londonien. Ça bouge de partout. Ça fait plaisir. Allez suivre les groupes locaux !

Quentin : On en profite aussi pour remercier tous les gens qui ont participé au projet, tous les gens du court-métrage qu'on aimerait remercier. Léonora qui a passé un temps fou sur ce projet. Guillaume et Joël qui ont passé aussi un temps fou à la post-prod du court-métrage. Et toute l'équipe en général, même les figurants qui sont venus. Lucas, notre attaché presse, Allan qui s'occupe des photos pour nous. Jacques qui a mixé.

Quentin : Et venez à la release party de Paris. On joue au POPUP! du Label le 16 octobre !

Max : Ça va être chouette, on partage l'affiche avec Simone’s Carpet et Tess Victoire. Ça va être une belle soirée !

Billets pour leur release party au POPUP! du Label le 16 Octobre


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