Interviews
DITZ : « Le meilleur public avec la meilleur ambiance est toujours en France »
Actuellement en pleine tournée américaine, nous avons pu tout de même rencontrer la formation anglaise durant le festival de La Route du Rock. Assis sur des transats sous une chaleur pesante, trois cinquièmes des membres étaient venus se présenter pour l’interview et ainsi faire leur point sur leur futur. Au programme de cette interview : Trois, Tribal, Nico et Mad Cool

ENGLISH VERSION BELOW
La Face B : Bonjour. Je suis ravi de vous voir ce soir. Comment allez-vous ?
Sam Evans : Très bien, merci. Il fait un peu chaud, non ?
La Face B : Vous jouez quelques nouvelles chansons depuis plusieurs concerts. Vous pouvez nous en dire un peu plus ?
Cal Francis : Oui, on a quelques nouvelles chansons, et je pense qu'on en jouera aussi un ou deux ce soir. Je ne sais pas... Je n'ai pas envie de gâcher la surprise à tout le monde. Si vous n'êtes pas au concert, tant pis pour vous. Il fallait venir à La Route du Rock. Vous sauriez à quoi ressemblent les nouvelles chansons. Je ne sais pas ce qu'on est censés dire. Je ne sais pas jusqu'où on est censés garder nos cartes près de notre poitrine.
La Face B : Peut-être que vous préparez un nouvel album ?
Cal Francis : Peut-être…
La Face B : Votre dernier album était inspiré par la vie en tournée, par la route. Comment vous vous sentez en composant ces nouvelles chansons ?
Sam Evans : On essaie de faire les choses complètement différemment du précédent. On était pressés. C'était stressant. Le résultat n'a pas été celui qu'on voulait. Le dernier album ne sonne pas aussi bien que ce qu'on espérait.
Jack Looker : Tout, en fait. On n'était pas à l'aise pendant l'enregistrement ni pendant le mixage. Cette fois, on s'est simplement laissé plus de temps. On a fait beaucoup plus d'allers-retours sur les idées. Pour moi, tout a paru beaucoup plus naturel.
Cal Francis : C'est ce qu'on fera pour notre troisième album. Quand on fera enfin un troisième album. Si ça arrive, on sera vraiment à l'aise. Hypothétiquement, oui. Trois, c'est le chiffre magique.
La Face B : Je ne vous avais jamais vus en concert avant ce soir, mais mes amis m'ont dit que vos shows étaient hypnotiques, physiques, presque tribaux. Qu'est-ce qui vous plaît dans ces rythmes répétitifs et cette sensation de transe ?
Cal Francis : C'est cool. « Tribal », c'est cool.
Jack Looker : Oui.
Jack Looker : Oui, je pense que ça décrit vraiment bien ce qu'on fait. À mon avis, on est beaucoup, beaucoup plus énergiques sur scène que sur disque. Et ça rejoint ce qu'on disait à propos du dernier album. Il n'a pas vraiment pris la forme qu'on voulait. Si j'écoute l'album puis que j'entends des extraits d'un concert, c'est complètement différent. Il y a énormément plus d'énergie.
Sam Evans : Cette énergie n'a pas été captée correctement.
Jack Looker : Oui, c'est ça. On ne retrouve tout simplement pas la même sensation que lorsqu'on joue en live.

La Face B : Vous avez une communauté de fans très fidèle. J'ai vu beaucoup de fans sur Facebook et sur les réseaux sociaux en général. Vous gardez le contact avec eux ?
Jack Looker : Oui, je suis ami avec beaucoup d'entre eux. Surtout en France. Honnêtement, j'ai l'impression qu'on a le plus de fans en France.
Cal Francis : Je pense que c'est...
Jack Looker : Les meilleurs publics, la meilleure ambiance, c'est toujours en France.
La Face B : Plus qu'au Royaume-Uni ?
Jack Looker : Oui.
Cal Francis : Je pense que la France est au-dessus de tous les autres pays, sans hésiter.
La Face B : Vous savez qui est votre plus grand fan en France ?
Cal Francis : Probablement, oui. Nicolas, de chest.
Sam Evans : Nico est un très bon ami à moi.
Cal Francis : Nico nous a vus... peut-être une quinzaine de fois. Mais je ne pense pas que ce soit le numéro un en France. Et Anne ?
Sam Evans : Ah, Anne !
Cal Francis : Elle a dû nous voir un nombre incalculable de fois.
Sam Evans : Oui, elle est même venue nous voir au Royaume-Uni trois ou quatre fois.
Cal Francis : Mais elle est amie avec Nico aussi.
La Face B : Vous gardez donc le contact avec vos fans ?
Cal Francis : Oui, avec certains d'entre eux. Nico est un très bon ami.
Jack Looker : Les gens qu'on voit régulièrement et avec qui on parle, on les retrouve aux concerts, ils achètent nos disques. On garde toujours le contact parce que c'est agréable. C'est vraiment chouette de voir des gens revenir nous voir jouer.
Sam Evans : Et eux aussi nous accueillent toujours très bien.
La Face B : D'ailleurs, juste pour que vous le sachiez, ce soir Nicolas vous aura vus 21 fois.
Jack Looker : Comme le Blackjack Vingt-et-un. (laugh)
La Face B : Mais pour moi, c'est mon premier concert. Je vous ai ratés au Zénith, quand vous ouvriez pour IDLES, donc je suis un peu déçu.
Cal Francis : Ce n'était pas un très bon concert. C'était une salle bizarre, je trouve. C'est le seul concert qu'on a joué à Paris qu'on n'a pas vraiment apprécié. Comparé à toutes les autres salles où on a joué à Paris, ça ne donnait pas l'impression d'être à Paris. On aurait pu être n'importe où.
Jack Looker : Le Petit Bain, c'était largement mieux. C'était vraiment bien. Ou Le Point Éphémère.
La Face B : À quoi dois-je m'attendre pendant votre concert dans un grand festival comme ce soir ?
Jack Looker : Pas de spoilers. Si on en dit trop, ça va être vraiment nul.
Sam Evans : Beaucoup de soft rock. (Rires.)
Cal Francis : Des voix. Des reprises de Lynyrd Skynyrd. Du jazz.
La Face B : Beau défi.
Sam Evans : Bien sûr. Construire la tension. Rendre le concert aussi intense que possible. Intense de plusieurs façons, pas juste à 100 % du début à la fin. Jouer avec la tension. Je pense que c'est une bonne façon de le dire, non ?
Cal Francis : Il faut attendre et voir. On ne peut pas vraiment le décrire. Ce sera à vous d'écrire là-dessus après.
Jack Looker : On vous renvoie à l'annexe de cette interview. J'ai l'impression que si on dit : « Ça va être incroyable, tu vas adorer », au final ce sera vraiment nul et tu détesteras. On va se porter la poisse.
Sam Evans : On a toujours ce truc : quand on fait une balance de merde, on fait un très bon concert. Aujourd'hui, on a fait une balance de merde, non ?
Jack Looker : Oui. Clairement, aujourd'hui la balance était pourrie. Si on dit que ça va être bien, ça va devenir un concert de merde.
La Face B : Comment est-ce que je peux survivre à votre concert ? Parce que ça risque d'être un peu violent, j'imagine.
Cal Francis : Ce n'est pas si brutal que ça. Personne n'a de couteau ou quoi que ce soit. (rires)
La Face B : Parce que toi, en tant que frontman, tu aimes te diriger vers le public.
Sam Evans : La dernière fois, on t'a volé tes chaussures, non ? On m'a vraiment volé mes chaussures la dernière fois. C'est pour ça que je ne porterai certainement pas ces sandales. Ne faites pas de crowd surf, parce que vos chaussures vont disparaître. En gros, ne suivez pas Nico. Si vous avez envie de faire un petit mosh, faites un petit mosh.
Jack Looker : J'ai quand même un conseil. Il y a énormément de poussière là-bas. Si vous sautez partout et que vous vous amusez, mettez peut-être quelque chose devant votre bouche, parce que vous allez respirer une quantité folle de poussière. Je viens juste de traverser la zone et tout est recouvert de poussière.
La Face B : J'ai entendu dire que vous partiez bientôt en tournée aux États-Unis. C'est votre première tournée américaine avec Mclusky. Comment vous vous sentez à l'idée de jouer en Amérique ? L'Amérique de Trump ?
Jack Looker : Franchement, on est super excités. Écoute, l'Amérique traverse des choses vraiment sérieuses, on ne peut pas le nier. Mais en tant que groupe, je suis surtout très heureux d'aller y jouer. C'est un rêve que j'ai depuis que je suis tout petit : être dans un groupe et jouer aux États-Unis.
Cal Francis : On parle d'un seul pays, mais c'est presque un continent à lui tout seul. C'est presque aussi grand que l'Europe. On a joué du Royaume-Uni jusqu'à Istanbul, et faire une tournée aux États-Unis, c'est presque comme refaire tout ce voyage une deuxième fois tellement c'est immense.
La Face B : Vous partez à un moment où votre groupe grandit de plus en plus, un peu comme Fontaines D.C. ou IDLES. Est-ce que vous ressentez cette dynamique ?
Cal Francis : Non, je ne pense pas qu'on va devenir un gros groupe. Je trouve toujours ça étrange quand on se retrouve à jouer de très gros concerts. À chaque fois, ça me surprend.
Sam Evans : Jouer à Mad Cool, c'était complètement fou. J'ai toujours du mal à croire qu'on l'a fait. Même le fait d'être de retour ici aujourd'hui, ça paraît irréel.
Cal Francis : Beaucoup de mes groupes préférés n'ont jamais eu l'occasion de jouer des concerts comme ça. Ça me donne presque un sentiment de culpabilité. Et pourtant, nous, on est là.
Sam Evans : Parfois, tu te sens un peu comme un imposteur. Est-ce qu'on mérite vraiment de jouer ce genre de concerts ? Beaucoup de nos groupes préférés, à nous tous, n'ont probablement jamais joué des festivals de cette taille ni fait une tournée américaine comme celle qu'on s'apprête à faire. C'est complètement dingue.
La Face B : Joyeux anniversaire ! Ça fait maintenant dix ans que DITZ existe. Vous avez mangé un gâteau d'anniversaire sur scène pour fêter ça.
Cal Francis : C'est la femme de notre bassiste qui l'a préparé. Elle est américaine, d'ailleurs. Elle fait de très bons gâteaux. C'était vraiment délicieux.
La Face B : Ma dernière question : qu'est-ce que le rock'n'roll représente en 2026 ? Quelle est, selon vous, la meilleure version du rock'n'roll aujourd'hui ?
Cal Francis : Manger un gâteau sur scène, définitivement.
Sam Evans : C'est difficile de répondre sans avoir l'air d'un abruti. J'aime tous les vieux clichés du rock'n'roll. Faire du bruit. Être bruyant. C'est peut-être un terme un peu dépassé aujourd'hui.
Jack Looker : Faire plus de musique. Fais juste ce que tu as envie de faire, bordel, et continue à le faire.
Sam Evans : Continue, tout simplement. Ne t'inquiète pas du travail ou de la vie. Si tu prends du plaisir à faire ce que tu fais et que tu as un peu de chance, comme nous, c'est le meilleur scénario possible. Fais ce que tu veux faire. Ne fais pas de compromis. Ne suis pas les putains de tendances. C'est aussi simple que ça. La vie est courte, alors autant en profiter. Fais du bruit pendant que tu le fais. Ça pourrait être toi.
La Face B : Oui, c'est un cliché, mais je ne pense pas qu'on puisse avoir une meilleure réponse.
Cal Francis : Je ne paye pas, je bois ma bière sur mon transat actuellement Qu'est-ce qu’il y a de plus rock’n’roll là? (Rires.)
La Face B : Ma toute dernière question... Vous avez déjà prévu votre vingtième anniversaire ?
Cal Francis : Le vingtième ? Si on est encore un groupe d'ici là.
La Face B : Merci beaucoup pour cette interview. À tout à l'heure.
DITZ : On espère te voir au concert. Profite bien.
La Face B a également interviewé chest. pendant le festival.
ENGLISH VERSION

La Face B: Hello. I'm happy to see you tonight. It's the first time I'll be seeing DITZ live. How are you?
Sam Evans: Very good, thank you. It's a bit warm, isn't it?
La Face B: You've been playing some new songs at recent shows. Can you tell me more about them?
Cal Francis: Yeah, we've got a couple of new songs, and I think we'll play a couple today as well. I don't know... I don't want to spoil it for everyone. If you're not at the show, you miss out. You should've come to La Route du Rock. Then you'd know what the new songs sound like. I don't know what we're supposed to say. I don't know how much we're supposed to keep our cards close to our chest.
La Face B: Maybe you're preparing a new album?
Cal Francis: Maybe.
La Face B: Maybe. Your last album was inspired by life on tour, by being on the road. How do you feel about making these new songs?
Sam Evans: We're trying to do it completely differently from the last one. We were rushed. It was stressful. It didn't turn out how we wanted it to. The last album doesn't sound as good as we wanted it to.
Jack Looker: Everything about it, really. We weren't comfortable with the recording or the mixing process. This time we've just allowed ourselves more time. More back and forth with ideas. For me, it's just felt more natural.
Cal Francis: That's what we'll do when we make our third album. When we eventually make a third album. If that happens, we'll be very comfortable. Hypothetically, yeah. Three is the magic number.
La Face B: I've never seen you live before your show tonight, but my friends told me your shows are hypnotic, physical, almost tribal. What do you like about these repetitive rhythms and that feeling of trance?
Sam Evans: That's cool. "Tribal" is cool.
Jack Looker: Yeah.
Sam Evans: That's cool as well.
Jack Looker: Yeah, I think that definitely checks out. In my opinion, we're way more energetic live than we are on record. And again, that goes back to what we were saying about the last album. It didn't come together very well. If I listen to the album and then hear snippets of a live set, it's a lot different. There's a lot more energy.
Sam Evans: It wasn't captured that well.
Jack Looker: Yeah, it wasn't. You just don't get the same feeling as when we play live.
La Face B: You have a really dedicated fan community. I've seen a lot of fans on Facebook and social media in general. Do you follow them?
Jack Looker: Yeah, I'm friends with a lot of them. France, in particular. I honestly feel like we have the most fans in France.
Cal Francis: I think it's like...
Jack Looker: The best crowds, the best atmosphere, it's always in France.
La Face B: More than the UK?
Jack Looker: Yes.
Cal Francis: I think France tops every country, for sure.
La Face B: Do you know who your biggest fan in France is?
Cal Francis: Probably, yeah. Nicolas from chest.
Sam Evans: Nico's a really good friend of mine.
Cal Francis: Nico has seen, maybe 15 times I don't think he's number one in France, though. What about Anne?
Sam Evans: Oh, Anne.
Cal Francis: She must have seen us loads.
Sam Evans: Yeah, she's come to the UK to see us three or four times.
Cal Francis: But she's friends with Nico as well.
La Face B: So you keep in touch with your fans?
Cal Francis: Yeah, some of them. Nico's a great friend.
Jack Looker: The people we see regularly and talk to. We see them at shows, they buy records. We always keep in touch because it's nice. It's really nice when people come back to watch us.
Sam Evans: And they welcome us in as well.
La Face B: Tonight, just so you know, Nicolas* has seen you 21 times.
Jack Looker: Like the Blackjack. Twenty-one.
La Face B: But for me, it's my first show. I missed you before at Zenith when you’re opening for IDLES, so I'm sad about that.
Cal Francis: That wasn't a good one. It was a strange venue, I think. That was the only show we've played in Paris that we didn't enjoy. Compared to all the other venues we've played in Paris, it didn't feel like we were in Paris. We could've been anywhere.
Jack Looker: Le Petit Bain felt way better. That was good. Or Le Point Éphémère.
La Face B: What should I expect from your show during a big festival like tonight ?
Jack Looker: No spoilers. If we say too much, it'll be really shit.
Sam Evans: Lots of soft rock. (laugh)
Cal Francis: Vocals. Lynyrd Skynyrd covers. Jazz.
La Face B: Big challenge.
Sam Evans: Of course. Building tension. Making it as intense as possible. Intense in more than one way, not just 100% all the time. Playing around with the tension. That's fair to say, isn't it?
Cal Francis: You have to wait and see. You can't just describe it. The guys can write about it afterwards.
Jack Looker: We'll refer you to the appendix of this interview. I feel like if we say, "It's going to be really good, you're going to love it," then it'll be really shit and you'll hate it. We'll jinx it.
Sam Evans: We always have this thing where, if we have a shit soundcheck, we have a really good show. Today we had a shit soundcheck, didn't we?
Jack Looker: Yes. We definitely had a shit soundcheck today. If we say it's good, it's going to be a shit show.
La Face B: How can I survive during your show? Because it might get violent, I suppose.
Cal Francis: It's not that rough. Nobody's got knives or anything.
La Face B: Because you're a frontman who likes to be in the crowd.
Sam Evans: You got your shoes stolen last time, didn't you? I did get my shoes stolen last time. I'm definitely not wearing these sandals. Don't crowd surf, because your shoes are going to disappear. Basically, don't follow Nico. If you want to have a little mosh, have a mosh.
Jack Looker: I actually do have one suggestion. It's very dusty out there, so if you're jumping around and having fun, maybe wear something over your mouth because you'll end up breathing in loads of dust. I just walked across there and everything's covered in dust.
Sam Evans: Yeah, I know.
Cal Francis: We're out.
La Face B: I've heard you're going on a US tour soon. It's your first US tour with Mclusky. How do you feel about playing in America? The America of Trump?
Jack Looker: Mate, we're so excited. Look, America is going through some serious shit, and you can't question that. However, as a band, I'm just really excited to play there. It's been a dream since I was really young to be in a band playing in America.
Cal Francis: You call it one country, but it's almost a whole continent. It's nearly as big as Europe. We've played from the UK to Istanbul, and doing America is almost like doing that whole trip again because it's so big.
La Face B: You're leaving at a time when your band is growing more and more, like Fontaines D.C. or IDLES. Do you feel that momentum?
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Sam Evans: We'll see how it goes.
Cal Francis: No, I don't think we’ll become a big band. I always find it weird when we end up playing big shows. I'm always surprised by it.
Sam Evans: Playing Mad Cool was crazy. I still can't believe we did that. Even being back here today feels stupid.
Cal Francis: Lots of my favourite bands ever never got to play shows like this. That almost makes me feel a bit guilty. Somehow we're here.
Sam Evans: You do feel a bit like a fraud sometimes. Do we deserve to be playing these shows? A lot of our collective favourite bands probably never got to play festivals this size or do a US tour like we're about to. It's crazy.
La Face B: Happy birthday! You've now been active for ten years. You ate a birthday cake on stage for the anniversary.
Cal Francis: It was baked by our bass player's wife. She's also American, actually. She bakes a good cake. It was really nice.
La Face B: My last question is: what does rock'n'roll mean in 2026? What's the best version of rock'n'roll for you?
Cal Francis: Definitely eating a cake on stage.
Sam Evans: It's hard to answer without sounding like a knobhead. I like all the old rock'n'roll clichés. Be loud. It might be an outdated term.
Jack Looker: Make more music. Just do whatever the fuck you want to do and keep doing it.we'd say to someone else?
Sam Evans: Just crack on. Don't worry about work or life. If you enjoy doing it and you get lucky like we did, that's the best outcome. Just do what you want to do. Don't compromise. Don't follow fucking trends. It's as simple as that. Life is short, so you might as well enjoy yourself. Make a racket while you're doing it. This could be you.
La Face B: Yeah, it's a cliché, but you'll never get a better answer.
Cal Francis: I can't pay the bill. Finish your beer. I'm at war. What more do you want? (laugh)
La Face B: My final question was... Have you already planned your twentieth anniversary?
Cal Francis : Twentieth? If we're still a band then.
La Face B: Thank you very much for this interview. See you later.
DTZ : Hope to see you. Enjoy.
*La Face B also interviewed Chest. during the festival.