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Golden Coast 2026 : trois jours au sommet du rap

Trois éditions, et toujours la même sensation en arrivant à la Combe à la Serpent : celle d'arriver quelque part où le rap français n'a plus rien à prouver. Du 28 au 30 août, Corcelles-lès-Monts a de nouveau tremblé sous les basses, et on y était, du premier son du vendredi jusqu'au dernier hit du dimanche soir.


Vendredi : l'entrée en matière

Direction la scène principale dès l'ouverture, pour Kalash Criminel. L'artiste masqué n'a pas traîné : en quelques titres, le ton était donné, et le weekend s'annonçait costaud. Le temps de vagabonder un peu entre les stands, on s'est arrêtés, presque par hasard, devant la petite scène où Partyof2 enchaînait son set. Les Américains n'étaient pas forcément sur la liste du jour, mais ils ont fait le travail : assez pour qu'on oublie l'heure et qu'on reste jusqu'au bout. Direction ensuite Rohff, venu fêter les 20 ans de La Fierté des Nôtres devant un public qui n'avait clairement pas oublié une ligne. Avant de retrouver Disiz un peu plus tard pour chanter en chœur, on a profité de l'offre de restauration, franchement copieuse cette année, pour reprendre des forces. Fianso puis Josman ont enchaîné derrière, suffisamment efficaces pour nous garder debout jusqu'au bout de la soirée. Ce premier jour s'est terminé avec Damso. Scénographie un peu déroutante, mais le show, lui, était largement à la hauteur : sans doute l'un des meilleurs moments du weekend.

Samedi : la montée en puissance

Leto et La Mano 1.9 ont ouvert le bal de la deuxième journée, avant Georgio, dont chaque titre était repris en chœur par une foule qui connaissait visiblement tout par cœur. Puis est arrivé Busta Rhymes. Difficile de trouver les mots justes : sans doute l'énergie la plus folle de tout le festival, un de ces moments où on se sent chanceux d'être simplement là, au milieu d'une communion aussi intense. Niska a pris la suite et a confirmé, une nouvelle fois, son efficacité sur scène. On l'avait vu l'an dernier en duo avec Ninho. Cette fois, seul, il a pu dérouler son répertoire avec beaucoup plus d'intensité. Pour clôturer la journée, PLK a livré une vraie prestation, mêlant les titres de son dernier album à ses classiques plus anciens. Un set qui a mis tout le monde d'accord, sans exception.

Dimanche : la dernière ligne droite, en beauté

Journée plus légère sur le papier, et pour cause. Après l'annulation de RnBoi, c'est la tête d'affiche du jour, Aya Nakamura, qui a elle aussi annulé au dernier moment pour raisons de santé. De quoi rebattre les cartes, mais pas gâcher le plaisir d'être là : on en a profité pour savourer une dernière fois ce cadre suspendu qu'est la Combe à la Serpent, avec ses dizaines de milliers de festivaliers réunis au même endroit. Bekar a su relancer la machine avec une énergie assez dingue pour faire oublier les déconvenues du jour. Et pour finir ce weekend en beauté, Macklemore a livré un live résolument politique, de ceux qui rappellent que le rap, à l'origine, sert aussi à porter des messages. Entre ses nombreux hits, l'Américain a conclu avec Can't Hold Us, en dernier morceau d'un weekend qu'on n'est pas près d'oublier.

Plus de 83 000 festivaliers, et déjà 2027

Un chiffre qui parle de lui-même : plus de 83 000 personnes ont foulé la Combe à la Serpent sur les trois jours. De quoi confirmer, une nouvelle fois, que le Golden Coast n'a plus rien d'un pari. L'édition 2027 est d'ores et déjà confirmée.


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