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Un excellent cru 2026 s'annonce au Pitchfork Music Festival Paris !

Du lundi 2 au dimanche 9 novembre, Paris vibrera au rythme du Pitchfork Music Festival, qui investira une dizaine de salles de la capitale. Ce rendez-vous annuel est un petit bonheur où chaque soirée est synonyme de rencontres et de découvertes musicales. Près d’une centaine d’artistes sont programmés, dont une bonne partie foulera pour la première fois une scène française. La Face B vous guide à travers ce temps fort musical.

Comme les années précédentes, le festival se décompose en deux temps. D’abord, un début de semaine consacré aux artistes confirmés ou en pleine ascension, qui se produiront au Trabendo, au Café de la Danse, à la Main Room, au Badaboum, au Silencio et à l’Élysée Montmartre.

Mais la partie que l’on préfère à La Face B, ce sont les trois jours du Pitchfork Avant-Garde, où la scène émergente internationale prend ses quartiers à Bastille, dans sept salles emblématiques : le Supersonic, Supersonic Records, le Badaboum, le Café de la Danse, la Mécanique Ondulatoire, les Disquaires et le POPUP!. La formule rappelle fortement les Block Parties du Supersonic, mais le festival américain élargit les horizons en faisant la part belle au hip-hop, aux musiques électroniques, expérimentales et pop. Sans oublier les nuits qui se prolongeront sur les dancefloors du Badaboum et du Trabendo tout au long du week-end.

Parmi nos recommandations, on retrouve deux duos de la Gen Z qui revisitent la twee pop à coups de sonorités électroniques : ear, du côté de New York, et Bassvictim, à Londres. Formé en 2024 par Jonah Paz et Yaelle Avtan, ear a signé chez A24 et cultive une esthétique singulière : des paroles murmurées, presque inaudibles, enregistrées sur un dictaphone et noyées sous des basses assourdissantes. Et ça fait danser tous les weirdos. De leur côté, Maria Manow et Ike Clateman, réunis sous le nom de Bassvictim, s'imposent comme les héritiers de l'indie sleaze, dans le sillage du renouveau electroclash.

Le groupe danois Iceage, quant à lui, maîtrise sa recette de post-punk glaçant à la perfection depuis 2011. Son frontman, Elias Rønnenfelt, trace également sa propre route en multipliant les collaborations avec quelques figures aussi cool que discrètes de l’underground britannique et danois, parmi lesquelles Dean Blunt, Joanne Robertson, Erika de Casier et Fine.

On vous conseille également Headache, projet collaboratif entre l’écrivain et poète Francis Hornsby Clark et le producteur Joseph Thornalley, alias Vegyn. Leur deuxième album, Thank You For Almost Everything, paru sur l’excellent label de Vegyn, PLZ Make It Ruins, interpelle par sa résonance avec notre époque. Le projet suscite notamment la controverse en raison de son utilisation d’une voix générée par intelligence artificielle. Mais les productions de Vegyn, elles, mettent tout le monde d’accord avec leur mélancolie troublante.

Dans la catégorie « prodiges de NYC », on retrouve évidemment le shoegaze teinté de grunge de DIIV, mais aussi l’autrice-compositrice émergente Rockie Rode. Depuis 2011, le groupe de Brooklyn fait résonner ses engagements politiques à travers ses morceaux, tandis que Cate Osborne, alias Rockie Rode, a dévoilé cette année son premier album, Rockie. Un disque qui semble tout droit sorti d’une autre époque : vintage, sexy, doux et aérien, mais aussi incisif.


Parmi les artistes de l’Avant-Garde, on se laissera également emporter, le jeudi soir, par les Britanniques de My First Time, venus de Bristol avec leurs morceaux incisifs aux accents indie sleaze. On est sur du rythme et de l'accent british qui ne sait pas faire autrement que nous emmnener sur des rythmes accrocheurs et dansants. Le krautrock de Robber Robber devrait lui aussi nous faire vaciller. Le quatuor façonne des mélodies lo-fi enveloppées dans un post-punk aussi tendu qu’inquiétant. Impossible non plus de passer à côté de Victoryland, dont l’excellent premier album, sorti en janvier, devrait ravir les fans de Geese.

Pour le dernier soir, la présence de PISS au Supersonic Records risque de faire sensation. Signé chez Sub Pop Records, le quatuor canadien s’est notamment fait remarquer grâce à une prestation diabolique lors d’une session live pour KEXP. Sa chanteuse, Taylor Zantingh, est réputée pour ses performances punk habitées, rageuses et théâtrales, portées par des textes empreints de poésie. Sa rage contagieuse nous prend littéralement par les tripes

Enfin, Sharp Pins, projet solo de Kai Slater (également membre de Lifeguard), nous replonge dans les sixties avec une pop lo-fi délicieusement nostalgique. Son univers rétro cultive un esprit résolument DIY : l’artiste s’occupe de tout, de la composition à la réalisation de son propre fanzine musical, Hallogalo. Ca sent bon la liberté, la fraicheur, la sérénité, les vacances et même Woodstock.

On vous laisse avec la playlist officielle du festival pour préparer cette belle semaine de découvertes !


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