ADN #1063 : Sans Lactose

ADN : Acide du noyau des cellules vivantes, constituant l’essentiel des chromosomes et porteur de caractères génétiques. Avec ADN, La Face B part à la rencontre des artistes pour leur demander les chansons qui les définissent. À l’occasion de la sortie de leur premier album, C’est comme ça, on part à la découverte des influences de Sans Lactose.

Crédit : Augustin Granger

Laurent Voulzy – Fille d’Avril 

Joachim : Fille d’Avril c’est notre madeleine de Proust. C’est le morceau mélancolique par excellence. Les harmonies, superpositions de voix et différences d’accords entre les couplets et le refrain, tout est réussi.

Quand Voulzy combine le sentiment amoureux avec le temps qui passe, la formule fait forcément mouche dans nos oreilles. On aimerait encore citer de nombreux titres de cet album (Avril, sorti en 2001) notamment Mary Quant, Une Héroine, ce sont des masterclass de mélancolie. 

Voulzy, c’est notre plus grande source d’inspiration pour nos mélodies et nos thèmes de morceaux.

Al Stewart – Year of the Cat

Georges : Year of the Cat, c’est l’un de ces morceaux que notre père nous faisait écouter dans la voiture. Et c’est aussi le premier qu’on a repris à deux lorsqu’on apprenait le piano et la guitare. La mélodie au piano a ce côté hymne, ce côté “pourquoi personne n’y avait pensé avant?”.

C’est difficile de faire simple, et on a toujours été fascinés par les hits, les morceaux qui parlent à la terre entière. Dans notre processus de composition, ça nous a appris que ça ne servait parfois à rien de superposer 50 pistes d’instruments.

Columbine – Les Prélis 

Joachim : C’est l’été, et on se partage avec mon frère nos musiques du moment. Il n’aura pas fallu plus d’une écoute pour nous convaincre : ce long couplet qui ne fait que monter et le drop avec le deuxième couplet de Foda C, nous met une vraie claque. A partir de ce moment-là, on ne manquera pas une seule sortie du groupe.

La découverte de Columbine a aussi influencé notre écriture. Les paroles imagées, parfois abscons, ont formé notre façon d’écrire.

Et puis, ça nous parlait directement. On était en fin d’adolescence, on découvrait l’autotune. C’est clairement ce groupe qui nous a prouvé que nous pouvions sortir de la musique home-made.

Sebastien Tellier – La ritournelle

Georges : Mon morceau préféré de tous les temps

Celui à écouter sur une île déserte si je devais en garder qu’un seul : bon pour le moral, parfait pour accompagner une tristesse et un compagnon idéal de danse.

Un morceau long avec une montée étape par étape, ce morceau me touche car il mélange le beaucoup et le rien. Une partie chantée qui ne dure que quelques secondes, pour laisser place à quelque chose de symphonique.

The 1975 – Robbers

Joachim : L’art de la texture par excellence, je suis un grand fan de tout le sound design de George Daniel, le batteur du groupe qui est également le producteur.

Ça me donne pas mal d’idées en termes de composition, de rajout de couche, pad, et loop. Mais The 1975 c’est aussi, à ce jour, le meilleur concert auquel j’ai assisté. Ça nous donne forcément des petites idées pour la tournée qui arrive

Black eyed peas – Meet me halfway

Georges : Le clip futuriste et le son à fond dans ma chambre dans les années 2010.

Le début de l’adolescence avec des paroles en anglais en yaourt sur un morceau ultime des Black Eyed Peas. Sûrement le tube par définition qui ne prend pas une ride. Mélangeant un refrain féminin ultra catchy et des couplets pitchés à l’auto tune : le début du son électronique et synthétique dans mes écouteurs.

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