(PORTFOLIO) Lamomali : communion, kora et voyage musical entre France et Mali

Devant plus de 10 000 spectateurs, Lamomali a transformé l’Arkéa Arena en un véritable pont entre Floirac et Bamako. En effet, porté par le duo magnétique Matthieu Chedid et Fatoumata Diawara, le collectif a offert plus de deux heures d’un concert généreux et humain. Entre virtuosité, moments suspendus au cœur du public et célébration des cultures maliennes, cette soirée du 5 novembre restera comme un raz-de-marée de couleurs, d’amour et de fraternité musicale.

Retour en images sur un concert, où la kora, les voix et les guitares ont dessiné un monde plus beau, plus doux, plus uni.

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Une entrée royale, presque symbolique, qui donne le ton. Ainsi, comme un roi et une reine de la soirée, -M- et Fatoumata Diawara traversent la foule depuis les gradins du fond de salle sur Ama Kora, premiers battements de la nuit. Autour d’eux, des centaines de mains cherchent à effleurer une épaule, capturer une seconde de grâce, croiser un regard, un sourire, glisser un mot doux. Alors, Floirac retient soudain son souffle : la cérémonie peut commencer. Sur scène, les musiciens – déjà en place – entonnent en chœur l’arrivée du duo, comme une montée en lumière. L’énergie, déjà immense, ne faiblira plus de toute la soirée. Et donc, sans pause, la communion se prolonge avec Je suis Mali, repris par un public qui connaît chaque mot par cœur.

D’abord, Lamomali n’est pas un simple concert : c’est une leçon de vie autant qu’une célébration musicale. Une virtuosité sans limites, portée par l’âme du Mali. Ainsi, solos de kora, envolées de guitare et percussions africaines s’enchaînent avec une fluidité presque irréelle. Chaque artiste brille tour à tour, baigné de lumière. Chacun est accueilli, acclamé, porté par l’amour d’un public heureux, dansant et chantant entre amis, en famille. En fait, Lamomali rassemble : toutes les générations, tous les milieux, toutes les origines s’y retrouvent. La musique, ici plus que jamais, prouve qu’elle est universelle.

Fatoumata Diawara magnétise l’Aréna, voix solaire en éclat et riffs de guitare aussi audacieux que percutants. Les griots Madou et Mountaga Diabaté font résonner l’héritage malien. Tandis que Boubacar Dembélé embrase les percussions avec une intensité presque rituelle. Il faut aussi saluer le clavier à la fois doux, libre et imprévisible de Corentin Pujol. Enfin, la batterie de Max Garoute, véritable battement de cœur du projet, et la basse sensuelle et enveloppante de Mike Clinton.

Et puis il y a -M-, fidèle à sa légende. Traversant les travées guitare en main pour offrir des solos enflammés de dix minutes, semant émerveillement, rires et sourires au plus près du public.

En somme, un moment de communion totale, presque suspendu.

Soudain, au milieu du concert, vient un hommage vibrant et sincère à Toumani Diabaté. Au centre de la scène, un immense totem illuminé représente le maître de la kora disparu l’été dernier, ciment de cette aventure amicale et spirituelle. « C’est pour lui qu’on chante », confie M. En fait, cette tournée porte plus que jamais l’âme du Mali. Une musique qui unit, console, apaise dans un monde souvent incertain. Pendant deux heures, Lamomali repousse les ombres et fait naître un univers plus beau.

L’Arkéa Arena se transforme en Bamako le temps de deux nuits. De Manitoumani à Amssetou, en passant par Le Bal de Bamako ou les tubes de M, la salle devient un espace de fête, de chaleur et de fraternité. Le public entonne Je dis aime a cappella pendant de longues minutes, faisant sourire M, visiblement ému. La version délicate et solaire, accompagnée par Lubiana, touche en plein cœur.

Dans l’inconscient collectif, Je dis M est devenu l’hymne d’une génération : une chanson qui reste, qui voyage, qui se transmet. La redécouvrir, revisitée, transformée, n’en altère jamais la puissance. Elle agit toujours comme un baume, avec des mots qui résonnent peut-être encore plus fort vingt ans après.

La soirée s’achève sur Une Âme, en guitare/voix, interprétée par M et Fatoumata Diawara pour un dernier frisson suspendu. Voilà le monde selon Lamomali : solidaire, métissé, vibrant, profondément humain.

Une ouverture funk et solaire avec Vaudou Game

Avant l’odyssée malienne, Vaudou Game a embrasé l’Arkéa Arena avec son afro-funk effervescent. Présentés avec une bienveillance joyeuse par Matthieu Chedid, qui invite le public à accueillir un groupe qu’il affectionne particulièrement, ils s’installent instantanément dans l’espace.

Porté par l’irrésistible charisme de Peter Solo, le groupe livre un set à la fois fun, hypnotique et terriblement groovy, parfait pour échauffer une salle déjà frémissante d’impatience. Riffs funky, percussions volcaniques, énergie contagieuse : une première partie qui place d’emblée la soirée sous le signe de la danse et du partage.

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