Laura Cox : « Je voulais faire un album fun à jouer en live ! »

Laura Cox, véritable virtuose de la guitare, revient pour un nouvel album en cette fin 2025 ! Appelé Trouble Coming, l’album explore des thèmes profonds comme la dépression, la santé mentale et la solitude. Avec No Money Kids à la production, Laura Cox s’est entourée d’une belle équipe, pour nous dévoiler un album profondément rock mais aussi frais et moderne ! Rencontre avec elle pour nous raconter ses secrets de composition…

La Face B : Merci beaucoup pour ton temps ! C’est une grosse journée je suppose aujourd’hui avec la sortie du nouvel album ?

Laura Cox : Oui, je suis contente. J’ai eu quelques interviews aujourd’hui, un rendez-vous chez le label puis un petit showcase ce soir, et puis après on fait un peu la fête !

LFB : Aujourd’hui on va revenir ensemble sur ton parcours et celui du groupe et sur l’historique de vos albums. Et puis bien sûr discuter du nouvel album qui sort aujourd’hui 31 octobre, qui s’appelle Trouble Coming.

Tu as commencé par l’apprentissage de la guitare je crois quand tu étais enfant et que tu maîtrises maintenant à la perfection ! En tout cas ton jeu est assez impressionnant. Je voulais savoir comment est-ce que t’as eu envie de démarrer dans la musique ? Comment est-ce que tu es rentrée dans ce milieu là ?

Laura Cox : Ouais j’ai commencé très tôt, à l’adolescence en fait. Mes parents ne sont pas musiciens, donc c’est vrai que je n’ai pas baigné dans une famille de musiciens. Mais j’avais de la chance parce qu’ils écoutaient de la bonne musique. Mon père est anglais donc il avait une culture musicale un peu différente et pas mal de vieille country music, de rock old school. ACDC, Johnny Cash, Janis Joplin, The Birds… C’est vrai que j’ai grandi en écoutant ce genre de musique donc je suppose que ça a joué ! Et à un moment j’ai eu un déclic à l’adolescence vers 14-15 ans. J’ai dit à ma mère que j’avais envie de commencer la guitare. J’ai commencé par un an de classique acoustique et ensuite de toute façon je savais que ce que je voulais faire, c’était du rock ! Donc j’ai vite bifurqué vers l’électrique qui me parlait plus.

LFB :  Oui donc tu as vraiment baigné là-dedans dans ton quotidien quand tu étais plus jeune quoi. Ça a sûrement influé après sur ton style de musique !

Laura Cox : C’est vrai que j’ai eu la chance de baigner là dedans. Et puis quand on ne connaît pas la musique, je trouve que ce qui saute aux oreilles c’est la guitare, les riffs, les solos. C’est pour ça que je me suis dit que j’avais envie de reproduire ce que j’entendais quoi, j’avais envie de jouer ces riffs là. Et puis voilà c’est de là où je me suis dit : bah ouais, tentons la guitare ! Je l’ai plus jamais lâchée depuis mes 14 ans.

LFB : Ok, et donc toi t’as commencé au début en solo et après tu t’es rapidement entourée d’un groupe. Je voulais savoir comment est-ce que vous vous étiez rencontrés ? Comment est-ce que le groupe s’est finalement formé dans les débuts des années 2010 je crois ?

Laura Cox : C’est ça, au début quand j’ai commencé, j’étais juste sur YouTube, j’ai commencé en postant des vidéos de reprises de solos et de classiques du rock. Quelques années après j’ai rencontré un ami qui n’est plus dans le groupe maintenant mais qui était le deuxième guitariste du groupe, Mathieu. On s’est rencontré suite à mes vidéos sur YouTube et puis on est devenu meilleurs amis, on a décidé de monter un groupe et le problème c’est qu’à l’époque on avait vraiment aucun contact dans le milieu. Donc on s’est dit qu’on allait passer par des petites annonces sur internet, et c’est ça qui était assez marrant, on avait vraiment zéro contact à l’époque donc on s’est dit que le plus simple c’était d’aller chercher ce qu’il nous fallait sur le Meetic du musicien !

LFB : Tu évolues sur la scène rock depuis les années 2000-2010. Et à ce moment-là, c’était vraiment l’apogée du rock, surtout en France. Et puis après, ça a eu un petit déclin. Toi, en tant qu’artiste du milieu, comment est-ce que tu as perçu cette évolution du rock ? Et même encore aujourd’hui, cette évolution de la scène rock en France et à l’international ?

Laura Cox : C’est vrai que malheureusement, je n’ai jamais perçu la France comme un pays très rock’n’roll. On a trouvé notre place et creusé un peu notre trou en France. Mais c’est vrai qu’on s’est aussi pas mal exportés à l’étranger. On se rend compte que quand on va voir, ne serait-ce qu’en Belgique, ils ont une culture rock différente. En Allemagne, c’est très ancré chez eux aussi. Donc en fait, c’est vrai que quand on sent moins d’engouement en France, on va jouer à côté. Puis ça se passe très bien aussi.

Et puis là, j’ai l’impression qu’on est revenu sur une phase où le rock est un peu plus sur le devant de la scène. Les trucs un peu psychédéliques ou électro rock par exemple. On est sur une phase un peu ascendante en ce moment. Donc on va voir si ça donne quelque chose. Mais c’est vrai que je savais dès le début, en commençant à faire du rock en France, que ça n’allait pas être facile. C’est un challenge mais c’est cool !

LFB : Je suis d’accord sur cette évolution très expérimentale du rock qui arrive aujourd’hui. Et en fait, même votre style à vous, finalement, a beaucoup évolué. Votre premier album était très blues avec, comme tu l’as dit, des inspirations très ACDC, rock un peu australien, américain. Ce que je remarque aussi au fur et à mesure de vos quatre albums, c’est que ta voix évolue beaucoup à toi aussi. On a l’impression que tu prends vraiment beaucoup plus d’assurance avec ta voix. Sur le premier album, ta voix est presque un peu hésitante, discrète. Et maintenant, tu as beaucoup plus d’assurance dans ta voix. C’est quelque chose que tu as particulièrement travaillé ?

Laura Cox : Un peu des deux. Je l’ai travaillée il y a quelques années et là, je pense que tout simplement, ça vient naturellement. De l’assurance avec le temps et aussi de se sentir plus à l’aise sur scène. Je réfléchis moins en fait. C’est vrai que je me sentais moins légitime à chanter. J’étais un peu plus dans le délire guitare. Et maintenant, j’ai vraiment envie de faire plus de place aux chants, de mettre un peu le côté songwriter au même niveau que le côté guitariste.

Et même, ça a changé aussi dans ma façon de composer. Je ne pars plus forcément d’un point de départ qui est la guitare ou qui est un riff ou un solo. Là, maintenant, j’essaye d’organiser la guitare autour de la chanson et pas l’inverse. J’ai pris des cours de chant et tant mieux parce que j’avais l’impression de partir d’un peu loin et ce n’était pas naturel pour moi au début de chanter. C’est venu petit à petit.

Ça aurait pu venir encore plus vite si j’avais bossé plus dur, je suppose. Mais je pense qu’il y a aussi une partie d’assurance et de confiance en soi qui arrive avec l’expérience, avec les tournées, avec les albums. Bien sûr je n’avais pas d’expérience avant le premier album. Pour moi, il y avait aussi plus de pression. Là, plus ça avance et plus je suis détendue dans ce que je fais. Et donc, je pense que ça se ressent aussi à l’écoute.

LFB : C’est vrai que ça apporte une autre dimension au titre finalement. Ça donne, je trouve, des compositions plus complètes où la voix et la guitare se mélangent beaucoup mieux finalement ensemble. Aujourd’hui, c’est un grand jour. C’est le jour de sortie de votre quatrième album, Trouble Coming. Comment vous vous sentez en ce jour de sortie ?

Laura Cox : Comme un jour d’Halloween ! Excitée parce que ça fait déjà plus d’un an que l’enregistrement est fini, que je l’écoute en boucle, que pour moi, il est fini. Là, le stress n’est plus vraiment présent parce que j’ai l’impression que mon travail est fait. Maintenant, j’ai juste à livrer aux gens, puis à attendre les retours et partager après avec les gens sur scène.

Je suis plus dans une phase d’excitation. J’avais hâte qu’il sorte. Et puis, j’espère que les gens vont accrocher, vont apprécier, vont pouvoir s’identifier. Il y a une différence en termes de style. Ça, c’est aussi un petit saut dans le vide ! On verra comment c’est accueilli par mes fans de la première heure qui sont un peu plus ancrés dans du classic rock, du blues rock. Cet album ne l’est plus vraiment. C’est un peu la surprise.

Je pense que pour moi, le premier point positif, c’est surtout que j’ai réussi à faire un album que je prends plaisir à écouter. Ça a rarement été le cas. Je me dis que déjà, c’est un petit succès. Si ça me plaît, ça plaira sûrement à d’autres personnes.

LFB : Aujourd’hui, il y a certains de vos albums que tu as du mal à réécouter ? 

Laura Cox : Oui, tous (rires). Mais pour Trouble Coming, je ne sais pas si c’est aussi le fait d’avoir enregistré avec d’autres personnes, de m’être entourée de producteurs, arrangeurs. Egalement d’un autre groupe qui s’appelle No Money Kids. Et j’arrive à écouter cet album un peu avec une oreille plus extérieure que mes précédents albums presque. Si j’étais une auditrice et que ce n’était pas mon album, j’arrive juste à apprécier l’écoute. Et ça fait plaisir.

LFB : Tu disais que tu t’étais entourée de No Money Kids pour la production de l’album. Comment ça s’est passé, la rencontre et le travail avec eux ? Comment ça s’est fait ? On entend leur influence et leur coloration des morceaux. Notamment les rythmes des morceaux qui sont assez rapides, assez saccadés.

Laura Cox : C’était il y a un an et demi. Je savais que j’allais rentrer en période d’enregistrement, j’étais déjà en train de composer, de faire des maquettes. Et ma manageuse m’a demandé ce que je voulais, ce que j’entendais pour ce prochain album. Est-ce que je voulais bosser avec d’autres personnes, des arrangeurs pour le réaliser et vraiment le produire.

Parce que c’est vrai qu’on n’avait jamais vraiment eu ça. À chaque fois, on était un peu le groupe livré à nous-mêmes, au studio, et puis c’est tout, il y a un ingé son. Mais personne vraiment qui arrangeait les morceaux ni qui apportait une touche extérieure au contenu. Et c’est pas que je me suis lassée de travailler comme ça, mais j’avais en tout cas envie de tester d’autres choses. J’étais arrivée à un point pour le quatrième album où j’avais envie d’emmener ma musique ailleurs. Et il se trouve qu’à cette époque, j’entendais pas mal No Money Kids à la radio sur OuïFM dans ma voiture.

Et je me suis dit, pourquoi pas ? En fait, ce que j’aime bien chez eux, c’est que c’est un groupe français, mais on ne peut pas se douter qu’ils sont français quand on entend leur musique. Et j’avais vraiment accroché sur ce point-là. J’aime bien leur côté un peu plus moderne, les sonorités qu’ils apportent.

Ma manager les a donc contactés, on s’est rencontrés, ça a bien matché ! Et ensuite, on s’est dit qu’on allait essayer au moins de faire un test sur une chanson. Donc on leur a envoyé une de mes maquettes qu’ils ont un peu dépouillée. Ils ont juste gardé la guitare et la voix et puis ils ont monté leur arrangement autour. Et puis, on a été convaincus ! Au début, ça fait bizarre parce que je n’ai pas du tout l’habitude d’entendre ma musique de cette façon. Et finalement, je me suis dit que j’avais envie de leur faire confiance et de continuer cette aventure avec eux. Donc on est partis là-dessus.

Et ensuite, ce que j’ai bien aimé sur cet enregistrement, c’est que ce n’était pas un enregistrement classique comme je faisais d’habitude, où on loue un studio de l’enregistrement pendant 10 jours et on enregistre tout ça sur une période donnée avec un timing très précis et assez serré. Là, ça s’est fait vraiment avec plus de détachement, moins de pression, plus à mon rythme. Parce que j’avais déjà enregistré pas mal de maquettes chez moi. Et je ne m’attendais pas du tout à ça, mais il s’est trouvé qu’on a gardé pas mal de prises que j’avais enregistrées pour des maquettes. Parce qu’il m’avait dit qu’on sentait que c’était la bonne intention, et qu’on s’en fichait si en termes de sonorité et de technique c’était un peu en dessous. On a trouvé ensemble le moyen de les faire sonner comme on voulait.

J’ai quand même réenregistré pas mal de choses aussi dans leur studio, chez eux, pour avoir quand même un peu de qualité dans cet enregistrement. Et c’est ça qui était cool, c’est qu’on a fait ça sur plusieurs mois. Quand je finissais une maquette, je leur envoyais, ils me disaient « OK, on prépare un arrangement. » Et ensuite, on se retrouvait dans leur studio pour peaufiner, réenregistrer des choses, et puis avancer, pousser le truc un peu plus loin.

Donc c’était un peu à mon rythme, entre chez moi, chez eux. J’ai pas eu cette pression du timing de l’enregistrement en studio où, quand t’es vraiment en studio en mission pour l’album, je me faisais des plannings où chaque demi-heure, il y avait quelque chose de prévu. Là, je n’avais pas la pression, si jamais j’arrivais pas à enregistrer ce jour-là, je recommençais le lendemain ou dans deux semaines. J’étais vraiment tranquille. On a fait ça, je crois, de octobre à décembre de l’année dernière. Et puis en janvier, l’album était plus ou moins terminé.

LFB : Et tu en parlais, au niveau de la composition et de l’écriture des morceaux, c’est principalement toi qui t’en occupes ou est-ce que le reste du groupe aussi participe ?

Laura Cox : Oui, alors là, c’est ce qui a été nouveau sur cet album, c’est que j’ai tout fait moi-même. Sur les précédents albums, c’était un travail en duo avec mon ancien guitariste. On composait beaucoup à deux. Et l’album précédent, mon troisième album, j’avais mis encore plus du mien avec un peu d’arrangements du groupe. Mais là, c’est la première fois où le groupe qui joue avec moi en live n’a pas du tout enregistré sur l’album. Sur cet album-là, j’ai tout composé et écrit. Tout ce qui tient des sons de batterie, de la basse, des synthés, tout ça, c’est No Money Kids. Et ça, ça a été une phase un peu compliquée d’annoncer à mon groupe en live qu’ils n’allaient peut-être pas enregistrer sur cet album. Parce qu’au moment où je me suis lancée dans la collaboration avec No Money Kids, je ne savais pas trop comment eux, ils fonctionnaient, si le groupe allait aussi enregistrer. C’était un peu confus dans ma tête. Et finalement, j’ai tout fait toute seule avec No Money Kids. Et ça s’est bien passé !

LFB : Je voulais parler du titre qui est sorti en clip aussi, No Need to Try Harder. Il parle de légitimité, d’oser prendre sa place, d’être soi-même. Est-ce qu’aujourd’hui, toi, tu arrives à être 100% libre dans ta musique, dans ce que t’as envie de réaliser ? Et si ça n’a peut-être pas toujours été le cas ?

Laura Cox : Oui, j’y arrive. Je me sens de plus en plus libre à chaque album. Et là, je pense que justement, le fait de produire cet album avec d’autres personnes, ça m’a ouvert encore plus de possibilités. J’ai vraiment envie de tester tout ce que j’ai envie de tester quitte à avoir un peu changé ma méthode de travail. Donc, je ne me suis pas posée de limites. Et la seule règle que j’avais dans ma tête, c’était de faire que cet album soit fun à jouer en live !

Parce que sur certaines précédentes chansons, c’est de la gymnastique cérébrale entre ce que je joue à la guitare et ce que je dois chanter en même temps. Et j’ai tendance à être très focus et concentrée sur ce que je dois faire et la technique et en oublier le fun, l’énergie que j’ai envie de véhiculer. Donc, en fait, ce nouvel album est sûrement un peu moins technique musicalement, mais c’est un album que je pense que je vais plus prendre de plaisir à jouer sur scène et arriver à plus me lâcher. Et on joue déjà 2-3 nouveaux titres en ce moment sur scène en concert. Même avant la sortie de l’album, on avait commencé en inclure. Et je sens que les gens sont réceptifs et à l’énergie et tout, donc ça fait plaisir, c’est cool !

LFB : Pour continuer à parler de No Need to Try Harder, je voulais discuter du clip qui accompagne le morceau et en fait aussi ce que vous avez un peu choisi pour celui qui a suivi, donc le titre Trouble Coming. Un cadre assez naturel, assez apaisant et que je trouve un petit peu en contradiction avec votre énergie musicale très brute, très rock et des textes assez revendicateurs. Je voulais savoir pourquoi ce choix de décalage entre les deux?

Laura Cox : J’aime bien me dire que pour les clips, je peux tester d’autres trucs que ce que je fais habituellement sur scène. Donc c’est vrai que j’étais contente d’être dehors parce que c’est des choses qu’on fait rarement, jouer en forêt sur la plage ! J’aime bien faire des trucs que j’ai pas l’habitude de faire en concert donc il y avait de ça.

Pour Trouble Coming, l’idée de la chanson m’était venue lors de vacances l’hiver dernier où j’ai passé quelques semaines en Ecosse. L’idée de la chanson m’est venue quand j’étais au Loch Ness en pensant au fameux monstre du Loch Ness. Trouble Coming ça parle d’un monstre qui est caché sous la surface et que tu ne vois pas vraiment mais tu sais que le danger est là, je m’étais dit que Trouble Coming, ça pouvait un peu symboliser ce danger sous la surface du lac que tu vois pas venir. Ça parle un peu des dangers invisibles et comme j’avais été inspirée par le Loch Ness pour cette chanson, ça me paraissait naturel de faire un clip dans la nature, même si on n’a pas pu retourner en Ecosse pour tourner ! Et pour No Need to Try Harder c’est une très bonne question, il y a plusieurs cadres, il y a plusieurs lieux dans ce clip et là on a plutôt suivi le réalisateur et je trouvais que ça collait quand même !

LFB :  Je trouve aussi que l’album de manière générale en tout cas, on en parlait un petit peu tout à l’heure il est assez différent dans ton jeu de guitare dans le style de rock finalement dans lequel vous évoluez, il y a beaucoup plus de reverb qui donne un effet un petit peu un petit peu vaporeux et showgaze aux compositions. Ta voix est peut-être parfois un petit peu plus pop je pense notamment au titre Dancing Around the Truth et donc c’était une volonté de votre part d’évoluer de style aussi du coup

Laura Cox : Ouais, c’est vrai que là je me suis un peu détachée de mes premières influences quand j’ai commencé la guitare j’ai commencé avec des groupes de voix classiques rock. Là j’avais envie justement de me détacher de ces influences et de ne pas me poser de limites et de faire confiance à nos équipes parce que je me suis dit quitte à les avoir avec moi autant y aller à fond ! J’ai voulu tester un peu tout ce qui me passait par la tête et le fait de bosser avec eux ça m’a même poussée à aller chercher plus loin. C’est vrai que Dancing Around the Truth c’est une chanson que j’ai composée une fois qu’on avait déjà entamé notre collaboration et que je voyais déjà comment ils bossaient, et je savais ce qui allait matcher par rapport à leur travail.

LFB : Je trouve aussi qu’on reconnait un peu d’influence rock britannique aussi avec notamment un peu de Blur sur The Broken je crois ?

Laura Cox : Ah ouais c’est marrant j’avais pas vraiment réalisé ça ! Mais c’est possible, faudrait que j’écoute un peu plus Blur parce que je connais très peu à part les titres qui passent en radio. J’avais envie de composer des choses qui me semblaient fun j’avais envie de pouvoir d’être fière et contente et de prendre du plaisir sur scène surtout. Donc c’est passé par des trucs parfois un peu plus punk un peu plus pop, des choses qui vont être un peu plus naturelles et fun à jouer en live je pense !

LFB : Et à côté de ça tu abordes des thèmes assez revendicateurs, assez intimes aussi comme l’empouvoirment des femmes, parfois la santé mentale aussi donc c’est vrai qu’il y a un peu d’ambivalence dans l’album finalement.

Laura Cox : C’est vrai que sur mes précédents albums je restais sur des thèmes assez clichés. Les thèmes un peu récurrents du rock genre : je roule dans ma voiture, la fenêtre ouverte le soleil se lève ! (rires) Ce genre de trucs qui sont marrants mais je pense qu’au bout d’un moment moi je m’en suis un peu lassée et j’avais envie de parler de sujets un peu plus importants qui touchent vraiment des gens.

Notamment il y a pas mal de chansons qui parlent de santé mentale. Je parle parfois de dépression, parfois des addictions, parfois de solitude, de paranoïa. C’est aussi un sujet qui touche pas mal les musiciens en tournée. Parce que tu as tendance à te sentir déconnectée de la réalité, tu es toujours entouré de beaucoup de monde mais tu te sens seule. Je pense que la santé mentale c’est aussi un sujet chez les artistes en tournée. Donc je me suis dit que c’était pas mal aussi d’en faire un sujet sur cet album.

LFB : Vous avez une tournée prévue au printemps un peu partout en Europe, vous avez hâte de repartir en tournée du coup ?

Laura Cox : En ce moment on est en train de répéter justement vu que les musiciens avec qui je tourne ne sont pas ceux qui ont enregistré l’album. On est en train d’arranger les chansons pour le live et puis de se préparer avec la nouvelle setlist, le nouveau show et tout donc ouais j’ai hâte ! La fin d’année est assez calme en termes de tournée et on commence vraiment en mars avec 3 semaines en Allemagne, on fait un peu de Suisse et d’Autriche ensuite on revient en France et ensuite il y a une petite tournée au Royaume-Uni en mai. Et ça j’ai vraiment hâte parce que c’est un gros challenge d’aller jouer en Angleterre !

LFB : Vous avez déjà joué en Angleterre auparavant ?

Laura Cox : Avant le Covid, c’était en 2018-2019 mais c’était un moment où j’avais qu’un seul album qui était sorti. Et surtout ils n’étaient pas distribués là-bas, j’avais pas eu de promotion rien du tout donc en fait ça avait été très compliqué de remplir les salles donc là maintenant que j’ai plusieurs albums qui sont sortis, j’ose espérer qu’il y aura un peu plus de monde ! C’est la surprise mais j’ai hâte !

LFB : Et on pourra vous retrouver notamment au Trianon Paris le 10 avril 2026 ! Merci pour cet échange, et bon release day 😉


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