ADN #1103 : Child of Ayin

ADN : Acide du noyau des cellules vivantes, constituant l’essentiel des chromosomes et porteur de caractères génétiques. Avec ADN, La Face B part à la rencontre des artistes pour leur demander les chansons qui les définissent. A l’occasion de la sortie d’un nouvel extrait de son prochain album Top of the Sinaï, Child of Ayin nous partage ses influences musicales.

Rod Stewart Sailing 

L’une des premières chansons qui m’a marqué quand j’étais petit. À 8 ou 9 ans, je l’ai entendue pour la première fois dans une voiture, en revenant de l’aéroport de Toronto jusqu’à la maison de mes grands‑parents à Buffalo, New York. La mélodie frappait par sa puissance et les paroles, d’une simplicité redoutable, me touchaient droit au cœur. Je m’en souviens comme si c’était hier : c’était la première chanson que je ne cessais de chanter.

Grease  – Summer Nights

Un de mes plus grands déclics : les comédies musicales. Dès que j’ai découvert Grease, je suis tombé amoureux: ces spectacles ont le don de contextualiser une situation réelle avec du dialogue, puis, d’un coup de baguette, de la sublimer par la musique. Dans Summer Nights, le storytelling est puissamment efficace : duo à deux perceptions opposées d’une même rencontre, c’est à la fois comique, charmant et terriblement mélodique. Ma mère m’emmenait voir des comédies musicales à Broadway quand j’étais petit ; j’en revenais les yeux pleins d’étoiles, et ces expériences ont profondément influencé ma façon d’écrire la musique.

Cat StevensRock ’N’ Roll Suicide

C’est lui qui m’a donné envie de chanter en m’accompagnant à la guitare. Il a été mon passeport d’entrée dans le monde de la musique en tant que musicien. Avec une guitare à la main, on pouvait, à ses yeux, séduire le monde entier. Beaucoup de ses titres sont incroyables — sa voix charismatique, légèrement éraillée, sert parfaitement ses paroles, et ses mélodies sont superbes. Pour moi, deux choses comptent en musique : la puissance musicale et la force mélodique — Cat Stevens a les deux.

Bob Dylan Don’t Think Twice It’s Alright (Live 1965)

Un incontournable, même si je voulais surprendre. Si Cat Stevens m’a donné envie de chanter, Dylan m’a donné envie d’écrire. Je l’ai véritablement rencontré avec Don’t Think Twice lors de ma première séparation amoureuse, la plus douloureuse ; ses mots m’ont offert soutien et profondeur. Au-delà du musicien, son personnage et son charisme me fascinent — ce gamin a l’égo surdimensionné, mais justifié par ce qu’il apportait, à la manière d’un Mohamed Ali. Je préfère cette grandeur assumée à la fausse modestie calculée : l’ego, chez Dylan, fait partie du feu créatif, pas d’un artifice.

Metallica For Whom the Bell Tolls

Fan depuis tout petit, mea culpa pour les déçus. Ils m’ont donné envie de brancher une guitare électrique et de headbanger des heures durant, walkman vissé sur les oreilles. Ce son de guitares heavy, cette puissance majestueuse, les quatre hommes en noir et les rugissements de James Hetfield sur scène : quel charisme ! Il y a quelque chose de quasi divin, tellement intense que ça frôle le paranormal. J’ai acheté tous les albums jusqu’au Black Album et les ai écoutés en boucle — cassettes comprises —, enchaînant concerts et documentaires au point d’avoir l’impression de les connaître personnellement.

Découvrir Child of Ayin :

Retrouver Child Of Ayin sur Instagram et Facebook !

Laisser un commentaire