ADN #1111 : Romain Provence

ADN : Acide du noyau des cellules vivantes, constituant l’essentiel des chromosomes et porteur de caractères génétiques. Avec ADN, La Face B part à la rencontre des artistes pour leur demander les chansons qui les définissent. À l’occasion de la sortie de son dernier EP Les saisons, Romain Provence nous dévoile ses influences musicales.

Ben Mazué – Les jours heureux

Elle est arrivée pile au bon moment dans ma vie et j’en avais sacrément besoin.
J’adore Ben Mazué pour sa façon de traverser les histoires, de les raconter, d’apaiser et de réconforter, de rendre hommage et pour la facilité de s’y projeter. J’aime sa façon de dire simplement des choses difficiles à dire.

Ps : Illusion en concert m’a bouleversée.

Patrick Watson – here comes the river

Here comes the river, pour se laisser pleurer jusqu’à ce que ça déborde, laisser se faire submerger, laisser venir la rivière. Et c’était exactement mon état, de son premier mot à son dernier, il y a quelques années à l’olympia : submergé.

Natalia lafourcade – Nada es verdad avec Los Cojolites

C’est, je pense, la chanson qui m’a le plus accompagnée pour le moment dans ma vie et tout l’album Un Canto por Mexico. Dès que j’ai besoin de soleil, que j’étouffe, je l’écoute, je chante à pleins poumons et tout s’apaise. J’aurai pu aussi citer De Todas Las Flores ou Cancionera qui sont pour moi deux albums chef d’œuvres mais ça faisait beaucoup de titres à citer.

Eddie Vedder – Society

C’est cliché ? Je sais pas en tout cas je me souviendrais toujours du jour où Eddie Vedder (j’écoutais énormément Pearl Jam au début de l’adolescence) a sorti l’album de la bo d’un film, de la première claque que j’ai reçu en écoutant d’abord Society, puis l’album, puis de la deuxième en sortant de la salle de cinéma.

Society raisonne encore chez moi aujourd’hui , le thème, ce besoin d’évasion, la voix, la guitare, la simplicité et l’authenticité. La puissance et l’espoir qui se dégage de cette chanson me transportent de la même manière à chaque fois
que je la réécoute.

Tim Dup – un peu de mélancolie heureuse

“Comme une couleur pastel s’efface lentement au fusain. Jamais trop dans la lumière, c’est la nuance qui fait le grain” c’est la chanson dans laquelle je me retrouve le plus, comme toutes ses chansons d’ailleurs. J’aime sa façon, poétiquement et simplement de parler du monde, il laisse place au silence, il est proche de la nature et de sa lenteur et fait du murmure un slogan.

 

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