ADN : Acide du noyau des cellules vivantes, constituant l’essentiel des chromosomes et porteur de caractères génétiques. Avec ADN, La Face B part à la rencontre des artistes pour leur demander les chansons qui les définissent. A l’occasion de la sortie prochaine de leur premier EP Bee Raged chez A Tant Rêver du Roi, les filles de PUSSY MIEL viennent nous dévoiler leurs influences.

The Distillers – Dismantle Me
Choix d’Amandine (chanteuse-guitariste) J’ai découvert The Distillers sur le tard et, dès la première écoute, j’ai été complètement fan dès les premières notes. J’ai écouté et poncé l’album Coral Fang (2003) pendant un long moment.
D’ailleurs, c’est cet album et cette chanteuse qui m’ont beaucoup influencée lors de la formation de mon premier groupe, 3SOME. On m’a ensuite souvent dit que ma voix se rapprochait de celle de Brody Dalle et j’en suis très contente !
Nirvana – In Bloom
Choix de Laura (guitariste) À l’époque où on découvrait la musique en explorant la discographie de nos parents, le disque Nevermind de Nirvana s’est retrouvé dans ma chambre et ne l’a plus quitté. Tout comme l’Ibanez rouge de 1983 imitation stratocaster planquée dans le fond du dressing de mon père.
Je suis passée par toutes les phases musicales à l’époque mais c’est clairement Nirvana qui m’a donné envie de me défouler sur une guitare électrique pour y passer toute ma rage adolescente. Rage qui ne m’a jamais vraiment quittée. Ce morceau me rappelle aussi les cours de batterie que nous avons pris ensemble pendant 3 ans avec Amandine et Ines, tabasser une batterie c’est très plaisant aussi !
Uncommonmenfrommars – Dark Sunday
Choix d’Ines (Batteuse) Je n’aurais pas été fidèle à moi-même si je ne recommandais pas une fois de plus ce groupe au nom imprononçable pour les non-aficionados du style. Si je fais de la musique aujourd’hui, c’est bien parce que la sauce a pris avec les Uncos que j’écoutais à fond dans la voiture avec mon père en chantant à tue-tête (10 ans, et déjà sourde). J’ai écouté sans relâche tous leurs albums, et j’ai toujours trouvé un air de liberté dans leur façon de jouer, de produire leur musique, dans leur histoire. J’ai compris grâce à eux qu’on pouvait jouer dans un groupe, s’autoproduire et potentiellement en vivre, tout en continuant de s’amuser et véhiculer de bonnes ondes. Je les ai longtemps envié jusqu’à aujourd’hui où je peux enfin vivre ce rêve éveillé, noter que je l’avais beaucoup idéalisé, mais ça m’aura permis de pouvoir remercier Ed* en personne lors d’un concert, car c’est en grande partie grâce à eux que je suis tombée amoureuse de l’univers punk rock de ces années-là. Aujourd’hui encore j’écoute les Uncos dès que je manque de motivation!
*Chanteur lead des Uncos, aujourd’hui de Not Scientists.
The Donnas – Dancing with myself
Nous cherchions à reprendre un morceau en live, notre choix s’est porté sur cette reprise de de Billy Idol par The Donnas. Déjà parce que cette chanson est très fédératrice (pour chanter les hohohooo), et on aime l’idée de la danse comme thérapie, pour exprimer et lâcher ses émotions (c’est d’ailleurs le thème de notre dernier clip Wasted), qu’il nous arrive souvent de danser avec nous même, même si avec le public c’est encore mieux !
Et aussi parce qu’on s’interroge depuis un moment sur la présence de groupes de femmes dans le rock’n’roll des années 60 à aujourd’hui, surtout en France. C’est donc un plaisir de leur rendre hommage.
Slomosa – Horses
Ce groupe berce nos after répètes depuis le début de Pussy Miel, on aime d’amour leur premier album toutes les trois, personne ne rechigne à l’écouter quand on part sur la route, c’est donc naturellement qu’il se retrouve dans cette liste d’influences. Ce n’est pas un full band féminin, même si on peut noter la présence de Marie Moe à la basse. Ce qui nous a frappées dans cet album, c’est déjà le côté lancinant du stoner très bien maîtrisé, la texture des guitares, et le fait qu’on se laisse facilement hypnotiser par leurs mélodies. On a eu l’occasion d’aller voir le quatuor norvégien en concert au Psylocibea à Hondarrabia (Espagne), et la claque ! La puissance de leur son et leur présence scénique ont clairement effacé la tête d’affiche de ce soir-là. Pas un moment de répit, ils nous ont tenues en haleine de la première à la dernière note. Ca jouait fort, ça nous a pris au tripes, et c’est ça qu’on aime !