Bibi Club nous dévoile sa playlist commentée

Parce que les artistes sont avant tout des amoureux de musique, La Face B laisse carte blanche aux artistes qu’elle aime pour nous offrir une playlist à leur image. Bibi Club sera en avril en France pour présenter Amaro. À cette occasion le duo nous propose une playlist des morceaux qui les ont accompagnés lors de la création de leur troisième l’album.

Crédit : Anna-Arrobas

Two Months Off – Underworld

L’album A Hundred Days Off de Underworld sonne toujours pertinent malgré ses 20 ans. Two Months Off est envoutante, défoulante, elle ne cesse d’avancer. La tension se construit par la répétition et l’ajout de motifs de percussions. Direct, sans détour.

Chords – Anton Toorell

Le guitariste et compositeur suédois Anton Toorell a une approche unique à la guitare. Il joue souvent deux guitares à la fois dans des open tunings, s’en servant comme des percussions rappelant un clavecin. Le mood est sombre mais intriguant et l’espace musical est vaste.

Resonant Trees – Léo Dupleix

Dans la continuité des cordes pincées, du clavecin et du spinet et des tunings uniques (ici le tempérament juste). Le compositeur français Léo Dupleix propose une œuvre captivante, intemporelle, méditative comme issue d’une autre époque. Nous avons toujours été attiré par ce genre de gammes, d’harmonies, un côté médiéval, une lumière dans l’obscurité du chaos présent, une justesse dans l’intention.

Kaabi Ali – Nadah El Shazly

Nadah est actuellement basée à Montréal. Sa voix unique est extraordinaire, à la fois radicale, frontale et en finesse. Nous l’avons découverte en concert, en duo avec la harpiste Sarah Pagé, une proposition originale et pertinente. Nous aimons sa radicalité, sa présence scénique et son engagement.

Truth – Circuit des Yeux

Nous avons eu la chance de tourner avec Circuit des Yeux. Son concert est captivant et mystique, ses musiciens ont tous de fortes personnalités musicales, ce qui ajoute une impression de grandeur et de liberté aux chansons.

Son album Halo on the Inside prend encore plus d’ampleur en concert, il devient plus corrosif et frontal. On connaissait la voix virtuose de Hailey, mais elle a aussi un talent immense comme compositrice, arrangeuse et performeuse. La chanson Truth représente bien la tension de ses concerts.

Lift You – Moin

Moin est un des projets qui a le plus joué chez nous. L’album You Never End a une grande cohésion, un sentiment de communauté avec les différentes collaborations. On adore les riffs de guitare, la batterie de Valentina Magaletti, le son terreux, le grain. La chanson Lift You avec la voix posée de l’artiste Sophia Al-Maria dégage une certaine humilité, une retenue qui donne encore plus de profondeur au texte récité.

One – Metallica

Un choix un peu out there, mais Metallica demeure un groupe fondateur pour nous. Adèle a joué de la batterie dans un groupe de covers de Metallica et Nico a appris leurs chansons dans son sous-sol. One est une chanson vaste, épique mais étrangement intime et émotive. Sur notre dernier album Amaro, il y a plusieurs sections de guitares inspirées par ces années d’adolescence métal-emo, le classicisme du métal, voire le côté renaissance, ancien de certains motifs musicaux.

Swimmer – Helena Deland

Helena Deland est l’une de nos amies, elle chante avec Adèle dans une chorale (Stone Bonnet Choir), elle est présente sur notre album sur la chanson A different light. Sa chanson Swimmer est extrêmement touchante et intime. Elle déploie aussi le langage harmonique d’Helena, un langage unique et si reconnaissable lors de la première écoute.

The Hammer Strikes the Bell – Feeo

Goodness est l’un de nos albums préférés de 2025. La musique de Feeo nous inspire, elle ne sonne comme personne, elle s’inscrit dans différents mouvements musicaux sans jamais référencer et est toujours touchante. Les arrangements et les sonorités sont granuleuses, viscérales.

Jaguar Meets Snake – Roy Montgomery

L’album Temple IV de Roy Montomery nous a accompagné tout le long de la création d’Amaro. C’est un album aussi sur le deuil, sur se retrouver, faire sens à la vie, sur la contemplation. Jaguar Meets Snake déploie tout le talent de Roy Montgomery, une multitude de boucles de guitares s’accumulent et se transforment, nous accompagnent dans une transcendance vertigineuse, comme un saut dans le vide. On se sent dans les ruines d’un temple dans les montagnes du Guatemala avec lui devant l’intensité de la vie.

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Vous pouvez retrouver notre chronique d’Amaro par ici

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