Après Mécanique antipathique et Ces oiseaux, on a le plaisir de vous dévoiler en exclusivité Déferlante, le 3e titre de CRACHE. Préparez-vous à être emportés dans le tourbillon marseillais, nouvelle montée en tension avant Plein soleil, leur premier album synth-punk attendu le 13 mars chez Howlin’ Banana. et Ganache Records.

L’énergie brute de CRACHE
2 minutes 36. Pas une seconde de trop. D’entrée, le morceau nous plonge en apnée. Sonorités garage-psyché, avec un thème synthé pop, il alterne entre une atmosphère hypnotique et un refrain rythmique dense, créant ainsi une tension palpable du début à la fin. Déferlante avance comme une mer qui se charge avant l’orage.
CRACHE y questionne ces choix qu’on fait en se demandant si ce sont les bons. Ces bifurcations prises sans certitude. Et si on s’était trompés ? Si on s’était engagés sur une mauvaise pente, si on avait perdu pied ? Une déferlante de sentiments, entre nostalgie et lucidité, doute et retour à la raison. Le morceau tangue sans jamais rompre. Le refrain, dense et nerveux, agit comme une lame de fond.
Une esthétique DIY en stop motion
Côté image, le groupe reste fidèle à l’esthétique DIY qu’il affectionne. En stop motion, pour un effet proche du collage, Jade Garnier et Tristan Chossat donnent vie à un petit voilier — clin d’œil à la cité phocéenne ou métaphore à peine voilée.
Soleil éclatant, mer calme, le petit voilier navigue tranquillement… puis les nuages s’amoncellent. L’orage frappe, la coque vacille, chavire, sombre. Des visages surgissent, inquiétants, tourbillonnent. Et contre toute attente, le voilier réapparaît. Il traverse la tempête. Mieux : il s’élève.
Un final lumineux, presque cathartique. Parce qu’après chaque déferlante, si forte soit-elle, il reste toujours une éclaircie à laquelle s’accrocher.