La musique ça s’écoute, mais parfois ça se regarde aussi. Chaque semaine, La Face B vous sélectionne les clips qui ont fait vibrer ses yeux et ses oreilles. Tout de suite, on vous invite à découvrir la première partie de notre 249ème sélection des clips de la semaine.

Mairo – dope
Mairo marque le coup à l’approche de LA FIEV en dévoilant Dope, l’unique extrait de son projet prévu pour le 21 février. Fidèle à son style, le rappeur suisse propose une ambiance sombre et immersive, laissant entrevoir les contours d’un univers à la fois intrigant et percutant.
Avec une esthétique inspirée du Magicien d’Oz et de Hänsel et Gretel, le clip, dirigé par Cyril Gaborit et Metanoia, plonge dans une ambiance digne d’un film d’épouvante. Au cœur d’une forêt obscure, un épouvantail énigmatique et inquiétant s’affaire à des tâches étranges confiées par un Mairo lui-même : fabriquer de petites croix en bois, chasser les corbeaux et ériger une imposante forêt de croix, renforçant ainsi le mystère qui l’entoure.
Avec dope, Mairo distille un flot d’éléments visuels et textuels, laissant place à de nombreuses interprétations. Chaque détail semble porteur de sens, renforçant le mystère et construit le chemin de LA FIEV. Une chose est certaine : en un seul morceau, il a su captiver ses fans et intriguer tous ceux qui découvrent son art.
Thelmaa – Nocturnal Animal
Thelmaa ne perd pas de temps. En seulement un an et demi, le trio originaire de Tours a enchaîné un EP et, désormais, Nocturnal Animal, premier album sorti ce 14 février. Un projet où la diversité des styles se conjugue avec une belle maîtrise. Pour marquer cette étape, ils dévoilent le clip du même nom.
Avec ce single éponyme, Thelmaa frappe fort en fusionnant pop alternative et électro, un cocktail explosif qui capte instantanément l’attention. Le refrain entêtant grâce à sa mélodie, accentue encore un peu plus l’impact du morceau. Côté visuel, le groupe reste fidèle à son ADN en proposant un clip à l’esthétique soignée, légèrement étrange, mais parfaitement en phase avec son identité artistique.
Avec Nocturnal Animal, que ce soit le clip ou le projet dans son ensemble, Thelmaa confirme sa quête d’originalité et prouve une maîtrise de son domaine, délivrant une œuvre à la fois riche en couleurs et d’une grande réussite.
DVTR – Né pour flâner
DVTR déjoue les attentes avec Né pour flâner, un titre qui tranche avec leurs habituels brûlots engagés. Ici, pas de dénonciation frontale, mais une célébration du temps suspendu, de la déambulation sans objectif. Pourtant, le duo montréalais ne met pas son énergie de côté : le morceau conserve une tension sous-jacente, portée par leur son brut et efficace.
Le clip, capturé façon VHS, compile des images de leur récente tournée en Asie. Entre séquences captées sur le vif et plans plus contemplatifs, il traduit bien l’ambiance du morceau : un équilibre entre errance et intensité. On y retrouve l’esprit DIY du groupe, qui prouve une fois de plus qu’il sait donner du sens à chaque image et à chaque son.
DVTR confirme aussi son ancrage scénique avec une signature en production de spectacles chez Ambiances Ambiguës. Un choix naturel pour un groupe qui trouve toute sa force sur scène, où sa musique prend une dimension encore plus brute et immédiate. Né pour flâner marque une respiration dans leur parcours, sans pour autant ralentir leur ascension.
Ariane Roy – Âmes soeurs
Avec Âmes sœurs, Ariane Roy continue d’affiner son univers en jouant sur les perceptions et les attentes. Ce morceau, extrait de son album Dogue à paraître le 21 mars, explore la manière dont on compare, parfois malgré nous, des artistes proches. Un clin d’œil évident à Ariane, chanson de Lou-Adriane Cassidy, qui abordait justement cette mise en miroir imposée.
Visuellement, le clip reprend l’esprit « soirée meufs » de Lost Cause de Billie Eilish. Ariane Roy y est entourée d’amies, dans un entre-deux entre camaraderie et solitude. Lou-Adriane Cassidy y fait une apparition discrète, comme pour appuyer ses paroles « Je te vois / Tu brilles tellement parfois j’en ai mal / Et si je flanche, si je détourne le regard / Je compte pour toi même dans le noir ».
Avec ce morceau, Ariane Roy ne tombe pas dans le piège de la confrontation. Elle affirme plutôt son propre espace, sans renier l’influence et l’admiration mutuelle qui la lient à Lou-Adriane Cassidy. Une chanson à la fois douce et affirmée, qui refuse de laisser les autres dicter qui elle doit être.
Güner Künier – Akşam Vakti
Et si le futur du punk était turc ? L’artiste allemande Güner Künier née à Izmir (à l’Est de la Turquie) semble bien partie pour être la révélation post-punk de l’année. Si cette dernière est née dans les années 1990, les influences DIY, synth-wave et riotgrrl de cette décennie se font ressentir dans ce morceau. Le clip d’Akşam Vakti, réalisé par l’artiste plasticien Magnus Krueger fait de Güner Künier une diva punk, qui ne se prend pas au sérieux sous fond de couleurs vives et psychédéliques. Akşam Vakti sera à (ré)écouter dès le 21 Mars, sur son deuxième album Yaramaz, pour « bon à rien » — un nom que reprend d’ailleurs le collectif électro-tziganes turc, macédonien, bulgaro-déjanté Yaramaz System.
Luiza – Chica
La chanteuse d’origine brésilienne Luiza partage ce vendredi le vizualiser de Chica, issu de son premier EP Fantastik (Chapter Two Records / Wagram Music), sorti le même jour. Cette chanson d’amour — rappelons que nous sommes le 14 février — à la première personne et adressée à un « tu » évoque la surprise de tomber amour à en devenir addict. Presque autant que les rythmes brésiliens du morceau, avec un motif qui se répète en boucle comme tournent les manèges du clip réalisé par Ruby Cicero. L’artiste s’amuse aussi de la musicalité des mots, mettant en miroir « chic » et « chica ». Les langues se confondent et Luiza le revendique : « Je ne veux que toi, entendre que toi / Les mots de ton corps, et dans la langue de ton choix ». Avec Chica, la prometteuse artiste donne envie d’entendre son EP par son identité pétillante, sucrée et…sexy ! Entendre, et voir aussi. Luiza sera en concert à la Boule Noire le 08 avril.
Tehila Nakav (תהילה נקב) – Yald Mesukan (ילד מסוכן)
À seulement 20 ans, Tehila Nakav s’affirme comme une artiste à suivre de la scène world actuelle. Après un premier album Error, kiss again (שגיאה, נשק שנית) l’Israélienne de Tel Aviv dévoile Yald Mesukan une petite pépite musicale qui conjugue avec brio de nombreux genres musicaux, teintés d’une identité mizrahi (juif.ves du Maghreb et du Moyen-Orient). Celle qui en parallèle est artiste peintre, dessine la frustration amoureuse : « Je cherche ton visage partout mais je ne trouve personne qui te ressemble. Tu n’es pas à ma porte. Tu ne viendras pas aujourd’hui ». Un « Tu » qui s’adresse à un « mauvais garçon », traduction de Yald Mesukan. Produit par Amitai Shilir, ce morceau combine pop-punk, rock trip-pop, musique méditerranéenne qui aurait côtoyé l’hyper-pop. Cette Méditerranée fantasmée, le réalisateur Moriah Rabbani se la réapproprie en faisant de Tehila Nakav une voyante dans le désert, avec des chameaux en compagnie. Cette dernière s’inscrit dans la lignée d’artistes pop levantins à suivre au même titre que Liraz, Şatellites ou encore Riff Cohen.
DeLaurentis – I’m Just a Rose
I’m just a rose, extrait de l’album récemment sorti de DeLaurentis, se dévoile comme une étrange pépite visuelle et sonore. La chanson, portée par une voix posée et fragile, se déploie sur une production musicale qui ne cesse de monter en intensité, créant une tension qui ne fait que s’intensifier au fil des secondes. L’artiste, quasi-immobile au départ, semble se perdre dans un tourbillon de sonorités envoûtantes, un peu comme un ovni surgissant du néant. Le clip qui accompagne ce morceau envoûtant raconte une transformation progressive : DeLaurentis danse et se laisse submerger par des roses, qui poussent lentement sur son corps à mesure que la lumière les touche. Un phénomène visuel hypnotique, presque organique, où ces fleurs semblent littéralement « manger » l’artiste de l’intérieur, à la fois fascinant et inquiétant. La voix de l’artiste, toujours aussi délicate, s’élève avec une douceur fragile, avant de se muter en silence. Ce passage de l’humain au végétal, comme une métamorphose, symbolise une immersion dans un monde parallèle où la frontière entre l’art et la nature se dissout. C’est un clip qui laisse une impression d’étouffement doux, comme une rose qui nous engloutirait tout entier, et qui s’étend jusque dans les recoins les plus sombres de notre perception.
Blondino – Ma Part Noire
Blondino dévoile Ma part noire, 3e extrait de son nouvel album Hauteurs, tout juste sorti le 31 janvier dernier. Un morceau introspectif qui nous plonge dans les tourments intérieurs de l’artiste, et nous guide vers l’espoir d’un absolu lendemain.
L’espoir traverse le nouvel opus de Tiphaine Blondino. Ma part noire en est une vibrante traduction. Dans cette élégante ballade, épurée et poétique, Blondino fait face à sa peur de la vie et du monde extérieur. Loin de se résoudre à la fatalité de cette petite voix sombre, Blondino s’accroche à l’espoir et trouve la force de la dépasser.
Le clip réalisé par Romain Winkler vient parfaitement illustrer le morceau. Symbolisé par une voiture, le clip explore le voyage dans les sentiments. Il est construit sur l’idée du contraste, comme un combat qu’on peut mener nous faisant basculer d’un état à un autre. Contraste entre l’immobilité et le mouvement, contraste aussi entre l’obscurité et la lumière.
Une pépite à découvrir absolument !
chest. – Blood On Your Doorstep
On les savait déjà excellents sur les trois premiers single sortis depuis moins d’un an : Going Clear, Self Sabotage et Aceta. Ils ont d’ailleurs rejoint très vite le label Howlin’ Banana ensuite. Grâce à leur nouveau clip, on découvre aussi qu’ils sont aussi très beaux. Blood On Your Downstep est un manifeste sur la normalisation de la pauvreté extrême qui s’accentue au fil des jours. C’est sûrement pour cela qu’on les retrouve dans ce garage proche du taudis pour faire péter les décibels sous la houlette de la réalisatrice Clara Griot. Les aspérités du morceaux assument l’héritage du post-punk de ce début de décennie : lourd, pesant et chaotique. On pense immédiatement à IDLES ou à DITZ pour cette mise en abyme sonique. Pour le bonheur de tous et d’eux, on image bien, ils seront en première partie du groupe de Brighton le 1er mars à la Maroquinerie afin de réaliser leur release party de leur premier EP qui promet d’être explosif le 7 mars.
Sparks – Do Things My Own Way
Les légendaires Ron et Russell Mael, actif depuis 1968, continuent l’aventure de Sparks avec une nouvelle fois, un titre rempli d’énergie et de sonorités électroniques. Ce n’est pas parce qu’ils s’approchent des quatre-vingts ans qu’ils manquent de dynamisme ! Incroyable même, le temps défile et le punch persiste. Leur dernier single Do Things My Own Way en est un parfait exemple. Une recette simple qui nous met le coup de jus en quinze secondes seulement avec une boîte à rythme tumultueuse, une basse lourde et un riff de guitare frénétique. Le clip pensé par les créateurs du groupe correspond à l’esthétique décalé et rigide de leur musique. Russell trace son propre chemin sur une caméra qui le suit le long d’un défilement horizontal tandis que Ron vient apporter plus de fantaisies dans ce décor. Une belle manière de leur part pour prouver qu’ils sauront toujours traverser les épreuves pour faire parler leur talent artistique à tout époque. A noter que ce titre fera partie de leur futur vingt-sixième album. Rien ne les arrêtera donc !
Baby Volcano – Knock Down
Baby Volcano est une artiste qui a remué le paysage musical ces dernières années. Après un premier Ep remarqué en 2021, de belles tournées dans lesquelles elle a fait un Olympia en première partie d’Irène Drésel et une collaboration époustouflante sur le titre Luchadora avec Lucie Antunes (qu’on s’est passé en boucle à l’infini), elle est de retour avec le premier extrait de son second Ep Supervivenxia qui sortira le 25 avril chez Humus Records & Association du Volcan.
Comme son nom semble nous y aiguiller, Baby Volcano évoque cette chaleur et ce feu sous-jacent prêts à exploser. Baby Volcano est clairement reliée aux éléments dans lesquels elle puise son énergie déconcertante et vivifiante. Liée intrinsèquement à sa culture également, puisque suizo-guatémaltèque. Dotée d’un charisme évident, l’artiste façonne une musique de caractère, à mi-chemin entre pop trash addictive et influences punk.
Knock Down, premier titre dévoilé, a été tourné au Guatémala et réalisé par Augustin Rebetez. Baby Volcano nous embarque ici dans une version guatémaltèque d’Alice aux Pays des Merveilles et ce, en français, en espagnol et en anglais ! Perruque blonde et lapin omniprésent, on se balade au cœur d’une ville suivant l’artiste dans des situations urbaines quotidiennes.
Knock Down fait référence à toutes les épreuves et drames qu’on peut traverser dans une vie sans rien pouvoir contrôler. Lorsque Baby Volcano dit “La maison est en feu”, cela y fait clairement référence. Le plus important dans tout ça, c’est qu’on finit par se relever de ces épreuves, de ces perturbations qui brouillent notre énergie. C’est dans les malheurs qu’on peut parfois trouver le plus de force.
Cependant, n’oublions pas que l’humour et l’amour triomphent toujours, du moins, font passer plus facilement la pilule. Une pointe d’optimisme ne fait de mal à personne pour pouvoir se relever !
Rendez-vous le 25 avril pour la suite. En attendant, streamez fort Knock Down.
Mark Pritchard & Thom Yorke – Back In The Game
Il y a quelques semaines, on découvrait des bribes d’une vidéo énigmatique postée par Thom Yorke sur ses réseaux dans laquelle on pouvait observer le monde derrière un masque étrange à travers la vision d’un personnage.
Le suspense a été de courte durée puisque l’information d’une nouvelle collaboration entre le producteur australien Mark Pritchard de Warp Records et le leader de Radiohead et The Smile a fuité ! Ce n’est pas la première fois que ces deux-là travaillent ensemble. Le résultat est fantasmagorique et fabuleux. En témoigne, le clip lunaire de Back In The Game dont on se délecte désormais chaque jour depuis sa sortie.
On retrouve donc ces mêmes images dévoilées quelques semaines auparavant. Derrière ce masque à quatre yeux, l’introduction se pare de sonorités inquiétantes. Puis, on passe de l’autre côté du masque et on découvre un univers façonné de couleurs vives et criardes.
Les déambulations de tous ces êtres démarrent. Comme dans une hallucination, un rêve ou un cauchemar, les sentiments qu’on développe à la vue de ces images alternent entre une extrême gêne et la sensation de regarder une performance/exposition d’art dont la teneur est délectable. Ce carnaval constitue une fresque d’étrangeté, appuyé par une musique dont seuls les deux compères possèdent la formule.
Ces déambulations prennent fin devant un musée où des toiles sont jetées par la fenêtre et brûlées. On pourrait se demander si la culture se meurt ou si ce sont les dirigeants de ce monde qui veulent la faire mourir.
Quoiqu’il en soit, rien de mieux qu’un petit Thom Yorke pour finir la semaine, c’est toujours plein de surprises et follement artistique. Vous l’aurez compris, on est un petit peu beaucoup très fans ici !
Jo Vague – Superflex
Avec ses yeux bleu clair et à une coupe de cheveux près, Jo Vague aurait pu être une poupée Barbie. C’est du moins ce que la chanteuse et musicienne essaye de faire en participant à un cours de yoga réservé à des poupées vivantes, dans le clip de Superflex. La réalisatrice Adèle Bonnet, à l’origine de cette vidéo à l’humour absurde, presque surréaliste, détourne les diktats de beauté dans un univers avant-gardiste rappelant les films Barbie de Greta Gerwig et The Substance de Coralie Fargeat — sortis quelques années après le tournage du clip. Cette thématique féministe résonne avec l’engagement de Jo Vague, qui sous son état civil Julie Roué participe à la mise en lumière des femmes compositrices de musique de film. Certains la connaîtront pour sa collaboration avec les réalisateurs Noé Debré (Zorro(avec Benjamin Charbit), Parlement) et Erwan Le Duc (Perdrix, Le monde n’existe pas, La Fille de son père). La compositrice s’amuse d’ailleurs de cette célébrité (« maintenant que je connais, le grand secret, que je suis riche et américaine ») en évoquant certains aspects de sa vie comme son départ de Brest. Jo Vague se fait également gourou en concluant son morceau sur cette phrase : « Soyez mes premiers adeptes ». Chose que l’on s’apprête à faire sans réfléchir car Jo Vague réussit le double pari compliqué de s’imposer comme chanteuse — en plus d’être compositrice de films — et d’en signer le retour — en ayant un précédent projet anglophone intitulé About Luke. Le 18 avril prochain, notre gourou-compositrice-ancienne ingénieure du son et musicienne, désormais favorite, sortira son premier EP Vague.
Asfar Shamsi – escrocs
La rappeuse Asfar Shamsi dévoile cette semaine le clip du morceau escrocs, qui accompagne la sortie de son deuxième EP, le dilemme du hérisson.
Elle explore dans cet EP ses relations aux autres, à travers le paradoxe du hérisson, qui a besoin de ses congénères pour se réchauffer en hiver, mais se blesse inévitablement s’il s’en rapproche trop. Dans escrocs, elle se penche sur ses déceptions amoureuses causées par des bandits de l’amour. Ceux qui prennent sans donner et font croire à une vision faussée de la relation amoureuse, qui mine la confiance en soi et en autrui : « J’ai du mal à faire confiance / comme si tous les gens me mentent sans arrêt ». Dans la lignée de cette introspection qui parcourt l’EP, l’artiste décortique l’impact destructeur qu’ont eu ces relations successives sur son rapport aux autres et à elle-même.
Dans le clip, réalisé par Coraline Benetti et chorégraphié par Katia Ferreira, Asfar Shamsi règle ses comptes avec ceux qui l’ont arnaquée au jeu de l’amour. Elle reprend symboliquement un peu de ce qui lui a été volé dans un final haut en couleur et jouissif. Au-delà du scénario, l’esthétique vintage du lieu et des costumes rappelle les codes de vieux films d’espionnage, et apporte un peu de légèreté au propos douloureux du morceau.
Comme à leur habitude, l’artiste et son équipe font preuve d’une belle créativité et d’un sens aigu du détail. Ils signent un clip décalé, efficace et jubilatoire, qui donne une nouvelle dimension au morceau. On ne saurait que vous recommander de vous plonger dans le reste de l’EP pour découvrir l’univers coloré et sensible d’Asfar Shamsi.