Les concerts d’Avril à ne pas manquer à Paris

Chaque début du mois, La Face B vous sélectionne les concerts parisiens immanquables parmi les centaines que la capitale accueille. Du Stade de France aux plus petites salles indépendantes, la rédaction scrute tous les lieux pour vous servir le meilleur plateau musical de ce mois d’avril 2026.

©Grégory Forestier

Mardi 7 avril – Lisa Portelli

La Gaité Lyrique (3e) – Variété française

Elle a eu l’honneur d’ouvrir pour l’élégant Bertrand Belin sur quelques dates, Lisa Portelli nous a beaucoup enthousiasmé avec ses bidouillages électroniques sur son album Absens. Le 7 avril c’est la dernière chance pour les parisiens de la voir sur scène. A la croisée des sensations, Lisa Portelli invite à explorer les territoires sonores, jazzy ou transe électronique, vous plongerez dans son monde telle sa protagoniste Ondine. Ses expérimentations, finement dosées, révèlent une créativité délicate et audacieuse. Sa poésie s’écoute autant qu’elle se vit. Sur scène Lisa Portelli joue avec le lâcher prise et promet une réelle immersion dans son univers si singulier. Avec un peu de chance, elle vous fera sa divine reprise d’Ecrire pour ne pas mourir, de la regrettée Anne Sylvestre.

Mardi 7 avril – Years of Shame

Supersonic (12e) – Dark Wave

Si vous êtes dans un mood un peu plus darko kiddo, cap sur le Supersonic pour aller découvrir les rennais de Years Of Shame. Alors oui, on n’a pas encore pris le temps de vous dire tout le bien qu’on pense de leur premier album Primary, ça ne saurait tarder ! Mais soyez sûrs d’une chose, Berne Evol et Brice Delourmel ne font pas dans la dentelle, c’est une musique qui fait la synthèse saisissante des racines coldwave, de l’intensité du shoegaze et des pulsations industrielles. Un cocktail qu’ils ont choisi de nommer la sadwave. Amateurs de The Soft Moon, viendez !

En plus, le même soir les anglais de Body Horror seront de la partie pour clore la soirée.

Mercredi 8 avril – Deadletter

Trabendo (19e) – Post-Punk

Zack Lawrence est de retour à Paris, et rien que pour ça, le détour s’impose. L’un des performers les plus charismatiques de la scène post-punk investit le Trabendo avec son groupe Deadletter pour défendre leur deuxième album sorti le mois dernier.

Ce nouvel opus marque une évolution : une épopée plus nuancée en apparence, mais traversée par une tension toujours aussi maîtrisée et vibrante. Sur scène, Zack Lawrence a ses rituels : finir torse nu, non pas pour provoquer, mais pour se délester d’une énergie brute qu’il déverse sans retenue.

Et le public suit : en sueur, porté par des slams frénétiques, happé par la fureur du groupe. Une intensité nourrie autant par la présence magnétique du bassiste et du guitariste que par l’élégance élancée de leur saxophoniste.

Samedi 11 avril – Chalk

Trabendo (19e) – Electro punk

Il est temps de plonger dans un club berlinois aux aspérités punk. Et pour ça, rien de mieux que le Trabendo, écrin idéal pour une immersion totale avec les Irlandais de Chalk.

Le groupe vient tout juste de dévoiler Crystalpunk, un premier album qui marque une évolution nette depuis leur premier EP. Désormais en duo, après le départ de leur batteur, Chalk puise dans ses influences post-punk et techno pour livrer un long format plus dansant, taillé pour le live. .Le groupe est le projet de trois musiciens irlandais, désormais cinéastes oscarisés, Ross Cullen, Benedict Goddard et Luke Niblock

Car sur scène, attendez-vous à un véritable tourbillon sonique où chaque morceau explose. Une transe collective s’installe, emportant le public dans une perte de repères grisante, ivre de son et d’intensité comme lors de leur passage remarqué au festival Musilac l’an dernier

Lundi 13 avril – Jamie Woon

La Maroquinerie (20e) – Neo Soul / R&B

Jamie Woon est de retour ! Celui qui fut l’une des figures de proue de la post-dubstep en provenance du UK – aux côtés, entre autres, de James Blake – revient après 10 ans d’absence. Cette attente prolongée a plongé ses fans dans la crainte de ne plus entendre parler de l’artiste Londonien, après l’excellent Making Time, nommé au Mercury Prize en 2015.

En octobre dernier, il dévoile enfin son troisième album, l’énigmatique 3, 10, Why When. Un disque réussi, qui confirme le virage RnB / neo-soul amorcé il y a dix ans. On a plaisir à retrouver son style bien particulier : une voix chaude aux accents soul et des arrangements qui mêlent sonorités organiques et rythmiques électroniques.

Pour la seule date française de sa tournée, il pose ses bagages à La Maroquinerie. La soirée promet d’être baignée de good vibes délicatement groovy. C’est aussi une occasion unique de (re)découvrir en live un artiste talentueux à la liberté artistique rare. À ne pas manquer, si vous voulez notre avis !

Première partie : Elín Hall

Lundi 13 avril – Yael Naim

La Cigale (18e) – Pop / Musiques électroniques

Cinq ans après Night Songs, Yael Naim fait un retour fracassant avec Solaire, son nouvel album. Plus qu’un nouveau chapitre : c’est une mue pour l’artiste. Un projet aux sonorités et textures plus électroniques, qu’elle a construit, porté et produit en toute indépendance, s’autorisant toutes les libertés. Foisonnant, intime et politique, Solaire fait tomber les barrières et bouger les codes.

Et pour faire de Solaire une grande fête, Yael Naim sillonnera les routes de France jusqu’en mars 2027. Le 13 avril, c’est à Paris que ça se passe, avec une date déjà sold out à La Cigale.

Jeudi 16 avril – Aure + Rosemarie

Les Trois Baudets (18e) – Folk / Chanson

Envie de douceur dans ce monde de brutes ? Les Trois Baudets nous ont concoctés LA soirée parfaite pour faire du bien à nos cœurs brisés par le fracas du monde et nos oreilles délicates.

Rosemarie entamera la soirée avec sa poésie, entre pudeur et sensualité, qui, à n’en pas douter, saura vous toucher. Que vous soyez une âme sensible ou pas !

Puis Aure viendra partager son premier album tout juste éclos : printemps. Sans doute le début d’une très belle histoire pour celle qui, après une première carrière d’architecte, a décidé de se lancer dans la musique.

Aure compose une folk précise et épurée, portée par sa voix suave tantôt parlée tantôt chantée. Le français, l’anglais et l’espagnol cohabitent et se répondent pour exprimer le changement de perspectives, le renouveau et l’apaisement. L’esquisse d’un nouvel équilibre, d’un havre de paix qu’on vous invite chaudement à découvrir.

Samedi 18 avril – NITE

Le Chinois (Montreuil) – Electro rock

Céder à la viralité ? On va sérieusement finir par croire que les algorithmes ne se plantent pas toujours. Ils n’ont pas arrêté de poper sur notre fil Instagram et honnêtement, ça sera aussi une première pour nous.

Les jumeaux texans Myles et Kyle Mendes forment avec leur batteur Phil Helms le trio NITE. Les trois garçons posent leurs valises au Chinois à Montreuil le 18 avril. Leur musique puise dans la darkwave, la synthpop et le post-punk – que de bonnes choses pour les amoureux de ce genre de combo – pour s’offrir un lot de noirceur dansant fortement inspiré des années 1980. Mélodies hantées, rythmiques efficaces, élégance digne des new romantics des 70s, voilà la belle promesse de NITE. Et ça sera une good night !

Samedi 18 avril – Kéroué

La Cigale (18e) – French Hip-hop

Avec son premier album solo, sobrement intitulé RECORD et sorti en octobre dernier, Keroué signe le projet le plus personnel de sa carrière. Accompagné d’autres rappeurs et producteurs de talent (CaballeroJeanJassNeS pour ne citer qu’eux) il raconte son histoire, en particulier les obstacles qui n’ont fait que renforcer sa détermination.

Cet album, c’est l’aboutissement d’un long chemin débuté il y a plus de dix ans. Aux côtés de son acolyte Vidji, il forme alors le groupe Fixpen Sill. Le duo se fait une place de choix dans le rap français avec des projets comme Edelweiss et FLAG. Au fil du temps, il trace sa route en solo et son identité musicale se précise. D’EP en EP, il gravit les échelons et acère sa plume. Aujourd’hui, le rappeur breton est un lyriciste aguerri, représentant d’un rap technique à l’ancienne qui fait son retour sur le devant de la scène. 

En parlant de scène, c’est celle de La Cigale qu’il a choisi pour défendre son premier album à Paris. Avis aux amateur·ice·s de rimes et d’instrus planantes et percussives – ça va envoyer.

Première partie : ABSOLEM

Samedi 25 avril – Joe Bonamassa

La Seine Musicale (Boulogne-Billancourt – 92) – Blues / Rock

Le légendaire guitariste de blues rock américain pose ses valises à La Seine Musicale pour sa seule date française en 2026.

Bizarrement assez peu connu chez nous, Joe est un véritable phénomène outre atlantique. Quelques chiffres qui donnent le tournis pour présenter le monsieur : plus de 30 albums à son actif à seulement 49 ans, dont la moitié enregistrés en live, 3 nominations aux Grammy awards, des millions d’albums vendus… et une collection de plus de 150 guitares. C’est ça Joe Bonamassa, et surtout un immense talent d’auteur-compositeur-interprète.

Joe Bonamassa ne joue pas de son statut de super star, il joue de la guitare. Ne vous attendez pas à voir des écrans géants (ou de fumée), mais un show avec des musiciens hyper pro. Tout est précis, propre et généreusement live. Un concert incontournable pour tous les amateurs d’excellent blues rock !

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