Live-Report – Karaoké géant pour Warhaus à l’Aéronef

En ce début décembre, le chanteur Belge Warhaus faisait étape dans l’une des salles Françaises les plus proches du plat pays. En résultat, l’impression de quasiment jouer à domicile pour la moitié de Balthazar, donc la classe et le groove ont fait mouche auprès de l’audience.

Crédit Photos : Martin Sojka / @tintamar_music

20h, l’heure est tranchante, le froid et le vent à l’extérieur de la salle également. On s’engouffre rapidement dans la salle pour ne pas prendre froid alors que démarre déjà la première partie. Au programme : Roufaida, et sa musique trip-hop planante. Une belle découverte pour nous, même si on aurait aimé un peu plus de respect de la part du public qui n’a pas semblé accordé à la chanteuse l’attention qu’elle méritait (dans certains moments calmes, on entendait beaucoup plus facilement les bavardages que la musique, c’est dommage). Qu’à cela ne tienne, ça ne l’empêchera pas de produire ses morceaux et de faire passer ses messages de soutien auprès des peuples opprimés, et ça on apprécie. Force à elle pour la suite de sa carrière, qu’on ne manquera pas de suivre.

roufaida en première partie de Warhaus à l'aeronef de Lille

Le temps d’une respiration à l’extérieur, d’aller se chercher un verre et de faire une pause technique, on se retrouve à enchaîner avec la tête d’affiche du soir. Le chanteur belge Warhaus, aka Maarten Devoldere, originaire des Flandres occidentales, se retrouve dans une salle du Nord de la France où le Flamand semble presque plus commun que le Français. On en aura confirmation pendant le concert au moment où sera demandé si des Flamands sont dans la salle, ils sont en nombre ! Le crooner présente ses morceaux, en grande partie issus de son dernier album même si des incursions dans ses opus se glissent régulièrement dans la set list. L’ambiance est feutrée et chaleureuse, le groove est présent, tout le public s’ambiance et on apprécie particulièrement la scénographie et les lumières qui donnent une atmosphère très travaillée à l’ensemble (mention spéciale à l’idée d’utiliser un spot mobile pris à bras par le chanteur pour mettre en évidence les musiciens alors que le reste de la salle est dans l’obscurité). Le concert file sans qu’on ne le voit passer, et on est presque surpris de voir la formation quitter la scène.

C’est alors qu’on retrouve notre bon vieux Warhaus, qui rentre dans la salle au milieu du public pour remettre le Karaoké du nom de son dernier album Karaoke Moon. Accompagné d’un spot, d’une télévision et d’un micro, il propose deux morceaux au public. Ce soir, ce sera Aline du regretté Christophe qui est choisie par le public. Alors on a crié, crié, mais elle n’est jamais revenue. Tant pis pour cette fois, il est déjà l’heure de rentrer dans les rues fraîches de Lille.

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