Onha : « On n’a pas la même vie, ça veut dire beaucoup de choses »

Six ans de grind, un tonton samplé et des cordes vocales reconstruites, Onha est loin de suivre le parcours classique d’un artiste ultra talentueux. Avec son humour, ses racines et son flow, il montre que l’indépendance n’est pas une limite. La Face B l’a retrouvé à Bruxelles pour parler de son tout nouveau projet, ONHAPASLAMEMEVIE VOL.1 et de sa nouvelle vie d’artiste.

La Face B : Bonjour Onha, merci de nous recevoir à Bruxelles juste avant ta listening party, où tu attends pas mal de monde. Comment te sens-tu ? Pas trop stressé ?

Onha : En fait, je t’avoue, c’est un mélange de plein d’émotions. Mais en vrai de vrai, je suis très content, mais aussi un peu stressé. Et en même temps, j’ai jamais été aussi sûr d’un truc. C’est trop bizarre. La sensation est trop bizarre. Il faut savoir que le EP, je l’ai fait beaucoup plus rapidement que le précédent. Comme tu vois, on n’était pas encore artistes, même pas émergents, des artistes amateurs. En fait, on est passés d’artistes amateurs à artistes un peu plus confirmés. Ça a pris deux ans parce qu’on a dû refaire beaucoup de mixes, beaucoup d’autres choses.

Et là, ce projet, je ne l’ai même pas fait en six mois. Et tu captes : par exemple, le morceau Problème, ça fait six ans que j’ai le refrain. Tout s’est assemblé méga vite. Et donc, c’est le stress du fait que je suis quelqu’un de très perfectionniste. Mon rap est un peu alternatif, je pose d’une manière assez particulière. Et le stress, c’est aussi : est-ce que les proches, là ce soir, et les professionnels , est-ce qu’ils vont comprendre le projet ? Mais sinon, je suis content et je suis assez sûr de moi.

La Face B : Justement tout semble être allé très vite pour toi dernièrement, comment tu gères un peu cette nouvelle cadence ? Ou même un peu cette nouvelle visibilité ?

Onha : Je t’avoue, c’est hard. Parce que moi, je viens d’être diplômé. Et là, j’étais en train de faire mon mémoire en juillet. Et en fait, en parallèle, j’étais en train de préparer le projet. Donc du coup, dans les vidéos archives que tu peux retrouver et que je pourrais t’envoyer, je suis en mode : je suis dans un centre culturel, en train de terminer ONHAPASLAMEMEVIE VOL.1. Donc pendant cette période, je faisais une heure de mémoire, puis une heure où je bossais sur le projet.

Et pour la visibilité, je t’avoue que ça va, c’est tranquille. Ça reste encore une visibilité d’artiste en développement. Mais j’en suis déjà hyper content. Du fait qu’on me reconnaisse dans la rue, qu’on m’envoie des messages en mode : “Ton morceau m’a aidé à aller mieux.” Et c’est assez particulier.

Et en plus, je suis belgo-ivoirien. Et là, avec le dernier morceau qu’on a sorti, Qu’est-ce qui n’a pas marché ? , où j’ai samplé mon tonton, j’ai une petite trend qui est en train de se lancer sur TikTok, avec plein de gens de Côte d’Ivoire qui reprennent le son. C’est trop bizarre. En fait, tout est un peu super bizarre.

Mais sinon, comment je gère ? C’est cool. En fait, ça fait plaisir parce que ça fait six ans que je m’essaie à être professionnel avec Onha, six ans qu’on a vraiment commencé le projet. Et je t’avoue que oui, c’est un projet qui n’est pas forcément le plus évident à comprendre. Il te faut quand même beaucoup de clés de compréhension. Et justement, j’ai l’impression que maintenant, je commence à avoir les clés pour les donner aux gens.

En mode : je comprends que sur Opale, le projet précédent, on avait un peu plus de mal parce que j’ai surtout foncé dans mon délire en mode “Voilà, c’est moi.” Et là, avec ce nouveau projet, on a fait une version beaucoup plus brute de Onha, sans trop d’artifices. Pour dire que voilà : Onha, il rappe, et de cette façon. Il parle d’africanité, de panafricanisme, il fait des blagues, etc.

La Face B : On ne peut pas passer à côté du sujet de Nouvelle École. Qu’est-ce que cette expérience t’a apporté ?

Onha : En fait, Nouvelle École, j’ai eu un passage très court, très éclair. Qui plus est, dans la diffusion. Il faut savoir qu’avant d’y participer, la préparation m’a presque pris un an, parce que ça a été retardé de plus de six mois. Et en gros, ce qui s’est passé, c’est que j’ai commencé le sport, les cours de chant, et à écrire des textes presque tous les deux jours.

Et Nouvelle École, ça m’a permis de remettre la musique au centre, et surtout d’être autonome. Parce que je fais mes propres prods aussi maintenant, c’est moi qui me suis record, qui fais les pré-mixes, etc. Et donc ça a évolué de fou, très vite.

La Face B : Selon toi, en participant à ce genre d’émission, tu représentes un peu la Belgique. En quoi le fait que des artistes belges puissent participer à ce type de programme peut-il apporter quelque chose au rap belge ?

Onha : Pour moi, le rap belge, on est toujours un peu vus comme une succursale de la France, de la francophonie. Parce que, certes, tu vois, il y a eu la génération 2015, etc., qu’on connaît très, très bien. Il y a eu une nouvelle génération qui a tenté d’émerger, mais malheureusement, à un moment, il y a eu des embrouilles et pas mal d’histoires.

Du coup, je trouve qu’on est parfois encore vus comme “les cousins gentils” de la France. Et ce qui est particulier, c’est que moi, quand je dis que je suis belge et qu’on écoute ma musique, les gens sont un peu choqués. C’est assez spécial.

Et je le vois aussi parfois avec les tourneurs en France : ils sont toujours un peu plus frileux à l’idée de prendre des Belges, parce qu’on passe un peu après la génération dorée. C’est revenu à un état plus normal, où le feu s’est un peu calmé.

Mais pour répondre à ta question : oui, évidemment, Nouvelle École est une bonne chose pour montrer et représenter le rap belge. Même s’ils pourraient encore un peu plus digger, je pense.

La Face B : Tu mentionnais ton oncle, pourquoi as-tu choisi de l’intégrer dans ton projet ? Qu’est-ce que cela représente pour toi d’y faire entrer de ta famille ?

Onha : Pour moi, c’est vraiment essentiel. C’est même un peu l’essence de mon gimmick. Au-delà du fait que ce soit le nom du projet, ONHAPASLAMEMEVIE VOL.1, c’est aussi une manière de penser.

“On n’a pas la même vie”, ça veut dire beaucoup de choses : ça veut dire que je suis empathique envers toi, que je reconnais qu’on n’a pas les mêmes sensibilités, pas les mêmes parcours. C’est une sorte d’ouverture à l’autre.

Et dans cette logique-là, c’était très important pour moi de représenter aussi la Côte d’Ivoire. Je suis belgo-ivoirien, et je dis souvent que je ne suis pas 50 % belge et 50 % ivoirien, mais 100 % des deux cultures. La musique que je fais aujourd’hui est assez européenne, assez occidentale, et je n’ai pas, pour le moment, envie d’y ajouter directement des grosses sonorités afro, même si ça viendra peut-être plus tard. J’ai déjà fait des morceaux plus afro, mais j’aime avancer par étapes.

Du coup, je me suis dit : pourquoi ne pas sampler mon tonton ? Il m’envoie énormément de messages vocaux, toujours remplis de cœur. Je suis quelqu’un de solaire, je rigole beaucoup, et ma famille est pareille. Donc c’était important pour moi de les faire exister dans le projet.
C’était à la fois une manière drôle et authentique d’intégrer quelque chose de personnel, et aussi de faire un gros big up à mon tonton.

La Face B : Et il a réagi comment justement à tout ça ?

(rire) Du coup, j’ai fait écouter ses audios à des gens de mon équipe. Je lui ai dit, pour rigoler : “Tonton, tu sais qu’il y a des filles qui ont dit que tu avais une belle voix ?” Et là, il a directement réagi : “Ah ouais, je suis un beau gosse !” (rire) Il est beaucoup trop marrant, tonton Alain. Il est juste hilarant, on ne fait que rigoler avec lui.

Et je voulais vraiment ramener ça dans le projet. Parce que parfois, ses vocaux sont un peu tristes aussi, et je m’en rends compte seulement en les réécoutant. Je me dis : “Ah oui, c’est vrai que je ne lui ai pas répondu…” parce que j’étais pris dans mille trucs. Tout est lié.
Donc pour moi, c’était aussi une manière de dire : “Tonton, on ne t’oublie pas. Vraiment pas.”

Et d’ailleurs, petite exclu pour La Face B, il y a une tantine qui m’a envoyé des messages en mode “N’hésite pas à faire la même chose pour tes cousins aussi, comme ça tu peux présenter toute la famille !” C’était vraiment trop mignon… et un peu drôle aussi. (rire)

Et puis, il y a surtout le fait que je ne les connais pas depuis très longtemps. Comme beaucoup de personnes métisses, j’ai toujours eu une relation un peu compliquée avec l’un de mes deux côtés. Pour moi, c’était le côté ivoirien. Et je ne l’ai réellement découvert qu’il y a trois ans.

C’est à ce moment-là que j’ai rencontré ma famille ivoirienne pour la première fois. Et ça m’a marqué parce que je me suis rendu compte que ce n’est pas seulement l’éducation qui crée un lien. Je m’entendais tellement bien avec eux que j’avais l’impression d’avoir passé ma vie à leurs côtés. L’entente, la façon de rire, la manière d’être ensemble… J’ai compris que ça se transmet aussi, quelque part, de gène en gène.

C’est fou de se dire : « Je les connais depuis deux jours, mais en fait, c’est ma famille ». Et de le ressentir aussi fort.

La Face B : Dans le morceau Problème, tu racontes qu’on t’a dit que tu n’étais pas fait pour le rap. C’était quelque chose de plutôt métaphorique, ou tu as vraiment entendu ces mots ? Qu’est-ce que tu voudrais répondre aux personnes qui t’ont dit ça ?

Onha : Dans le début de l’interview, je te disais que, effectivement, j’ai un rap… un rap qui est fort associé au mouvement un peu laid-back, tu vois, un peu à la MF Doom. Et c’est un truc, où en France, que certains ne captent pas parfois. Et donc du coup, c’est vrai qu’au début, vers 2018, quand j’étais dans mon ancien groupe de rap, du nom de Apostrophe, oui, j’ai pu entendre ça.

Par exemple, et ça, c’est une anecdote un peu marrante, il y a une meuf qui m’aimait bien. Mais bien bien, en mode qu’elle faisait un peu du forcing avec moi. Et un jour, elle m’a dit : “Ouais, j’aime pas ta musique, par contre toi, je t’aime bien.” Je l’ai regardée, et elle a ajouté : “Je trouve que tu rappes bizarrement, je comprends pas.” Moi, j’étais en mode : “Ah, ok…” Et ce truc-là m’a marqué.
C’est vrai qu’à cette période-là, 2018-2019, avant d’arriver à créer Onha, parce qu’avant, je m’appelais Scrave, ça jouait un peu dans ma tête.

Et le truc, c’est que quand j’ai commencé à rapper, j’ai commencé sur du “Majestic”. Je sais pas si tu vois : c’était une chaîne YouTube où il n’y avait que des trucs un peu électro. Un peu un style à la Grems, comme ça. Et du coup, j’ai rappé sur des prods comme ça. Moi, j’ai commencé limite par les trucs les plus durs. Je rappais pas forcément bien dessus, mais c’était pour l’apprentissage et tout.

Et oui, effectivement, c’était un peu toute cette époque-là où il y avait des gens qui pouvaient dire : “Ouais, ce flow, je ne le comprends pas…” C’était un peu pour dire que voilà, je ne représente pas forcément le rap plus classique. Moi, je suis un gars, c’est de la joie de vivre, il y a beaucoup de positivité, et vas-y, je ne vais pas commencer à être ostentatoire dans mes clips ou quoi. J’essaye juste d’être le plus authentique.
Et donc c’est pour ça aussi, cette phrase signifie un peu ça. Ils m’ont dit que le rap n’était pas fait pour moi, mais en fait, j’y vais.

Et là, ça commence à prendre. Merci à Femtogo, merci à Ptite Soeur pour les travaux, merci à tous ces gens-là. En fait, à chaque fois, tous les 5-6 ans, il y a des Laylow, des Femtogo, des Grems, tous ces gens… Et j’espère pouvoir aussi ouvrir des portes supplémentaires, pour que, tu vois, on puisse continuer à faire avancer les choses. C’est trop important.

La Face B : Tu es sur Bruxelles à présent, mais tu es originaire de Liège, un peu l’un des viviers du rap belge, on peut prendre Absolem, Fuku, Bakari ou encore Golgoth pour ne citer qu’eux. Quelle est ta vision du rap liégeois aujourd’hui ?

Onha : Ma vision du rap liégeois, c’est un rap que j’aime. En fait, pour te dire, quand j’ai commencé, le pera, c’était à Liège, dans les open mics, c’était tout ghetto, dans la rue. C’était vraiment un mode de vie. J’avais pas mes cheveux comme ça, j’avais toujours la capuche, j’arrêtais pas de rapper. C’était un peu un joute verbal, où si t’étais pas bon, tu sortais du cercle. Et je t’avoue, ça m’est déjà arrivé de sortir du cercle. (rire)

Il y a quelque chose de très unique, notamment avec un Le Dé, qui a vraiment apporté un truc. Je trouve que les gens sont hyper talentueux, mais le souci, c’est qu’au niveau des infrastructures, on manque énormément de moyens pour pouvoir passer un palier. Tu vois, il y a des gens comme Nectar, par exemple, où eux, je leur donne tout mon respect, parce qu’ils ne quittent pas Liège, ils restent sur place et essaient de faire avancer cette culture, ce qui reste assez compliqué.

Parce que même Bakari, il est obligé de s’exporter. Absolem, il est obligé de s’exporter. Même moi, je suis obligé de m’exporter, et même Golgoth et tout, ils s’exportent. Tous ces gens-là, de l’ancienne génération. Et par exemple, ce que Starflam a fait, c’est un truc que j’ai l’impression qu’aujourd’hui, c’est un peu plus compliqué à faire.

Mais moi je représente Liège, fièrement !

La Face B : Tu es totalement indépendant, mais justement, quels types de problèmes cela peut-il entraîner en tant que jeune artiste ?

Onha : En fait, je pense que tout est un défi. Déjà, il faut réussir à se structurer, à faire confiance aux gens et à construire une équipe qui soit fiable, solide, et prête à “manger des cacahuètes”, voire des miettes quand il n’y a rien.

Heureusement, j’ai des activités à côté : je suis photographe, je suis directeur artistique. Donc parfois, j’arrive à injecter un peu d’argent dans le projet. Et je suis aussi plutôt bien vu du côté de la Fédération Wallonie-Bruxelles, ce qui me permet d’obtenir des subsides. Mais en dehors de ça, il n’y a rien. Donc je dois travailler tous les jours comme un fou pour que mon équipe garde la motivation.

Et puis, si ça tombe, dans deux ou trois ans, il y aura peut-être un label qui viendra me “cueillir comme une petite fleur”, alors que j’aurai galéré presque dix ans pour garder la tête hors de l’eau. C’est ça aussi, être indépendant.

Et oui, c’est quand même hardcore. J’ai l’impression que les artistes indépendants en France s’en sortent un peu mieux qu’en Belgique, parce qu’ils ont plus d’infrastructures, des dispositifs comme les Buzz Booster, alors que chez nous, c’est beaucoup plus limité. J’espère vraiment que la culture va pouvoir rebondir avec tout ce qui se passe.

Et quand on compare encore plus large : moi je suis un artiste francophone, donc Wallonie-Bruxelles. Mais ce n’est même pas comparable avec la Flandre. Il y a une séparation énorme. Quand tu vois comment les artistes émergents flamands en développement sont soutenus, considérés, accompagnés… par rapport à nous, c’est une dinguerie. C’est vraiment une dinguerie.

La Face B : Dans le titre Respire, tu évoques ton opération des cordes vocales, au cours de laquelle tu aurais pu perdre la voix. Est-ce que tu peux nous parler un peu plus de cette période ?

Onha : Oui, c’était assez chaud. En gros, tu entends que ma voix est cassée. Ce qui s’est passé, c’est qu’en 2020, j’ai dû me faire opérer des cordes vocales parce que j’avais des nodules et un kyste. En gros, des sortes de petites boules sur les cordes vocales. C’était une opération risquée. L’un des dangers, c’était que mon timbre change… ou même de perdre ma voix. Au final, ma voix est encore plus marquée aujourd’hui, donc je m’en sors bien, et tant mieux !

Mais j’ai eu trois ou quatre ans de logopédie. Pendant un an, je ne pouvais plus chanter ni rapper. Et pendant une semaine, je ne pouvais même plus parler. Donc imagine vu comment je débute d’habitude, c’était compliqué ! (rire)

Ça a été une expérience de fou parce que c’est arrivé juste au moment où je venais de créer Onha, quand on commençait à avoir des opportunités. C’est un peu comme si tu étais footballeur, qu’un club te repère… et que tu te fais les ligaments croisés. L’opération des cordes vocales, c’est exactement ça : tu ne sais pas si tu vas t’en remettre ou pas.

Psychologiquement, ça a été très dur. Et avec un morceau comme Respire, j’avais envie d’en parler ouvertement, de montrer que j’ai « réparé » mes cordes vocales un peu comme Madame Céline Dion. Et après coup, en me renseignant, j’ai appris qu’elle avait subi la même opération, alors qu’elle a une voix de dingue, avec une projection incroyable. Elle a connu, elle aussi, de gros problèmes de cordes vocales. Et comme le rappeur Dimeh, avec qui certains disent que je partage un peu le même timbre, ça m’a rassuré de voir que même des artistes avec des voix puissantes ont traversé ça.

La Face B : Tu avais réalisé notre format ADN il y a plus d’un an. Est-ce que tu aimerais le modifier ou ajouter un titre ?

Onha : Je pense d’abord à un son de Jim LegxacyA Fader, un morceau UK qui me fait un peu inspiré Respire. Il a des drums un peu similaires : ce n’est ni de la Jersey, ni de la drill, c’est encore autre chose au niveau de la rythmique, un truc très inspiré de ce style UK. Et c’est vraiment un son qui m’a fait aimer ce style.

Et un autre son qui me correspond assez bien, c’est Beaucoup de Biga*Ranx. Eux aussi, ils sont trop forts. En fait, j’aime trop la nonchalance, et j’aime le fait que ce soit faussement déstructuré. C’est quand même ultra technique. Et j’aime aussi la manière dont il allie le hip-hop avec le reggae, parce que ce style-là, c’est le style de mon père. C’est une musique que j’ai longtemps rejetée alors qu’au final, c’est une musique que je kiffe énormément.

D’ailleurs, sur le projet, tu as le morceau LOOOVE, où on fait un peu de reggae à notre manière, mais en s’inspirant de ce que fait Biga. Et au final, c’est un style qui me représente très bien : tu as l’impression que c’est que de l’enjaillement, mais parfois ils parlent de sujets ultra difficiles, avec un flow un peu “Stromae-esque”. Tu as l’impression que c’est dansant, mais en réalité, ça parle de vraies choses. Il y a beaucoup de sous-couches.

La Face B : Et dernière question, qu’est-ce qu’on peut te souhaiter pour la suite ?

Onha : La santé et de continuer comme ça, et de toujours garder le sourire, c’est quelque chose d’important.

Découvrez Onha sur YouTube et Instagram

Laisser un commentaire