Devant un Olympia survolté, un public suspendu au moindre mot, au moindre geste, Peter Doherty a offert, ce 18 février, une ultime date française à son image : élégante, attachante et délicieusement imprévisible. Ainsi, costume parfaitement taillé, chapeau incliné et regard espiègle, le dandy fringant britannique n’est pas arrivé seul. À ses côtés, un véritable casting cinq étoiles. Jack Jones à la guitare, Mike Joyce derrière les fûts, Katia deVidas aux claviers, Mike Moore (guitariste de Liam Gallagher) et Mark Neary (bassiste de Baxter Dury). Ensemble, ils ont métamorphosé la mythique salle parisienne en un refuge rock vibrant et habité. Entre poésie à fleur de peau des nouveaux titres et déflagrations punk Babyshambles, éclats d’humour British et communion sincère, la soirée a pris des airs de grande réunion de famille ou de joyeux bordel. A vous de voir!
Retour en images sur bien plus qu’un concert solo. Un moment de partage et de musique où le chaos s’est fait sublime.

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Le public était là, trépignant d’impatience comme des enfants sur le point de céder à un caprice. Puis, après une attente tendue, le concert a enfin démarré à 21h45. Entouré ainsi de ses super musiciens — Jack Jones à la guitare, le légendaire Mike Joyce à la batterie, Katia deVidas aux claviers, Mike Moore et Mark Neary — Peter Doherty a rapidement imposé une atmosphère à la fois chaleureuse et électrisante. La setlist restait fidèle aux dates précédentes. En revanche, ce soir, elle prenait ce soir une dimension vivante et organique. L’ouverture sur The Last of the English Roses déclenchait une ferveur immédiate, chantée en chœur par une salle conquise. Tandis que Killamangiro laissait paradoxalement le public dans l’expectative, sensible à la poésie de Peter Doherty plutôt qu’à l’urgence punk de ses débuts.















Entre les ballades introspectives de son dernier albums solo, les brûlots de The Libertines et ceux des Babyshambles, ponctués de reprises de The Smiths ou de Trampolene, l’Olympia profitait en effet d’un équilibre parfait entre émotion, chaos et communion collective.
Pour clore le show, ce final cathartique où Fuck Forever et There Is a Light That Never Goes Out transformaient la salle en un gigantesque karaoké euphorique.






Un entracte bouleversant avec Morag Butler
Puis, Morag Butler, c’est la surprise absolue. En fait, personne ne l’attendait, personne ne la connaissait. Annoncée au dernier moment par Peter Doherty d’un nonchalant « This is Mo from over there ». Elle traverse la scène presque timidement. L’incompréhension gagne d’abord la fosse. Puis, dans un français délicieusement hésitant, elle se présente : « Je suis une petite dame vieille », avant d’expliquer que Peter lui a demandé d’interpréter l’une de ses chansons.
Quelques arpèges s’élèvent. Dès les premières notes de Night of the Hunter, le climat change. Les regards se lèvent, les conversations cessent. Ce qui n’était qu’une apparition impromptue devient un moment suspendu, fragile et sincère. Avec Doherty, l’imprévu n’est jamais un accident, mais une part essentielle de la magie.




Real Farmer – Le rock dutch primaire et nerveux!
Le deuxième groupe, Real Farmer, tranche radicalement avec la douceur folk de l’ouverture de Junior. Post-punk nerveux, tension permanente, présence scénique habitée : le chanteur multiplie les sauts et les mouvements brusques, captant sans peine l’attention des premiers rangs. Une énergie brute, presque urgente et primaire, qui contraste avec l’élégance à venir et annonce déjà les éclats plus électriques de la soirée.















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