(PORTFOLIO) RAYE triomphe avec glamour et audace à l’Accor Arena.

L’Accor Arena affichait complet pour l’unique date française de RAYE. Difficile d’imaginer scène plus imposante pour célébrer une artiste britannique aussi unique que fabuleuse. Dans une atmosphère survoltée, Raye a livré un show à la fois spectaculaire et profondément habité, mêlant vocalises impressionnantes, envolées soul, confessions intimes et humour so british. Elle nous a gâtés avec un répertoire riche, explorant aussi bien ses ballades orchestrales que l’électro de ses débuts.

Chaque note, chaque silence, chaque phrase semblait trouver sa place, naturellement. Elle a réussi un véritable tour de force : embarquer des fans venus de toute la France et de l’étranger, autant pendant les chansons qu’entre deux titres, ponctués d’anecdotes, de messages et d’un soupçon de drama assumé. Raye a offert à un public conquis une performance taillée pour les grandes arènes, portée par un charisme éclatant, une générosité sincère et un somptueux orchestre d’une vingtaine de musiciens qui nous ont fait chanter, danser et sourire le temps d’une soirée.

Retour en images sur un concert d’un autre temps, soul et joyeux, à ne vraiment pas manquer, où Raye a brillé de mille feux avec force et sincérité au cœur de Paris — glamour, paillettes et drama inclus.

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Rideau rouge façon Broadway, manteau de fourrure, lunettes noires : l’intro est théâtrale, presque cinématographique. Puis, des confettis tombent comme de la neige, la tension monte. Puis, sans détour : « Where Is My Husband! ». Franchement, fallait oser. Démarrer avec son tube intergalactique, c’est un pari. L’Accor Arena explose. Accueil tonitruant, applaudissements interminables, standing ovation dès la première chanson. Quelle entrée en matière. Ainsi, trois ans après La Cigale, RAYE mesure le chemin parcouru devant près de 20 000 personnes.


La soirée a pourtant été chahutée en coulisses : un bug sur Ticketmaster a privé une soixantaine de fans d’accès. Touchée, la chanteuse a promis de trouver une solution pour les spectateurs lésés, rappelant son attachement à son public.

De plus, côté setlist, la tornade britannique impressionne. Portée par un orchestre d’une vingtaine de musiciens, elle enchaîne « The Thrill Is Gone », « Suzanne » ou « Oscar Winning Tears » avec une aisance bluffante. En effet, les cuivres éclatent, les cordes enveloppent, la voix plane. Elle plaisante, raconte ses déboires amoureux, échange avec les premiers rangs. Moment suspendu : « Ice Cream Man », seule au piano, confession bouleversante qui glace la salle avant une ovation. Plus tard, la parenthèse électro rappelle ses débuts et ses collaborations club, concluant un show dense de 2h15.

Au fil des deux heures quinze de show, RAYE a alterné entre morceaux phares et dix nouvelles chansons issues de son prochain album This Music May Contain Hope, déjà très attendues. Enfin, la parenthèse électro finale, clin d’œil à ses collaborations passées du debut, est venue clore un concert dense et énergique, naviguant entre glamour, puissance vocale et instants de pure émotion.

Entre fun, sensualité et engagement, RAYE a confirmé qu’elle est bien plus qu’une star : une interprète complète, dotée d’une véritable force scénique. L’Accor Arena est tombé sous son charme. Classieux, parfois légèrement décousu, le concert n’en reste pas moins une éclatante démonstration de charisme et de maîtrise vocale.

Pour conclure, a Paris, RAYE a prouvé qu’elle a l’étoffe des grandes arènes — glamour, drama et sincérité compris.

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