La Face B a rencontré The Lathums, quatuor cheeky et chaleureux originaire de Wigan, lors de leur date parisienne au Trabendo, à l’occasion de la sortie de leur nouvel album Matter Does Not Define. Entre harmonies soignées et chansons pêchues, le groupe déploie une énergie contagieuse, aussi bien sur scène qu’en ville, mêlant l’authenticité du rock britannique à une fraîcheur pop moderne. L’occasion de revenir sur leur vie en tournée, leur processus d’écriture, ainsi que l’évolution de leur son, marqué par des mélodies accrocheuses et une complicité évidente. Une rencontre sincère et fun avec quatre garçons prêts à conquérir les esprits et les scènes, un concert à la fois.
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« On adore jouer avec la structure — les intros, les outros, même les solos — juste pour s’amuser et offrir à chaque fois quelque chose d’unique au public. » Alex Moore, The Lathums
La Face B : Bonjour The Lathums, comment allez-vous aujourd’hui ? Comment se passe la tournée jusqu’à présent ?
The Lathums : Bonjour ! Très bien.
Alex Moore : Oui, ça se passe super bien jusqu’ici. On a joué à Cologne hier. Chaque fois qu’on vient en Europe, le public est toujours très poli et vraiment à l’écoute de la musique. C’est comme ça depuis nos débuts.
La Face B : Comme lorsque vous faisiez la première partie des Killers, par exemple ?
The Lathums : Oui, exactement. On est beaucoup venu ici à cette époque-là.
La Face B : Racontez-nous vos moments marquants depuis le début de la tournée ?
Matty Murphy : La tournée au Royaume-Uni qu’on vient de terminer était notre plus grande à ce jour. On a joué dans des salles emblématiques comme la Brixton Academy à Londres. C’était un moment énorme pour le groupe. Et on a aussi fait deux concerts à guichets fermés à l’Apollo de Manchester.
Alex Moore : Oui, beaucoup de grosses dates à guichets fermés.
Matty Murphy : En fait, toutes les dates. C’est une grosse année pour le groupe.
Alex Moore : Il y a eu des concerts marquants aussi — comme en Grèce, au théâtre de Petra, en première partie de Louis Tomlinson.
Matty Murphy : C’était incroyable ! Et la Roumanie aussi — on a joué aux Arenele Romane.
La Face B : En quoi la tournée a-t-elle façonné votre relation en tant que groupe — à la fois dans votre dynamique et vos performances — surtout depuis que toi (Matty) tu as rejoint le groupe ?
Ryan Durrans : Les tournées sont super pour créer des liens — on est tout le temps ensemble, donc on devient très proches. Mais c’est aussi dur de trouver un moment pour soi — un peu de « temps perso ».
Alex Moore : Oui, il y a un lien particulier qui se crée quand on est coincés dans un bus ou un van avec les mêmes personnes pendant des semaines. On est constamment face à face, ça forge une proximité unique.
Matty Murphy : Les silences deviennent naturels.
Ryan Durrans : On est comme des frères, en fait.
La Face B : Avez-vous des rituels avant de monter sur scène ?
Alex Moore : En général, on se motive mutuellement juste avant d’y aller.
Ryan Durrans : Et on met toujours de la musique à fond dans les coulisses avant de monter sur scène.






La Face B : Est-ce que vous adaptez vos morceaux pour les concerts ? Certains prennent-ils une autre énergie en live par rapport aux versions studio ?
Alex Moore : Carrément. Dernièrement, j’ai beaucoup travaillé sur des morceaux comme Heartbreaker — ce sont des titres très interactifs, qui dépendent beaucoup du public. Ce lien entre le groupe et les spectateurs, c’est génial. On aime bien jouer avec la structure — les intros, les outros, même les solos — histoire de garder du fun pour nous, et d’offrir au public quelque chose d’unique à chaque fois.
La Face B : Y a-t-il des chansons qui ont eu un écho plus fort chez les fans que ce que vous imaginiez — surtout parmi les nouveaux morceaux ?
Alex Moore : Je dirais encore Heartbreaker. C’est un vrai moment fort du nouvel album. Ça donne le ton pour tout le concert. Les gens se détendent, participent. C’est contagieux — impossible d’y résister. Et il y a aussi un morceau qui s’appelle I See Your Ghost, où je pousse un cri — les fans adorent ce moment.
La Face B : Je voulais justement vous parler de ce morceau. Maintenant que vous avez un répertoire plus large, comment construisez-vous votre setlist ?
Alex Moore : C’est de plus en plus difficile — il y a plus de choix.
Ryan Durrans : Oui, c’est vraiment compliqué. Plus on a de morceaux, plus on peut combiner les titres différemment pour les concerts. C’est un bon problème, mais ça reste un défi.
Alex Moore : On n’a jamais sorti une mauvaise chanson.
Matty Murphy : C’est vrai ! Franchement, les fans aiment tellement les morceaux que si on en oublie un, il y en a toujours un pour venir nous dire : « Je peux pas croire que vous ne l’ayez pas jouée ! »
La Face B : Vous avez des chansons qui sonnent comme de véritables hymnes de stade — que les gens attendent absolument pour chanter avec vous. Si vous les zappez, la foule peut se rebeller !
The Lathums : [Rires] Oui, exactement !






La Face B : J’ai eu une conversation similaire avec The Vaccines, d’ailleurs. Parlons du nouvel album, Matter does not Define. Il y a un morceau qui se démarque vraiment — No Direction. J’espérais l’entendre pendant les balances, mais vous ne l’avez pas joué. Cette chanson vient-elle d’un sentiment personnel d’incertitude ou d’un ressenti plus global, sociétal ?
Alex Moore : Tout l’album a été écrit à un moment où il se passait énormément de choses dans le monde — un flot constant d’informations. Tout le monde se sentait un peu perdu, et ça s’est clairement reflété dans notre musique. Cette chanson en particulier a plusieurs niveaux de lecture. C’était un travail collectif, avec plein d’éléments différents. Certaines parties sont plus directes, d’autres plus abstraites, voire un peu à contre-courant.
La Face B : Donc un mélange de tout. Au fil de vos trois albums, vos arrangements sont devenus plus complexes et texturés. Qu’avez-vous appris avec le temps qui a contribué à forger le son de Matter Does Not Define ?
Alex Moore : C’est un vrai processus — on apprend constamment. Scott apporte beaucoup aux mélodies.
Matty Murphy : Et les overdubs — c’est un élément essentiel de la texture et du son global. En tant qu’auditeur extérieur, on sent vraiment les couches de guitares.
La Face B : L’ADN reste le même, mais il y a plus de richesse et de profondeur — peut-être avec l’expérience. Peut-être que vous êtes aussi plus sûrs du son que vous voulez. Quand on repense à How Beautiful Life Can Be, il y avait une joie, une spontanéité, quelque chose de jeune et instinctif. Ce nouvel album, lui, semble plus profond, plus introspectif. Qu’est-ce qui a provoqué ce changement d’écriture ?
Alex Moore : Honnêtement ? Je pense qu’à l’époque, la vie ne m’avait pas encore complètement écrasé. Le monde réel n’avait pas encore éteint cette première étincelle. En vieillissant, tu changes — tu vis plus de choses, tu apprends. Donc oui, tu passes par différentes phases. Parfois, tu veux raconter d’autres histoires.
La Face B : On ressent bien ce passage — de la joie instinctive à une signification plus profonde.
Alex Moore : Et ça dépend énormément de ce que tu vis à ce moment-là. Si How Beautiful Life Can Be était sorti à un autre moment — si quelque chose d’autre s’était passé dans le monde ou en moi — alors ce serait peut-être un album totalement différent. La musique reflète où j’en étais spirituellement à ce moment-là.





La Face B : Comment décririez-vous Matter Does Not Define avec vos propres mots ?
Matty Murphy : Une échappée sonore de maturité.
La Face B : Matty, bon recrutement.
Alex Moore : C’est vrai.
La Face B : Alex ?
Alex Moore : J’essaie de le battre, mais je vais opter pour l’explication — la version ennuyeuse, pas le slogan. Je vais partir dans du blabla. Je pense que l’album est sur la voie de la maturité. Avec How Beautiful Life Can Be, on était encore novices et on apprenait à s’exprimer. Mais cet album semble un peu plus réfléchi — pas au point d’être systématique, ça reste organique, toujours instinctif comme tu l’as dit. Je pense qu’il représente un chapitre du parcours. Une échappée sonore de maturité.
La Face B : Tu parlais de Heartbreaker, mais par exemple Long Shadows est très dramatique et intense. Je trouve qu’il donne aussi le ton. Vous n’avez pas parlé de ce morceau, mais il incarne aussi cette maturité et intensité émotionnelle.
Matty Murphy : Celui-là, c’est clairement un des préférés du groupe.
La Face B : Parlons de votre écriture. Peux-tu nous expliquer votre processus typique de composition ? À quel moment une chanson devient-elle une “chanson des Lathums” ?
Alex Moore : Elle devient une chanson des Lathums quand chacun de nous y a ajouté quelque chose de lui. Parfois, ça part d’une idée que j’ai ramenée de chez moi. Certaines chansons donnent l’impression qu’elles ont toujours été là, comme si elles devaient sortir de nous. Mais aujourd’hui, on veut vraiment que ce soit plus dynamique — plus cohérent, que quatre idées différentes se fondent en une seule. Comme planter quatre graines ensemble, et voir quelque chose de nouveau pousser.
La Face B : Vos paroles sont souvent très poétiques et instinctives, ce qui contraste avec vos personnalités très drôles et légères. D’où vient ce ton ou ce prisme narratif ?
Alex Moore : Je pense que les mélodies sont naturellement positives et assez courageuses. La musique a toujours été l’un des outils les plus puissants qu’on ait — on peut trouver quelque chose dans tout. L’optimisme, le sérieux, la colère, l’amour, la haine. Ça peut être la même chanson, mais les gens en tireront des émotions différentes selon où ils en sont dans la vie. Ça vaut pour moi aussi — ce que j’écris dépend souvent de ce que je ressens à ce moment-là.



La Face B : Entrons dans quelques morceaux en particulier. Commençons par Fight On — quelles émotions ou circonstances t’ont conduit à écrire cette chanson ?
Alex Moore : On est assez bas dans l’échelle socio-économique, pour être honnête. On n’a pas grandi dans l’aisance. Toute éducation qu’on a eue, on a dû se la procurer seuls. On vient de familles travailleuses. Je n’aime pas l’injustice — et c’est de là qu’est née cette chanson. Elle a été inspirée par un tract de la Seconde Guerre mondiale, presque comme une histoire réelle de Roméo et Juliette. Une des phrases est : “une querelle d’amoureux enterrée sous les décombres.” Ça parle de se battre pour quelque chose qui en vaut vraiment la peine.
La Face B : C’est un combat social — surtout quand on considère que vous venez de Wigan. J’ai parlé avec Kid Kapichi, ils viennent de Hastings. Ils ont aussi dit que la fracture sociale est très présente dans leur ville.
The Lathums : Oui, bien sûr.
La Face B : J’ai une question sur The Great Escape. Est-ce une métaphore de la liberté ?
Alex Moore : Je pense que la liberté est l’une des choses les plus importantes pour les êtres humains. Tout le monde devrait avoir droit à une belle vie. Vu d’où je viens, j’ai le sentiment que personne ne mérite moins que quelqu’un d’autre — sauf si tu fais du mal ou que tu retires quelque chose aux autres. The Great Escape a été écrite quand on était jeunes, qu’on jouait dans des pubs, qu’on se faisait connaître. C’était l’idée de s’échapper de rien — de là d’où on vient — et de construire quelque chose. Cette éthique du travail a toujours fait partie de nous. Si tu veux quelque chose, tu dois le provoquer. Je pense que cette volonté se perd un peu aujourd’hui parce que la vie est devenue facile à certains égards.
La Face B : Parlons de Sad Face Baby. J’adore la manière dont vous mêlez mélancolie et accroche. Est-ce que cette chanson parle d’une personne ou plutôt d’un sentiment ?
Alex Moore : La métaphore est une personne. Mais je n’aime pas trop dire exactement de quoi parle une chanson. Je préfère que les gens l’interprètent à leur manière. Ce “Sad Face Baby” — c’est une personne, mais ça reflète aussi un peu le monde autour de nous.
La Face B : On connaît tous quelqu’un comme ça. J’adore aussi vos clips — ils sont drôles et très “northern”. Lequel a été le plus fun à tourner ?
Alex Moore : Sans hésitation I See Your Ghost — c’était fou.
La Face B : Celui-là est dingue. T’avais des feuilles de chou autour du cou
Alex Moore : C’est entièrement l’œuvre de James Slater. C’est un mec brillant. Il est un peu l’équivalent clip d’un musicien — il donne une autre dimension à la chanson, visuellement.
Matty Murphy : Il est tellement créatif. Il voit la musique — vraiment. Tu peux lui donner une chanson et il revient avec un storyboard complet dans sa tête.
La Face B : C’est rare — ce n’est pas facile de faire un clip qui enrichit ou visualise réellement la chanson. En parlant de I See Your Ghost, vos harmonies sont incroyablement riches — surtout en live. Ça semble être l’une de vos forces les plus sous-estimées. Je l’ai entendu chez Jools Holland et sur des versions live comme « Say my Name ». Quelle place ont les arrangements vocaux dans votre écriture et production ?
Matty Murphy : On a un peu développé un système pour ça. Scott fait les parties graves, moi je fais plutôt les aigus, et Alex pose toujours la première couche. Sur le dernier album, ça s’est vraiment enclenché — les harmonies se sont assemblées naturellement. Ce n’était pas laborieux.
Alex Moore : Oui, maintenant on a une base solide, et à partir de là, on peut vraiment se déployer.
La Face B : Vos harmonies sont particulièrement fortes sur I See Your Ghost. Alex, tu as une voix très inspirée du folk.
Alex Moore : Oui, oui. C’est un peu là que tout a commencé pour moi. C’est ce qui m’a attiré vers la musique au départ. Ensuite, j’ai exploré d’autres choses — mais le folk, c’est clairement mon habitat naturel.



La Face B : Petite session trivia ! Si The Lathums organisaient un festival à Wigan, qui serait en tête d’affiche, et quelle serait l’affiche ?
Alex Moore : Juste The Lathums — pendant environ huit heures. On jouerait tous les albums, puis on ferait un set de reprises blues pendant deux heures.
Ryan Durrans : On ferait une heure années 70, une heure années 80, une heure Beatles…
Alex Moore : Et je ferais un stand-up de 34 minutes.
La Face B : Quel genre ou artiste surprendrait les gens si vous disiez que vous l’aimez ?
Alex Moore : Vengaboys.
Matty Murphy : J’adore Kendrick Lamar.
Scott Concepcion : Rien de trop choquant, vraiment. Mais j’adore un groupe qui s’appelle Parcels — ils sont incroyables.
Alex Moore : Je suis aussi vraiment à fond dans la trance.
La Face B : Quel morceau non-indé aimeriez-vous reprendre ? J’aimerais vous entendre faire When the Party’s Over de Billie Eilish.
Matty Murphy : Please Please Please de Sabrina Carpenter — quel morceau !
Ryan Durrans : Canned Heat de Jamiroquai.
Scott Concepcion : Je suis nul pour les questions en rafale… peut-être Dirty Old Town des Pogues.
La Face B : Vous avez assuré la première partie de The Killers en tournée — comment ça s’est fait, et qu’avez-vous retenu de cette expérience ?
Alex Moore : Brandon Flowers a même dit sur scène : “C’est nous qui avons choisi les groupes, et les fringues.” Donc il a dû entendre parler de nous d’une manière ou d’une autre. Je ne sais pas exactement comment, mais il a dû aimer ce qu’il a entendu. C’était une opportunité incroyable — pouvoir les observer de près, voir comment on opère à ce niveau-là, et jouer dans des salles de dingue.
La Face B : Et vous avez chanté avec Jake Bugg. Tu peux nous parler de cette amitié ?
Alex Moore : C’est une vraie âme folk. Il m’a ouvert les yeux sur ce qu’on peut faire avec juste une voix et une guitare. J’apprécie énormément ça parce que ça a aidé à façonner ce que je veux faire de ma vie. C’est notre métier maintenant — et c’est bien d’avoir quelqu’un qui te fait dire : “Je pourrais faire ça.” Même si ça ne marche pas toujours, tu as besoin de quelqu’un à admirer.
La Face B : Il a commencé très jeune. J’ai photographié sa première tournée en 2013 — il faisait la première partie d’Arctic Monkeys au Leeds Festival, puis je l’ai revu deux semaines plus tard en tête d’affiche à Alexandra Palace.
Scott Concepcion : C’est un guitariste incroyable.
La Face B : Tellement sous-estimé comme musicien.
Matty Murphy : Il joue du flamenco en ce moment — va voir ça sur YouTube.
La Face B : Où pourra-t-on vous voir ensuite ?
The Lathums : On a des concerts un peu partout en Europe — Benicàssim, Tramlines, TRNSMT, Down the Rabbit Hole, Rock’n’Roll Circus, et ensuite on repart en tournée au Royaume-Uni cet automne.
Matty Murphy : Et on vient juste d’annoncer le concert de Formule 1 à Singapour aujourd’hui !
La Face B : C’était un plaisir de vous rencontrer aujourd’hui.
The Lathums : C’était un plaisir ! Merci beaucoup.
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Enfin, retrouvez les articles d‘Alexia Arrizabalaga-Burns dans La Face B

Version an anglais
La Face B: Hello The Lathums, how are you today? How’s the tour going so far?
The Lathums: Hello! Very well.
Alex Moore: Yeah, really well so far. We played in Cologne yesterday. Every time we come to Europe, the crowds are always so polite and really engage with the music. It’s been like that since the very beginning.
La Face B: Like when you were supporting The Killers, for example?
The Lathums: Yeah, exactly. We were over here a lot during that time.
La Face B: Any memorable highlights from the tour so far?
Matty Murphy: The UK tour we just did was our biggest yet. We played some iconic British venues like Brixton Academy in London. That was a massive moment for the band. And we also did two sold-out shows at the Apollo in Manchester.
Alex Moore: Yeah, a lot of big shows sold out.
Matty Murphy: All of them, actually. It’s been a pretty big year for the band.
Alex Moore: There were some standout gigs too — like playing in Greece at the Petra Theatre supporting Louis Tomlinson.
Matty Murphy: That was amazing! And Romania was awesome as well — we played Arenele Romane.





La Face B: How has touring shaped your relationship as a band — both in terms of dynamics and performance — especially since you (Matty) just joined?
Ryan Durrans: Touring’s great for bonding — you’re with each other all the time, so you get really close. But it can be tough to find personal space too — that bit of ‘me time’.
Alex Moore: Yeah, there’s a certain bond that develops when you’re stuck on a bus or in a van with the same people for weeks. You’re face-to-face constantly, so it becomes a unique kind of closeness.
Matty Murphy: Comfortable silences.
Ryan Durrans: We’re like brothers, really.
La Face B: Do you have any pre-show traditions?
Alex Moore: We usually just hype each other up before going on stage.
Ryan Durrans: And we always have a few tunes blasting in the corridor before we head out.
La Face B: How do you adapt your songs for live shows? Do any of them take on a different energy compared to the recorded versions?
Alex Moore: Definitely. Recently, I’ve been working a lot on songs like Heartbreaker — those tracks are very crowd-led and super engaging. It’s great to have that connection between the band and the audience. We love messing with the structure a bit — the intros, outros, and even the solos — just to keep it fun for us and give the crowd something unique each time.
La Face B: So, revisiting them a little?
Alex Moore: Exactly — giving people something different from what they hear on the record.
La Face B: Are there any songs that really connected with fans more than you expected — especially from the new album?
Alex Moore: I’d say Heartbreaker again. That’s a real standout on the new record. It sets the tone for the whole show. People start to loosen up, get involved. It’s just infectious — you can’t fight it. Also, there’s a track called I See Your Ghost, where I do a bit of a scream — fans love that moment.
La Face B: I wanted to ask about that track. Now that you’ve got a fuller catalogue, how do you go about building your setlist?
Alex Moore: It’s definitely getting harder now — there’s more to choose from.
Ryan Durrans: Yeah, it’s really tough. The more songs we have, the more combinations we can make for the set. It’s a good problem to have, but a challenge.
Alex Moore: We’ve never released a bad song.
Matty Murphy: He’s not wrong! Honestly, the fans love the songs so much that if we skip one, someone’s bound to come up and say, “I can’t believe you didn’t play that!”
La Face B: You’ve got those songs that feel like stadium anthems — songs people just expect to hear and sing along to. You skip them and the crowd might start a riot!
The Lathums: [Laughs] Yeah, exactly!
La Face B: I had a similar conversation with The Vaccines, actually. Let’s talk about the new album, Matter Does Not Define. There’s a track that really stands out — No Direction. I was hoping to hear it at soundcheck, but you didn’t play it. Was that song born from a personal sense of uncertainty, or more from a societal feeling of being lost?
Alex Moore: That whole album was written during a time when there was so much going on in the world — so much information being thrown around. Everyone was feeling a bit off, and that definitely fed into the music. That particular song has a lot of layers. It came together as a collective effort, with multiple pieces contributing to it. Some parts are more direct, others are more abstract or even out of character.
La Face B: So a mix of everything. Over your three albums, your arrangements have become more intricate and textured. What have you learned over time that helped shape the sound of Matter Does Not Define?
Alex Moore: It’s definitely a process — we’re always learning. Scott brings a lot to the melodies.
Matty Murphy: And the overdubs — that’s a big part of the texture and overall sound. As an outsider listening, you can really hear the layers of guitars.
La Face B: The DNA is still the same, but there’s more richness and layering now — maybe because of experience. Maybe you’re more confident about the sound you want. Looking back, How Beautiful Life Can Be felt youthful, joyful, optimistic, and instinctive. This new album, by contrast, feels deeper, more introspective. What triggered that shift in writing?
Alex Moore: Honestly? I think back then, life hadn’t fully crushed me yet. The real world hadn’t completely worn down that original spirit. You change as you get older — you experience more, you learn more. So yeah, you go through different phases. Sometimes you want to tell different stories.
La Face B: You can definitely feel that — the shift from cheeky, instinctive joy to more profound meaning.
Alex Moore: And it depends so much on what’s going on in your life at that moment. If How Beautiful Life Can Be hadn’t come out when it did — if something else had been going on in the world or in me — then maybe it would have been a totally different album. The music reflects where I was spiritually at the time.
La Face B: How would you describe Matter Does Not Define in your own words?
Matty Murphy: A sonic escape of maturity.
La Face B: Matty, good hire.
Alex Moore: That is good.
La Face B: Alex?
Alex Moore: I’m trying to beat him, but I’ll go with the explanation — the boring one, not the tagline. I’ll go with the waffle. I think the album is on the way to maturity. With How Beautiful Life Can Be, we were wet behind the ears and still learning how to say things. But this album feels a bit more thought out — not to the point where there’s a system, it’s still organic, still instinctive like you said. I think it represents a chapter in the journey. A sonic escape of maturity.
La Face B: You were talking about Heartbreaker, but for example, Long Shadows is very dramatic and intense. I think it really sets the tone as well. You haven’t spoken about that track, but it also encapsulates this maturity and emotional intensity.
Matty Murphy: That one’s a band favourite, definitely.
La Face B: Let’s talk about your songwriting. Can you walk us through your typical writing process? When does a song become a “Lathums song”?
Alex Moore: It becomes a Lathums song when we’ve all added something of ourselves to it. Sometimes it starts with an idea I’ve brought from home. Some songs feel like they were always there, like they were meant to come out of us. But now, we really want to make it more dynamic — more of a cohesive thing where four different ideas grow into one. Like planting four seeds together and something new grows from that.
La Face B: Your lyrics are often very poetic and instinctive, which contrasts with your very funny and lighthearted personalities. Where does that tone or storytelling prism come from?
Alex Moore: I think the melodies are naturally uplifting and kind of courageous. Music has always been one of the most powerful tools we’ve had — you can find something in anything. Optimism, seriousness, anger, love, hate. It could be the same song, but people will pull different emotions from it depending on where they’re at in life. That applies to me too — what I write often depends on how I’m feeling in that moment.






La Face B: Let’s drill into a few specific songs. Starting with Fight On — what emotions or circumstances led you to write that track?
Alex Moore: We’re pretty far down the socioeconomic ladder, to be honest. We didn’t grow up with affluence. Any education we got, we had to get ourselves. We’re from hardworking families. I don’t like injustice — and that’s really where that song came from. It was inspired by this leaflet from World War II, almost like a real-life Romeo and Juliet story. One of the lines is “a lover’s quarrel buried under rubble.” It’s about fighting for something that’s truly worth fighting for.
La Face B: It’s a social fight — especially considering you’re from Wigan. I spoke with Kid Kapichi, and they’re from Hastings. They’ve also talked about how the social divide feels more present in their hometown.
The Lathums: Yeah, of course.
La Face B: I’ve got a question about The Great Escape. Is that a metaphor for freedom?
Alex Moore: I think freedom is one of the most important things for human beings. Everyone should be entitled to live a good life. Coming from my background, I feel like nobody deserves that less than anyone else — unless you’re causing harm or taking something away from others. The Great Escape was written when we were young, playing pubs, getting our name out there. It was the idea of escaping from nothing — from where we started — and making something of ourselves. That work ethic has always been part of us. If you want something, you’ve got to make it happen. I think that drive is getting lost these days because life has become so easy in some ways.
La Face B: Let’s talk about Sad Face Baby. I love how you blend melancholy with catchiness. Is that song about a person or more about a feeling?
Alex Moore: The metaphor is a person. But I don’t really like telling people exactly what a song is about. I’d rather they interpret it in their own way. That sad-faced baby — it represents a person, but also kind of reflects life around us.
La Face B: We all know someone like that. I also love your music videos — they’re fun and northern. Which one was the most fun to film?
Alex Moore: Definitely I See Your Ghost — that one was wild.
La Face B: That one is nuts. You had cabbage leaves on your face.
Alex Moore: That’s all the work of James Slater. He’s a brilliant man. He’s like the music video version of a musician — he brings another layer of the song to life visually.
Matty Murphy: He’s so creative. He can see the music — like, properly see it. You could give him a song and he’ll come back with a whole storyboard in his head.
La Face B: That’s rare — it’s not easy to create a music video that actually deepens or visualizes the song. Talking about I See Your Ghost, your harmonies are incredibly rich — especially live. It feels like one of your most underrated strengths. I heard it on Jools Holland and live versions. What’s the place of vocal arrangements in your songwriting and production?
Matty Murphy: We’ve kind of developed a system for that. Scott does the low parts, I do more of the high stuff, and Alex always lays the first layer. On the last album, it really clicked — the harmonies came together easily. It didn’t feel like a struggle.
Alex Moore: Yeah, now we’ve got a solid foundation, and from there, we can really branch out.
La Face B: Your harmonies are especially strong on I See Your Ghost. Alex, you’ve got a really folk-inspired voice.
Alex Moore: Yeah, yeah. That’s kind of where it all started for me. That was what first drew me into music. From there, I started branching out — but folk is definitely my natural habitat.
La Face B: Time for some trivia! If The Lathums organized a festival in Wigan, who’s headlining and who’s on the lineup?
Alex Moore: Just The Lathums — for about eight hours. We’d play all the albums, then do a blues cover set for a couple of hours.
Ryan Durrans: We’d do a 70s hour, 80s hour, Beatles hour…
Alex Moore: And I’d do a 34-minute stand-up set.
La Face B: What’s a genre or artist people would be surprised you’re into?
Alex Moore: Vengaboys.
Matty Murphy: I love Kendrick Lamar.
Scott Concepcion: Nothing too shocking, really. But I love a band called Parcels — they’re amazing.
Alex Moore: I’m really into trance music too.
La Face B: What non-indie track would you like to cover? I’d love to hear you do Billie Eilish’s When the Party’s Over.
Matty Murphy: Please Please Please by Sabrina Carpenter — that’s a tune.
Ryan Durrans: Canned Heat by Jamiroquai.
Scott Concepcion: I’m bad at quick-fire questions… maybe Dirty Old Town by The Pogues.
La Face B: You supported The Killers on tour — how did that come about, and what did you take from that experience?
Alex Moore: Brandon Flowers actually said on stage, “We picked the bands, and we picked the clothes.” So he must’ve heard about us through the grapevine somehow. I don’t know how exactly, but he must’ve liked what he heard. It was such an amazing opportunity — getting to watch them up close, seeing how people operate at that level, and playing in incredible venues.
La Face B: And you duetted with Jake Bugg. Can you tell us about that friendship?
Alex Moore: He’s a real folk soul. He opened my eyes to what you can do with just a voice and a guitar. I really appreciate that because it helped shape what I want to do with my life. This is our job now — and it’s good to have someone who makes you go, “I could do that.” Even if it doesn’t always work out, you need someone to look up to.
La Face B: He started so young. I actually photographed his first tour in 2013 — he was supporting Arctic Monkeys at Leeds Festival, then I saw him again two weeks later headlining Alexandra Palace.
Scott Concepcion: He’s an incredible guitarist.
La Face B: Such an underrated musician.
Matty Murphy: He’s been playing flamenco lately — look it up on YouTube.
La Face B: Where can we see you next?
The Lathums: We’ve got shows all across Europe — Benicàssim, Tramlines, TRNSMT, Down the Rabbit Hole, Rock’n’Roll Circus, and then we’re back touring the UK this autumn.
Matty Murphy: And we just announced the Formula 1 show in Singapore today!
La Face B: It was a pleasure meeting you today.
The Lathums: It was a pleasure! Thank you very much.