Rencontre avec Royel Otis

Lors de nos trois jours aux Eurockéennes de Belfort, nous avons eu la chance de croiser les Australiens Royel Otis. L’occasion d’échanger sur leurs influences, leur rapport à la tournée et leur prochain album.

ENGLISH VERSION BELOW 

La Face B : Je vous suis depuis un moment. Comment définiriez-vous Royel Otis aujourd’hui ?

Royel : Par rapport à avant ?

Otis : J’allais dire que c’est comme un vieux cheval qui continue d’avancer, mais qui a de l’endurance (rires).

Royel : Qui commence à manquer d’endurance (rires). C’est un peu de la bedroom pop indie je dirais. 

La Face B : Le dernier album était très rock, influencé par l’indie, avec des réminiscences de ce qu’on entendait dans les années 2000.

Otis : Oui, comme Phoenix et ce genre de choses. C’est ce qu’on fait.

Royel : C’est ce qu’on aime. On écoute beaucoup de groupes comme The Strokes, Bloc Party, Phoenix, The Cure aussi. Je pense à tous ces groupes… Arctic Monkeys. Mais un groupe que vous ne connaissez peut-être pas autant, c’est The Vines, ils viennent de la même époque, vers 2005. Ils ont des albums et des chansons incroyables. Donc allez écouter The Vines. Ils viennent d’Australie.

La Face B : Vous êtes loin de chez vous. C’est important pour vous de jouer en France et dans un festival comme Les Eurockéennes ? Je crois que c’est votre seule date en France.

Otis : Je crois, oui. On vient juste de l’apprendre. Et c’est toujours chouette de venir dans des endroits comme celui-ci. Oui, c’est cool.

Royel : Pour nous, c’est super important de jouer dans des endroits comme la France. L’année dernière, mon concert préféré était à Paris. Le public était incroyable, super énergique et très encourageant. Je trouve ça vraiment cool. Et puis c’est une culture différente de celle à laquelle on est habitués. Donc c’est toujours sympa, la variété, c’est le sel de la vie (rires).

La Face B : Comment se présente Royel Otis sur scène ? Vous avez d’autres musiciens avec vous ?

Otis : On est quatre maintenant. Deux autres gars nous accompagnent, ils s’appellent tous les deux Tim. Tim, qui joue des claviers, joue aussi de la basse quand c’est nécessaire. Et TC est à la batterie.

Royel : Il déclenche aussi certains sons en live. Ils sont tous les deux incroyablement talentueux. Et Tim Eyre, celui qui joue des claviers, joue aussi dans un groupe qui s’appelle Lazywax. Ils ont fait un remix d’un morceau — je n’arrive jamais à prononcer le nom du groupe — mais c’est un groupe français qui s’appelle L’Impératrice. Donc ils ont remixé une de leurs chansons, et maintenant L’Impératrice joue cette version en concert.

La Face B : Oh, cool.

Royel : Ouais (rires).

La Face B : Est-ce qu’il y a une chanson que vous avez encore hâte de jouer en live ?

Otis : Oui, on joue pas mal de morceaux du nouvel album. Et certains ne sont pas encore sortis, donc ils ont l’air frais et nouveaux, c’est amusant. Je pense qu’on en jouera plus vers la fin de l’année, donc oui, j’ai hâte.

Royel : Je pense à Car, qu’on a sorti l’autre semaine, c’est fun à jouer en live. C’est difficile pour moi, je n’arrive jamais à me souvenir de tout le morceau, mais j’essaie. C’est un défi, et j’aime bien les défis. Et aussi Say Something, qui n’est pas encore sorti, mais qu’on joue, et celui-là est fun parce qu’il est facile (rires).

La Face B : Vous avez sorti un nouveau morceau la semaine dernière, Car. Vous pouvez nous en dire un peu plus sur le nouvel album ?

Royel : C’est un album sur les adieux.

Otis : Ouais, les adieux, les adieux, les adieux.

Royel : L’amour et les adieux.

Otis : Et les voitures.

Royel : Je veux dire, dans ce qu’on fait, on rencontre énormément de gens, mais parfois, on ne passe que deux jours avec eux. Et après, on doit voyager pendant le reste de l’année, et on ne les revoit pas avant longtemps. Donc je pense que tout ça a vraiment influencé l’univers de l’album.

La Face B : Et est-ce que vous aimez être en tournée ?

Otis : Oui, c’est cool, vraiment. Tu sais, comme pour tout, il y a des avantages et des inconvénients. Les avantages, c’est que tu vois plein de choses, tu rencontres des gens formidables, tu découvres d’autres groupes. Tu vois beaucoup de choses. Les inconvénients, c’est que tu ne vois pas ta famille ou tes amis aussi souvent.

Royel : Et tous les gens que tu rencontres, comme je le disais avant, ce sont juste des moments fugaces. Tu ne passes pas vraiment beaucoup de temps avec eux.

La Face B : Quand vous êtes en tournée, vous travaillez sur de nouveaux morceaux ?

Royel : On essaie.

Otis : Oui, parfois, quand on a une minute.

Royel : Sinon, on essaie juste d’avoir du sommeil. Ces derniers temps, on n’en a pas beaucoup. Mais dès qu’on a une occasion ou un moment d’inspiration, oui, on s’y met.

La Face B : Pour terminer, une question classique : quel est votre meilleur souvenir de festival ?

Otis : Glastonbury. On y a joué la semaine dernière. C’était vraiment cool. Un moment qu’on peut cocher sur notre bucket list.

Royel : Oui, et hier soir, c’était fou, aux Pays-Bas. Il y avait une foule énorme qu’on n’attendait pas du tout, et on jouait tôt dans la journée, donc c’était dingue. Ça nous a vraiment marqués. Mais oui, Glastonbury.

ENGLISH VERSION

La Face B : I’ve been following you for a while. How would you define Royel Otis today ?

Royel : As opposed to before?

Otis : I was gonna say it’s an old horse that just keeps going but has stamina (laughs).

Royel : Running out of stamina (laughs). Yeah, just like indie bedroom pop, I guess. Yeah, I’d say indie bedroom pop.

La Face B : The last album was very rock, but influenced by indie with reminiscences of what we heard in the 2000s.

Otis : Yes, like Phoenix and that kind of stuff. Yeah, that’s what we do.

Royel : That’s what we like. I think we listen to a lot of, like, The Strokes, Bloc Party, Phoenix, The Cure as well. I think those bands… Arctic Monkeys. But a band that you guys might not know as well is called The Vines, and they’re from the same era, like around 2005. They’ve got amazing albums and amazing songs. So definitely check out The Vines. They’re from Australia.

La Face B : You’re a long way from home. How important is it to play in France and at a festival like Les Eurockéennes? I think it’s your only date in France.

Otis : I think so, yeah. We just found that out earlier. And it’s always nice when we get to come to places like this. Yeah, it’s cool.

Royel : I think it’s really important. To us, it’s extremely important to play in places like France. Especially last year, my favorite show we played was in Paris. The crowd was just so amazing, so energetic and so supportive. I just think it’s cool. And also it’s a different culture from what we’re used to. So it’s always fun to, you know… variety is the spice of life? (laughs)

La Face B : How does Royel Otis appear on stage? Do you have any other musicians?

Otis : We’ve got two. It’s a four-piece now, two other boys, both called Tim. Tim, who plays keys, also plays bass when needed. And then TC does the drumming.

Royel : He also triggers some stuff live. They’re both insanely talented. And Tim Eyre, who plays keys, is in a band called Lazywax. They did a remix of a song—I can never pronounce the band’s name—but it’s a French band called L’Impératrice. So they remixed one of their songs, and now L’Impératrice plays that version live.

La Face B : Oh, cool.

Royel : Yeah (laughs).

La Face B : Is there a song you’re still looking forward to playing live?

Otis : Yeah, we’re playing a lot of new ones from the new album. And some that are unreleased, so they feel fresh and fun. I think toward the end of the year, we’ll start playing more of those, so, yeah, looking forward to that.

Royel : I think Car, which we released the other week, is fun to play live. It’s difficult for me because I can never remember the entire thing, but I try. And that’s a challenge, and I like challenges. Also Say Something, which is unreleased, that one’s fun to play live because it’s easy (laughs).

La Face B : Yes, you released a new song last week, Car. Can you tell us a bit about the new album?

Royel : It’s all about goodbyes.

Otis : Yeah, goodbyes, goodbyes, goodbyes.

Royel : Love and goodbyes.

Otis : And cars.

Royel : I mean, doing this you meet so many people that you maybe only hang out with for two days. Then you have to travel the rest of the year, and you won’t see them again for a long time. So I think a lot of that influenced the world of the album.

La Face B : And do you like touring?

Otis : Yeah, it’s cool, definitely. You know, there are pros and cons like with anything. But the pros are you get to see a lot of the world, meet amazing people, and see great bands. You see a lot. The cons are that you don’t get to see your family and friends as much.

Royel : And anyone you do meet, like I was saying before, is just a fleeting moment. You don’t really get to spend much time with them.

La Face B : And when you’re touring, do you work on new songs?

Royel : We try to.

Otis : Yeah, sometimes, when we get a second.

Royel : Otherwise, we’re just trying to sleep. We haven’t been getting much of that lately. But anytime we get a chance or feel inspired, definitely.

La Face B : To conclude : A classic question: what’s your best festival memory?

Otis : Glastonbury. We played Glastonbury last week. That was pretty cool. It’s like a bucket-list moment.

Royel : Yeah, and last night was crazy,in the Netherlands. It was just a gigantic crowd that we didn’t expect, and we were on early in the day, so it was wild. That definitely stood out. But yeah, Glastonbury.

Découvrir Royel Otis :

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