Ustaritz : Lueurs raconte son voyage lumineux au Pays basque 

Vous aimez les morceaux qui racontent une histoire et qui respirent la sincérité ? Ça tombe bien, car Lueurs aussi ! C’est pour cette raison qu’il nous dévoile Ustaritz, un premier EP en six morceaux, qui raconte une traversée intime entre Paris et le Pays basque, entre l’élan du départ, le retour aux racines et l’acceptation de ce que l’on quitte.

Le départ comme premier battement

L’EP s’ouvre avec Samedi matin, et tout de suite, on embarque dans l’énergie du départ. Le morceau sent la ville, le mouvement, les rues de Paris, mais aussi le plaisir très simple de reprendre son vélo, de rejoindre ses potes et de sentir qu’une journée peut déjà contenir quelque chose de vivant. Il y a là une forme d’élan presque cinématographique, porté par des coups de caisse claire qui donnent l’impression de tourner les pages d’un nouveau chapitre. Avec Nouvelle année, Lueurs change légèrement de décor et donne à entendre une pop plus lumineuse, plus mélodique, plus colorée. Le morceau marque un vrai virage dans l’univers sonore du projet : on quitte peu à peu les textures les plus urbaines pour aller vers quelque chose d’accueillant, presque comme une promesse de recommencer l’année du bon pied. Ces deux premiers titres installent parfaitement l’esprit de l’EP : le mouvement n’est pas une fuite, mais une façon d’avancer.

L’amour comme lumière intérieure

Avec Si reine, Lueurs signe un hymne d’amour pop alternatif chaleureux, qui s’ouvre d’abord dans une atmosphère nébuleuse avant de se déployer dans des refrains solaires. Le morceau est écrit pour une femme particulière, mais il dépasse vite ce cadre pour devenir un hommage à toutes les femmes fortes et souveraines de nos vies. Interlude marin, imaginé comme un voyage suivant Si reine, chante le marin qui vogue à travers cette transition organique guitare-voix, accompagnée d’une trompette. Puis vient Grain de sable, sans doute l’un des morceaux les plus lumineux du projet. Ici, Lueurs célèbre la puissance du présent, cette capacité à transformer presque rien en quelque chose de grand. Le morceau part d’une base acoustique simple et délicate avant de s’épanouir en un feu d’artifice électro-pop, comme si la chanson elle-même prenait confiance en elle. « Donne-moi des grains de sable, j’en ferai des châteaux incroyables » : c’est le cœur du message, une main tendue vers le présent, une ode à l’action douce, au cœur ouvert, aux matins vrais.

Quitter pour mieux rester fidèle à soi

Ustaritz, referme l’EP avec une émotion particulière. Ici, on sent toute une ère se terminer, chanson de rupture autant que d’amour, en forme de blessure pas tout à fait guérie. Les textures urbaines reviennent, teintées de sonorités pop/rock sur les refrains, pour dire au revoir dans l’amour et la vie. Mais loin d’être amère, cette fin reste pleine de gratitude.

Ustaritz est un projet qui accepte le cycle des choses : partir, revenir, aimer, perdre, avancer. C’est à la fois un carnet de bord et une lettre d’adieu, un disque qui regarde ce qui a été avec douceur plutôt qu’avec regret. Avec ce premier EP, Lueurs livre un projet sincère, lumineux et profondément habité, où chaque chanson semble faite pour accompagner un passage de vie.

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