ADN #1146 : NadjaNoise

ADN : Acide du noyau des cellules vivantes, constituant l’essentiel des chromosomes et porteur de caractères génétiques. Avec ADN, La Face B part à la rencontre des artistes pour leur demander les chansons qui les définissent. A l’occasion de la sortie de son album Thanatango, le trio NadjaNoise vient lever le voile sur ses influences.

The Police – Message in a Bottle

Choix d’Icham (batterie)

Dans mon parcours de formation musicale, j’ai été profondément influencé par Stewart Copeland, le batteur-chanteur (compositeur-arrangeur) du groupe The Police. C’est un artiste que j’admire beaucoup et qui a eu un impact considérable sur mon jeu de drum évoluant moi à cette période dans un univers jazz-rock. The Police a selon moi véritablement révolutionné son époque en proposant une vaste palette de styles musicaux. Ces musiciens issus du reggae ont su créer un son très rock, intégrant des influences jazz, pop, new wave dans un seul et même titre parfois. Le jeu de batterie unique et atypique de Copeland fait de lui, à mes yeux, une référence incontestée de cet instrument.

New Order – Age of Consent

Choix de Kolaz (basse)

La basse attaquée au médiator, à la croche avec un léger chorus très 80 à la manière des post-punks Peter Hook (Joy Division), JJ Burnel (The Stranglers) ou encore Simon Gallup (The Cure, à qui on me compare souvent après les concerts ! ) est un ingrédient fondamental des compositions de l’album Thanatango. Pour cet ADN, je choisis Age of consent, un morceau de référence dans sa composition et son tempo enlevé pour le projet NadjaNoise.

Nick Drake – From The Morning

Choix de Pierre-Yves (guitare, synthés et chant)

L’album Pink moon de Nick Drake a eu un impact très fort assez tôt dans mon parcours puisque j’y ai découvert une forme de sensibilité dans laquelle je me suis reconnu, particulièrement dans le positionnement de la voix, éloigné des archétypes du rock, et grâce à laquelle je me suis autorisé à chanter.

J’ai aussi découvert que derrière son côté épuré et son apparente simplicité, cet album cache un travail sur des accordages assez complexes et un finger picking subtil. 

C’est le seul album que j’ai appris à jouer en entier, et que je rejoue régulièrement, ce qui en fait probablement un des rares « tribute » de cet artiste !

Chris Isaak – Wicked games

Choix de Pierre-Yves (guitare, synthés et chant)

Les bandes originales des films de David Lynch sont riches d’influences contrastées et nous avons d’ailleurs repris/réarrangé Song to the Siren qui illustre bien cette constellation sonore.

Mais il faut l’avouer, c’est surtout le thème de Wicked Game mon plaisir coupable ! Deux notes, un vibrato, et ce son scintillant qui s’éteint lentement  dans une loooooongue réverb. C’est tout un imaginaire qui se déploie… L’américana bizarre, drôle et inquiétante de Sailor et Lula... Une ballade nocturne et sauvage en voiture dans le désert, la veste en croco de Sailor… Fascinant !

Erik Satie – Gymnopédie No.1

Choix de Pierre-Yves (guitare, synthés et chant)

Le gymnopédiste Erik Satie déroule des suites d’accords septième majeur qui nous laissent flottants, en suspension comme des nuages en pantalon à la surface du silence…

Cette couleur bleutée, à la mélancolie contemplative et très présente dans les compositions comme dans l’Artwork, qui fait écho à la peinture-poème de Miro « ceci est la couleur de mes rêves ». Ce qu’on aime surtout, c’est diluer cette couleur mélancolique dans un océan de délays d’un deluxe memory man en auto-oscillation !

 

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