Black Plant : sort un premier EP très prometteur

Avec ce premier EP éponyme, Black Plant dévoile quatre titres qui résument parfaitement les différentes facettes du groupe stéphanois. Entre morceaux nerveux, guitares garage et parenthèses plus contemplatives, le quatuor revendique haut et fort son amour pour l’indie rock britannique des années 2000. Une identité assumée, forgée à Saint-Étienne, où ces morceaux ont été écrits, enregistrés et mis en images. Un premier jet prometteur qui donne déjà envie de suivre la suite de l’aventure.

Photo de Anthony Faye

L’EP s’ouvre avec Wave Goodbye. D’entrée de jeu, un riff nous ramène à la grande époque de Humbug. La voix d’Alex nous plonge immédiatement dans cet univers britannique dont on manque parfois cruellement aujourd’hui. Le refrain apporte une respiration plus douce, presque solaire, avec de belles harmonies baignées d’une légère mélancolie. Après le deuxième refrain, un solo de guitare vient prolonger l’émotion avant qu’un arrêt brutal ne mette fin au morceau.

Haze of the Night prend le relais avec un ton beaucoup plus frontal. Si vous êtes en concert, c’est probablement le moment où le pogo démarre. La rythmique avance tout droit, sans détour, et donne immédiatement envie de sauter, transpirer et se laisser porter par l’énergie du groupe. Puis arrive ce refrain taillé pour être repris à pleins poumons. On se souvient d’ailleurs du très bon clip dévoilé lors de la sortie du single il y a quelques mois.

Place ensuite à Bad Chancer, sans doute le morceau le plus posé de l’EP. Une véritable parenthèse, presque un instant suspendu. On retrouve une nouvelle fois ces sonorités britanniques qui ont marqué les années 2000, lorsque le rock savait encore conjuguer élégance et nonchalance. Un titre à la fois crooner et dandy, qui montre une autre facette du groupe.

Vient enfin Barmaid Smile. Et quel démarrage. Le riff d’ouverture accroche immédiatement l’oreille. Difficile de nier certaines influences, mais elles sont ici pleinement assumées et surtout parfaitement digérées. Le morceau déborde d’énergie et donne une nouvelle fois envie de bondir dans une fosse de concert. Quant au refrain, il appelle les chants collectifs, quelque part sous les stroboscopes et les lumières d’une salle surchauffée.

L’EP se termine presque aussi vite qu’il a commencé. Quatre morceaux, c’est court. Mais cette première carte de visite remplit parfaitement sa mission : donner envie d’en entendre davantage.

Les nostalgiques de l’âge d’or de l’indie rock britannique trouveront ici de quoi raviver quelques souvenirs, tandis que les autres découvriront un groupe au potentiel évident. Gardez un œil sur Black Plant : dans quelques années, vous pourrez peut-être dire, vous aussi, que vous étiez là dès le début.

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