ADN #1126 : Cheap Teen

ADN : Acide du noyau des cellules vivantes, constituant l’essentiel des chromosomes et porteur de caractères génétiques. Avec ADN, La Face B part à la rencontre des artistes pour leur demander les chansons qui les définissent. Cheap Teen vient de dévoiler son nouveau projet, Out Of Nothing. À cette occasion, les 4 membres nous partagent leurs influences.

Crédit : Willow Adam

Fontaines D.C.– Television Screens

Julien : J’ai toujours aimé les lignes de basses de Conor Deegan, elles apportent énormément en termes de mélodie et d’émotions, même lorsqu’elles sont assez répétitives. Le petit plus dans tout ça, c’est le chorus qui rend le son encore plus nostalgique, une forme d’hommage au post punk des années 80/90. Il est clairement une de mes inspirations principales lorsque je joue.

Shellac – QRJ 

Enzo : Je ne sais pas trop pourquoi mais, ce morceau me rend dingue, je le trouve simple et brillant dans sa composition. Et c’est quelque chose que j’ai toujours cherché à faire avec Cheap Teen. Comment avec rien ou peu, tu peux écrire quelque chose de fort et percutant.

À chaque fois que j’entends la batterie arriver dans ce morceau je me dis « oui, c’est ça, c’est exactement ça ». Shellac est un groupe qui m’intéresse beaucoup dans sa sonorité, et je sais que ce morceau m’a énormément influencé lorsqu’il a fallu trouver « un son » à Out Of Nothing.  

Avenged Sevenfold – Paradigm 

Lounès : Avenged Sevenfold fait partie des quelques groupes qui ont vraiment forgé mon style musical quand j’étais au lycée, et ça se ressent encore aujourd’hui. La batterie est variée et souvent originale, on entend notamment dans ce morceau des influences extérieures au métal.

Rage Against the Machine – Bombtrack  

Cyprien : J’ai beaucoup appris de l’utilisation que Tom Morello fait de ses pédales. Notamment la Whammy, autant le côté pitch shift que harmony. Ça se ressent dans plusieurs morceaux sur l’album. Je n’aurais jamais pu jouer No Future sans l’harmonie à la quinte et les allers-retours constants à la whammy sont la base de Xenion 500.

Le son de Wall (aussi bien la whammy perçante que le tremolo gras) est fortement inspiré des sons que Morello peut créer. J’ai aussi repris le groove très percussif de certains riffs (par exemple dans Nothing).

Turnstile – Real Thing

Julien : Là c’est une basse qui est beaucoup plus en retrait mais qui a une énergie assez impressionnante. La section rythmique dans Turnstile est probablement un des meilleurs de ces dernières années, et c’est un sujet qu’on aborde assez souvent avec Lounès parce qu’on aime tous les deux beaucoup le groupe donc on essaye de capter cette énergie qu’ils peuvent avoir en album comme sur scène.

 

Nada Surf – Stalemate

Enzo : Je ne pouvais pas ne pas parler de Nada Surf et de leur premier album, High/Low.

C’est pour moi une sorte d’album de chevet sur lequel je reviens toujours lorsque je cherche de l’inspiration. Et Stalemate est un morceau qui pour moi résume bien toute la direction de ce premier album : un gros son + un riff tout mignon = banger. C’est vraiment LA formule que j’ai cherché à refaire sur Out Of Nothing.

Et en plus ce morceau me fend le cœur, je le trouve super beau, j’ai envie de chialer et de danser quand je l’écoute. J’aimerais bien un jour voir des gens à nos concerts pleurer en faisant du two-step.

Frank Sinatra, Count Basie – Looking At The World Through Rose Colored Glasses

Lounès : Depuis le lycée, mon approche de la musique a évolué. J’ai été influencé par des styles un peu plus éloignés du punk et du métal. Parmi ces musiques on retrouve le jazz big band.

Pour moi le duo Frank/Basie représente une bonne énergie fournie par très peu d’efforts. Le batteur sur cet album, Sonny Payne, est devenu une grosse influence en termes d’énergie, de groove et de présence scénique. De manière générale, cette musique a beaucoup influencé mon son et ma façon de jouer dans Out Of Nothing.

Jack White – Over and Over and Over 

Cyprien : Bien que je m’étais à l’origine intéressé par le potentiel des octavers pour jouer les Black Keys ou du Muse, j’ai vite joué des morceaux des White Stripes. Les morceaux de Jack White m’ont ouvert à l’utilisation des octaves, autant dans le jeu qu’avec des pédales.

Que ce soit un octave de plus ou de moins, ou même deux. J’ai ensuite voulu retrouver le reste de son son. J’ai donc fouillé aussi bien du coté des pédales de disto/fuzz que des pédales de modulation. Mais j’ai aussi repiqué des techniques de jeu et des méthodes d’écriture de riffs.

Toute cette influence se retrouve à plein d’endroits dans l’album : les fins d’Holden, Kevin et Beach Death, dans le son de Dirt ou même dans la simplicité mêlée à l’expressivité du solo de Cheap Teen.

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