Est-ce que tu crois toujours au Bisou Magique ? (MPL)

Pour notre plus grand bonheur – et l’apaisement de nos âmes torturées – MPL revient avec un nouvel album, Bisou magique. Ouvert par un message qui invite au voyage, l’album est pensé comme un véritable circuit d’émotions et d’histoires qui chamboule, pique par moments et finalement, apaise.
Gardez les mains à l’intérieur et le cœur à fleur de peau : le tour de Bisou magique peut commencer, et on n’en ressort pas indemne.

Dès les premières secondes, MPL embarque l’auditeur dans une expérience soigneusement pensée, comme un grand huit émotionnel dont on ne voudrait surtout pas descendre. Tout est à sa place : les montées, les accélérations, les moments de suspension. L’album se vit d’un seul souffle, avec une vraie sensation de mouvement et de surprise permanente.

Introduction et premiers singles

L’album s’ouvre sur une première note vocale d’Arthur, qui permet à l’auditeur de se plonger dans l’album comme dans un tour de manège.

Puis la première chanson apparaît : Ton visage. Un visage qui brûle dans la mémoire, un amour intense qui laisse des cicatrices. Entre passion et dépendance, on sent déjà la fragilité des liens, peut-être la fin imminente d’un couple, ou la disparition silencieuse de ce qui semblait éternel. De cette séparation naît un besoin de se réinventer, un monde suspendu comme dans Sans avion, où le voyage s’éloigne et où l’on imagine des horizons futurs, écologiques et presque apocalyptiques, mais sans jugement. Le quotidien devient une scène à observer, une pause douce, et Le temps de rien faire surgit comme un souffle léger : profiter de chaque instant, chérir les petites joies, danser au rythme du moment présent.

L’amitié : On se reverra + 3 ami.es

Puis survient On se reverra, chanson qui aborde le fait de grandir et de se séparer, avec ou sans désir, de nos copain.es. Chacun continue son chemin, on s’éloigne, mais on continue d’aimer ces personnes qui comptent et nous ont faits grandir. Une chanson lumineuse et chaleureuse, qui rappelle que même quand l’amitié se délite, elle peut renaître, retrouver son éclat.

Avec 3 ami.es, construite comme la comptine Trois p’tits chats, la chanson enchaîne les mots par leurs sonorités. Mais derrière ce jeu, au fil des paroles, l’ambiance change. On passe de quelque chose de léger, presque enfantin, à un ton plus intime, plus mélancolique. Le temps passe, les relations évoluent… La chanson semble refléter un moment de transition : l’insouciance qui laisse place à l’âge adulte ? Un triangle amoureux qui tourne mal ? Des amis qui s’éloignent ?

La famille en évolution

Dans Enfant coucou, on assiste à la naissance, à la croissance, à l’envol d’un enfant. Une exploration de la solitude et de la parentalité, douce et aérienne.

Cette réflexion sur la famille se prolonge dans Quatre, où la mélancolie de l’enfance et la complexité des liens fraternels se mêlent à la beauté de grandir ensemble, imparfaits mais unis. C’est la chanson coup de cœur de l’album ici à La Face B. ❤️ Cédric nous a confié s’être toujours questionné et intéressé aux liens qui se tissent dans une fratrie. Cette chanson est le fruit de ces réflexions et illustre avec beauté cet amour construit au fil de notre vie.

Crédit photo : Audoin Desforges

Amour, intimité et fête

L’amour réapparaît sous un autre angle avec L’inverse du coup de foudre, fragile et progressif, construit par petites touches, silencieux mais puissant. Une chanson finalement à contre-sens des histoires d’amour largement représentées dans les films et chansons populaires.

J’ai fait un rêve érotique ajoute une pointe d’insolite, d’humour et de tolérance, révélant les désirs et la liberté des imaginaires intimes. Cette chanson est basée sur une histoire vraie, un rêve réellement vécu par Cédric. C’est la touche que l’on n’attendait pas mais qu’on adore !

Avec Fleur bleue (duo avec Ben Mazué), on assume sa sensibilité, on célèbre les émotions profondes et la douceur d’aimer sans complexe. C’est une invitation à se reconnaître dans ces moments tendres et à ne plus avoir honte d’être touché.e par la vie. Oui, je peux pleurer en voyant une mamie tenir la main de son petit fils, devant un coucher de soleil ou même une petite coccinelle qui se pose sur une fleur… Vous aussi ? Alors, bienvenue au club des fleurs bleues !

Puis, Ça faisait longtemps explose comme une fête. La joie brute des retrouvailles entre amis, la légèreté et l’abandon qui viennent après la tempête des émotions. Celle-ci, on a hâte de danser dessus en live !

Peine, deuil et reconstruction

L’album prend une tournure plus sensible et intime sur les deux prochains titres.

Ô Rose Marie parle d’un deuil intime et sincère. Julien (guitariste) y chante la perte de sa grand-mère – pour la première fois ce n’est pas Cédric au chant! – avec beaucoup de douceur et de pudeur. La chanson mélange les souvenirs, les voix du passé et toutes ces émotions qu’on garde souvent en soi quand on traverse la douleur. Les paroles poétiques et immersives décrivent la scène comme un tableau dans lequel on se baladerait. On se voit s’asseoir dans ce fauteuil, continuer des mots-croisés entamés, jeter un œil par la fenêtre et arroser les fleurs.

Cette fragilité résonne encore plus fort dans Les enfants perdus, qui évoque la perte d’un enfant avant sa naissance. Une douleur intime, souvent silencieuse, qui devient ici universelle et partagée. À travers cette musique, les membres du groupe ont voulu apporter leur soutien à Arthur, touché par ce deuil prénatal. Cette peine se transforme peu à peu en lumière, comme une manière d’apaiser ce qui semblait trop lourd à porter.

Se consoler suit naturellement, l’amitié et la présence des autres devenant une béquille douce. Comme un souffle planant qui accompagne la reconstruction.

Crédit photo : Audoin Desforges

Conclusion joyeuse

L’album se termine sur une dernière note vocale, qui clôture le tour de manège. Les hauts nous ont soulevés, les bas chamboulés, tantôt souriants, tantôt la larme à l’œil. On a apprécié le voyage mais il est temps de défaire la ceinture et reprendre le cours de notre vie…

C’était sans compter le morceau bonus, Sauver le monde, qui conclut cette odyssée émotionnelle. Composition simpliste et efficace : une guitare et des voix, comme une fin de colonie de vacances autour d’un feu de camp. Une chanson peut-elle changer votre vision du monde ? Un concert peut-il réparer une blessure profonde ? Un groupe, « aider quelqu’un qui pourrait bien… Sauver le monde » ?

Une chanson pleine d’optimisme qui nous réconforte dans notre choix : la musique est un pansement, un bisou magique apaisant.

Après l’écoute de cet album, on ressort touché.e apaisé.e et surtout avec une seule envie : relancer l’écoute. Un Bisou magique et ça repart !

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Et si comme nous, vous avez hâte d’aller entendre tout ça en live : MPL sera en tournée dans toute la France à partir du 4 mars pour terminer le 28 novembre au Zénith de Paris.

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