Conversation avec Yael Naim

A quelques jours de la sortie de son nouvel album Solaire, annoncé le 20 février 2026, nous avons eu la chance et le privilège de pouvoir discuter avec Yael Naim. Un entretien passionnant et sincère, pendant lequel l’artiste s’est confiée sur son process créatif, son rapport à la liberté, sa recherche perpétuelle d’équilibre, son enfance, la maternité et aussi le conflit israelo-palestinien.

Crédit : Yael Naim

La Face B : Comment ça va ?

Yael Naim : Ça va très, très bien. Ce qui ne veut pas dire qu’il n’y a pas des choses qui sont difficiles, comme pour nous tous. Que ce soit personnel ou que ce soit l’état du monde. Mais j’ai pris une décision il y a un peu de temps : il faut que ça aille bien et que je génère ma propre lumière, ma propre force de l’intérieur. Pour mieux passer le temps, pour générer quelque chose de plus positif, contribuer à quelque chose de plus positif dans le monde. Il y a beaucoup de choses difficiles qui se passent, et il faut que nous soyons une force positive.

La Face B : Ton nouvel album, Solaire, sort dans quelques jours. Tu es dans quel état d’esprit par rapport à la sortie de cet album, que je crois un peu particulier pour toi ?

Yael Naim : Je suis hyper heureuse qu’il sorte parce que je le rêve et le construis depuis presque cinq ans, avec des étapes vraiment belles. Je suis fière de moi parce que je l’ai fait en toute indépendance. C’est mon label qui le porte de A à Z. Ce sont mes fonds propres que j’investis. J’avais très peur de le faire, je ne savais pas si j’étais capable ou non. Je suis plutôt high fly, je n’ai jamais eu à gérer autant de charge mentale de ma vie. Je suis très fière de l’avoir fait.

Et la sensation de construire quelque chose comme ça, de A à Z, de petit à petit rencontrer des personnes qui te conviennent, de faire les choses à ta manière… Oui, je suis juste remplie d’énergie. Je travaille très, très dur, je suis très, très fatiguée. Je suis fière de l’album.

La Face B : Avant d’écouter les albums, j’aime bien m’attarder sur les pochettes parce que je trouve que ça nous met un peu sur la voie de ce qu’on va découvrir. On peut te voir en lévitation, les cheveux au vent, un peu drapée dans un vêtement qui protège en même temps. Je trouve qu’il fait un peu corps avec le sable, il n’y a pas de nuages, tu as un regard très droit, assumé. Tout à l’heure, tu parlais de force, et moi c’est ce que j’ai ressenti en voyant cette pochette. Du coup, je trouvais que ça disait déjà beaucoup de choses sur le parcours que tu as eu tout au long de l’écriture de cet album, et peut-être sur qui tu es devenue, enfin qui tu sembles être aujourd’hui.

Yael Naim : C’est vrai, je te remercie. Si tu as ressenti tout ça à partir de la pochette, c’est super. En fait, ça fait longtemps que je me suis permis de prendre l’appareil en main. De me définir moi-même plutôt que quelqu’un d’autre me définisse visuellement. Donc ça a commencé par les autoportraits que j’ai faits dans Night Songs. C’était la première fois, et ce processus-là m’a plu. Je me sens plus à l’aise parce que je peux tout tester. Je suis moins embarrassée que devant quelqu’un.

Et donc j’ai commencé à explorer plusieurs trucs. Déjà la notion de libération avec les cheveux qui s’envolent, le mouvement, voir l’invisible, faire des rafales. On est vraiment dans ce petit mouvement qu’on ne peut pas voir à l’œil nu. Le hasard a fait que ça s’appelle Solaire, et que c’est entre sol et air. Je n’ai pas fait le rapprochement au début. Le désert, c’est vraiment l’un de mes endroits préférés. Je me sens bien dans ces espaces vides.

La Face B : C’est la neutralité qui te plaît ?

Yael Naim : Je ne sais pas si c’est neutre, mais il y a un espace. Cet espace-là, et le vide. Soi-disant le vide. L’espace. L’espace mental.

La Face B : La respiration, la perspective.

Yael Naim : C’est quelque chose qui me fait du bien. Il y a beaucoup d’espace aussi dans les sonorités de l’album. Ce n’est pas quelque chose de mental, le processus. Pendant que je faisais l’album, je voyageais avec ma caméra, j’ai pris cette photo, j’ai senti qu’un truc se passait, que j’avais ramené quelque chose de ce désert, là d’où je viens, en Israël. Pour plein de raisons. Peut-être trouver comment je me positionne et comment je m’accepte avec l’endroit d’où je viens. Cet espace me fait du bien, il est problématique aussi.

Je ne sais pas… J’ai pris cette photo-là et ça m’a semblé être une évidence. La chanson Solaire est née à la même période. Ça m’a paru une évidence. Quand j’ai décidé que ce serait cette photo-là, il y a longtemps, on m’a dit : « Tu parles de libération, mais on dirait que tu es coincée. » Oui, je ne dis pas que j’ai fini la libération, c’est un processus long. Parfois j’y arrive, parfois non. L’album, c’est le processus : Blame, Rabbit Hole, Free, ce chemin pour se libérer petit à petit de plein de choses qui m’accaparaient. C’est une libération physique, sociétale, politique, mentale, sur notre image. Chaque chanson fait partie de ce processus-là.

La Face B : Je n’ai pas ressenti ce côté « coincée », je l’ai plus vu comme finalement une petite protection, quelque chose qui entoure.

Yael Naim : En tout cas, ça amène à beaucoup d’interprétations. Ça peut être le cocon aussi, avant de devenir papillon. C’est vrai que dans l’album, les premières images que j’ai faites en Martinique pour Dream, il y a un truc de l’ordre du papillon qui s’ouvre. Pareil, ce ne sont que des hasards. Mon intuition m’a dit « fais-ci, fais-ça ». Mais après coup, je vois qu’il y a un lien, même avec le travail autour des tissus, autour des cheveux. Il y a des choses qui m’obsèdent, tout simplement, et qui deviennent un discours artistique qui forme un tout.

Et souvent, ces trucs qui m’obsèdent, je ne peux pas les expliquer au début. En fait, j’ai voulu me mettre dans une situation où je défie la gravité. Donc là, je fais un saut. Dans l’eau, pareil, je suis entre deux états et je me sens beaucoup plus libre parce que je suis entre deux. Et c’est un peu ce truc-là que je cherche dans ma vie : comment être connectée à mes racines, à qui je suis, aux gens que j’aime, etc. Pas être complètement détachée, mais en même temps avoir cette capacité de prendre du recul et de me libérer aussi.

La Face B : Trouver ton équilibre, en fait.

Yael Naim : Oui, c’est ça. Donc ça se sent un peu dans tous les visuels.

La Face B : Après la première écoute de l’album, j’ai été hyper surprise. Mais dans le bon sens, parce que j’ai trouvé que finalement, plus qu’un nouveau virage artistique, c’était carrément une métamorphose. Tu es allée là où on ne t’attendait pas. Tu as exploré des outils, des sonorités totalement différentes de ce que tu avais pu faire auparavant. Il y a un chemin de libération et d’exploration hyper riche, dense. Je me demandais comment tu avais travaillé tout ça ? Qu’est-ce qui t’a guidée ? Qu’est-ce qui t’a inspirée ? Et comment tu as eu le courage aussi de casser les codes et l’image du travail pour lequel tu as été primée plusieurs fois ?

Yael Naim : Je pense que ça évoque une question qui est commune pour nous tous, c’est-à-dire comment est-ce qu’on arrive à s’écouter ? Comment on se préoccupe de ce que pensent les autres ? C’est une question permanente, pas uniquement pour les artistes. Et mon premier succès, c’était New Soul. C’est la seule fois où je me suis écoutée et où je ne me suis pas préoccupée de ce que pensaient les autres.

Cette expérience m’a déjà donné les clés. Quand j’avais 20 ans, j’ai essayé de faire ce que les autres attendaient de moi, mais j’étais très malheureuse. C’est quelque chose que je ne sais pas faire. Je peux le faire parce que je suis un peu lâche. Au début, j’ai peur, je fais ce que les autres attendent, mais je me rends compte que je suis malheureuse et que ça ne marche pas, et je casse, souvent je pars.

Donc je me suis promis de ne pas oublier ça. Il suffit que je m’écoute. Des fois ça marche, des fois ça ne marche pas, mais au moins je suis assez alignée. Quand je suis alignée, j’ai de l’énergie pour travailler. Si je ne suis pas alignée, je n’ai aucune énergie et je n’arrive pas à bosser.

Donc ce n’est pas forcément du courage, c’est vraiment une capacité. Je n’arrive pas à générer de l’énergie quand je fais quelque chose auquel je ne crois pas. En plus, quand je travaille, je suis seule chez moi. Il n’y a pas d’avis extérieur, je suis seule avec mon ordi, je fais ce que je veux. Donc, depuis des années, je fais de la musique. Quand je fais de la musique, je ne me dis pas « il ne faut pas que tu fasses ça, il ne faut pas que tu fasses ça ».

Le courage arrive quand je dois assumer et dire : OK, ce que j’ai fait là, chez moi, je veux le sortir, l’assumer et le défendre. Est-ce que je suis légitime pour rapper ? Est-ce que je suis légitime pour faire de la musique électronique ? Ou est-ce que je garde ça pour moi, dans le tiroir ? J’ai des centaines de musiques qui sont dans le tiroir et qui ne sont pas encore sorties.

Parce que des fois, on a un projet, ça met du temps. Et donc voilà, c’est à ce moment-là, une fois que la musique est faite et qu’elle est sortie, que je dois me dire : est-ce que j’assume mon projet ? Est-ce que ça, c’est bien ? Ou est-ce que je garde ça pour autre chose, un projet concept…

Et donc au début, il y avait une petite chanson, après il y en avait une autre, et en fait, à un moment, je me suis rendue compte que tout ce qui sort de moi va dans ce sens-là, et qu’il y a une vraie envie de faire la musique que je suis en train de faire. Et donc ça, c’est devenu vraiment un truc avec une unité, c’est devenu une évidence.

Et c’est vrai qu’il y a eu autre chose aussi : après le Covid et après Night Songs, j’ai commencé à participer à beaucoup de groupes différents, de collectifs : un groupe pour le climat, un groupe pour défendre les femmes en Iran, etc. Je me suis rendue compte que je ne pouvais pas m’isoler du monde et que je ne pouvais pas continuer à m’isoler du monde.

J’ai commencé à créer des liens et à sentir que j’avais envie que le monde soit un monde un peu plus sûr pour nous tous : les femmes, les enfants, les gens de toutes origines. Et le fait d’être investie dans tous ces groupes-là m’a fait ressentir tout cet espoir et m’a exposée à des sujets qui sont en dehors de moi. Toutes les chansons marquent un virage artistique important et sont nées d’échanges avec des personnes extérieures.

Par exemple, Dream. J’étais en discussion avec Reine Willing, qui est une femme qui fait du co-branding, qui est une bonne amie et qui est très, très engagée pour le climat, et qui a un projet qui s’appelle Imagine Green. Elle m’a demandé d’écrire quelque chose pour son projet Imagine Green. Elle m’a dit : « Qu’est-ce que la Terre aurait dit si elle avait pu parler ? » Et j’ai imaginé une relation toxique. Et Dream est sortie. C’est cette question-là qui a provoqué le fait d’adopter un autre point de vue et d’écrire Dream.

On n’est pas obligé de le savoir, ça peut être une relation entre deux humains, ça peut être plein de choses. C’est ce truc-là de : rappelle-toi de qui tu étais, de ce à quoi tu croyais quand tu étais enfant, de tes rêves.

Multicolor, c’est pareil. Manish Arora, c’est la même bande en plus, que j’ai rencontrée grâce à Reine ! C’est un créateur de mode indien que j’adore. Il ne travaille que dans la couleur et dans l’extrême, et sa devise est life is beautiful. Tout est rose, avec des cœurs et des paillettes.

Je n’ai pas eu une vie dure, j’ai eu une enfance très aimante, malgré le fait que je sois née dans un contexte de guerre. J’ai eu une enfance douce. Lui, en revanche, a eu une enfance difficile. Et à chaque fois, il y a des discussions entre nous, et il me dit : « Mais de quoi tu parles ? Pourquoi tu te prends la tête ? Ta vie est incroyable. Arrête de chialer ! »

Il devait exposer aux États-Unis l’ensemble de son œuvre et il m’a demandé de lui écrire une chanson. Je me rappelais d’un voyage en Inde, il y a treize ans, pour faire un projet. J’ai été chercher ces bandes-là et j’ai écrit Multicolor pour lui. C’est lui, Multicolor. C’est lui qui m’apprend à aimer la couleur, à ne pas avoir peur de la couleur, à peindre mes murs… Bon, je suis encore en noir et blanc ! Mais j’aimerais bien avoir le courage de m’en foutre un peu de si c’est cool ou pas cool.

Et finalement, il n’a pas voulu la chanson, parce qu’il ne voulait pas une chanson liée à ses origines indiennes. Il voulait de l’électro. Cette chanson parle de ma vision de comment la vie pourrait être s’il y avait plus de diversité.

Il y a plein de chansons comme ça qui sont nées d’un basculement extérieur. Rabbit Hole, ça parle de la situation au Middle East. Je l’ai écrite avant le 7 octobre. Personne ne m’a appris à détester quelqu’un. J’ai appris la peur par l’histoire, parfois légitime, parfois politique, nourrie par la peur de l’autre. J’ai envie de choisir autre chose.

Je pense que j’ai toujours refusé de toucher à tout ça parce que c’est trop douloureux. Et après le 7 octobre, je me suis retrouvée paralysée tout d’un coup. Je ne pouvais plus éviter le sujet. Au-delà du fait de suivre une thérapie pour les traumatismes transgénérationnels, j’ai essayé de comprendre comment je me positionne dans tout ça.

J’ai fait la connaissance des Guerrières de la paix, j’ai fait la connaissance d’activistes incroyables locaux, par exemple Ali Abu Awwad, qui est un Palestinien qui a ouvert un centre pour la non-violence en Cisjordanie. J’ai rencontré beaucoup d’activistes et je fais un peu partie de ce réseau, à mon échelle. On essaie de créer un autre avenir pour cette région. On parle ensemble. Ce n’est pas un match de baseball : il ne s’agit pas de choisir un côté ou un autre, même si c’est légitime et que je comprends que certains aient envie de se positionner. Nous, on a besoin de solutions parce qu’en attendant, on meurt.

Donc eux me touchent, ils amènent une petite lumière. J’espère qu’un jour, ce sera eux qui dirigeront. Rabbit Hole a été écrit dans ce contexte-là. Chaque chanson a son histoire.

La Face B : Je voulais te demander quel était ton morceau préféré dans l’album.

Yael Naim : C’est difficile ça, ce n’est pas gentil ! Peut-être Rabbit Hole.

La Face B : Tu peux nous parler de La fille pas cool ?

Yael Naim : Pour La fille pas cool, je suis en train de marcher dans la rue et je me rends compte que je n’ai jamais compris les codes. J’ai même pleuré sur Instagram en me disant : « Je ne comprends pas, comment faire ? Les autres comprennent. » C’est débile, mais je pleurais sur mon sort.

La Face B : Tu es dure avec toi-même quand même !

Yael Naim : Non, mais j’ai toujours été la fille un peu à côté, même à l’école. C’est un pattern que je retrouve encore et encore. C’est débile, ce sont des blessures d’enfance. J’ai ce sentiment de ne pas comprendre ce que les autres comprennent, à l’école, de ne pas savoir comment se comporter.

J’ai écrit cette chanson dans ce sens-là, et la phrase qui m’est venue quand je marchais et que ce sentiment est arrivé, c’est : « Je suis la fille pas cool ».

La Face B : J’avais une autre question sur le fait que tu étais une artiste pluridisciplinaire. Qu’est-ce que la peinture t’apporte dans ton process créatif ?

Yael Naim : La peinture, ça m’apporte le silence. La musique, c’est quelque chose d’abstrait, avec du son, et j’aime beaucoup. C’est invisible. Donc c’est très fort que les émotions soient invisibles.

Et tout d’un coup, la peinture, c’est quelque chose de concret que je peux toucher. Quand je peins, c’est vraiment comme une méditation, ça a le même impact. Je sors du cerveau, de l’overthinking, et tout d’un coup, je redescends. Et j’aime bien le fait que c’est visuel, qu’à la fin j’ai un objet que je peux toucher. C’est très complémentaire.

Et la peinture, je peux la faire avec mes enfants, en vacances. C’est le genre d’activité que je peux faire avec tout le monde : être avec moi-même et être avec les autres.

La Face B : Dans ton documentaire Yael Naim, une nouvelle âme, on te voit tout le temps créer. Le jour, la nuit, seule, à plusieurs, etc. Et on sent que tu cherches l’équilibre, justement. Donc je me demandais comment tu faisais pour réussir à tout concilier sans t’épuiser ?

Yael Naim : Alors c’est vrai que j’ai des habitudes. Quand j’étais enfant, et même après, quand j’ai vécu seule à Paris, je ne faisais que ça. C’est-à-dire : je me lève le matin, je crée, je crée, je crée, je crée, je crée, je crée, je crée. Je ne fais une pause qu’à 18 h, sinon je m’endors. Et je continue à créer jusqu’à 3 h du matin. C’est un besoin, ça fait partie de mon équilibre.

Du coup, oui, ce n’est pas évident de le marier avec une vie de maman, parce que j’ai tout le temps envie de faire un truc. Donc je fais tout, mais pas parfaitement. Je suis une mère, mais un peu bordélique. Des fois, je suis là, mais je suis un peu absente. C’est tout le temps un travail pour moi de chercher l’équilibre entre les deux.

J’ai juste accepté que j’allais être une mère pas parfaite et une artiste pas parfaite, et que je fais de mon mieux.

La Face B : La perfection, c’est quoi après tout ? Ça renvoie à une certaine normalité. Mais c’est quoi, la normalité ?

Yael Naim : Oui, mais j’ai des copines qui sont vraiment là pour les enfants. Il y a des gens qui assurent plus ou moins quand même. Moi, des fois, je sens qu’il faut que je me rattrape, que je fasse attention à ma santé, par exemple. Je ne fais pas attention à ma santé, je ne dors pas assez. Je suis un peu dans la moyenne bordélique, mais de temps en temps, je me range un peu plus et je cherche l’équilibre.

Par contre, je pense que pour les femmes, c’est une vraie question qui se pose dans l’histoire. Parce que je vois que David (NDLR : David Donatien, le compagnon de Yael Naim) est beaucoup en tournée. Il peut partir deux semaines et revenir, et les enfants vont être contents qu’il revienne. Ça ne crée pas de déséquilibre qu’il soit là ou pas.

Moi, quand je suis absente ou pas là, ça crée un déséquilibre. C’est un questionnement que je me pose dans le film : comment être une femme artiste libre, mais bénéficier quand même de la maternité, que j’adore, voir des amis… Cette recherche d’équilibre dans les temps modernes.

La Face B : Comment tu abordes la tournée qui va arriver ?

Yael Naim : C’est beaucoup de préparation. J’adore tourner, j’adore être sur scène. Là, j’ai poussé la production très loin. Je gère beaucoup de choses par moi-même. J’avais envie, d’un côté, de pousser la production plus loin par rapport à avant, et de l’autre, d’être libre.

Donc je peux lancer mes effets, comme une guitare électrique, des effets de voix. Ça demande beaucoup de travail de préparation et de technique. J’avais envie d’une scénographie, donc on est en train de travailler une scéno. J’espère aussi un déclic sur le côté scénique. J’ai envie de danser… Peut-être comme des influences que j’aime beaucoup, comme James Blake, d’avoir vraiment une production sonore importante.

La Face B : Super, merci beaucoup.

Yael Naim : Merci beaucoup.

Retrouvez Yael Naim sur facebook et instagram

Laisser un commentaire