ADN #1116 : Old Sedan

ADN : Acide du noyau des cellules vivantes, constituant l’essentiel des chromosomes et porteur de caractères génétiques. Avec ADN, La Face B part à la rencontre des artistes pour leur demander les chansons qui les définissent. Old Sedan vient de dévoiler son nouveau titre Honda CR 500 annonçant l’arrivée de son premier EP mi avril. L’occasion idéale de partir à la découverte de ses influences musicales.

Crédit : Mathieu Gervaise

Octave one / Random noise generation – Whatever she wants (rework) 

Je les avais vus en live il y a quelques années et  je me souviens avoir été tout de suite happé par la puissance du son, ils jouaient fort, très fort, les morceaux avaient vraiment un côté très frontal, très brut mais très dansant.

Ce morceau était presque une respiration au milieu du set, une boucle, très peu d’éléments et pourtant le morceau pourrait durer dix minutes de plus ça ne me dérangerait pas, le genre de morceau dans lequel on se laisse aller. 100% plaisir (sauf pour ce clip qui, il faut le dire, est absolument infâme).

Dominique Dumont – Visages visages

Ici, rien à redire, la DA est toujours magnifique. J’aurais pu choisir quasi n’importe quel morceau de leur discographie tellement j’aime ce groupe. Une synthpop ultra élégante, un peu mystérieuse qui peut aller flirter aussi bien avec du reggae/dub que de la house.

Le morceau Visages Visages est peut-être un peu moins pop que le reste de leur discographie mais tellement beau. Fun fact, joué à 6h du matin il fera autant plaisir aux derniers éveillés qu’aux lève-tôts partis pour un morning run.

Philippi & Rodrigo – New Beach

Pareil j’aurais pu aller piocher tout un tas d’autres morceaux dans le catalogue Deewee (Soulwax, Sworn virgins, Asa Moto, Bolis Pupul, Charlotte Adigéry…). Le label a un son, une patte reconnaissable, et une dualité qu’on retrouve chez pas mal d’artistes, entre un son très produit, travaillé, une DA super solide et d’un autre côté une certaine forme d’humour punk rien à foutre.

Chose qu’on retrouve un peu sur ce titre, entre une intro et un pont très ambient music, des jolis synthés, des vagues qui oscillent puis quand le morceau part enfin un kick frontal sur tous les temps, un riff de basse gras, groovy à souhait, et pour celles et ceux qui ne parlent pas le portugais brésilien, voici une traduction de la première phrase pour donner une idée de l’esprit : 

« Oh, c’est quoi ce bordel de New Beach ?! New Beach mon cul, ici c’est le Brésil mon frère ! »

Gerry Read – It’ll all be over (Dj Koze remix radio edit)

Il a sorti un album Curses Broken en 2025 que j’adore dont est extrait le génial Better let it go. Mais j’ai choisi It’ll all be over (Dj Koze remix), même si on l’entend souvent en DJ set, c’est un morceau qui a du mal à vieillir, sûrement parce qu’un peu inclassable dans le temps et donc inlassable. Résolument house mais on retrouve les découpages/collages, les voix trafiquées, les sons improbables chers au style de Gerry Read.

On y retrouve un côté house à la française dans ce sample de voix poncé et reponcé du début à la fin du morceau, une boucle de basse courte et pourtant aucune mesure ne se ressemble et le morceau avance sans cesse. C’est un morceau qui sent la fin de l’été, une nostalgie douce et heureuse dans laquelle on se love jusqu’au bout de la nuit.

Yuksek & Bertrand Burgalat – Icare (Yuksek remix)

Pareil, un morceau que j’ai passé mille fois en DJ set. Plus le temps passe et plus je suis admiratif de la capacité de Yuksek à se réinventer, à collaborer avec tout un tas de musicien.ne.s de tout horizon, à explorer différents genres, à remixer pour les plus grands noms de la scène. Ici un morceau électronique flirtant disco, une pente ascendante permanente, parfait pour lancer une soirée.

Je suis extrêmement reconnaissant de la confiance qu’il m’accorde en sortant mon EP sur son label Partyfine. J’ai hâte de voir où tout ça nous mène, ce qui est sûr c’est qu’on se croisera déjà sur quelques dates ensemble ce printemps/été, hâte!

Curtis Mayfield – Move On Up

BONUS: Morceau dont il est impossible de se lasser, morceau d’émancipation sociale, de persévérance, de positivité réfléchie, un groove absolument imparable, un thème qui reste en tête toute la journée. Et dans cette version non-coupée, à partir de 4:00 la fête commence vraiment et ne lâche pas jusqu’au bout. Les mots ne suffisent plus quand on atteint ce genre de sommets.

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