Ronnie : « Cet EP est un cocon, un endroit où on se sent bien »

Ronnie a dévoilé au mois de juin WIP, un second EP qui transforme le chaos intérieur en douceur, les interrogations en cocons musicaux. On a eu le plaisir d’échanger avec la musicienne pour évoquer son évolution musicale et les grands thèmes de ces six chansons : l’amour, le temps et le besoin de se construire une maison. Le tout en continuant d’évoluer en permanence. Rencontre avec une artiste qui à fait de Work In Progress un mantra pour sa musique.

LFB : Salut Ronnie, Comment ça va ?

Ronnie : Ça va, et toi ?

LFB : Ça va bien. Il fait beau, il ne fait pas trop chaud.

Ronnie : Il ne fait pas trop chaud. On a survécu à l’apocalypse.

LFB : Ton EP s’appelle WIP, pour Work In Progress. Est-ce que tu as l’impression que pour toi, c’était un chemin d’expérimentation ou plutôt une route que tu as trouvée ?

Ronnie : Je pense que c’était plutôt une experimentation, parce que j’avais du mal à trouver le titre de l’EP. Toutes les chansons partageaient le même thème, mais je n’arrivais pas à nommer ce thème. C’est un peu comme des cocons, essayer de se rappeler des choses qui nous font du bien et qui nous sortent un peu du tourbillon qui pète le monde, quand ça nous semble hostile, etc. Et en fait, WIP, ça s’est un peu imposé dans le sens où il fallait accepter d’être un peu en chemin, en phase d’expérimentation même de sa vie, et d’essayer de l’assumer en me rappelant ce qui me fait du bien quand je traverse des périodes comme ça, d’incertitude.

LFB : C’est quelque chose d’indéfinie un peu.

Ronnie : C’est un truc que je n’arrivais pas non plus à comprendre, à nommer. Du coup, c’est accepter le fait de ne pas réussir à le nommer aussi je pense.

LFB : J’aime beaucoup la pochette qui va avec l’EP. Je me demandais si justement, les six chansons qui composent cet EP-là ont été aussi un pansement pour toi ?

Ronnie : Oui. Quand je les ai écrites, pas toutes en même temps, elles ont pris du chemin, donc ce n’était pas du tout dans le même moment tout au long de l’année. Elles ont eu le même thème inconsciemment. Je pense que j’ai essayé de me panser des plaies, que ça soit un pansement.

Et le fait que je sois frontale, que ce soit un portrait très serré sur moi-même, avec le pansement au plein milieu du visage, c’est un peu assumer le fait d’être un work in progress. Et assumer le fait qu’on a besoin de pansements ou de rappeler des choses qui nous font du bien.

LFB : C’est intéressant parce que je trouve qu’il y a une vraie force curative dans ces chansons-là.Qui est là autant pour toi qui les as créées, mais aussi pour les personnes qui vont les écouter et qui vont les assimiler pour eux.

Ronnie : Trop bien. C’est vraiment l’effet que je voulais, à travers le sens de toutes ces chansons-là. Donc c’est trop bien, ça me fait plaisir que tu me dises ça.

LFB : Tu dis que c’est un truc qui est figé sur une année. Est-ce que c’est une année « de chaos » dans ta vie qui a mené à la création de ces morceaux-là, ou ce sont des choses qui avaient déexisté avant et qui se sont prolongées ?

Ronnie : Je pense que, toute notre vie, on progresse sur plein de choses, plein de sujets différents. Et je pense que c’est juste que je n’arrivais pas, cette année plus particulièrement, à mettre de mots sur mes questionnements, ou sur mes angoisses, ou sur pourquoi le monde, à certains moments, me stressait ou me semblait hostile. Pourquoi j’avais tant besoin de me rappeler à moi-même les choses qui me faisaient du bien, et les choses qui étaient positives ?

Ce qui est fou, c’est que ce n’est pas parti d’un événement particulier. C’est justement aussi ne pas comprendre pourquoi on a l’impression que d’un coup, le monde nous semble plus hostile que ce qu’il nous a pu sembler l’année dernière. Y a pas d’éléments déclencheurs.

Franchement, je n’ai pas d’histoires ou de choses qui m’ont marquées cette année-là.

Je pense que j’avais besoin d’assumer le fait que j’étais en cours de chargement, et que je le serai toujours, et qu’on le sera toujours tous. Et qu’il y a quand même des choses belles dans la vie malgré ça.

LFB : C’est marrant que tu parles de questionnement, parce que j’ai l’impression qu’il y a beaucoup de questionnements tout au long, qui traversent, mais que ça finit justement sur cette certitude que, de toute façon, on est en chargement permanent, et on est des êtres qui évoluent et qui changent.

Ronnie : Accepter le changement, et savoir qu’il va arriver de toute façon.

LFB : Est-ce que c’était important pour toi de figer une époque dans ta musique ?

Ronnie : Je ne sais pas comment les créateurs le font. Je pense que ça fige forcément un moment, un moment T dans notre vie, parce qu’on change tellement. Ça fige forcément ta pensée que tu avais à ce moment-là. Je pense que, de toute façon, écrire des chansons, créer, c’est une volonté de figer quelque chose, de s’en souvenir pour guérir, quelque part.

LFB : Je trouve qu’il est sorti très rapidement, il y avait quand même cette volonté-là de te libérer.

Ronnie : Oui, peut-être que c’était plus fort que moi. Et en effet, peut-être que c’était un besoin de chercher des choses qui me réconfortent dans une période qui était un peu dans ma tête chaotique. C’est vrai qu’elles sont sorties rapidement.

LFB : C’est vrai que la musique, généralement, surtout dans la pop, il y a cette idée de laisser du temps, alors que là, non. Je trouve qu’il y a quand même une évolution assez tranchée aussi entre les deux projets.

Ronnie : Oui.

LFB : C’est ce que permet l’EP.

Ronnie : Oui, c’est ça. Et puis c’était une volonté d’essayer d’aller plus loin de ce que j’avais pu proposer dans le premier EP. Je trouve ça toujours intéressant quand on fait de la création, de ne pas rester dans ce qu’on fait, et d’essayer de chercher plus loin et d’évoluer aussi soi-même dans la création. J’avais cette volonté d’essayer de faire autre chose.

LFB : Malgré tout, dans l’écriture et dans ce que ça raconte, il y a quand même pas mal d’idées qui sont assez importantes. Dé, je trouve que c’est un EP qui est très traversé par l’amour. Et par l’amour dans le sens autant dans la découverte et de ce moment qui bouleverse tout.

Ronnie : Oui, c’est vrai. Les deux EPs sont autour de ça. Il y a tous les sentiments qu’on peut ressentir autour d’un amour qui bouleverse.

Je trouve ça intéressant de réussir encore à faire des chansons autour de ça sans que ce soit lié, et de pouvoir exprimer tous les sentiments qu’on traverse autour de ça. Tant de questionnements que de bonheur, etc.

LFB :Il y a avec ça deux autres idées qui sont très importantes. C’est celle de la maison, qui donne le nom à un titre, mais qui est aussi une idée qui est répétée plusieurs fois dans l’EP. Cette idée de construire quelque chose et de trouver un endroit où tu seras bien.

Ronnie : Un cocon, oui. Dans ce deuxième EP, c’était ce que je recherchais aussi. C’est un besoin d’avoir un endroit où on se sent bien pour aussi être soi-même et être réconforté. C’est un thème qui, naturellement, est revenu tout le temps dans les chansons. Je pense que c’était un bon besoin à ce moment-là de réussir à m’ancrer quelque part avec quelqu’un, pour réussir à me rappeler des choses bien.

LFB : Le titre qui s’appelle La Maison, et le clip, est hyper beau et hyper intéressant parce que tu parles justement d’amour et de construire quelque chose. Et l’idée de la vidéo : on n’est que la moitié d’une maison sans l’autre, c’est hyper connecté aussi à ce que tu racontes dans l’EP.

Ronnie : C’est ça. Je voulais représenter le fait qu’au début, je suis avec ma maison un peu cassée d’un côté et que mon souhait tout au long de cette EP, c’est de réussir à reconstruire la maison ensemble et d’en faire une. On n’a pas les mêmes maisons non plus, mais c’est de faire une maison avec nos personnalités, nous-mêmes.

C’est un peu compliqué quand je l’explique, mais avec tous les bagages qu’on a. Et de se réparer ensemble aussi, à deux, sans que ce soit trop nul.

LFB : Oui, cette idée de se connecter.Le plus important, c’est la fondation que tu crées aussi avec la personne.

Ronnie : Oui. Et puis ce sont les évolutions aussi. Par exemple dans Juno, au début de la chanson, tout le premier couplet, c’est que je n’arrive pas à comprendre moi-même et du coup à t’expliquer ce qu’il se passe en moi.

J’ai honte de ce qu’il se passe, je n’arrive pas à parler, il y a un problème de communication. Et le deuxième couplet, c’est merci de prendre le temps, c’est un peu l’acceptation de pouvoir changer et d’avoir de l’espoir de changer grâce à l’amour d’une personne qui peut t’aider à affronter toi aussi ce que tu traverses.

LFB : C’est mon morceau préféré de l’EP. Je trouve que c’est un morceau aussi qui est hyper marquant parce que musicalement, il tranche un peu aussi avec le reste.

Ronnie : C’est vrai, c’est plus une balade en fait. Il a été vraiment créé comme une balade, comme si j’acceptais de me pardonner moi-même, de ne pas réussir au début. Le refrain, c’est vraiment je veux continuer et du coup de me pardonner parce que j’essaie de faire de mon mieux et que tout le monde essaie de faire son mieux.

LFB : Et puis grosse référence en plus, le titre. Ça colle aussi à toute l’idée qu’il y a dans le film d’accepter d’aimer l’autre et de s’aimer soi aussi.

Ronnie : C’est vraiment de l’amour au global, c’est un peu ça. C’est vrai.

LFB : Je trouve qu’il y a un côté marquant et j’ai l’impression qu’il fait un peu charnière en terme d’évolution, de passer un peu de questionnements à des certitudes.

Ronnie : Oui c’est vraiment ça. Mais c’est aussi ce qui est beau avec l’amour, c’est que ça peut aussi transformer des choses que tu pensais impossibles toi-même de transformer. On a toujours honte de parler des choses qui vont bien ou des choses positives.

Je trouve que c’est plus facile de parler des choses qui font mal ou des ruptures puisque c’est plus fort quelque part, parce que ce sont des sentiments qui nous font tous très mal. De parler des choses positives…

C’est un peu aussi l’idée de l’EP, de réussir à parler des choses qui sont positives pour soigner des choses qui nous arrivent.

LFB : Et puis surtout quand tu parles de choses positives, tu as toujours la peur d’être un peu niais, de ne pas trouver les bons mots.

Ronnie : Exactement, et de paraître trop superficielle. Alors que justement, l’idée c’est de réussir à parler de la profondeur. On peut changer, on peut construire, on peut se consoler même si le monde est pourri. Il nous reste ça.

LFB : C’est intéressant parce que ça ouvre aussi sur la troisième base importante des thématiques de l’EP, c’est l’idée du temps.Qui est aussi hyper présente dans l’écriture et qui est un temps évolutif.

Parce qu’au début, tu as l’impression que c’est un peu ton ennemi et après, il y a une espèce de réconciliation.Et à la fin, c’est un camarade avec qui tu traînes sur une terrasse pour regarder les gens.

Ronnie : C’est vrai, je n’aurais pas dit mieux. C’est vrai que le temps est hyper présent dans tout l’EP. C’est vraiment ça, ce sont ces trois axes. Je pense que c’est toujours aussi réussir à prendre son temps. Le temps, c’est tellement un vaste sujet. On a honte de prendre son temps parfois, on n’arrive pas à prendre le temps. On court toujours après le temps.

Du coup, perdre son temps, c’est aussi réussir à accepter le quotidien, les petites choses, le temps qui passe et profiter de l’instant présent. C’est là où réside le bonheur, c’est de profiter juste de ce qui arrive à l’instant présent.

LFB : Sur l’EP, au niveau des titres, ça commence par « encore » et ça se termine pas « encore ». Est-ce que c’était volontaire ou est-ce que tu t’en es rendue compte après ?

Ronnie : Je m’en suis rendue compte après. Ce n’était vraiment pas volontaire et j’adore du coup. C’est comme si la boucle continuait à l’infini et on est en chargement tout le temps.

LFB : Ce mot est hyper fort parce qu’il peut être hyper négatif et hyper positif aussi sur plein d’aspects.

Ronnie : C’est un peu le cercle interminable de la vie. Je pense qu’il y a des hauts et des bas tout le temps. C’est vrai que ça ne se terminera jamais. On sera toujours en loop et c’est bien.

LFB : Musicalement, comment tu as envisagé cet EP et comment tu as évolué par rapport à ce que tu avais fait avant ?

Ronnie : Sur les arrangements, j’avais envie d’aller plus vers un côté granuleux. Le premier EP était plus sur l’amour, sur les questionnements que je traversais. Et là, comme ça partait plus du fait que que le monde me semblait hostile, j’avais envie de ramener un peu plus de grains et de textures pour apporter un peu d’hostilité.

Comme si un grondement externe arrivait mais garder quand même un cocon chaleureux et que ce soit des chansons douces malgré tout. Même s’il y a des envolées.

Je voulais aussi m’appuyer sur des influences que j’écoutais beaucoup cette année-là comme Royel Otis ou Djo qui étaient plus tournés vers du rock plutôt que de la pop ou indie rock. Ça s’est fait naturellement ces recherches de textures et d’envolées.

LFB : C’est marrant parce que certains morceaux m’ont rappelé des titres dans des bandes originales de comédies “coming of age” américaines, de grands changements. Ta musique m’a un peu rappelé cette idée dans la couleur musicale très américaine du début des années 2000.

Ronnie : C’est vrai, c’est un peu la couleur que je voulais donner. Notamment on l’entend plus peut-être sur Ailleurs. C’est un titre qui est plus indie rock, pop. Ce sont vraiment des couleurs vers lesquelles je voulais aller.

LFB : Sur tout l’EP, il y a une structure rythmique de la basse et de la batterie qui sont hyper présentes et solides. C’était une volonté dans la création ?

Ronnie : Je pense qu’inconsciemment, on voulait que ça soutienne plus pour que ça apporte un peu plus de rythme et de groove. Pour qu’on sente que ça bouge un peu.

LFB : Est-ce que tu as l’impression que cette force-, ça permet aussi d’utiliser la fragilité dans d’autres choses ? Par exemple dans l’utilisation de ta voix ou sur les guitares à certains moments.

Ronnie : Ça permet peut-être plus de liberté. C’est ce que j’ai essayé de chercher aussi. D’essayer de travailler l’interprétation, d’aller plus loin sur ma façon de chanter et aussi sur la guitare. Il y a plein de guitares électriques où c’est moi qui joue et j’essaie vraiment d’expérimenter ce que je pourrais faire avec les sons.

LFB : Je trouve qu’il y a une vraie volonté organique.L’EP est fait de telle manière que tu peux le jouer sans bandes.

Ronnie : Oui, exactement. Ça c’est une volonté parce que c’est ma façon de composer. Je compose en guitare-voix. Je me dis que si le morceau tient en guitare-voix, qu’il a un sens et qu’il a une force, ça veut dire qu’on peut l’arranger pour le rendre encore plus beau mais j’ai l’impression que plus il sera dénudé, plus ça montre la force d’un morceau. Du coup il y a toujours ce côté organique parce que je ne cherche pas trop à l’enfouir sous un tas de productions.

LFB : C’est intéressant parce que finalement comme tu pars d’une base guitare-voix, tu peux les jouer différemment. Tu peux les adapter.Il y a toujours cette question d’économie de moyens dans la musique.J’ai l’impression que les morceaux peuvent tenir sur une formule àtrois ou à plus.

Ronnie : C’est vrai que c’est bien aussi. Même en guitare-voix, ils peuvent tenir.

LFB :Il y a un featuring sur l’EP, qu’est-ce qui t’a donné envie de travailler avec Sofia Nolin ?

Ronnie : C’est une artiste que je connais depuis deux ans. C’est Clément qui fait partie d’Entreprise qui m’a soufflé son nom en me disant que je pourrais peut-être essayer de la contacter. Moi je me disais que c’était impossible. Et en fait c’était hyper fluide.

On a fait un appel avec elle et elle m’a dit qu’elle était partante. Du coup, il fallait que je compose quelque chose de mon côté et que si ça lui plaisait, on pouvait aller plus loin. C’était la première fois que je faisais ça, de composer en pensant à quelqu’un avec j’allais chanter. C’était un travail hyper intéressant.

J’ai composé Une minute encore de mon côté. J’ai écrit les paroles du refrain et du couplet, j’ai composé toute la chanson et je lui ai envoyé une maquette. Ce qui était intéressant, c’est que tout s’est fait à distance mais c’était hyper fluide quand même.

Après, elle m’a renvoyé ses voix et j’ai tout de suite aimé ce qu’elle a fait. Le son était là, c’était hyper rapide. Du coup c’était bien. Et je suis trop contente qu’elle ait accepté de faire ça. Je suis trop fière de ce morceau, je l’aime beaucoup parce qu’elle en fait partie aussi.

LFB : Est-ce que tu as envie de collaborer plus avec d’autres artistes ?

Ronnie : Ouais, avec plaisir. J’adore. Je trouve ça hyper enrichissant et surprenant. J’aimerais trop à l’avenir collaborer avec le plus d’artistes possibles.

LFB : On parlait tout à l’heure des vidéos.Tu as fait beaucoup de sessions live aussi.Qu’est-ce que ça t’apporte justement cet aspect visuel ? Les clips sont très travaillés, ça raconte une vraie histoire.Je trouve que l’idée des vidéos, c’est de mettre une extension justement et à l’inverse, les sessions live ça permet aussi de montrer à quoi peut ressembler le son en live.

Ronnie : Je suis très attachée au visuel. Ça me tient particulièrement à coeur. Je trouve que c’est hyper important de faire vivre sa musique aussi à travers l’image. Moi les réseaux sociaux, ça me frustre parce qu’il n’y a plus la place aux clips musicaux. Il n’y a plus autant d’attention à l’image. Vraiment mes clips, moi j’adore ça. Je trouve qu’il ne faut pas que ça se perde. C’est pour ça que j’essaie d’en faire au maximum pour continuer d’en faire même si les gens ne regardent pas forcément ça.

Et puis, ça m’amuse beaucoup de traduire à l’image mes chansons et ça me passionne. Quand j’écris une chanson, j’ai hâte après d’imaginer l’image derrière, que ce soit en photo ou en vidéo. Toute l’identité visuelle. Ça m’intéresse trop. Je trouve ça hyper important que ça soit un tout en fait parce qu’après quand on pense à la musique, on pense aussi aux images qu’on a vues. Ça raconte une histoire complète.

Je trouve que ça permet vachement de compléter ce qu’on raconte et de mettre le spectateur encore plus dans le monde qu’on veut.

LFB : Je trouve que dans WIP, il y a une vraie éloge à la douceur et à la vulnérabilité.Je me demandais si c’était quelque chose qui était important pour toi et si c’était quelque chose que tu avais envie de continuer à défendre dans ta musique ?

Ronnie : Je pense que c’est plus fort que moi. Je pense que oui, parce que c’est comme ça que je vois les choses. Et je trouve ça beau de réussir à défendre quelque chose qui semble évident et qui semble has been.

Je pense que ça fait partie de moi donc je pense pas que j’en partirais. Pour l’avenir, j’ai quand même envie d’explorer plein de choses. Je n’ai pas envie de me brider et de me dire qe mon style c’est ça et ne faire que ça. Mais je pense que c’est un peu ma façon d’être donc je sais pas si ça partira.

LFB : Le work in progress permanent.

Ronnie : Exactement.

Crédit Photos : Céline Non

Laisser un commentaire