ADN #1151 : BRUIT BLEU

ADN : Acide du noyau des cellules vivantes, constituant l’essentiel des chromosomes et porteur de caractères génétiques. Avec ADN, La Face B part à la rencontre des artistes pour leur demander les chansons qui les définissent. Aujourd’hui, à l’occasion de la sortie de leur album Icare, on part à la découverte des influences de BRUIT BLEU.

Tame Impala – Let It Happen

Seb : La première fois que j’ai écouté Tame Impala, c’était en 2016, je m’en souviens très bien c’est mon meilleur ami qui me dit : « tu devrais écouter ça, c’est du rock mais moderne ».

Il me lance le track Let It Happen. Je l’écoute la première fois, je ne suis pas hyper fan puis, je me dis quand même que c’est bien mon délire donc je me mets à écouter tout l’album Currents. Au bout d’un moment j’aimais tellement cet album que j’ai carrément acheté le CD pour le mettre dans ma Peugeot 207. À partir de ce moment-là chaque trajet pour aller à la fac, j’écoutais l’album, et ça me faisait le même effet à chaque fois.

Ce qui m’a touché, c’est avant tout la précision dans le son, l’inventivité dans un style qui ne demandait que ça et la mélancolie dans les paroles.

Quand on est parti en résidence avec le groupe, Tame Impala faisait évidemment partie des références pour tout le monde, il a notamment inspiré le Bass/Batterie de Whisky Bagarre qui, à la base, était une maquette pourrie sur mon ordinateur, un exercice où j’essayais de copier le son de batterie de Kevin Parker.

Djo – Change

Mano : C’est l’une des premières fois où j’ai été autant admiratif d’un morceau qui mélange si bien d’un côté la pop dans sa conception, sa structure, ses mélodies vocales et de l’autre un vrai laboratoire de sonorités qui sont très particulières dans les instruments utilisés et dans leur traitement (notamment sur les synth bass et les guitares).

Ce qui fait un morceau très efficace, entraînant, super facile à écouter mais qui garde quand même cette folie et cette touche très caractéristique qu’on retrouve un peu partout dans l’album où le morceau est présent.

C’est ce que j’ai voulu garder en mémoire pour les morceaux de BRUIT BLEU, toujours garder ce mélange entre le format chanson et toutes les expérimentations qu’on a pu faire ensemble pour garder un vrai ADN de groupe mais pouvoir délivrer un message qui sera accessible à tous ceux qui pourront nous écouter.

LCD Soundsystem – Dance Yrself Clean

Yannick : La plus rock des formations électro.
Le track lui-même pourrait être un album. L’intro dure trois minutes, ce qui est déjà plus long que 90 % des singles qui sortent chaque jour. C’est vraiment un morceau d’ADN BRUIT BLEU.

La première fois qu’on l’a écouté tous ensemble, on partait en Normandie en van composer ce qui allait devenir, sans qu’on le sache encore, un album. Ceux de la bande qui ne le connaissaient pas ont pété un câble à 3:04, quand tout le groupe explose l’autoradio.

Pas de limiteur, une véritable claque de snare dans la bouche. C’est un peu ce qu’on a cherché à exprimer aussi sur certains de nos titres. Pas de concessions musicales.

M83 – Noise

Julien : On est tombés sur un live KEXP de M83 avant la production de notre album, et ça a été une vraie claque. En particulier un morceau : Noise.
Une véritable rage musicale, un mur de son, une énergie folle.
Ce morceau nous a tellement marqués qu’il nous a même aidés à trouver notre nom de groupe : BRUIT BLEU.

Barbara – Du bout du lèvres

Don Pierre : Pour cet album, Barbara a été une immense source d’inspiration. Ses textes m’accompagnent depuis longtemps, et je reste toujours aussi impressionné lorsque je redécouvre / réanalyse un morceau.

Du bout des lèvres, c’est une musicalité légère, un texte qui traverse le temps et un message universel sur l’amour. Ce rapport nostalgique à l’été, ces images, cette simplicité d’écriture (qui n’a pourtant rien de simple), tout y est et c’est beau.

 

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