Les entrevues cartes sur table – Épisode 2

Cette année, La Face B vous propose comme série de l’été les entrevues cartes sur table. Le principe est simple : l’artiste ou le band pioche une ou plusieurs cartes de tarot et nous donne son interprétation (on aurait aimé jouer les madames Irma mais on n’y connait rien). On lui demande ensuite de nous donner une musique à laquelle ça lui fait penser, de son répertoire ou non, et ainsi constituer votre playlist de l’été de vos artistes préférés.

Pour ce deuxième épisode des cartes sur table, on a parlé de manières de relaxer, de relations tumultueuses, de randonnées, d’éco conscience, de nourriture et d’amitié.

Kamilou

L’As de Coupe

C’est l’As de Coupe, et le vin coule à flots. L’alcool est dans ma main, et moi, j’adore la boisson. Je pense que je vais avoir un problème d’alcool dans les prochains mois. Cette carte, c’est la vie d’artiste. Difficile d’interpréter ça autrement.

La carte me ramène tout droit à une anecdote : la soirée avant les préliminaires des Francouvertes. On était toutes à la maison avec mes collègues et j’étais super stressée. On est finalement sortis dans un bar pour déstresser un peu. Au début, je ne voulais pas y aller, justement parce que je me disais que c’était une mauvaise idée. Mais les filles ont insisté : go, on y va, tu prends juste un verre, ça va te faire du bien de sortir de la maison.

Le hic, c’est que quand je suis stressée, j’ai toujours l’impression de ne rien sentir, peu importe la quantité que je bois. Rendues à trois heures du matin, on avait vraiment beaucoup bu, et moi je continuais de répéter que je ne sentais rien. Alors avant de partir, j’ai pris un dernier shot, et j’ai enchaîné les shots jusqu’à quatre heures. En arrivant à la maison, j’ai été malade comme un chien. Marie m’a ramassée, et j’ai fini par dormir presque toute la nuit. Le lendemain, c’était les préliminaires.

Je me suis pointée au soundcheck dans un état vraiment dégueulasse, mais ça n’a pas paru. C’est ça aussi, la vie de rockstar. C’était la première fois que je faisais ça, et je ne l’ai jamais refait depuis, alors peut-être que ça m’a servi de leçon. N’empêche, c’était traumatisant. Moi qui ne vomis à peu près jamais, genre une fois par année à cause de l’alcool, c’est dire à quel point j’avais exagéré cette fois-là. Mais c’était mémorable ! Au final, le show était bon.

La toune qui me vient en tête

Honnêtement, dans mon répertoire, un peu tout. Mon EP est vraiment sous le signe de la cigarette et de l’alcool, parce que c’est là que se trouve mon inspiration : les soirées, les vacances, les brosses qui finissent par déraper. Toute ma musique est un peu bâtie là-dessus.

Comme chanson que j’écoute pour me préparer, par contre, c’est beaucoup Rihanna, ça a toujours été mon rituel d’avant-show. Sinon, je pige pas mal dans les années 2000, du Kesha, cette vibe bitch club 2010. C’est vraiment ça, mon univers de préparation.

Le vœu à lancer dans l’univers

De m’avoir fait apprendre ma leçon, et de boire de façon responsable pour le reste de mes concerts. Après les shows, je m’amuse, promis, mais avant, on ne touche pas à l’alcool.

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Calamine

Le Trois de Bâton et le Six d’Épée

Avec le Trois de Bâton, je suis en train de contempler l’avenir, les choses qui vont s’offrir à moi. Je pense que je réfléchis à mon spectacle de ce soir, en me disant que ce sont de belles opportunités qui se dessinent à l’horizon. Et le Six d’Épée, c’est s’en aller d’une situation difficile pour rejoindre des eaux plus clémentes. C’est prendre en main les situations difficiles et choisir d’aller là où ce sera plus paisible.

Ça résonne bien avec mon projet. Il parle beaucoup de relations tumultueuses. J’ai beaucoup daté pendant le période d’écriture de mon album, je parle beaucoup de dating queer et tout ça. Je pense que j’ai beaucoup grandi de ça, et que je suis rendue à une place très sereine dans ma vie relationnelle présentement.

La toune qui me vient en tête

Il y a une chanson qui s’appelle VIEUX STOCK, que je trouve un peu à part dans mon répertoire. Elle est assez nostalgique, le beat était très nostalgique, et j’avais envie de me replonger dans mon parcours quand j’étais plus jeune, à des moments où j’ai eu des struggles de santé mentale, de conso, et où je ne voyais pas nécessairement ce qui m’attendait.

Je trouve ça le fun de partager cette chanson-là et de réfléchir au chemin parcouru. Souvent, quand je la présente en spectacle, je dis qu’on ne prend pas assez le temps de retourner voir la personne qu’on était quand on était jeune, pour lui faire un petit high-five et lui dire hey, tu n’as pas lâché. Je fais souvent cet exercice de me dire wow, à l’époque où je ne voyais pas ce qui m’attendait, où je pensais qu’il ne pouvait rien m’arriver de bien… aujourd’hui, je suis contente, j’ai le goût de me faire un high-five d’avoir tenu bon, même si je ne savais pas. Ça en a valu la peine. C’est une chanson que je vais présenter ce soir d’ailleurs.

Le vœu à lancer dans l’univers

Honnêtement, je suis beaucoup dans la gratitude. Ce ne sont pas des carrières faciles, et le fait de gagner ma vie en faisant de la musique, en ce moment, c’est pour moi le plus grand blessing. C’est vraiment un privilège. Je ne sais pas si tous les artistes se rendent compte à quel point ça en est un, quand je vois autour de moi tous ceux qui ont des side-jobs, qui travaillent dans les bars pour joindre les deux bouts. Je ne veux pas en demander beaucoup : si je peux me dire que l’an prochain je peux encore faire ça toute mon année, c’est déjà énorme pour moi. Je me souhaite juste de pouvoir continuer à faire de la musique.

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PAR.SEK

La Tempérance et le Roi de Deniers

Pour Manon, La Tempérance évoque d’abord le monde et ses différents éléments, très présents dans le projet, autant dans les paroles que dans les visuels. La montagne, par exemple, les ramènent tout de suite aux randonnées que le duo aime faire dans les Pyrénées. Manon y voit un lien direct. Sur la signification même de la carte, elle sent cette idée de sagesse ou de nuance qui cherche à s’exprimer. Elle ne sait pas si cette nuance est vraiment présente dans les textes, mais c’est une volonté.

Simon, de son côté, lit La Tempérance comme une manière de cibler le cœur du sujet le plus sereinement possible, prendre soin de dire les choses de façon équilibrée, rester compréhensible. Sans pour autant renoncer à la radicalité, précise Simon, parce qu’iel a l’impression que la Tempérance peut justement la supposer, et que c’est une radicalité que le duo cherche. C’est là qu’entre en jeu le Roi de Deniers, ajoute Manon.

Simon apprécie le pragmatisme de cette carte, parler des choses de façon concrète et réelle. Le duo cherche des images, des métaphores, mais tout en collant au réel dans les sujets abordés, et Simon trouve que ça connecte avec ce Roi qui vit dans le concret. Les deux cartes fonctionnent bien ensemble, note Manon. Il y a le côté éthéré, artistique d’un bord, et de l’autre le côté terre à terre, celui qui rappelle qu’il faut bien mettre tout ça en pratique. Manon remarque d’ailleurs que l’image ressemble à un grand circuit imprimé, la cape du Roi étant très électronique. Simon renchérit, le duo aime beaucoup les aspects techniques des choses, la technique du son, de l’image, la technologie, et Simon y voit une vraie connexion avec le Roi de Deniers. Manon relève enfin le jaune et le bleu qui dominent la carte : toutes les cartes sont un peu comme ça, mais ça adonne que ce sont aussi leurs couleurs.

La toune qui nous vient en tête

Pour Manon, c’est RAF, pour l’union des deux cartes. Le Roi fait figure monarchique, il peut symboliser la guerre et le pouvoir, mais il est assis comme s’il avait abandonné, comme un “rien à faire” qui entre en écho avec l’autre carte, avec ce même côté terre à terre. Simon est du même avis, c’est bien R.A.F., une vraie union des deux, comme si la tempérance venait tuer le roi. De toute façon, conclut Manon, il est déjà mort. Le roi est mort !

Le vœu à lancer dans l’univers

Manon revient sur ce chemin fait de montagne et de soleil, il y a une idée d’ascension, mais aussi une montagne pleine d’obstacles, une aventure, et Manon trouve ça beau. Simon voit finalement dans cette carte la carte opposée, celle de l’obstacle, de ce qu’il faut traverser. Simon y perçoit un changement du monde en dehors d’elleux, la tempérance qui arrive pendant que le Roi de Deniers se retrouve enterré sous ses vieilles feuilles et perd de son importance. Visuellement, dit Simon, la tempérance est déjà en train de gagner. Elle peut voler, ajoute Manon, alors que le roi, lui, est très sédentaire, quand la tempérance est plus nomade, dans le mouvement. Avec cette perspective, ce point de fuite vers le soleil, ça leur va bien. Ce qu’on peut leur souhaiter, au fond, c’est du mouvement, et de laisser le Roi de Deniers derrière elleux.

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Héron

L’Étoile

D’abord, il y a une femme nue qui verse de l’eau dans une sorte d’étang, et un arbre avec un oiseau. Pour moi, c’est signe de beaucoup d’abondance, de belles choses à venir. Après le show, ça, ça va sûrement être des bouteilles de vin [en pointant les cruches], et ça, ce sera Noël [en pointant les étoiles]. Par rapport à mon projet, je vois surtout l’oiseau, mon band s’appelle Héron, alors l’oiseau, c’est moi. J’observe cette femme qui verse de l’eau, je l’admire, et j’aspire à être comme elle, à verser de l’eau dans les étangs de la musique québécoise pour y amener de l’abondance.

Elle a l’air de flotter, son pied flotte sur l’eau, il n’est pas dedans. Pour moi, elle est divine quelque part, clairement une incarnation de quelque chose de plus grande nature. J’aspire à être cette femmem dans le fond. Les sept petites étoiles autour, ça doit être mes trois amis dans le band, Jay, Judith et Élie, et ma famille, ma mère, mon père et mes deux frères, parce qu’ils sont toujours là.

Il y a aussi des petites montagnes en arrière, et des petites fleurs autour. On dirait que c’est super prétentieux ce que je vais dire, mais bon, c’est une carte, on fabule, c’est comme si l’eau nourrissait le sol, comme ma démarche de revalorisation du folklore que j’essaie de faire, je vais réussir à en faire des petites fleurs. Finalement, on va prendre le contrôle de la scène musicale québécoise avec beaucoup de musique d’inspiration traditionnelle. C’est tout ça qui va se passer.

Si elle doit remplir la flaque, c’est qu’elle était sèche à un moment donné. Alors pour moi, cette femme est aussi une militante écologiste : elle s’arrange pour rétablir l’équilibre aquatique sur terre. C’est un peu ma vocation, finalement, sauver le monde et les forêts. Tu sais, c’est moi, mais ça pourrait être plein de gens. Je pense qu’au fond, cette femme-là, c’est le folklore.

La toune qui me vient en tête

Il y a une chanson de mon répertoire qui s’appelle Fontaine et qui parle un peu de ça, une fontaine qui a été asséchée, alors qu’elle était une source de vie pour les animaux, jusqu’à ce qu’une sorte de force autoritaire vienne en enlever l’eau. J’ai l’impression que cette carte, c’est l’opposé, ou plutôt la suite de cette chanson-là, on remplit de nouveau la fontaine, on revient avec l’abondance, l’équilibre, le retour à la nature. 

Le vœu à lancer dans l’univers

C’est un peu en contradiction avec ce que je viens de dire sur l’écologie, mais j’aimerais vraiment voyager avec la musique. Même si ça brûle du gaz en masse, c’est quand même mon rêve. Sur l’eau, en bateau, peut-être traverser l’Atlantique, on ne sait pas, c’est l’infini, c’est l’inconnu.

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Bye Parula

Le Trois de Coupe

Le Trois de Coupe, ça leur ressemble tout de suite. Trois coupes, trois membres qui trinquent tranquillement, c’est un peu comme ça que le groupe s’est rencontré et c’est de bon augure. Pour eux, la carte parle de bien vivre et de célébrer la musique, l’amour, l’amitié et la fraternité. Ça les représente absolument, avec cette convivialité qui leur est chère, ce plaisir d’être ensemble, de manger et de partager beaucoup autour de la nourriture et du vin.

D’ailleurs, ils adorent cuisiner, au point que ça déteint sur leur écriture. Sur tout le premier album, les working titles des chansons étaient des noms de bouffe, avant d’être rebaptisés à la fin. Un seul a survécu, Majas, du nom de la première bouteille de vin rouge qu’ils ont bu ensemble. L’anecdote va plus loin. Quelqu’un de la SAQ a écrit au domaine pour signaler qu’une chanson portait le nom de leur vin, et le contact s’est noué. Quand le groupe est parti en tournée pour la première fois en Europe, ils ont proposé de faire de la pub au domaine de Majas en échange d’un coup de pouce financier. Les gens de la compagnie, trois ou quatre personnes en tout, leur ont plutôt envoyé mille euros en disant qu’ils ne voulaient pas de pub mais souhaitaient les aider. Ils sont même venus les voir, et au terme de la tournée européenne, le groupe est allé goûter leur vin et partager un repas. 

Quant à leur plat fétiche à trois, ça dépend des jours, mais ça se situe entre les arepas de maïs, le risotto aux cèpes et le ceviche champignons. L’un des membres fait remarquer en riant que certains refusent d’appeler ça un ceviche puisqu’il n’y a pas de poisson, mais pour lui, ça reste un ceviche. Le trio rêve même d’une émission de cuisine qui mêlerait artistes, bonne bouffe et discussions autour de la musique. Le temps manque pour l’instant, mais l’idée finira bien par arriver un jour, et on l’espère !

La toune qui nous vient en tête

Dans leur répertoire, le groupe pense à I don’t know, pour ce même sentiment d’insouciance légère et un peu alcoolisée, cette envie de retrouver quelque chose de bienveillant où il n’y a que l’amitié qui compte. C’est la vague qui les habitait quand ils l’ont écrite.

En dehors de leur musique, la chanson qui leur vient d’instinct est Agüita de Gabriel Garzón-Montano, un artiste à la fois colombien, américain et un peu français. Ils y retrouvent cette transnationalité qui leur parle, et c’est un morceau qu’ils ont beaucoup écouté et dansé ensemble.

Le vœu à lancer dans l’univers

Une longue amitié, avant tout, parce que ce serait le plus beau. Faire de la musique ensemble est déjà un cadeau, ils ont vraiment du fun et s’aiment tellement que ça serait dommage de ne pas continuer. C’est un gros privilège et beaucoup de chance, alors s’ils arrivent à garder ça intact et à continuer, ce sera parfait. Du long terme quoi.

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Faux Real

La Tour et Le Pendu

Sur La Tour, le duo de Faux Real voit d’emblée quelque chose de menaçant. Une tour foudroyée qui prend feu, une grande couronne dorée éjectée du sommet, et deux personnages qui tombent de part et d’autre. L’un remarque même la coïncidence avec les lieux, puisque le toit de la structure où ils jouent ce soir a brûlé, des photos défilant justement sur un écran à côté. La tour a une vraie allure de forteresse, un petit côté Monte-Cristo, rien qui ne sente la joie de vivre.

Mais l’interprétation bascule vite vers quelque chose de plus positif. Et si la tour était une prison, sans portes, alors la carte pourrait signifier la sortie d’une mauvaise situation. Vue depuis une petite cabane en face, on serait même plutôt content de ne pas être à l’intérieur pendant que l’orage l’abat. On peut l’interpréter comme une délivrance en somme.

Le Pendu, lui, détend tout de suite l’atmosphère. Il a l’air plutôt chill pour quelqu’un de pendu, et encore, seulement par une cheville, l’autre jambe repliée comme s’il faisait du yoga, un soleil autour de la tête. L’un des deux avoue, en plaisantant, qu’il lui ressemble un peu, qu’il s’habille souvent comme ça, tunique bleue, bas rouges, chaussons dorés, le B.A.-BA à la maison. Retournée à l’envers, la carte n’a même plus l’air hantée par la gravité. Le personnage semble à l’aise, comme s’il se faisait craquer la colonne, un simple étirement, suspendu à des branches verdoyantes et en bonne santé. Bref, beaucoup moins morbide que La Tour, même si tout est à l’envers, avec ce thème récurrent de la tête, entre couronne et auréole.

Le duo relève enfin une grande structure verticale qui traverse les deux cartes, l’une en pierre en train d’être détruite par le feu, l’autre plus petite, plus saine et organique. Ce contraste leur rappelle beaucoup leur nouveau morceau, Seesaw, qui parle de up and down, de relations tumultueuses capables de vous faire voler comme de vous envoyer aux enfers ou au paradis. Tout est dans le contraste des hauts et des bas, des basculements et des changements soudains. Ils n’ont pas encore écrit de chanson où on se fait foudroyer dans une forteresse, admettent-ils en riant, mais ça pourrait bien changer.

La toune qui nous vient en tête

Au-delà de Seesaw, les cartes leur évoquent un morceau encore inédit de leur nouvel album, une chanson sereine, sur les premières fois. Elle parle du fait que vivre une expérience pour de vrai, c’est quelque chose de totalement unique qui ne se reproduit jamais. On peut passer une journée ensoleillée à Québec, mais on ne revivra jamais deux fois exactement la même. Chaque expérience est propre à la personne qui la traverse, ce qui est à la fois magnifique, parce que c’est ce qui rend la vie précieuse, et frustrant, parce qu’on aimerait parfois pouvoir approfondir les choses et les revivre plus intensément, en sachant que ce sera la dernière fois. La chanson parle un peu de ça.

Le côté coup de foudre de La Tour leur fait aussi penser à un autre de leurs titres, Love On The Ground.

Le vœu à lancer dans l’univers

L’un aimerait apprendre à faire un vrai handstand, un vrai poirier bras tendus. Il fait beaucoup de yoga mais n’a pas encore maîtrisé la figure, et puisque c’est une posture tête en bas, ce serait tout indiqué, en plus d’être bon pour sa carrière d’acrobate sur scène. L’autre estime qu’on pourrait leur souhaiter de vivre dans une grande tour de pierre fortifiée, un lieu sans distraction, parfait pour écrire de bons albums, à condition tout de même d’y prévoir une porte, parce qu’une tour sans issue, ce n’est pas très sustainable comme style de vie. Le tout avec un petit coup de foudre au sommet, parce que le drama, au fond, ils aiment bien ça. Ce qu’ils ne se souhaitent pas, en revanche, c’est d’être pendus, à moins que ce soit volontaire et par les chevilles, histoire de se craquer le dos.

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