Entre deux lacs, sur la Presqu’île du Malsaucy, les Eurockéennes de Belfort ont une nouvelle fois transformé un simple week-end en parenthèse hors du temps.

Un cadre unique, une programmation pour tous les goûts
On retrouve toujours avec le même plaisir ce site pas comme les autres, coincé entre deux lacs, où quatre scènes se répondent, dont une posée à même le sable. La grande roue domine le paysage, les stands s’enchaînent, les festivaliers s’y agglutinent pour tenter de repartir avec des goodies. La programmation éclectique ratisse large : électro, rap, rock, folk, chacun y trouve sa place. On a fait le choix du vendredi et du samedi cette année.
Vendredi : montée en pression jusqu’au coup de massue final
La soirée démarre en douceur avec L2B, qui chauffe le public à coups de hits, Flying Blue en tête. Le temps d’un tour de grande roue pour prendre la mesure du site, et d’un passage par les stands, place à OrelSan. L’artiste a su transposer son live de zénith au format festival, en piochant dans tout son catalogue pour toucher le public le plus large possible. Toujours un plaisir de le retrouver en concert.
Direction ensuite Trym, dont le nom circule depuis un moment sans qu’on ait eu l’occasion de le voir sur scène. La claque est au rendez-vous : un set intense, qui pose parfaitement le terrain pour la suite. Car la soirée se referme sur le combo Vald x Vladimir Cauchemar x Todiefor. Déjà croisés l’an dernier, les trois artistes ont cette fois construit une véritable scénographie commune. Impossible de ressortir d’ici indemne.
Samedi : de Josman à Mosimann, une journée en apesanteur
La deuxième journée démarre avec Josman, qui fait chanter un public majoritairement jeune et acquis à sa cause. Le temps de manger, on retrouve le doux folk des Lumineers, en parfaite harmonie avec le soleil qui décline.
Changement radical d’ambiance avec Alonzo : le public est en ébullition du début à la fin. On enchaîne avec le début du match des Bleus, l’occasion de chanter la Marseillaise avec plusieurs milliers de festivaliers avant de filer vers la plage pour un set efficace de Nico Moreno.
Pour clore la journée, direction Mosimann, dont l’interview est à retrouver ici. Programmé à 1h30 du matin, il joue pourtant devant un public immense, et livre un set qui bluffe par son envie de ne jamais se reposer sur ses acquis.
Ces deux jours confirment, une nouvelle fois, que les Eurockéennes savent conjuguer cadre exceptionnel et programmation éclectique. On sait déjà qu’on sera au rendez-vous en 2027, du 1er au 4 juillet !
