La musique ça s’écoute, mais parfois ça se regarde aussi. Chaque semaine, La Face B vous sélectionne les clips qui ont fait vibrer ses yeux et ses oreilles. Sans plus attendre, on vous dévoile la seconde partie notre 311ème sélection des clips de la semaine.

Johnny Jane – Plan B
Johnny Jane n’arrêtera jamais de faire la fête… ou peut-être que si, qui sait. Alors qu’il a annoncé cette année son premier Zénith de Paris pour avril 2027, le garçon d’Orléans s’apprête à dévoiler son second album et revient cette semaine avec son nouveau titre, Plan B.
Et si l’on retrouve l’énergie propre à Johnny Jane, une production portée par une rythmique basse-batterie assez parfaite et entêtant, Plan B est porté par une sorte de gravité dansante, une tristesse humaine qui se diffuse au cœur de la fête, lorsque l’on est tout à la fois présent et absent.
Plan B se nourrit du doute et du temps qui passe, des évolutions qui changent l’existence, du passage à l’âge adulte qui surprend autant qu’il déçoit et de l’envie qu’on ressent tous un jour de retrouver une certaine naïveté et une vie qui laissait la place aux surprises.
En parallèle de ces interrogations, Johnny Jane interroge aussi le couple, la routine, les peut-être qui ponctuent un peu trop les échanges et la triste fin d’une histoire d’amour que l’on voudrait infinie.
Évidemment, c’est dans une fête que le clip d’Elouan Boulestreau se déroule. Dans un appartement et sur les toits, Johnny Jane et ses potes (coucou Tomasi) crament la vie et jusqu’au petit jours comme s’il n’y avait effectivement pas de plan B.
On les suit dans leurs aventures, la caméra se posant comme un personnage à part entière, captant les énergies, la sueur de la canicule et cette envie de vivre qui nous guident tous et qui nous poussent à mettre nos questions et nos soucis de côtés.
Comme si, le temps d’un instant, tout redevenait comme avant.
Avec Plan B, Johnny Jane nous offre un morceau doux-amer à la puissance pop absolument géniale qui prouve que le garçon n’a pas perdu son talent d’écriture ni son goût du risque.
ML – Station balnéaire
La canicule vous rend zinzin et vous avez besoin de fraîcheur ? On vous propose de retrouver ML au cœur de sa Station balnéaire.
L’artiste belge continue de mettre en avant son premier album paru en avril dernier avec se titre faussement léger à la douceur bienvenue.
Dans une langueur frappée de riff de guitares, ML raconte la vie qui avance sur rythme pop. Station balnéaire se joue en deux temps, entre le besoin de rattraper les choses et de les réparer et la nécessité d’avancer, d’accepter l’existence telle qu’elle est et de laisser les souvenirs derrières soi.
Station balnéaire se termine sur des chœurs en explosion, sur une basse qui continue de faire vibrer le rythme et sur la voix de ML qui s’élève pour dire au revoir au passé.
La vidéo de Simon Vanrie se vit comme un rêve étrange. Forcément filmé dans une station balnéaire, on regarde ML évoluer dans ces lieux vides accompagnée de sa guitare.
Un monde étrange dans lequel elle évolue, marche et prend l’espace, y cherchant des souvenirs et une présence avant d’y poser un dernier regard et de laisser cet endroit derrière soi, comme une page qui se tourne pour mieux avancer.
Nina Versyp – SUN+SHADOWS
Navigant dans les ombres créées par la lumière, Nina Versyp tisse depuis quelques années une toile fascinante portée par sa soif d’expérimentation, sa voix unique et son besoin de créer des émotions brutes qui se diffusent dans le temps, navigant dans les interstices d’une industrie qui souvent n’apprécie pas le risque.
De risque, il en est forcément question avec SUN+SHADOWS son tout nouveau titre. Si l’on devait tomber bêtement dans le name dropping facile, on pourrait dire que l’artiste se place à côté du meilleur de Bon Iver avec ce morceau.
Mais il y a forcément plus que ça. Derrière SUN+SHADOWS se dévoile une démarche, un besoin de liberté et d’offrir à l’auditeur une idée qui a été figée mais qui pourtant continue de se mouvoir, de jouer avec le monde. Entre les sonorités d’harmonica, cette guitare qui tourne en boucle et cette manière de superposer sa voix pour mieux la transformer, Nina Versyp surprend et bouleverse, se jette dans le vide et nous entraine avec elle direction l’inconnu.
La vidéo d’Eliot Jeanjean joue sur cette idée d’ombres et de lumière, de temps qui se dilate et d’expérience à la fois humaine et sensorielle que chacun pourra vivre d’une manière qui lui appartient pleinement.
Avec SUN+SHADOWS, Nina Versyp entrouvre la porte d’un mode qu’on a hâte de découvrir avec elle.
Nina Winder-Lind – Girls
Nina Winder-Lind, membre de The New Eves, ouvre un nouveau chapitre de sa carrière avec Girls, deuxième extrait de son premier album solo Wild Love, attendu le 14 août 2026 chez Transgressive Records. Après This Is Our Life, la musicienne, poétesse et multi-instrumentiste suédoise installée à Brighton confirme une écriture profondément personnelle, intense mais lumineuse.
Écrit à l’origine sous la forme d’un poème, Girls est un manifeste sensible sur la condition féminine. Nina Winder-Lind y énumère tout ce que « les filles veulent » : jouer de la guitare, danser, aimer, vivre librement, mais aussi composer avec les injonctions, la solitude, la culpabilité et les blessures invisibles qui accompagnent souvent ces aspirations. La chanson oscille constamment entre fragilité et affirmation, portée par une guitare électrique vibrante, des harmonies de trombone et un chant habité dont le vibrato apporte à chaque mot une intensité bouleversante. Parfois on touche presque au registre du spoken word avec des mots scandés. Girls dresse un inventaire aussi tendre que percutant des désirs, des rêves et des contradictions qui jalonnent l’expérience féminine.
À propos de Girls, Nina explique : « Girls a d’abord été un poème, une sorte de manifeste inconscient. Énumérer tout ce que les filles veulent faire m’a donné de la force, mais cela a aussi fait remonter une profonde tristesse et de lourds souvenirs de solitude. La chanson porte à la fois le triomphe et le tremblement, mais surtout la volonté de briser les stéréotypes et les comportements appris pour créer quelque chose qui nous appartient. Dans mon cas, c’était la musique, jouée sur une guitare électrique. La catharsis ultime. »
Réalisé par Silken Weinberg, le clip traduit cette dualité avec beaucoup de délicatesse. Entièrement tourné en noir et blanc dans une esthétique sobre et intemporelle, il alterne des scènes où Nina joue seule au piano dans un salon, entourée de ses amies réunies autour d’une table, et des moments de sororité partagés avec un groupe de femmes. Sans chercher l’effet spectaculaire, la vidéo privilégie la simplicité des regards, des gestes et des corps qui occupent l’espace ensemble. Quelques images, où les protagonistes brandissent des épées vers le ciel, apportent une dimension symbolique, comme une affirmation collective de leur force retrouvée. Chaque tableau semble ainsi illustrer les paroles du morceau : l’intimité répond à la puissance du collectif, tandis que la vulnérabilité devient progressivement une source d’émancipation. Le choix du noir et blanc renforce cette impression d’universalité, comme si Girls racontait autant une histoire personnelle qu’une expérience partagée par plusieurs générations de femmes.
Produit par Jack Ogborne, Wild Love promet de prolonger cette exploration à travers onze morceaux où Nina Winder-Lind célèbre l’amour sous toutes ses formes, la nature, les liens familiaux et l’héritage des « foremothers ». Entourée de plusieurs membres de The New Eves, son aventure solo a une identité musicale singulière où le folk, le rock et la poésie s’entrechoquent avec beaucoup de liberté et sans compromis.
Editors – The Rush
Quatre ans après EBM, leur collaboration électronique avec Blanck Mass, Editors ouvre un nouveau chapitre. Le groupe britannique annonce son huitième album studio, Surface, Echo & Sound, attendu le 30 octobre 2026 chez Play It Again Sam, et dévoile pour l’occasion The Rush, premier extrait qui signe un retour aux fondamentaux dans une montée d’adrénaline mélancolique.
Dès les premières secondes, le morceau donne le ton : une batterie qui frappe comme un battement de cœur, des guitares atmosphériques qui s’installent progressivement, une mélodie d’intro addictive, et la voix de velours de Tom Smith, immédiatement reconnaissable. Le titre replonge sans détour dans l’intensité émotionnelle et les refrains fédérateurs des grandes heures de l’indie rock britannique des années 2000.
The Rush marque un véritable retour aux sources pour Editors. Les cinq musiciens se sont retrouvés à l’été 2025 dans la campagne du Gloucestershire pour composer ensemble, dans la même pièce. L’album a été enregistré et produit par le guitariste Justin Lockey, qui précise que de nombreux rythmes du morceau naissent autant de la mandoline et de la guitare acoustique de Tom Smith que de la batterie — ce qui explique la texture organique, presque folk, de certains passages.
Le résultat est un rock immédiat et accrocheur. Son refrain, irrésistible et porté par les harmonies, appelle instinctivement à chanter, danser et s’abandonner à l’énergie du morceau. De quoi en faire, sans surprise, un futur moment fort des concerts du groupe. Musicalement, on retrouve des échos de l’époque Weight of Your Love, tandis que la mélodie évoque par instants l’élégance mélancolique des Smiths : un rock sombre mais lumineux, fidèle à la signature d’Editors.
Derrière cette effervescence mélodique se cache pourtant un texte plus nuancé. Tom Smith imagine une scène de bar où deux personnes échangent sur l’avenir, la religion, leurs peurs, leurs souvenirs et leurs désillusions. Les images oscillent entre réalité et rêverie — une libellule portée par le vent, des halos dans le regard de l’autre, des voix qui se mêlent à la lumière des bougies. On martèle « This living hurts », comme un mantra existentiel face au poids du quotidien. Le refrain apporte alors toute son ambiguïté : « Nothing hurts like the rush ». Tom Smith a d’ailleurs précisé que la chanson parle avant tout du réconfort trouvé auprès des proches — amis et famille — face aux hauts et aux bas de l’existence.
Réalisé par Henry Ehara et tourné à Tokyo, le clip prolonge cette ambiguïté émotionnelle. On y suit deux personnages masqués en silicone — sortes de Bonnie and Clyde contemporains et étranges. Valise à la main, ils errent dans la ville de nuit, dansent dans les toilettes d’un cinéma, s’enlacent, puis s’élancent dans une sorte de course en voiture avant de se retrouver face à un écran géant, puis sur la scène, où ils dansent frénétiquement.
Au moment du pont, ils regardent un film et un message apparaît : « That was happiness back then when we knew nothing ». Une larme coule sous les masques. Cette phrase devient la clé de lecture du clip : les deux personnages semblent courir après le souvenir d’un bonheur disparu, ou fuir leur passé, ou reprendre le contrôle de leur vie. Peut être simplement retrouver ce fameux « rush ». Entre poursuite, danse et tendresse, la vidéo entretient volontairement le flou et vous laisse faire le choix.
Editors sera de retour en France en janvier 2027, avec un concert au 106 de Rouen le 26 janvier et une date déjà complète à La Cigale le 27 janvier. Avec The Rush, le groupe renoue surtout avec ce qui a toujours fait sa singularité : un sens aigu de la mélodie et une noirceur subtile qui vous fera chanter et danser.
Kasabian – Superpowers
Patatras ! Alors que les fans de Kasabian – dont nous faisons partie – n’avaient plus que 3 petites semaines à patienter avant de découvrir leur 9e album studio Act III, les anglais ont annoncé vendredi le report de la sortie au 4 septembre afin de peaufiner les derniers détails. Le groupe concluait son message en assurant qu’il ne faudrait pas attendre longtemps…
En effet, quelques heures plus tard, Kasabian dévoilait le troisième extrait clippé Superpowers, comme pour nous faire patienter un peu plus. Sergio Pizzorno explique : « C’est la première fois que j’ai vraiment eu l’impression que le son que j’entendais dans ma tête était exactement celui qui sortait des enceintes. » Pas peu fier le leader des Kasabian !
Il faut dire que le morceau passe plutôt bien. On est loin du gros son rock des débuts du groupe, mais dans la parfaite continuité du virage opéré par Pizzorno depuis The Alchemist’s euphoria, confirmé dans Happenings : la recherche d’un nouveau son et la volonté assumée de surprendre en explorant une palette extrêmement riche d’influences, tout en conservant la capacité à fédérer.
Ici, Superpowers mêle pop et hip hop G-funk, façon Snoop dogg, pour parler avec une apparente décontraction de l’ambivalence d’une relation amoureuse, entre bonheur intense et emprise.
Le clip co-réalisé par Neil Bedford et Sergio Pizzorno met en scène ce dernier, déguisé en super-héros tantôt avec un masque, tantôt avec une tête de canard. On manque sans doute de références pour comprendre toutes les subtilités, mais force est de reconnaître que ce super-canard est sans doute le plus groovy et pourvu d’auto-dérision qu’on ait jamais vu.
Kasabian sera en concert de 29 juin à Paris, salle Pleyel.
Masego — Breathe
On retrouve Masego avec le clip de Breathe, un titre empreint d’émotion porté par une voix à la fois solaire et bouleversante. Avec des influences jazz, soul ou encore R&B, l’artiste dévoile une interprétation d’une grande finesse, où chaque nuance vocale participe à l’intensité du morceau.
La production, particulièrement riche, mêle avec élégance piano, cordes et chœurs. Les vocalises, sublimées par ces harmonies, donnent encore plus de relief à un morceau qui reste naturellement en tête dès la première écoute. Breathe est de ces titres qui nous marque, autant pour la richesse de sa composition que pour les impressionnantes capacités vocales de Masego.
Le clip, entièrement tourné en noir et blanc, prolonge parfaitement cette émotion. On y retrouve Masego entouré d’une rangée d’hommes qui semblent attendre, dans une mise en scène aussi sobre que symbolique. Les compositions symétriques, les jeux de cadrage et la division de l’image en deux renforcent son esthétique cinématographique et donnent encore plus de poids aux paroles.
Avec Breathe, Masego confirme l’évolution de son univers artistique. Son style paraît aujourd’hui plus affirmé, aussi bien dans sa technique vocale que dans son approche visuelle. Ici, le clip est indissociable de la musique : les deux dialoguent pour transmettre une émotion sincère. Porté par un groove intense, le morceau interroge notre capacité à faire face au deuil, à la perte et à la vulnérabilité, notamment à travers l’expérience d’un homme noir.
Gabriella Olivo – Todas mis amigas
Après Que je vous aime, Gabriella Olivo continue de dévoiler son tout premier album trilingue Reflexiones, attendu le 2 octobre, avec un deuxième extrait : Todas mis amigas. Signifiant “Toutes mes amies”, la chanson célèbre la sororité et ce moment où l’on réalise que nos peurs et nos blessures ne sont pas uniques. Portée par une esthétique indie pop alternative aux textures chaleureuses, la pièce avance comme une marche commune, avec un pont chanté en chœur par la sœur de Gabriella et une amie.
Réalisé par Gabriella Olivo elle-même avec la participation de ses amies, le vidéoclip prolonge naturellement ce message rassembleur en mettant de l’avant la force de l’amitié et du soutien entre femmes. L’artiste était récemment en première partie de Lila Downs au Festival International de Jazz de Montréal, en plus de prendre part à la tournée Les Flambettes qui sillonne le Québec cet été et cet automne.
DONALDA – C BEN D’VALEUR
Après avoir rejoint Bonsound en label et gérance au mois de mai, et nous avoir fait danser comme des petits foufous lors de la soirée de la Saint-Jean de OUI Québec à la SAT cette semaine, DONALDA revient avec C BEN D’VALEUR, un banger estival qui donne envie de rentrer aux petites heures.
Portée par des influences dance, disco et dub, la chanson se déploie avec une énergie percutante, pendant que les voix du duo s’entrelacent et nous interpellent avec intensité. Avec son instru texturée et son rythme en constante évolution, C BEN D’VALEUR trouvera assurément sa place sur votre playlist pour les chaudes soirées d’été.
Yard Act – New Beginnings
Vous ne serez jamais parfait. Nous ne le serons jamais. Les nouveaux départs ne sont peut-être qu’un prétexte pour avancer l’esprit plus léger vers les erreurs futures que nous commettrons inévitablement.
Efficace et percutant, Yard Act dévoile New Beginnings, deuxième extrait de leur futur album, You’re Gonna Need A Little Music, attendu le 17 juillet. Soyez irréprochable, soyez parfait : les autres le verront, vous en féliciteront, peut-être même vous admireront. Mais que reste-t-il d’une société où chacun progresse pas à pas dans une quête obsessionnelle de perfection ? Une société où tous convergent vers le même idéal, au risque d’oublier ce grain d’imperfection qui rend les êtres uniques, attachants et profondément humains ; celui-là même qui nous pousse à grandir.
Vivement la sortie de cet album, pour qu’ensemble nous puissions prendre un nouveau départ. Non pas dans l’espoir de devenir parfaits, mais simplement de redevenir humains, aussi singuliers que possible, et de comprendre que la perfection réside peut-être, justement, dans ce qui ne l’est pas.
Flora Hibberd – Ache
Flora Hibberd continue sa transformation et dévoile cette semaine Ache, nouveau single issu de Mammoth, son nouvel album prévu pour le mois d’octobre prochain.
Et la musicienne anglaise n’est pas toute seule puisqu’elle embarque avec elle Sufjan Stevens, Kate Stables et Lonny dans cette aventure. Percussions obésdantes, synthés hyper mélodiques, Ache porte en elle le côté épique de toutes les grandes aventures que l’on fait exister dans nos têtes.
Épique et joyeux, le morceau nous donne envie de prendre la route pour découvrir des nouvelles contrées en compagnie de Flora Hibberd et ses compagnons. Car comme on le disait auparavant, l’ajout des voix permet au morceau de s’offrir différentes textures, de se transformer en permanence et d’amplifier cette idée d’aventure qu’il porte en lui.
D’aventures, il en est aussi question dans le clip réalisé par Jorge Domingo. Filmé sur pellicule, la vidéo joue de certains anachronismes (les moments où l’on retrouve Flora Hibberd dans un théâtre ou avec ses musiciens) pour rendre hommage à des héros qui dans les légendes vivent dans les forêts et vivent de grandes épopées.
Entre la pomme de Guillaume Tell et le look de Robin des Bois, le clip vise dans le mille et nous offre un sentiment d’évasion hors du temps, rempli d’énergie et parfaitement chorégraphié.
Flora Hibberd sera en tournée à partir de juillet, entre des dates en première partie de Beirut, un passage au MaMa pour la sortie de l’album et un concert à la Gaité Lyrique en avril 2027, son agenda est déjà bien chargé.