Futur Composé / la grande Collab : Gwendoline et leurs invités ont fédéré

Ce soir de juin au Point Ephémère, il faisait chaud. Très chaud. Dans le public se mêlaient fans de Gwendoline et familles, tuteurs, public du festival Futur Composé. Ils se sont donnés le mot pour se retrouver pour ce rendez-vous inédit de La collab du Futur en coproduction avec Rock en Seine.

Pour cette édition 2026, le projet a été mené par les Bretons Gwendoline. Entre sessions studios pour préparer leur nouvel opus et après une tournée Deutsche Qualität, les deux lascars Pierre et Micka ont passé trois mois à penser cette collaboration avec leurs invités singuliers que sont le poète Rudy Meskine, Gaspard Joseph et Raphaël aka Aizen Six-T. Sans trop en dire sur le contenu de cette très belle collaboration qui vous attend à Rock en Seine le 29 août prochain, on essaie de vous raconter un peu ce qu’il en est ressorti ce premier soir.

Dans ce set, on retrouve les paroles acerbes à la Gwendoline. Le texte y est majoritairement – sans surprise – sans filtre, la poésie brute au rendez-vous. A l’image du duo, les quelques morceaux rendent compte d’une forme de fatigue aussi sociale que mentale, des espoirs tenaces encore là, d’une colère sourde. Sur le plan musical, on retrouve les bandes fidèles à la schlagwave de nos bretons et une guitare un peu plus présente qui ferait prendre un virage plus rock à la création.

A peine le premier morceau commencé que l’on se prend en pleine face ce refrain ravageur « Dans le ventre du vide / Comme une erreur qui respire / Je refuse la nuit et la fin qui me suit ». La grisaille bretonne ne pouvait pas mieux se faire sentir dans l’écriture. Résonneront dans les murs de la salle de concert des titres comme Demain c’est aujourd’hui, J’aurais pu, Ce qu’il reste de toi. Autant de titres efficaces qui mériteraient leur place sur un objet inédit à l’instar de l’EP digital du projet Pach & Ker.

Entre deux reprises surprenantes – non non, on ne vous révélera rien, si ce n’est, pensez années 80 -,  le morceau J’aime les ventilateurs nous invite à interpréter une forme de contestation contre l’inaction climatique. Le chant de Gaspard nous touche pour sa simplicité et pour les mouvements oscillants de son corps dignes de la butterfly dance d’un certain Ian Curtis. Tout au long du concert il a senti qu’il avançait en confiance totale de son public et il lui rendait bien avec ses interactions hyper enjouées. La dimension collective a traversé la création. Il serait peu dire que le public a été témoin d’une véritable complicité entre chacun des membres présents. Le set s’achève sur LE tube Audi RTT et le public se lâche.

En somme, on a assisté à un moment fédérateur, profondément humain durant lequel on a eu l’impression de retrouver le temps d’un soir, une bande de copains qu’on n’avait pas vus depuis longtemps. Et ça, c’est toujours super agréable. Qu’une consigne : courez à Rock en Seine le 29 août !

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