(Portfolio) Angus & Julia Stone : cocon folk au Trianon

Le temps d’une chaude soirée de juin, Angus & Julia Stone ont transformé Le Trianon en un immense feu de camp où le temps semblait suspendu. Sous une constellation de lanternes, les Australiens ont tissé une parenthèse délicate, entre ballades à fleur de peau et envolées folk aux accents americana. Dans un Trianon comble, où se mêlaient familles, groupes d’amis et nombreux anglophones venus retrouver la bande-son de leur vie. Angus & Julia Stone ont déroulé un set qui traverse près de deux décennies de musique et de vie, faisant cohabiter leurs classiques et les nouveaux titres avec une évidence naturelle.

Dès les premières notes, un jeune homme laisse couler ses larmes. Premier signe d’un concert où chaque chanson trouve son chemin jusqu’au cœur. Entourés de guitares, banjo, claviers et harmonica, Angus & Julia Stone invitent le public à chanter, rêver et voyager avec eux, oscillant entre leur douceur intime si caractéristique et des arrangements et solos plus amples et rythmés.

Retour en images sur une soirée solaire qui rappelle, une fois encore, que certains concerts ressemblent davantage à un gros câlin qu’à un simple spectacle.

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Au-dessus de la scène, une quinzaine de lanternes suspendues dessinent un ciel étoilé. Alors, le Trianon plonge dans une atmosphère chaleureuse, au mood feu de camp. Angus & Julia Stone arrivent simplement. Entourés de leurs fidèles compagnons de route — guitares, banjo, claviers, basse et harmonica — ils ouvrent ainsi cette parenthèse avec délicatesse. Heureux de retrouver le public parisien, ils échangent quelques mots avec la salle comme on retrouve de vieux amis. Cette tendresse et simplicité qu’on leur connait et qui donnent immédiatement le ton de la soirée.

Mais derrière cette douceur se cache une véritable intensité et beaucoup de joie. Les ballades intimistes laissent régulièrement place à des morceaux plus rythmés, flirtant avec une folk aux accents americana. Aussi, les nouveaux titres Monroe et Karaoke Bar insufflent une nouvelle énergie. Tandis que Grizzly Bear révèle une facette plus musclée du groupe.

Sans surprise, Big Jet Plane et Chateau embrasent un Trianon qui chante à l’unisson, avant un rappel d’une infinie délicatesse. Seuls sur scène, face à face avec leurs guitares, Angus et Julia offrent une version intime et à deux guitares de Santa Monica Dream. Tout au long de la soiree, Julia danse avec grâce, Angus déroule ses arpèges avec élégance. On oscille entre silence presque religieux à une salle entière qui chante d’une seule voix. Un moment de communion comme on en a besoin en ce moment: rare, sincère et profondément humain.

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