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Rencontre autour du projet Gwendoline x Futur Composé

Dans le tumulte de la journée punk de l’édition 2026 de Rock en Seine, nous avons retrouvé la fine équipe de la collab’ du futur incarnée par les bretons Gwendoline et la bande issue de Futur Composé le charismatique Gaspard, le beatmaker Raphaël et en coulisses, l’auteur-poète Rudy Meskine. Sous les tentes et à l’abri de la pluie battante de l’extérieur, les garçons sont revenus sur la genèse du projet.

Gwendoline x Futur Composé (de gauche à droite Mickael, Raphaël, Pierre, Gaspard et Rudy)
Gwendoline x Futur Composé (de gauche à droite Mickael, Raphaël, Pierre, Gaspard et Rudy)

La Face B : Salut l’équipe, une question banale mais importante comment ça va ?

Gaspard (Futur Composé) : Très bien. Et toi, Léa ?  

LFB : Écoute, moi ça va super bien aussi. Et toi Raphaël, ça va bien ? 

Raphaël (Futur Composé) : Super.

LFB : Et vous, Gwendoline ?

Gwendoline : Ça va aussi.

 LFB : Tout le monde va bien c’est top. Aujourd'hui, c'est un peu particulier. On ne va pas parler que de Gwendoline, on va parler surtout de la super collaboration avec Futur Composé. J’ai une première question pour Gwendoline. Qu'est-ce qui vous a motivé dans le projet, dans la mesure où on pourrait y trouver un écho à un autre projet similaire (Pach&Ker NDLR) que vous avez déjà eu… Est-ce que c'est la même motivation qui vous a amenés à ce projet ?

Pierre : C'est surtout parti d'une proposition de Christophe Lhuillier (fondateur et musicien d’Astéréotypie et chargé de production du festival Futur Composé NDLR) qui nous a mis en lien. Et nous, la motivation, c'était de faire autre chose que Gwendoline et puis de rencontrer d'autres personnes avec peut-être d'autres manières de faire je dirais.

LFB : Gaspard, est-ce que tu connaissais déjà Gwendoline avant d’intégrer le projet ?

Gaspard : Non, je connaissais pas avant comme groupe Gwendoline.

LFB : J'imagine que le processus a été assez intense. On parle de 3 mois et comme vous étiez déjà en train de bosser sur l'album de Gwendoline, est-ce que ça a été facile de vous mettre à penser à autre chose ?

Micka : Non, moi en tout cas, ça m'a angoissé. J'avais peur de ne pas bien faire les trucs, de ne pas avoir le temps et tout. Ça a été un peu intense en pression, sachant qu'on ne se connaissait absolument pas, c'était un peu stressant d'espérer avoir le temps de tout faire.

Pierre : On est beaucoup partis à partir des compositions de Raphaël.

LFB : C'est donc toi qui es à l'origine de tout ! (à Raphaël)

Raphaël : Oui, c'est ça.

LFB : Raconte-moi alors, comment s’est passé le processus ?

Raphaël : Et bien, en fait, j'ai composé mes morceaux. Ensuite, je les ai envoyés via Google Drive. Et ensuite, chacun des musiciens, enfin les musiciens de Gwendoline et Rudy (Meskine NDLR), ont composé à leur sauce. J'ai écouté leurs morceaux. Et au moment des répétitions, qui avaient lieu du mercredi 27 au vendredi 29 mai à Nantes, à Trempo suivi de la deuxième phase de répétitions qui a permis de travailler les morceaux et les modifications qu'ils ont faites. Et pour bien caler notre structure, on a communiqué. Chacun a donné son idée et on s'est réunis, on a réuni nos idées pour que les morceaux qu'on a modifiés ensemble aient une structure bien calée. C'est comme ça qu'on a fait. Et le vendredi 12 juin, on a joué à Paris au Point Éphémère au festival Futur Composé. On a même interviewé Pauline Clément pour une rencontre du Papotin, et ça s'était super bien passé. Et c'est une première pour moi, une première expérience parce que voilà je suis musicien, je suis pianiste. Je compose aussi de la musique, je voulais en faire mon métier, et voilà, c'est arrivé ! 


Rudy entre dans les loges avec ses parents, le petit groupe discute en parallèle. 

LFB : Si tu veux participer à l'interview, c'est avec plaisir. Est-ce que tu avais des idées de ce que faisait Gwendoline ? Est-ce que vous êtes allés écouter ce qu'ils faisaient avant de travailler ensemble ?

Rudy : Pas du tout.

LFB : Est-ce que tu as découvert quelque chose chez Gwendoline qui t'a particulièrement plu ?  

Rudy : Oui, la façon d'oser des choses.

LFB : Côté Gwendoline, est-ce que vous aviez peut-être un petit peu peur ou des doutes sur le fait que votre ironie, là, il parle d'oser les choses, ne soit pas comprise ?

Pierre : Ah non, pas du tout. On s'est dit qu'on n'allait pas partir avec des textes à nous. Il y avait ceux de Rudy et celui de Gaspard. Au final, on a mixé un peu tout ça.

Mickaël : On a juste essayé de les incorporer, avec la musique en mode "ça c'est un couplet en plus" ou un truc comme ça, mais on n'a pas vraiment écrit. On n'a pas eu cette question.

Pierre : C'était plus de cimenter les choses…

LFB : Comment se sont passées vos premières rencontres respectives ?

Mickaël (sourire) : Aujourd’hui, c’est la première fois qu’on se rencontre avec Rudy.

LFB : Ah oui, d'accord ! Je croyais que vous vous étiez déjà vus avant !

Mickaël : Non, pas avec Rudy

Gaspard : C'est une première fois pour Rudy !

Pierre : Toi, Gaspard, tu connais Rudy

Gaspard : Je connais Rudy parce qu'il fait partie du Papotin. 

Pierre : Et par contre, Raphaël, tu ne connaissais pas…

Gaspard : Ca te dit quelque chose le Papotin ?

LFB : Oui et je t'y ai vu plusieurs fois. 

Gaspard : A la télé, pour le Papotin !

Mickaël : On s'est rencontrés aux répétitions, on a installé le matériel et voilà. On s'est rencontrés, puis on a fait de la musique très vite et ça s'est super bien passé et…

Gaspard : ...ça te fait rire ?

LFB : Ça me fait rire parce que je ne m'attendais pas à ce qu'il y ait tout le monde qui vienne en même temps ! J’ai encore une question pour toi, Gaspard. Qu'est-ce que Pierre et Mickaël t'ont appris ?

Gaspard : Pierre et Micka !  

LFB : Micka, pardon !

Gaspard : Ils m'ont appris à faire partie du groupe et d'apprendre pas mal de choses. 

LFB : De la musique aussi ?

Gaspard : De la musique, oui, bien sûr et un peu de chanson en général. 

LFB : Est-ce que certaines de vos convictions, que ce soit musicales ou artistiques au sens large, se sont renforcées à l'issue du projet ?

Pierre : Non, pas tant, si ce n'est le fait de faire des projets avec des gens et de continuer à le faire.  

LFB : L'idée de faire des commandes, ça peut être quelque chose qui peut vous intéresser à plus long terme ? 

Pierre : Non, c’est surtout de créer avec des gens qui ne sont pas des gens que l'on connaît de base, ça c'était cool. Mais je ne sais pas trop pour la suite, là on aimerait bien potentiellement continuer un peu le projet et essayer d’au moins enregistrer quelques morceaux.

Mickaël : Enregistrer un disque.

Gaspard : On peut même faire un album live !

LFB : J'aimerais beaucoup !

Pierre : Peut-être !

Mickaël : Carrément.

LFB : Qu'est-ce qui a été le plus difficile autour de ce projet ? 

Pierre : Le fait qu'on soit tous à distance et qu'on ait peu de temps.

LFB : Gaspard, qu'est-ce qui a été le plus difficile pour toi ?

Gaspard : Je crois d'être présent, de faire un peu les répétitions. Mais je m'en sortais plutôt bien.

LFB : Je t'ai vu, tu t'en sortais très bien sur scène aussi.

Gaspard : Bah oui, Léa ! 

LFB : Est-ce que faire ce pas de côté pour vous, Gwendoline, ça vous a permis de stimuler la conception de l'album en cours, ou même de faire évoluer la manière d'écrire ?

Mickaël : Je pense pas qu'on s'en rendra compte là tout de suite, vu que l'album vient juste d'être fini.

Pierre : Ça nous a forcés à faire une pause de l'album au final. C'est peut-être ça qui était bénéfique. Ça n'a pas trop remis en question la manière de faire l'album.

LFB : Je voudrais avoir des explications sur le choix des reprises. Autant Macumba, pour certains, on l'attend depuis 2024, autant L'Amour à la plage, par contre, va falloir m’expliquer !

Pierre : C'est toi, Gaspard, qui l'avais proposée ! 

Gaspard : C'est, je crois, oui, c'est moi qui ai choisi ça.

LFB : Et pourquoi tu l'as choisie ? 

Gaspard : Parce que j'aime bien la chanson. Mais de toute façon, c'est uniquement Raphaël qui m'a accompagné au piano.

Pierre : Et puis il y avait aussi une nécessité juste de temps, il fallait qu'on fasse une reprise. Si on voulait construire un set, on n'avait pas le temps de composer toutes les chansons pour le set. 

Raphaël : Après, ce n'est pas moi qui ai choisi L'Amour à la plage, mais comment dirais-je pour expliquer ça, parce que le morceau, il était bien. C'était l'un de nous qui a proposé cette chanson. Et j'ai entendu un autre de notre groupe, il voulait du piano, il a interprété le morceau et c'est là que j'ai un peu repris ce qu'il a fait, mais interprété à ma sauce.

LFB : On va terminer cet entretien sur votre plus beau souvenir de cette création…

Pierre : Pour l'instant, c'était le Point Éphémère.

Gaspard : Ouais, j'ai bien aimé, le concert au Point Éphémère. C'était le feu ! C'était chaud ! 

LFB : C'était super ! Et il faisait très, très chaud en plus. 

Gaspard : Mais c'était chaud bouillant !  

Gwendoline x Futur Composé (de gauche à droite Mickael, Raphaël, Pierre, Gaspard et Rudy)
Gwendoline x Futur Composé (de gauche à droite Mickael, Raphaël, Pierre, Gaspard et Rudy)


 


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