Chroniques

THANK GOD IT’S ALMOST MONDAY, le deuxième album solaire d'Almost Monday

Artiste
Almost Monday
Album
THANK GOD IT'S ALMOST MONDAY
Label
Hollywood Records
Sortie
9 septembre 2026

Deux ans après ses débuts, Almost Monday revient avec un disque qui préfère les couchers de soleil aux réveils difficiles.


Avec THANK GOD IT’S ALMOST MONDAY, Almost Monday signe un deuxième album qui prolonge ce qui faisait déjà sa force : une pop indé lumineuse, taillée pour l'été, mais qui n'a pas peur de laisser filer quelques ombres au fil des treize titres.

Tout commence par thank god it's almost monday, morceau-titre écrit en minuscules, comme pour désamorcer d'entrée toute grandiloquence. Une intro instrumentale d'une minute trente pose le décor avant que Delicate ne prenne le relais avec une atmosphère résolument solaire : guitares, boîte à rythmes et batterie s'assemblent autour d'un chant qui sent bon les vacances.

Class A assombrit légèrement le tableau avec une guitare plus grave, sans pour autant plomber l'ambiance. Le morceau évoque un amour révolu, mais la mélancolie reste en retrait, presque tenue à distance. No More Regrets poursuit sur cette lancée avec des sonorités qui lorgnent du côté des seventies : le morceau, très dansant, a des allures de plage ensoleillée où l'insouciance serait la seule règle.

Avec Superprism, le groupe joue sur les textures vocales et les effets, porté par une guitare introductive puis des nappes légères qui donnent envie de bouger. Le refrain, lui, semble tout droit sorti d'une radio des années 70-80. Vient ensuite Fade, où la reverb enveloppe la voix comme un filtre de souvenir : l'instrumentation installe ici une nostalgie plus franche, premier vrai basculement de l'album.

Losing Streak confirme ce virage. Les guitares changent de texture, le rythme ralentit, et si la tête continue de bouger, c'est davantage bercée que réellement entraînée. Leaving is Easy reste dans ce même registre suspendu, avant que Buzz ne referme cette parenthèse mélancolique avec une guitare sèche et un chant qui donne l'impression d'être installé autour d'un feu, une fois le soleil couché.

Le rythme reprend ses droits avec Skinny Dip, guitare et batterie entraînantes à l'appui, sur fond de souvenirs d'été qu'on ne se lasse pas de convoquer. Enjoy The Ride vient contrebalancer un chant plus en retrait avec des chœurs enfantins, sans jamais perdre sa capacité à faire bouger la tête sur le refrain. Puis débarque French Kids, sans doute l'un des titres les plus réussis du disque : une invitation à l'évasion qui fait littéralement danser, portée par une énergie communicative.

L'album se referme sur Better Late Than Never, morceau à la production imposante, basse en avant dès les premières secondes. En guise de conclusion, le titre rassemble tous les ingrédients entendus jusque-là et referme le projet sur une énergie presque débordante.

Avec THANK GOD IT’S ALMOST MONDAY, Almost Monday confirme sa place parmi les projets les plus rafraîchissants de l'indie actuel. Un disque solaire, traversé de quelques nuages passagers, qu'on a envie de remettre en boucle sans jamais vraiment s'en lasser.



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