This Is Not A Love Song 2026 : retour sur une édition explosive

Début juin avait lieu le grand retour du This Is Not A Love Song au Paloma de Nîmes ! Après un retour l’année dernière sous un format différent effectué sous le nom du Beau Weekend, le festival a retrouvé son format initial avec une programmation dingue et immanquable, qui a ravi tous les fans d’indie-rock, post-punk et dérivés du genre. La Face B y était et on vous fait un récap’ sur nos temps forts du festival !

Le premier jour, le planning était déjà bien chargé mais nous avons commencé avec nos français préférés de Bandit Bandit, qui ouvraient le festival. On a été ravis de retrouver Maëva et Hugo en forme, qui nous ont démontré encore une fois qu’ils n’avaient plus rien à prouver depuis longtemps. Venus défendre leur deuxième album Cavalcades « ce que la nuit ne dit pas », résolument plus pop que le précédent, ils ont su mettre le feu à un public déjà nombreux dès l’ouverture du festival.

On a ensuite filé à la scène Mosquito pour retrouver les montpelliérains de Avalon Bloom. Cela fait quelques temps qu’on les suit de loin, les ayant déjà vu plusieurs fois en concert, notamment au festival Nos Rêves Font Du Bruit en novembre. Ils ont enchaînés les morceaux devant un public fidèle venu des quatre coins de la France, et on a pu entendre l’entêtant Maya ou encore leur dernier single Child of The Sun.

The Sophs faisait déjà partie de notre shortlist des concerts à ne pas louper sur cette édition. Le nouveau fer de lance pop-punk du label américain Rough Trade Records n’a pas manqué à la réputation scénique qu’il s’est rapidement construit. Avec une explosivité et un charisme sans pareil malgré quelques larsens au son, le groupe nous a déroulé un concert sans faute, où les morceaux s’enchaînaient sans marquer de pause pour laisser respirer un public venu en masse pour observer la nouvelle révélation du moment. Coup de coeur pour l’ouverture du concert avec THE DOG DIES IN THE END, le morceau d’ouverture de leur premier album GOLDSTAR.

Fortement attendus, les québécois de Men I Trust sont encore trop rares sur scène en France à notre plus grand regret. Mais quel plaisir d’enfin pouvoir les voir et les écouter ! Dans une scénographie dépouillée et onirique, la formation indie a démarré avec To Ease You et a enchaîné hit sur hit (Come Back Down, Oncle Jazz, Show Me How, Billie Toppy). Ils nous ont démontré encore une fois la preuve qu’être totalement indépendant peut être signe de succès.

On a enfin assisté à notre premier concert à l’intérieur du Paloma, la SMAC de Nîmes, ayant exclusivement profité des scènes extérieures pour le moment. Et quelle claque ! C’était la première fois qu’on voyait Model/Actriz et impossible de décrocher du regard le leader, Cole Haden. D’un magnétisme rare et d’un charisme de dingue, il a hypnotisé le public dans une Paloma pleine à craquer. Suivi par le reste du groupe, il a déroulé une performance tout au long du concert, entre bains de foule et changements de tenues et d’accessoires. On a adoré pouvoir découvrir le groupe dans ces conditions et gros coup de coeur pour leurs morceaux Glassman, Cinderella ou encore Vespers.

Déjà le deuxième et dernier jour du Tinals ! Cette fois-ci on est arrivé au festival bien après l’ouverture des portes et on a filé tout droit devant le set de NewDad (après une interview avec Chalk qu’on vous raconte plus loin). Quatre ans après la dernière fois qu’on avait vu la formation irlandaise, on a été ravis de constater une évolution scénique, plus assurée et moins timide. On a même eu la chance d’avoir une reprise du hit des Yeah Yeah Yeahs, Heads Will Roll.

Bleech 9:3 fait partie de nos découvertes du festival. Ils n’ont pas encore sorti leur premier album qu’ils ont déjà une fanbase bien solide qui n’a pas manqué de s’attrouper devant la scène Mosquito. Le groupe, à cheval entre l’Irlande et l’Angleterre, nous ont fait une démonstration de leur punk-grange explosif, porté par des musiciens tous plus charismatiques et provocants les uns que les autres, de par leur style vestimentaire et de leur style de jeu. Encore bien trop méconnus à notre goût en France, ils joueront en septembre au Supersonic et c’est déjà archi complet.

Impossible de venir au Tinals et de louper bar Italia ! Le trio londonien le plus hype du moment était de passage au festival, dans la salle du Paloma. Après la sortie de leur album Some Like It Hot l’année dernière, on se devait de les voir afin de se faire une idée sur le plan scénique, n’ayant encore jamais eu l’opportunité d’assister à l’un de leurs concerts jusqu’à présent. Hypnotisé par la présence magnétique de la leadeuse et chanteuse Nina Cristante, on s’est laissé happer par ses pas de danse, tout en écoutant attentivement la setlist, constituée de chansons de leurs quatre derniers albums. Ne bénéficiant malheureusement pas d’une très bonne réputation au niveau live, les soucis techniques se sont enchaînés et ils n’ont pas manqué de montrer leur agacement tout au long du concert, ce qui est regrettable. On essayera sûrement de les revoir lors de leur prochain passage en France afin de se refaire une idée au niveau scénique tant leurs albums nous ont conquis.

Et on a clôturé le festival avec le set de Chalk, aka très certainement LE groupe qu’on attendait le plus, étant la première fois qu’on les voyait en live. Déjà conquis depuis un moment de par la sortie de leurs EPs Conditions I, II et III puis la sortie de leur premier album Crystalpunk au printemps, la formation irlandaise n’a pas manqué de nous transporter directement dans leur univers intense, à la frontière entre punk-rock et électro. On a adoré pouvoir enfin entendre en live leurs derniers morceaux comme Longer, Pain, Tongue mais aussi des morceaux moins récents comme Velodrome, Them et Static. On a aussi eu l’opportunité de les interviewer et de discuter avec eux du making-of de Crystalpunk, ainsi que de leurs influences du cinéma et de l’Irlande dans leur musique et c’est à retrouver ici.

Aller au This Is Not A Love Song, c’est passer deux journées intenses, à hésiter sur quel groupe aller voir et quelle scène camper pour être sûr de ne pas louper sa formation préférée ou la révélation du moment. On a bien évidemment dû faire des choix, non sans quelques regrets pour certains groupes qu’on a manqué. Le cadre était agréable et de qualité, entre le Paloma, sa grande scène, sa petite scène dans la cour intérieure et les deux scènes à l’extérieur. Avec une programmation aussi exceptionnelle, on espère que l’année prochaine sera tout aussi chouette et on ne manquera pas de revenir pour ce festival qui devient un de nos coups de coeur de la saison.

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