Du 5 au 7 juin, on se retrouve au Bois de Vincennes pour la nouvelle édition du We Love Green. Pour vous aider, La Face B a sélectionné 12 artistes à ne surtout pas manquer.

Soulwax (Dimanche 7 juin)
Charles : Je laisse de côté le côté journaliste pour quelques secondes et vais laisser parler en quelques lignes ce que je suis vraiment : un amoureux de musique.
Et dans mon olympe des groupes aimés, Soulwax trouve une grande et belle place. Plus de 25 ans d’amour qui dure, une musique qui colle à ma vie, jamais de déception pour ce groupe qui continue de muter, de s’amuser, de faire parler l’amour de la musique qu’il porte en lui.
La preuve avec leur exceptionnel All Systems Are Lying sorti l’an passé. Un grand album de musique, mais aussi un album plus politique qu’on ne pourrait le penser et surtout un grand album sur l’amour, celui qui nous lie et nous sauvera tous.
Mais puisqu’on parle de live, et de festival, autant vous le dire tout de go : Soulwax est sans doute le meilleur groupe live à l’heure actuelle.
Une déflagration sonore, une mise en scène fabuleuse, trois batteurs qui se transforment en hydre, des musiciens qui jouent de leur flegme pour nous faire danser comme jamais à chaque concert.
Rendez vous est donc pris pour retrouver à We Love Green les frangins belges et leur gang. Et si tous les systèmes mentent, ce n’est pas mon cas, alors croyez moi : vous ne voulez pas manquer Soulwax !
Little Simz (Vendredi 5 juin)
Sarah : Avec Little Simz vous allez être transportés dans un tout autre univers et sans doute être totalement subjugué par sa plume absolument saisissante et par sa voix exceptionnelle.
Son talent a su convaincre des artistes tels que Kendrick Lamar et ce n’est pas pour rien ! Little Simz est l’une des rappeuses les plus techniques et impressionnantes. On ne peut que vous conseiller de venir pour votre bien et celui de vos oreilles.
Et bien que ce soit du rap, sachez que vous pourrez danser car en plus d’être une rappeuse hors pair, Little Simz est une artiste au sens des productions riches, qui nous font vibrer et danser.
Un moment hors du temps s’annonce au festival We Love Green. Venez nombreux !
Gorillaz (Vendredi 5 juin)
Alexia : Toujours aussi imprévisible, le projet de Damon Albarn et Jamie Hewlett reste l’une des expériences live les plus fascinantes du circuit festival. Entre classiques fédérateurs, invités surprises et visuels monumentaux, Gorillaz transforme chaque concert en fresque sonore futuriste. À We Love Green, leur univers hybride entre hip-hop, électro et pop alternative résonne parfaitement avec l’identité du festival.
En 2026, Gorillaz revient avec The Mountain, The Moon Cave and The Sad God, un court-métrage musical accompagnant leur neuvième album The Mountain. Pensé comme une odyssée visuelle et spirituelle, le projet explore le voyage, le deuil et la transformation à travers une esthétique rétro inspirée des grands classiques de l’animation des années 1960. Nourrie par des voyages en Inde après la disparition de leurs pères respectifs, cette œuvre contemplative prolonge l’univers singulier du groupe, où musique, image et narration se mêlent sans frontières.
Depuis plus de vingt ans, Gorillaz s’impose comme un projet hybride incontournable, capable de fusionner hip-hop, électro, dub, rock et pop alternative dans une proposition artistique totale. Sur scène, projections monumentales, scénographie spectaculaire et énergie collective transforment chaque live en expérience immersive, euphorique et profondément humaine.
Pourquoi il ne faut pas les manquer à We Love Green: parce que Gorillaz incarne pleinement l’esprit de We Love Green et s’impose ainsi comme une tête d’affiche évidente, entre expérience immersive, ambition visuelle, énergie collective et mélange des genres sans frontières.
Erin LeCount (Samedi 6 juin)
Laura : Suivez le lapin blanc jusqu’à son terrier et vous pourriez bien tomber, de l’autre côté du miroir, sur une jeune femme blonde vêtue de blanc. Dans ce drôle de pays des merveilles où les émotions débordent et où les repères vacillent, Erin construit un univers suspendu entre le digital et le divin. Si vous cherchez une pop star encore confidentielle à suivre de près, elle est sans doute l’artiste qu’il ne faut pas quitter des yeux.
L’Anglaise parle des doutes, des contradictions et des émotions qui accompagnent le passage à l’âge adulte à travers des morceaux intimes, portés par une voix à fleur de peau et des productions qu’elle réalise elle-même. Après avoir eu le plaisir de l’interviewer, on a très hâte de la retrouver sur scène pour découvrir son nouveau live autour de son EP PAREIDOLIA.
Theodora (Samedi 6 Juin)
Sarah : Samedi, on retrouvera la Boss Lady Theodora.
Theodora nous a impressionnés par ses récentes récompenses obtenues aux Victoires de la Musique ou encore lors de la cérémonie des Flammes. Avec elle, une chose est garantie : tout le monde connaîtra les paroles et sera prêt pour chacun des titres qu’elle interprétera.
On sera émus aux larmes avec Ils me rient tous au nez et on dansera fort sur Zou Bisou. Pour toutes les personnes qui ont un petit coup de blues, n’hésitez pas à venir : je ne sais pas pourquoi, mais j’ai le sentiment que vous repartirez avec le sourire aux lèvres.
Et n’en déplaise aux détracteurs de Theodora, celle-ci a créé un véritable univers, avec une scénographie originale encore rare sur la scène française.
Vive le bouyon, vive Theodora et Free Congo !
Sudan Archives (Vendredi 5 Juin)
Alexia : Derrière Sudan Archives, Brittney Parks : violoniste virtuose, productrice audacieuse et exploratrice sonore hors normes, elle façonne une musique où les traditions du folk, du R&B et de l’expérimental s’entrelacent avec une étonnante agilité. Son univers, à la fois organique et futuriste, mêle rythmiques mouvantes, textures électroniques, harmonies vocales hypnotiques et violon omniprésent dans une signature immédiatement reconnaissable.
Sur scène, Sudan Archives transforme chaque morceau en terrain de jeu visuel et sonore imprévisible. Entre beats électros, violon survolté et communion avec le public, l’artiste américaine construit des performances organiques et immersives, qui brouillent constamment les frontières entre concert, performance et rituel contemporain.
Pourquoi il ne faut pas la manquer : Sudan Archives est une artiste inclassable qui propose un mélange unique entre virtuosité instrumentale, expérimentation sonore et énergie futuriste.
Jim Legxacy (vendredi 5 juin)
Laura : Depuis plus d’un mois, quand rien ne me donne vraiment envie, je finis toujours par relancer idk idk. C’est devenu une grande obsession. J’ai très hâte de voir Jim Legxacy sur scène, même si j’avoue ne m’attendre à rien niveau performance. Il a cette manière d’écrire sur des sujets parfois très deep sans jamais tomber dans le mélodrame ou l’auto-apitoiement.
Tout paraît léger en surface, presque désinvolte, alors qu’il glisse en permanence des choses beaucoup plus intimes entre deux punchlines. Des samples qui surgissent de partout, des prods hyper addictives, des refrains qui restent coincés dans la tête pendant des heures et cette écriture très gen z, ultra spontanée. C’est brouillon dans le meilleur sens du terme, impossible à enfermer dans une seule esthétique. Et c’est sûrement pour ça qu’on y revient autant.
Alewya (Samedi 6 juin)
Sarah : Une artiste d’une poésie époustouflante sera présente pour notre plus grand bonheur le samedi 6 à We Love Green : Alewya. Son univers, à la fois émouvant et pluriel, saura toucher toutes les personnes sensibles aux musiques venues d’horizons différents.
Alewya est une artiste qui transmet les émotions les plus riches et les plus belles. Et si l’on peut déjà ressentir des frissons à travers des écouteurs, on peut se demander si des larmes de joie ne viendront pas ce jour-là.
Sa musique dépasse les frontières et nous donne accès à un langage universel. Les artistes capables de cela sont extrêmement rares et précieux, et c’est un vrai privilège de pouvoir découvrir cela en live.
Hâte de découvrir en live cette artiste plurielle qui nous fait vivre des émotions d’une intensité saisissante.
Luvcat (Vendredi 5 Juin)
Alexia : On a découvert Luvcat lors des premières parties des The Libertines puis de The Last Dinner Party, avant de suivre de près chacun de ses passages parisiens et ses clips depuis 2025. Une évidence scénique autant qu’artistique. Chez Luvcat, rien ne semble artificiel : on aime autant ses chansons que ses vidéos ou ses performances live, pensées comme un prolongement naturel de son univers.
Avec son esthétique entre cabaret moderne, indie rock et dark pop théâtrale, l’artiste britannique construit un monde immédiatement identifiable, glamour, mystérieux et traversé d’une tension romantique permanente. Sa musique avance comme un film nocturne, entre mélodies en clair-obscur, glamour décadent et émotion à vif. Chaque morceau semble raconter une histoire, nourrie autant par le cinéma que par l’imaginaire gothique.
Mais c’est surtout sur scène que Luvcat prend toute son ampleur. Sa scénographie et sa présence scénique deviennent une expérience à part entière de véritable tableau vivant. Entre performance théâtrale et concert rock, on navigue entre entre musique, image et narration.
Pourquoi il ne faut pas la manquer à We Love Green : parce que peu d’artistes aujourd’hui réussissent à créer un univers aussi cohérent, immersif et singulier, capable de transformer un festival en décor de cinéma gothique et mélancolique.
Ninajrachi (Dimanche 7 juin)
Laura : Elle est connue pour vouloir faire l’amour avec son ordinateur. On retrouve chez l’Australienne l’excitation des débuts d’internet, les nuits passées devant un écran, les consoles de jeux, les playlists téléchargées un peu au hasard, mais aussi quelque chose de très sensible derrière toute cette euphorie.
Sous les beats qui explosent et les glitchs numériques, il y a toujours une forme de mélancolie douce, ce sentiment étrange de vouloir s’échapper du réel sans complètement le quitter. Sa musique peut donner envie de danser, de courir, de tout envoyer valser, puis quelques secondes plus tard provoquer une sensation beaucoup plus intime, presque nostalgique, sans qu’on sache vraiment pourquoi.
Danyl (Dimanche 7 juin)
Sarah : Pour clôturer ce festival, nous aurons la chance de retrouver Danyl. Un artiste qui vous fera danser tout en réveillant vos racines.
Sa musique mêle les sonorités du raï aux codes du rap moderne, créant un pont entre héritage et culture urbaine. C’est un artiste d’une sincérité pure, qui fait du bien, et dont les concerts sont portés par une énergie positive exceptionnelle.
Danyl a parfois du mal à trouver sa place dans un pays où la présence des immigrés (et enfants d’immigrés) est sans cesse questionnée. Mais sur une chose, aucun doute : la scène est une maison qui lui va à merveille !
Embarquez pour un moment souriant, dansant et énergique avec Danyl en live. Si vous aimez le mélange raï/rap, vous devriez trouver votre bonheur sans souci. Son aura chaleureuse saura autrement vous convaincre.
Hâte de crier 1,2,3 Viva l’Algérie et de faire des youyous avec Danyl à We Love Green !
The XX (Dimanche 7 juin)
Charles : On l’imagine déjà, en fermant les yeux on peut même déjà le voir. La nuit qui tombe, la fin d’un festival et d’un coup nos retrouvailles avec The XX.
Romy, Oliver et Jamie ensemble sur scène, 8 ans après. On ne les a pas oublié et c’est bien normal, chacun de leur côté, ces trois là ont continué de nous emerveiller, de nous offrir de la musique qui nous fait rêver, danser et pleurer, parfois les trois en même temps.
Mais l’émotion est toute particulière de les retrouver ensemble et de revoir The XX sur scène.
En trois albums, les anglais ont posé les bases d’une musique qui traverse le temps, qui colle aux souvenirs et qui continue de nourrir nos émotions et nos moments de vies.
Un concert immanquable, leur seule date à ce jour en France, et une manière parfaite de terminer cette édition de We Love Green.
Au vu de leurs concerts récents, The XX semble n’avoir rien perdu de la magie qui l’habite. Tant mieux, l’attente n’en est que plus grande.