ADN #1145 : Paul Barreyre

ADN : Acide du noyau des cellules vivantes, constituant l’essentiel des chromosomes et porteur de caractères génétiques. Avec ADN, La Face B part à la rencontre des artistes pour leur demander les chansons qui les définissent. Pour cet épisode, l’ADN est très cosmopolite avec le chanteur français Paul Barreyre dont la musique s’inspire de celle des Balkans.

Amour amour – Michel Legrand 

J’ai découvert assez tard le film Peau d’âne (comédie musicale de 1970 de Jacques Demy avec Catherine Deneuve). J’adore cette mélodie très inattendue, les modulations qui sont à l’image de la passion amoureuse, comme un parfum qui enivre et change la perception. L’arrangement est daté mais cela ajoute un peu plus de mystère selon moi.

Les paroles sont très subtiles, avec quelques traits de malice à quelques endroits. Bien sûr quand on a les sublimes images du film en tête c’est encore plus tentant d’ouvrir la porte qui donne sur le monde des rêves.

Chaque jour un peu plus – Ben PLG

Je n’écoute pas tellement de rap, mais je suis sensible à la musique de Ben PLG. Il raconte son histoire, évoque particulièrement ses souvenirs d’enfance qui résonnent aujourd’hui. La production musicale me parle aussi avec quelque chose à la fois lyrique et intime à l’image du texte. J’aime bien écouter ce morceau quand je suis en mouvement, dans le métro ou le train par exemple, et laisser les images défiler.

The hand – Annabelle Dinda

Voici une chanson par une jeune chanteuse de folk américaine qui a une fougue rare. La chanson repose une cascade d’images qui ne sont pas directement liées les unes aux autres. 

Ce que je comprends c’est qu’elle parle du sentiment extatique de s’élever par la création, de franchir les limites par l’imagination. Il y a quelque chose de frénétique et de très puissant. 

Annabelle Dinda est aussi guitariste. Elle joue avec un accordage spécifique qui donne une très belle couleur à ce titre. J’adore aussi les chœurs qu’elle chante elle-même, c’est très grisant.

Laudate Dominum – Mozart

Il s’agit d’une prière qui invite à louer Dieu. Je n’ai pas étudié la musique classique ni la musique liturgique à plus forte raison. Mais cette pièce a quelque chose de particulièrement gracieux, léger et lumineux qui me donne envie de le mentionner dans cette liste.

J’ai découvert cette pièce avec l’interprétation de Julia Lezhneva qui la chante avec une telle pureté que j’aimerais laisser la foi grandir en mon cœur.

Il y a toujours un mélange de légèreté et de production en profondeur dans l’écriture de Mozart à laquelle je suis très sensible.

Min xanafigeis pia – Sotiria Bellou 

J’ai découvert la musique grecque en jouant avec Dafné Kritharas, j’ai appris à en jouer et parler la langue. Ici il s’agit d’une chanson de Rebetiko, c’est-à-dire la musique des marginaux du port du Pirée près d’Athènes au milieu du XXe siècle pour faire simple. 

Cette chanson est à la fois joyeuse dans son arrangement et exprime une émotion sincère à travers la voix si singulière de Sotiria Bellou.

Et puis il y a le timbre explosif du bouzouki (instrument à cordes grec que je joue également) qui donne cette couleur si typique et donne envie de boire du tsipouro dans une taverne à Athènes.

Découvrir Paul Barreyre :

Laisser un commentaire