À l’occasion de la sortie de leur premier EP Haze, La Face B a rencontré B!ast. Rock indé énergique, riche et ambitieux, le groupe parisien pose les bases d’un son pensé pour le live et construit autour d’une idée forte : persévérer, même quand tout change en cours de route. Anatole, Augustin, Ava et Hugo reviennent sur leur identité musicale, leur rapport au public et leur montée en puissance sur la scène parisienne, à quelques jours du Supersonic (15 juin).

La Face B (LFB) : Hello B!ast, comment ça va ?

Anatole : Ça va, on est en phase de récup après le concert du 8 mai à Lille. C’était dans le cadre de la promo du single In a Rush, mais aussi de notre EP Haze. On commence une série de concerts pour accompagner tout ça : on a fait la Mécanique Ondulatoire le 1er mai et le Circus à Lille le 8. C’était notre premier concert en dehors de Paris et ça s’est super bien passé !
LFB : Si demain votre nom apparaît dans la programmation d’un festival, vous diriez quoi à quelqu’un pour qu’il vienne vous voir plutôt qu’un autre ?
Augustin : Chez nous, ça bouge. C’est une des remarques qu’on nous fait le plus : on est très énergiques et on ne se cache pas. On vit vraiment ce qu’on fait à fond, et je pense que c’est ça qui plaît le plus aux gens.
LFB : Je voudrais qu’on revienne sur votre nom. D’où il vient ? Qu’est-ce que ça signifie ? Est-ce que vous pouvez m’en parler un peu ?
Anatole : On voulait quelque chose de court et d’impactant, mais on ne te dira pas d’où ça vient. Il faudra faire plein d’interviews, et peut-être qu’un jour on le révélera… En revanche, on peut dire qu’on voulait un nom qui fonctionne en anglais comme en français, puisque Ava est américaine. Et puis ça décrit assez bien notre style de musique.
Ava : “Blast”, tu peux le comprendre comme une explosion ou comme l’idée de s’amuser, donc tu ressens l’énergie derrière ce nom. Je trouve que ça résume bien l’expérience qu’on propose en concert : to have a blast, comme on dit en anglais. Mon père fait la blague à chaque concert : “It was a blast.” C’est systématique.
Augustin : C’est un nom qu’on a mis longtemps à choisir et dont on est très contents aujourd’hui. Franchement, ce n’était pas une mince affaire.
Ava : On est passés par des noms qu’on ne citera pas rires, et on se différencie du média grâce au point d’exclamation à la place du “L”.
LFB : Et votre rencontre, comment ça s’est passé ? Comment le groupe s’est formé ? À quel moment vous vous êtes dit : “c’est parti, on joue ensemble” ?
Anatole : J’ai commencé la guitare assez jeune, je jouais seul dans ma chambre. Un jour, on faisait une soirée dans le 94, dans une maison de plain-pied. J’étais un peu ivre, et j’ai vu Augustin entrer par la fenêtre… Bref, on a discuté, on s’est rendu compte qu’il faisait aussi de la guitare. On a sympathisé autour de ça, on avait pas mal de références en commun, on s’est échangé des groupes… et on a commencé à jouer ensemble. Ensuite, il s’est mis à la basse. On a rencontré Ava, enfin, moi je la connais déjà d’une autre soirée et on a accroché tous les trois. Puis un premier batteur, et c’était lancé. On a eu plusieurs batteurs depuis le lancement, mais Hugo nous a rejoints en septembre-octobre 2025.
Augustin : C’est vers 2021-2022 qu’on a commencé à faire de la musique ensemble, Anatole et moi.
LFB : C’était pas trop dur pour toi, Hugo, de rejoindre l’aventure en cours de route ?
Hugo : De ce que j’ai compris, à Paris, il y a plutôt pas mal d’offres pour les batteurs. Ce qui peut être compliqué, c’est que tout a été composé sans moi. Donc forcément, ça n’a pas été pensé avec un jeu de batterie en tête, et moi je dois m’adapter à des morceaux déjà écrits. J’essaie de m’approprier tout ça et d’adopter un style qui colle de plus en plus à l’identité du groupe, parce que je ne venais pas forcément du rock. Il y a une frappe à trouver, des éléments rythmiques à intégrer… c’est presque un langage.

LFB : Si vous deviez définir votre musique sans utiliser le mot “rock”, vous diriez quoi ?
Augustin : C’est une question qu’on s’est souvent posée, parce qu’elle revient tout le temps. On a du mal à trouver un autre qualificatif que “rock”, donc on s’est un peu cachés derrière des termes comme “rock indé”. Aujourd’hui encore, on est assez indécis. Honnêtement, c’est difficile pour nous d’avoir le recul nécessaire. On parle de rock alternatif ou de rock indé, justement parce que c’est assez large et que ça correspond aussi à la manière dont on compose. Mais vous, vous diriez quoi ?
Ava : Nous, on avait noté des mots comme “indie”, “énergique” et “alternatif”.
Augustin : Ce qui est compliqué aussi, c’est qu’on a des morceaux avec des ambiances assez différentes, et notre EP Haze le montre bien.
Anatole : Je pense que c’est aussi le temps de construire l’identité de B!ast. Il y a plein de groupes que tu reconnais immédiatement, avec un style très défini. Nous, on est encore en train de préciser notre direction, parce qu’on est tous influencés par beaucoup de choses et ça se ressent dans notre jeu. Je ne dis pas qu’on va créer un nouveau courant du rock, mais on a des éléments différenciants. Le rock, c’est une grande famille. Certains groupes ont créé des courants qui n’existaient pas avant… peut-être que ça nous arrivera, et ce serait un vrai honneur.
LFB : Ce n’est pas trop dur de gérer votre vie perso à côté de la musique ?
Anatole : Moi, je trouve ça très compliqué. Ce n’est plus comme avant, où tu pouvais te consacrer uniquement à la musique. En plus, on n’a pas de label, donc personne pour nous accompagner. On se dit souvent qu’on est un groupe, mais aussi une petite entreprise : on a tous des rôles différents. On gère la composition, l’enregistrement, la promotion, la recherche de dates, les répétitions, le merch… tout ce qui fait la vie d’un groupe, et on fait ça à quatre. Aujourd’hui, faire de la musique sans être sur les réseaux, c’est très compliqué. Donc on fait de notre mieux, mais quand tu rentres du travail et que tu dois enchaîner tous les soirs (et même les week-ends), ça prend énormément de temps. C’est la passion, donc on le fait, mais parfois c’est lourd. Moi, par exemple, j’ai parfois juste envie de jouer de la guitare pour le plaisir, et je me dis : “ok, mais il y a aussi dix mille trucs à faire pour B!ast”. Après, je ne sais pas vous ?
Augustin : Si, complètement. J’ai de moins en moins le temps de jouer pour le plaisir. Si tu ne veux pas que ta vie sociale disparaisse… Et la compo, pour moi, ce n’est pas tout à fait pareil que jouer. Du coup, on galère parfois à s’organiser. J’aime bien ce côté frénétique, mais c’est vrai que c’est fatigant. On n’en est pas au point où la musique prend tout notre temps, mais on est sur tous les fronts. C’est super stimulant, on apprend plein de choses, mais trouver l’équilibre sur la durée, ce n’est pas évident.
Anatole : Par exemple, pour Ava, il a fallu gérer la commande des CD pour Haze.
Ava : Maintenant, je suis presque experte en droits d’auteur, duplication, distribution… mais ça prend du temps d’apprendre tout ça. Ce n’est pas évident quand tu ne viens pas de ce milieu, en termes de process, de structure, etc. À la base, nous, on fait de la musique, pas tout ce qu’il y a autour. Donc chaque étape est un apprentissage.
Hugo : Moi, c’est pareil. Même si je suis moins impliqué dans tout ce qui dépasse le fait de jouer. Ça reste compliqué, parce que le travail prend déjà pas mal de temps. Donc on essaie de s’organiser au mieux, d’optimiser les répétitions… d’optimiser un peu tout.
LFB : Au final, aujourd’hui, la musique, ça représente quoi à vos yeux ?
Augustin : Je pense que c’est quelque chose qu’on aurait du mal à voir disparaître de nos vies. C’est vraiment important pour nous d’en faire. C’est aussi un exutoire, et on n’a pas envie de faire de la musique dans le vide : on veut la partager avec le public.
Ava : Là, par exemple, on a sorti le single, et quel plaisir que ça ne reste plus juste entre nous, que les gens puissent l’écouter. Même en concert, tu le vois : les gens chantent. Par rapport aux morceaux qui ne sont pas encore sortis, il y a ce déclic de se dire “ah, ils reconnaissent, ils savent ce que c’est”, et c’est trop cool. On a hâte que tout sorte, même pour nous, pour passer au prochain projet.
Augustin : On a hâte de sortir un maximum de sons. C’est frustrant, le temps que ça prend…

LFB : Concernant votre EP Haze, ça vous a pris combien de temps ?
Anatole : Ça a pris deux à trois ans. Au début, on venait juste de commencer à jouer ensemble, donc c’était encore un petit projet. Ava nous a rejoints, on a trouvé des batteurs… et comme on en a changé plusieurs fois, ça a rallongé les délais. On devait enregistrer l’EP avec le batteur qui était là pour Médusa, mais il a dû quitter le groupe pour des raisons professionnelles, il a quitté Paris. Tout était presque prêt, donc on a dû intégrer quelqu’un de nouveau, lui faire apprendre les morceaux, les adapter… et forcément, il ne peut pas juste copier-coller. À chaque changement de batteur, on a pris environ six mois de retard, donc au final ça fait deux à trois ans. On en parlait encore hier : on ne sait pas combien de temps prendra le prochain projet (EP, album ou autre), mais on espère que ce sera prêt dans deux ans maximum.
Ava : Après, c’est aussi notre premier projet, donc on voulait bien faire les choses. On aurait pu aller beaucoup plus vite, mais on a choisi de faire ça proprement : des sessions en studio, un vrai ingénieur, un vrai mixage… Donc forcément, ça prend plus de temps. On se pose énormément de questions à chaque étape.
Anatole : Et comme c’est un premier projet, les morceaux ont beaucoup évolué. C’était notre première approche de la composition, donc certaines choses n’étaient pas abouties au départ, et il a fallu du temps pour prendre du recul. Maintenant, on a plus d’expérience et on est plus efficaces.
LFB : Est-ce qu’on peut en savoir plus sur l’EP, son thème, etc. ?
Ava : En un mot : l’indécision. En plusieurs mots : les choix qu’on fait dans la vie. C’est le fil rouge qu’on a essayé de construire. Mais comme c’est notre premier EP, on est partis de morceaux assez indépendants qu’on a ensuite reliés entre eux. On a un peu fait le chemin inverse, et ça nous a pris du temps de trouver une vraie cohérence.
Anatole : Ça parle des choix personnels, mais aussi à l’échelle de la société : comment certaines choses nous influencent collectivement. C’est un peu comme un arbre de décisions.
Augustin : Oui, et la métaphore principale, c’est celle du brouillard. Le brouillard nous empêche parfois de voir clairement, on avance à tâtons… et c’est ce qu’on a voulu raconter. C’est pour ça qu’on a choisi ce titre, à la fois pour un morceau et pour le projet.
LFB : Comment vous vous y prenez pour composer ?
Ava : Jusqu’ici, c’est surtout Anat et Gus qui ont lancé les idées.
Anatole : En général, ça commence avec une partie de guitare, de basse ou une idée. Par exemple, Haze est parti d’une progression d’accords que j’aimais bien à la guitare. In a Rush, c’est né d’un moment où tu joues seul dans ta chambre, une sorte de jam avec toi-même, et ensuite tu développes. Parfois c’est plus réfléchi : pour le prochain projet, il y aura sûrement une ballade. J’avais envie de faire quelque chose à la manière des Beatles, avec une structure qui ne se répète pas. Mais globalement, ça part des instruments, souvent la guitare, puis on construit le reste autour.

LFB : En parlant de In a Rush, que j’ai beaucoup aimé d’ailleurs, je voulais vous demander si c’était volontaire de votre part de laisser une aussi grosse place aux instruments ?
Ava : C’est drôle que tu aies cette perception, parce que les gars trouvent plutôt que la voix prend plus de place que les instruments. Moi, je dirais que ça dépend des moments. À la fin, par exemple, ça explose et c’est leur moment de briller. En fait, c’est ça qui est intéressant avec In a Rush : tout le monde a son moment de gloire.
Augustin : Je suis assez d’accord. Les instruments ont une place importante chez nous, mais on accorde aussi énormément d’attention à la voix. Sur In a Rush, le refrain est essentiel : s’il ne fonctionne pas, la chanson ne tient pas. Donc on ne l’a pas pensée uniquement par le prisme des instruments. Mais c’est vrai que, sur l’ensemble du morceau, il y a des moments où la voix s’efface.
Anatole : Sur les autres titres de l’EP, l’équilibre est un peu différent.
Augustin : Throne, par exemple, laisse aussi beaucoup de place aux instruments, alors que Haze tourne presque exclusivement autour de la voix, qui est vraiment centrale.
Anatole : Pour l’instant, on compose surtout des morceaux pensés pour le live. À part Throne, avec le chœur au milieu qu’on ne peut pas toujours reproduire sur scène, malheureusement, même si on aimerait bien avec un budget illimité. Cette volonté de live explique aussi pourquoi les instruments prennent autant de place.
LFB : Qu’est-ce qui vous a marqué durant le processus de ce projet ?
Augustin : Moi, j’ai aimé toutes les étapes. Voir une idée passer d’un instrument à deux, puis trois, puis quatre… c’est toujours hyper satisfaisant de la voir prendre vie. Le studio, pareil. Et la sortie, c’est un moment d’euphorie.
Ava : Oui, la sortie, c’est vraiment marquant. Par exemple, au concert de la Mécanique Ondulatoire, entendre le public chanter avec moi, connaître les paroles, être à fond… ça, ça marque. Le “bébé” prend vie et commence à exister par lui-même.
Anatole : Un moment très concret pour moi : je me revois chez moi en train de composer une partie de guitare pour le chœur, puis je reçois un message de Gus qui me dit : « viens, on met un chœur là-dessus ». On commence à bosser les mélodies, on contacte des amis pour le chanter, on répète… puis on se retrouve en studio, et là je suis devant l’ordi à écouter le résultat. Et tu réalises tout le chemin parcouru.
Augustin : Il y a aussi les premières fois où on joue les morceaux en concert et qu’on a les retours. Tu sais si tu t’es planté ou pas et pour l’instant, ça va. Quand les gens te disent “celle-là, elle est trop cool”, ça valide pas mal de choses. In a Rush, par exemple, a tout de suite été celle qui a le plus plu, donc c’était logique d’en faire un single.
LFB : Donc, dans votre processus, vous testez les morceaux en live pour décider lesquels sortir en single ?
Augustin : Pas uniquement, mais ça en fait partie, oui. C’est important pour nous d’avoir les retours des gens qui nous suivent. Par exemple, on a joué un nouveau morceau sur nos deux derniers concerts, on a eu des retours très positifs, donc ça nous aide à décider de la suite.
LFB : Si vous deviez résumer l’EP en trois mots ?
Augustin : Riche. On a essayé de mettre un maximum d’idées dedans, même si aujourd’hui on se demande si on n’est pas allés un peu trop loin. Est-ce qu’on a trop condensé ? Peut-être. Mais ça fait aussi partie de notre identité : proposer des morceaux très denses.
Ava : Dynamique. Il y a beaucoup de nuances, d’un morceau à l’autre mais aussi à l’intérieur même des titres. Throne, par exemple, dure neuf minutes et comporte plusieurs parties : un début très intense, une section centrale a cappella avec le chœur, puis une montée en puissance finale. Et à côté, tu as des morceaux plus calmes comme Haze, qui reste rock mais beaucoup plus posé que In a Rush, qui est beaucoup plus explosif.
Augustin : Ambitieux. On s’est vite rendu compte que sortir des morceaux prend du temps, et aucun n’est vraiment “court”. Même Rain, qui peut sembler plus accessible, fait quand même 3 minutes 40. À notre échelle, c’est un projet ambitieux.
LFB : Est-ce que il y a un morceau que vous avez failli abandonner ?
Ava : Oui ! Devine quoi : c’est le morceau éponyme, Haze. Contre toute attente, il a survécu.
Anatole : Petite anecdote : c’est la toute première compo. Et aujourd’hui, il n’y a plus aucune partie qu’on entend qui correspond à la version initiale. Tout a été transformé. C’est aussi pour ça que ça nous a pris autant de temps. Aujourd’hui, ce genre de morceau, si on voit que ça ne fonctionne pas, on le laisse tomber. Là, on s’est accrochés, je ne sais même pas pourquoi et finalement on est super contents du résultat. C’est drôle, parce que c’est devenu le titre de l’EP, alors qu’on aurait pu l’abandonner mille fois.
Ava : Il y a des choix qu’on fait dans la vie, et là, c’était celui de persévérer. B!ast, c’est aussi ça.
LFB : C’est quoi le moment que vous préférez ? (répètes, studio, concerts…)
Ava : Moi, j’aime les concerts, parce que c’est le moment où tu partages ta passion avec le public, même si je la partage déjà avec les gars en répétition. Voir les réactions, avoir des interactions… ce sont des moments très forts.
Hugo : Pour moi aussi, c’est les concerts. La finalité de la musique, c’est quand même le live, et en plus notre style s’y prête vraiment bien.
Augustin : Je suis complètement d’accord avec Hugo.
Anatole : Moi, pour embêter tout le monde, je vais dire le studio. Tout est génial, mais ce n’est pas la même expérience. Le studio, c’est un moment qui marque une étape, quelque chose qui se concrétise.
Augustin : Et on a un super ingénieur son, Robin. On s’entend très bien avec lui, il y a une bonne ambiance, donc le studio reste un moment important mais aussi très détendu.
LFB : Est-ce que vous pourriez imaginer les morceaux de votre EP dans un film ? Dans quel type de scènes ?
Augustin : Comme c’est assez énergique, on peut imaginer des scènes d’action. Sur Rain, il y a une partie instrumentale qui irait bien avec quelque chose de presque combatif. Et au milieu de Throne, il y a ce passage avec le chœur qui fonctionnerait bien dans une scène plus mystique, presque religieuse.
Anatole : L’interlude a aussi un côté très méditatif.
Ava : Oui, un moment de révélation… et ensuite In a Rush démarre, et là tu te mets à courir.
Augustin : Finalement, ça se prête assez bien à quelque chose de cinématographique.
Anatole : On aimerait aussi faire des clips, mais à un moment il faut faire des choix. Si on en fait un, on voudra bien le faire, donc ça demande des moyens, une équipe… Et comme nos morceaux sont longs … In a Rush, par exemple, dure plus de cinq minutes. Il faut tenir sur la durée. Pour l’instant, ce n’est pas la priorité.
LFB : C’est quoi la suite pour B!ast ?
Augustin : Là, on a les yeux rivés sur le Supersonic, le 15 juin. On est déjà un peu tournés vers le prochain projet, mais ce concert, c’est important : c’est notre plus grosse salle jusqu’ici, donc l’objectif, c’est de la remplir. Ça va être un moment clé pour nous.
Ava : On va aussi vendre des CD… ce sera un peu le lancement officiel.
Anatole : Et puis c’est un petit rêve de jouer au Supersonic. On y va souvent, donc voir des groupes sur scène là-bas, ça donne envie. Savoir qu’on va y être à notre tour, ça fait quelque chose. C’est une salle emblématique du rock indé à Paris. Ça marque une étape.
Augustin : Ça va clairement nous aider à nous installer. On est encore au début, on n’est pas vraiment identifiés sur la scène parisienne, mais ça va nous permettre de nous faire une place.
Anatole : Et puis l’objectif reste simple : porter le projet le plus loin possible.
LFB : Le mot de la fin ?
B!ast : ÉCOUTEZ B!AST !!!!