FEQ 2026 : Recap semaine 2

Cette année on a eu la chance de couvrir le festival mythique de la ville de Québec, le FEQ (Festival d’été de Québec). On vous emmène durant deux articles dans les aventures que l’on a pu vivre durant ces 11 jours très intenses, autant en termes de découvertes musicales que de l’affolement de notre podomètre.

Photo : Sébastien Dion

JOUR 6 – MARDI 14 JUILLET

Podomètre: 16 106 pas

Prix espoir FEQ

La journée s’est ouverte sur la remise du prix Espoir FEQ 2026, une initiative parrainée par le Gouvernement du Québec qui met en lumière la relève musicale la plus prometteuse.

Parmi les trois finalistes en lice cette année, c’est le groupe La Sécurité qui a séduit le jury de professionnels de l’industrie. En plus de repartir avec le grand prix de 20 000$, la formation remporte une prestation au FEQ 2027. Les autres finalistes ne repartent pas les mains vides: Kamilou se voit offrir une prestation au Rose Festival de Toulouse ainsi qu’une bourse de 2 500$, tandis qu’Alphonse Bisaillon récolte également une bourse de 2 500$ pour souligner son parcours exceptionnel.

Photo : FEQ
Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion

Pastel Blank (Toronto)

Les Torontois de Pastel Blank ont ouvert le bal en douceur. Leurs rythmes disco et leur groove contagieux ont instantanément installé des good vibes, idéale pour le public familial présent.

Na$-T (Québec)

Direction la scène SiriusXM pour découvrir la rappeuse Na$-T, le ventre étincelant de strass. En duo avec son DJ, elle a enchaîné ses succès, dont Monster et Again. La foule, qui connaissait les paroles sur le bout des doigts, s’est unie à elle pour chanter haut et fort. Nous avons été totalement charmées par son talent… et son accent du Saguenay!

Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois

Rowjay (Québec)

On reste dans le rap avec le populaire Rowjay. Ce dernier met une ambiance folle avec un mélange de rap, hip-hop et trap. En effet, sa formule, qu’il qualifie de “non étiquetée et hors-normes” marie à la perfection le old-school aux codes modernes. En alternant entre des prods boom-bap techniques et la lourdeur des rythmes trap et hip-hop actuels, Rowjay a prouvé toute l’étendue de son audace créative

The Psycodelics (États-Unis)

​Un petit coup de fatigue commençait à se faire sentir, MAIS heureusement que The Psycodelics était là pour sauver la mise. Ce groupe afro-américain, c’est l’équivalent d’un véritable shot de double espresso directement dans les veines, le genre de boost qui te réveille instantanément, les palpitations cardiaques en moins (et c’est une non-buveuse de café qui vous le dit !). Avec leur funk unique teinté de blues, de gospel et de R&B, ils ont agi comme un véritable rayon de soleil, propageant une énergie incroyable, contagieuse et hautement caféinée.

Photo : Marion Desjardins
Photo : Marion Desjardins
Photo : Marion Desjardins
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois

Lost (Québec)

Petite envie de faire la fête? C’est avec Lost que ça se passe. Le rappeur Montréalais d’origine camerounaise présente des rythmes irrésistibles aux accents afro, hip-hop accompagnés de textes extrêmement bien écrits. En retour de sa performance hyper énergique qui donne envie de se déhancher, le public lui renvoie cette énergie. Alors qu’il se démarque déjà au sein de la scène québécoise, l’artiste cherche à conquérir le public à l’échelle internationale et à s’établir au sommet du rap francophone.

Klô Pelgag (Québec)

Premier arrêt de la journée à la scène Bell, qui anime les plaines, et c’est pour assister à la performance de Klô Pelgag. Elle ouvre le spectacle avec sa chanson Le sang des fruits rouges tiré de son plus récent album Abracadabra, paru en octobre 2024. Véritable boule de lumière et d’énergie, la chanteuse a su faire vibrer le public avec entre autres ses succès Comme des rames, et Libre. Lors de sa chanson Les puits de lumière, un gardien de sécurité a hissé Klô Pelgag sur ses épaules afin de lui permettre d’interpréter cette dernière au sein de la foule. Il a également fait preuve de légèreté et d’humour, laissant la chanteuse lui pincer gentiment le nez (fallait être là pour comprendre). Le spectacle s’est clos en beauté sur une note assez touchante. Klô Pelgag a accueilli sa fille sur scène le temps de sa chanson Umami, lui permettant de participer aux chœurs sur scène.

Bref, son talent et sa singularité confirment pourquoi elle se distingue, avec entre autres 20 Félix, un JUNO et de multiples distinctions internationales.

Photo : Marc-Antoine Halle
Photo : Marc-Antoine Halle
Photo : Marc-Antoine Halle
Photo : Marc-Antoine Halle
Photo : Marc-Antoine Halle
Photo : Marc-Antoine Halle

Patrick Watson (Canada)

ON AVAIT SI HÂTE !!! Le moment tant attendu est enfin arrivé avec la tête d’affiche de la scène Bell : Patrick Watson. L’artiste a relevé un défi de taille: non seulement se faire entendre sur des Plaines d’Abraham fourmillant de milliers de personnes, mais surtout se faire écouter. En formule Carte Blanche, Watson a accompli l’exploit de transformer ce lieu grandiose en un espace intimiste, presque confidentiel. Qu’il chante, livre des intros touchantes ou raconte des anecdotes cocasses, il tenait le public pendu à ses lèvres, nous donnant l’impression d’être réunis dans son propre salon.

L’auteur-compositeur-interprète a généreusement accueilli tour à tour des artistes qui l’ont marqué, parmi lesquels l’iconique Martha Wainwright, Klô Pelgag et Les Louanges. Sa performance, parfaitement teintée d’humour, de profondeur et d’une légèreté presque aérienne, a conquis tous les cœurs. Cette légèreté s’est d’ailleurs concrétisée par une chorégraphie sur trampoline de l’acrobate français Yoann Bourgeois et par l’apparition de grandes bulles de plastique habitées par des danseurs de l’École contemporaine de Montréal, imageant la musique par leurs silhouettes dansantes.

Si j’ai été comblée par les performances des classiques incontournables comme To Build a Home, Je te laisserai des mots ou The Great Escape en rappel, le point culminant du spectacle reste sans conteste la reprise magistrale de I Lost My Baby de Jean Leloup. Interprétée avec tous ses invités et accompagnée d’un public qui chante haut et fort, cette chanson a marqué une soirée mémorable (prolongée, pour notre plus grand bonheur, de 30 minutes supplémentaires).

Tukan (Belgique)

On finit la soirée en beauté (et en rythme !) avec les Belges de Tukan qui, tout comme hier, nous en ont mis plein la vue. Le quatuor a littéralement électrisé la foule, nous faisant vibrer et danser jusqu’aux petites heures du matin.

Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion

JOUR 7 – MERCREDI 15 JUILLET

Podomètre : 16 146 pas

Kamilou (Québec)

On commence cette journée avec un orage des enfers et une chaussure cassée, mais on se rattrape avec le doux son de Kamilou dans nos oreilles. Demi-finaliste des Francouvertes l’année dernière (2025), l’artiste montréalaise sait manier à la perfection le rap, la trap, le jazz, la pop et la soul dans une énergie forte et des textes acérés. Entourée de son band, elle a su faire vibrer la scène Crave pour ce début de soirée.

Photo : Dylan Page
Photo : Dylan Page
Photo : Dylan Page
Photo : Inès Karma
Photo : Inès Karma
Photo : Inès Karma

The All-American Rejects (États-Unis)

Ensuite, le groupe américain The All-American Rejects a investi la scène Bell. Fidèle à lui-même, le chanteur Tyson Ritter a livré une performance ultra-dynamique, ponctuée de mouvements de danse aussi étranges que captivants. Le groupe a enchaîné ses plus grands succès, de Dirty Little Secret à Swing, Swing, en passant par It Ends Tonight et Move Along, avant de clore en beauté avec l’incontournable Gives You Hell. Un pur moment de nostalgie qui nous a replongé dans l’ambiance pop-rock et les teenage movies des années 2000.

Mandyspie (France)

Artiste franco-québécoise, Mandyspie a grandi à Montréal avant de partir en région parisienne à l’adolescence. Et quel parcours depuis ! Figure montante du rap français, elle a notamment participé au Cypher (session de rap collectif) d’Orelsan aux côtés de Juste Shani, Lays, Surprise, 32 et Encore une autre. Et c’est avec une esthétique bien emocore que Mandyspie a déchaîné la scène Crave avec un public répondant à l’appel de sa trap et de ses textes bien sentis.

Photo : Dylan Page
Photo : Dylan Page
Photo : Dylan Page
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois

Dope Lemon (Australie)

Il y a une expression populaire qui dit “Si la vie vous a donné des citrons, faites-en une limonade”. Si la limonade musicale de Dope Lemon doit mêler psychédélisme, rythmes envoûtants et surtout, son lot de mascottes à la fin du show, je signe tout de suite pour un camion de 10 tonnes ! Ce mercredi de juillet qui ressemblait plus à un après-midi d’automne, l’Australien de Angus & Julia Stone a envoûté la scène SiriusXM et a emporté le public dans son univers.

Shaggy (Jamaïque)

On retourne à la scène Bell sur les plaines d’Abraham avec l’auteur de Wasn’t me, Shaggy. Il est vraiment vrai que les plaines ont ce pouvoir de machine dans le temps ! Accompagné de JungleGod tout au long du spectacle, les deux artistes ont fait bouger les plaines dès les premières minutes de leur arrivée avec des marées de mains en rythme de leurs tubes en guise de réponses.

Photo : Inès Karma
Photo : Inès Karma
Photo : Inès Karma
Photo : Dylan Page
Photo : Dylan Page
Photo : Dylan Page

Lord Huron (États-Unis)

Vous aimez les histoires de fantômes et les ambiances style Twin Peaks ? Alors bienvenue dans l’univers particulier de Lord Huron. L’auteur du très célèbre The Night We Met nous a embarquées durant 90 minutes dans un entre-deux temps, un entre-deux mondes, communiquant à nous et peut-être à l’au-delà à travers une vieille cabine téléphonique et offrant une scénographie tout droit sortie de l’univers de Stranger Things. Avec Lord Huron, on en a autant pris plein les oreilles que plein les mirettes !

Kesha (États-unis)

Pour clore la journée en beauté, place à l’incontournable Kesha. Alors qu’on aurait pu s’attendre à une performance épurée rappelant l’époque de ses débuts et de son tube planétaire TiK ToK, la pop star a plutôt misé sur une mise en scène grandiose et théâtrale à la Lady Gaga. Le public a été totalement conquis par l’esthétique visuelle et l’énergie des morceaux choisis.

Il faut dire que Kesha n’est plus à présenter : figure majeure de la pop du XXIe siècle selon Billboard et doublement nommée aux GRAMMYs, elle cumule aujourd’hui des milliards d’écoutes et près de 40 millions d’auditeurs mensuels sur Spotify. Elle a récemment affirmé son indépendance en lançant son propre label Kesha Records, suivi de son sixième album acclamé par la critique, .(PERIOD).

Une chose est sûre: cette liberté retrouvée lui va à merveille!

Photo : Inès Karma
Photo : Inès Karma
Photo : Inès Karma

JOUR 8 – JEUDI 16 JUILLET

Podomètre : 18 593 pas

Afternoon Bike Ride (Québec)

La journée commence en force avec la formation montréalaise Afternoon Bike Ride! Leadé par Lia Kurihara au chant, le trio nous a enveloppés dans une douceur complètement magique. Leur univers dream-pop et indie-folk, c’est un vrai moment suspendu, un peu comme mijoter dans un bain chaud un jour de pluie. C’est le genre de musique planante qui repose et qui porte à réfléchir à la fois.

Sur scène, le groupe mélange habilement l’anglais et le français, mais tout en expérimentant côté instrumental. On a eu droit à des textures vraiment cool, mêlant guitares douces et touches électro expérimentales, avec des voix saccadées superposées et une tonne de reverb qui donnait un côté sirène hyper envoûtant.

Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion
Photo : Marion Desjardins
Photo : Marion Desjardins
Photo : Marion Desjardins

Calamine (Québec)

Si vous ne connaissez pas le rap engagé et féministe de Calamine, foncez direct sur toutes vos plateformes d’écoute pour le découvrir ! Avec son dernier album RÉTROGRADE, Calamine nous offre une nouvelle fois son regard acerbe mais néanmoins juste sur la société qui nous entoure, lâchant punchline sur punchline sur la masculinité toxique mais aussi en utilisant beaucoup d’autodérision sur plusieurs aspects de sa vie. Devant un public déjà conquis de la scène Hydro-Québec, Calamine nous a offert un show déjà bien rodé avec une énergie égale tout au long de son spectacle.

Allison Daniels (Québec)

Si vous êtes amateurs de country vous avez sûrement déjà entendu parler d’Allison Daniels. Étoile montante du country au Canada, elle s’est rapidement imposée comme une figure imposante du paysage en participant à La Voix et SiriusXM Top of the Country. Devant un public de fans qui connaissaient déjà ses chansons par cœur et ayant bravé le mauvais temps, Allison Daniels leur a rendu la monnaie de leur pièce sur la scène SiriusXM en offrant un show généreux et énergique dans sa ville natale en présentant les chansons de son album W, salué par la critique.

Photo : Sam Billington
Photo : Sam Billington
Photo : Sam Billington
Photo : Inès Karma
Photo : Inès Karma
Photo : Inès Karma

Mimi Webb (Royaume-Uni)

On enchaîne avec la Britannique Mimi Webb, et wow, quelle force vocale! Nommée aux Brit Awards et habituée des tops charts au Royaume-Uni avec House On Fire entre autres, elle a conquis la foule. Elle a un timbre de voix magnifique qui rappelle Julia Michaels, Sia, et Miley Cyrus avec une puissance folle. Parlant de Miley Cyrus, Mimi Webb nous a interprété un cover de The Climb tout aussi fabuleux que la version originale.

Côté ambiance, c’était super varié: elle nous a offert un mix de country et d’électro-pop qui tirait même vers la techno par moments. Malgré l’envergure du show, elle a su garder une super proximité avec nous: elle est venue s’asseoir directement sur le bord de la scène le temps de sa chanson Good Without, et elle est même descendue sur le niveau inférieur de la scène pour être encore plus proche du public. Une vraie bête de scène, super généreuse, qui prouve qu’elle mérite amplement son milliard d’écoutes!

Héron (Québec)

On descend de nouveau la colline pour retrouver Héron pour un show tout en douceur et en histoires sur la scène Crave. Avec ce projet néo-folk traditionnel, Henri Kinkead rend hommage aux racines musicales québécoises mais en insufflant un regard plus queer et plus actuel, remettant la musique trad au centre de nos réalités du 21e siècle. En formule quatuor, Héron nous a offert en ce début de soirée un spectacle à la fois émouvant et prenant, comme un conte que l’on nous raconterait au coin du feu le soir, et à qui on demanderait encore une autre histoire.

Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion
Photo : Marion Desjardins
Photo : Marion Desjardins
Photo : Marion Desjardins

PAR.SEK (France)

De retour sur la scène Hydro-Québec pour ENFIN découvrir le projet de Simon, Coco et Manon PAR.SEK. On en avait beaucoup entendu parler, et on n’a pas été déçues du voyage ! Le trio de pop alternative nous a offert un show incroyable avec une installation vidéo qui n’était pas qu’accessoire. On a chanté, on a dansé, on a ri, leur énergie est tellement communicative que l’on en a presque oublié que l’on devait aller voir d’autres shows. À toutes nos ami·es du Québec, quand PAR.SEK reviendra près de chez vous, allez les voir. Certainement dans notre top 5 des shows qu’il ne fallait pas louper au FEQ cette année.

Jessie Reyez (Canada)

Gros moment avec la queen Jessie Reyez sur les plaines! Arrivée avec une confiance et une aisance totales, elle a directement listé 3 règles à suivre au long de sa performance: être soi-même, chanter jusqu’à s’en abîmer les cordes vocales (comme après 50 cigarettes), et repartir plus heureux qu’à notre arrivée. Tout le show était d’ailleurs marqué par l’humour et par une super bienveillance. Elle a également appris à plusieurs qu’elle avait écrit le banger One Kiss (Calvin Harris & Dua Lipa), qui fut son premier number one en tant qu’auteure-compositrice. avant d’enchaîner avec un mash-up de Rihanna (Love on the Brain) et de She the Best. Pour finir en force sur Couldn’t Be Me, elle a chanté le début a cappella pour prouver que son micro était bien ouvert, avant de recommencer cette fois-ci accompagnée de son band. Tout était PAR-FAIT, du début à la fin!

Photo : Inès Karma
Photo : Inès Karma
Photo : Inès Karma
Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion

Le Ren (Québec)

Retour à la scène Crave pour écouter la folk douce et envoûtante de Le Ren. À travers ses chansons, Lauren Spear nous emporte dans son univers intime et poignant où chaque chanson semble comme un souvenir partagé. Mais ne pensez pas que l’on s’est endormies durant son set, non non non ! Même si la douceur caractérise ses chansons, Lauren sait également très bien manier l’humour dans ses interventions ce qui rend le moment encore plus unique avec cette impression de venir voir le spectacle de quelqu’un que l’on connaît depuis toujours. La sincérité est présente aussi bien dans ses paroles que dans ce qu’elle offre à son public. Tous ces ingrédients font du show de Le Ren une pause dans le temps et dans l’espace surtout dans le cadre d’un festival comme le FEQ où tout va vite et que les pauses de l’âme et du corps sont nécessaires.

Nate Smith (États-Unis)

Très forte performance de Nate Smith pour finir la soirée! Avec plus de 2 milliards de streams et trois succès numéro un à son actif (dont Whiskey on You et World on Fire), l’artiste a rapidement prouvé sa réputation sur scène. Bien que je ne sois pas adepte de musique country à la base, ce concert m’a fait réaliser qu’en formule live, son univers est extrêmement énergique et très proche du rock.

Le chanteur a livré un excellent spectacle et a particulièrement connecté avec le public en reprenant le célèbre chant de foule québécois « Olé, Olé, Olé, Olé ». Ma seule petite déception de la soirée? Le manque flagrant de chapeaux de cowboy dans la foule!

Photo : Sam Billigton
Photo : Sam Billigton
Photo : Sam Billigton

JOUR 9 – VENDREDI 17 JUILLET

Podomètre : 13 917 pas

Bye Parula (Québec)

Aujourd’hui, l’été a décidé de revenir frapper à notre porte ! Et quoi de mieux que de commencer la soirée avec le trio montréalais Bye Parula. Sur la scène Loto-Québec, les trois amis nous ont fait danser sur leur nouvel album Something Out of Nothing, aux sonorités résolument funk et aux accents pop. Si leur son vous dit quelque chose, c’est parce que leur titre Still Not the Spirit est devenu le thème de l’émission Q With Tom Power à CBC. Au FEQ, Bye Parula a su chauffer l’ambiance et nous offrir les étirements de cou nécessaires à la suite de la soirée.

Photo : Marion Desjardins
Photo : Marion Desjardins
Photo : Marion Desjardins
Photo : Inès Karma
Photo : Inès Karma
Photo : Inès Karma

Last Train (France)

Maintenant que l’on commence à être bien échauffées, place au groupe français Last Train sur la scène Bell des plaines d’Abraham. Et quelle foule pour les accueillir ! Les mains étaient levées, les têtes prêtes à headbang et la voix échauffée à crier. Parfois, on peut se dire que ces grandes scènes sont dures à investir en termes de place et d’énergie si on n’a pas de grosse scénographie. Je peux vous dire que ce n’était pas le cas de ces quatre-là et qu’ils ont, au contraire, enflammé la scène ! Le groupe originaire d’Alsace a déjà une bonne fan base de ce côté de l’Atlantique et ils et elles ont répondu au rendez-vous !

Faux Real (France / États-Unis)

On retourne à la Scène Loto-Québec pour voir le show tout en acrobaties de Faux Real, un duo d’art pop franco-américain composé des frères Elliott et Virgile Arndt. On vous avoue qu’on ne s’attendait à pas grand-chose en allant voir ce show mais quelle surprise ! On est sur un duo qui expérimente aussi bien sur la scène que dans sa musique et ça fait du bien à voir. Même avec aucune scénographie et des séquences en fond, c’est tout un show auquel on a assisté ! Et surprise, ils ont joué pour la première fois sur scène leur nouveau titre sorti la veille One & Done pour le plus grand plaisir du public québécois. On a bien hâte de retrouver le duo un jour sur nos scènes.

Photo : Inès Karma
Photo : Inès Karma
Photo : Inès Karma
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Inès Karma
Photo : Inès Karma

Mother Mother (Canada)

Quelle joie de voir le groupe originaire de Vancouver Mother Mother sur scène ! Depuis 20 ans, Ryan, Molly, Jasmin, Ali et Mike nous font vibrer au son de leurs plus grands tubes comme Hayloft ou It’s Alright. Même si leur dixième album, Nostalgia, pourrait nous faire croire que le band reste coincé dans le passé, que nenni ! Ici, on avance, et on est fier de son héritage. Mother Mother a réussi à insuffler cette nostalgie aux plaines ce vendredi soir, mais sans tomber dans une machine temporelle. On a encore une fois bien levé les mains en l’air et chanté en chœur sur la colline, et le karaoké n’était même pas commencé.

BALTHVS (Colombie)

On continue la soirée avec le groupe colombien BALTHVS. Vous dites ? Vous ne savez pas qui c’est ? Vous connaissez forcément leur titre Turkish Coffee qui vous aura fait danser tout l’été 2022. Ce vendredi soir sur la scène SiriusXM, les membres de BALTHVS nous ont transportées dans leur son très funk psychédélique, leurs grooves internationaux, et dans des mélodies moyen-orientales aux rythmes teintés de latin. On commence doucement pas vite à être un peu plus dans la fête de cette folle soirée.

Photo : Marion Desjardins
Photo : Marion Desjardins
Photo : Marion Desjardins
Photo : Marion Desjardins
Photo : Marion Desjardins
Photo : Marion Desjardins

Royel Otis (Australie)

Arrive maintenant un de nos highlights du festival, le duo australien Royel Otis. Et quelle foule réunie devant la scène Loto-Québec ! Dès les premières notes de I Hate This Tune, c’est l’ovation complète pour Royel Maddell et Otis Pavlovic. En plus d’une énergie sur scène incroyable, le band a également glissé des messages doux à ses fans sur l’écran derrière eux, rendant chaque moment plus intime avec le public québécois (meet me in Québec / help us sing this one / wave your hand in the air / …). Shoutout au band qui s’est arrêté de jouer pour voir si quelqu’un allait bien dans le public et a attendu que tout soit correct pour continuer. En résumé, on a adoré ce show, vraiment dans nos préférés de l’édition !

Muse (Royaume-Uni)

C’est le cœur un peu serré que l’on s’avance sur les plaines pour aller voir Muse. On nous a dit dans l’oreillette que le band ne ferait que des musiques de son dernier album The Wow! Signal. Mais… Non ! Hysteria, Supermassive Black Hole ou encore Knights of Cydonia ont enflammé les plaines pour l’un des shows les plus attendus de cette édition. On était bien évidemment de la partie pour cette soirée d’anthologie ! Durant tout le show, la voix de Matthew Bellamy nous a fait vibrer au rythme des anciens, comme de leurs nouveaux tubes, dont Nightshift Superstar marque un renouveau audacieux pour le groupe, autant musicalement parlant que dans leur direction artistique et scénique.

Photo : Sébastien Dion
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois

JOUR 10 – SAMEDI 18 JUILLET

Podomètre: 15 375 pas

Klô Pelgag et Safia Nolin – Session FEQ (Québec)

C’est dans une ambiance résolument cozy que nous amorçons la journée. Dans le cadre des Sessions FEQ au Château Laurier, Klô Pelgag et Safia Nolin se sont installées confortablement sur un sofa afin de présenter quelques chansons. Le public, assis à même le sol, les a accueillies très chaleureusement. Quelques jours seulement après sa superbe performance du 14 juillet, Klô a invité Safia à se joindre à elle pour nous offrir un set acoustique d’une intimité rare. Une chose est sûre: tout le monde s’est amusé et a été conquis par la complicité entre les deux artistes! En plus d’interpréter en duo une chanson de leurs répertoires respectifs, elles nous ont offert de magnifiques reprises de Sang d’encre de Jean Leloup et de Laisser l’été avoir 15 ans de Claude Dubois. Tout au long de cette séance, l’auditoire est resté si captivé et attentif qu’on aurait pu entendre une mouche voler. Un moment doux et mémorable qui ne laissait en rien présager la suite des événements (okay, on s’y attendait un peu grâce à Météo Média)!

Bzzz nos cells vibrent, annonce météo, reprise des shows à 20h.

Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois

Malaimé Soleil (Québec)

Il est 20h, le fun reprend avec le groupe québécois Malaimé Soleil. Cinq musiciens sur scène et une foule détrempée, mais déchaînée: malgré la pluie battante et le tonnerre des dernières heures, le parterre bien rempli ondulait sous une mer de ponchos!

La formation a livré une performance qui n’avait rien de monotone, interprétant notamment leur extrait indie pop-rock Monotonie, issu de l’album Tempête paru en 2023. Porté par un mélange entraînant de rock et d’électro, des basses puissantes et des guitares rassembleuses, le groupe a fait preuve d’une maîtrise vocale et instrumentale irréprochable. Entre refrains accrocheurs chantés à pleins poumons, danses et sautillements, la foule en a complètement oublié l’orage. Ce souffle d’énergie a transformé la tempête en un moment de pur bonheur!

Groovy Aardvart (Québec)

Headliner de la scène SiriusXM, Groovy Aardvark a balancé du rock à l’état pur pour célébrer ses 40 ans! Arborant un chandail des Victoires de Montréal (c’est l’équipe professionnelle féminine de hockey de Montréal), le frontman Vincent Peake a vite réchauffé la foule avec 

Dieu est occupé, on peut-tu t’aider?. Le moment fort? L’incontournable Boisson d’avril, une chanson à répondre démarrant sur un ton trad avant de basculer dans un rock explosif, marqué par un solo de guitare enflammé.

Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois

Ariane Roy (Québec)

Direction scène Hydro-Québec pour son show de clôture de la soirée. Sur scène, Ariane Roy déploie une formule impressionnante à neuf musiciens, incluant trois choristes, le tout mis en valeur par des uniformes stylisés et une cohésion scénique impeccable. L’ouverture s’est faite en force avec la pièce Dogue, donnant immédiatement le ton à un spectacle d’une présence scénique extraordinaire. Dès la deuxième chanson, l’ambiance est devenue extrêmement groovy et dansante, oscillant par moments entre des accents disco et des passages nettement plus rock.

Visuellement, le spectacle a marqué les esprits grâce à de sublimes jeux de lumière et de contre-jour, mettant en valeur Ariane et ses musiciens au fil de chorégraphies parfaitement synchronisées. 

L’un des moments les plus touchants de la soirée est survenu lorsqu’elle a introduit une chanson dédiée à sa mère. Se remémorant son enfance, elle a raconté comment sa mère fumait occasionnellement sur le balcon lorsqu’elle était triste ou fâchée, un souvenir intime qui a donné naissance au morceau Une cigarette sur le balcon, sublimé par une poignante section a cappella avec ses choristes. Tout au long de la performance, Ariane a invité le public à se lâcher lousse, à danser sans gêne et à être pleinement lui-même.

Martin Garrix (Pays-Bas)

Petite confession: j’ai longuement hésité à quitter le show d’Ariane Roy pour aller voir Martin Garrix… mais je me suis dit que Martin Garrix sur les Plaines, ca arrive once in a lifetime!  Et quelle surprise en arrivant! De là où j’étais, j’ai constaté que l’espace était plein à craquer.

C’était fou de voir qu’alors qu’il n’y avait qu’une seule personne sur cette immense scène, c’était sans aucun doute l’une des foules les plus animées du festival. La masse de gens chantait si fort par moments que la musique devenait presque accessoire! Pour accompagner cette énergie survoltée, Garrix a sorti le grand jeu: lasers qui fendent la nuit, jets de fumée, pyrotechnie et feux d’artifice. La totale, quoi! Et oui, peu importe l’âge, les feux d’artifice émerveillent toujours autant.

Photo : Dylan Page
Photo : Dylan Page
Photo : Dylan Page

JOUR 11 – DIMANCHE 19 JUILLET

Podomètre : 17 363 pas

N NAO (Québec)

On commence cette dernière journée, mais pas des moindres avec l’artiste montréalaise N NAO aka Naomie de Lorimier. Au son de sa pop expérimentale, elle a entraîné le public dans ce premier show de la journée à venir découvrir son univers onirique. Avec des thèmes comme l’écoféminisme et une démarche artistique inspirée par les rituels, N NAO a déjà su s’offrir une place de choix dans l’industrie musicale québécoise, notamment par des distinctions comme le Prix Polaris pour ses albums L’eau et les rêves et Nouveau Langage. Sur la scène SiriusXM, elle a su prouver une nouvelle fois qu’elle méritait vraiment sa place sur la scène indépendante actuelle, tant par sa voix singulière que par sa prestation scénique incarnée.

Photo : Dylan Page
Photo : Dylan Page
Photo : Dylan Page
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois

HAWA B (Québec)

HAWA B, c’est un mélange de rock, de R&B, de jazz et d’électro, mais avec une personnalité que vous ne verrez jamais ailleurs. À la fois authentique, dans l’egotrip et dans le « qu’est-ce qui se passe devant mes yeux » comme quand elle crache le concombre qu’elle vient de manger sur scène, les prestations d’HAWA B ne laissent jamais indifférentes, que l’on aime ou non. Ce qui est sûr, c’est qu’en ce début de soirée ce dimanche, elle a fasciné le public !

Boubé (Niger)

Boubé a offert un véritable voyage avec sa musique saharienne aux rythmes hypnotiques. Porté par le blues du désert et un charisme électrisant, le virtuose nigérien, maintenant installé à Montréal, a rassemblé une foule d’une belle diversité, complètement conquise par ce style si singulier! On comprend pourquoi il a été récompensé au Syli d’Or 2024 et du Prix Afropop.

Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion
Photo : Dylan Page
Photo : Dylan Page
Photo : Dylan Page

Lysandre (Québec)

On continue cette dernière journée avec l’artiste montréalaise Lysandre qui a sorti cette année son nouvel album Portrait de l’invisible, un album très touchant et vulnérable qu’elle a offert sur la scène Loto-Québec devant un public conquis ! Déjà bien présente depuis plusieurs années dans le paysage musical québécois, Lysandre a notamment collaboré aux projets de Lou-Adriane Cassidy, Ariane Roy et Chose Sauvage. C’est d’ailleurs lors du show de Lou-Adriane Cassidy aux Francos de Montréal que lui a été remis le 30e prix Félix-Leclerc (SOCAN). Une artiste donc bien établie et complète qui a su transporter avec facilité le public de la place George-V dans son univers doux et poétique.

Daughtry (États-Unis)

On change de place et on s’en va sur les plaines d’Abraham pour la dernière fois de l’édition rejoindre le groupe qui a bercé de nombreuses adolescences : Daughtry. Avec des hits comme It’s Not Over ou Over You sortis en 2013 (voilà voilà, le coup de pelle, c’est cadeau), la scène Bell a tremblé sur les riffs de guitare de Chris Daughtry. On nous avait promis une soirée country pour la dernière de la 58e édition du FEQ, mais entendre le son bien lourd de Daughtry a tout aussi bien ravi nos cœurs et nos âmes !

Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Dylan Page
Photo : Dylan Page
Photo : Dylan Page

Paul Piché (Québec)

On retourne ensuite à la scène SiriusXM pour écouter le légendaire chansonnier Paul Piché, accompagné sur scène de quatre musiciens de renom, les Rick Haworth (guitare), Mario Légaré (basse), Jean-Sébastien Fournier (claviers) et Pierre Hébert (batterie) pour ne pas les citer, ainsi que de Chloé Lacastre comme choriste, rien que ça ! Devant un public intergénérationnel et subjugué, Paul Piché a repris ses plus grands succès, de L’escalier à Heureux d’un printemps en passant par Mon Joe qui conclut ses 70 minutes de prestation et à la suite de laquelle lui a été remis le prix Miroir de la renommée des mains de Louis Bellavance, vice-président contenu et direction artistique de BleuFeu. En 45 ans de carrière, c’est la 10e fois que Paul Piché se produisait au FEQ, preuve que peu importe l’époque, sa musique reste toujours une référence pour tout le monde.

Pierre Lapointe en symphonique avec l’OSQ (Québec)

Pour conclure cette édition du Festival d’été de Québec, on ne pouvait pas rêver mieux que le show de Pierre Lapointe accompagné de l’Orchestre symphonique de Québec. Et quel show ! Tout d’abord, c’est une place George-V pleine à craquer qui se trouve devant la scène Loto-Québec, même le jardin en arrière avec les écrans était complet. Du jamais vu au FEQ ! Et ce n’est pas pour rien que tant de monde est venu voir sa prestation. Seulement 4 représentations étaient prévues en tout, la troisième étant ce soir. Et on se sent bien chanceuses d’avoir pu y assister. Pierre Lapointe a commencé par 4 chansons de son nouvel album Dix chansons démodées pour ceux qui ont le cœur abîmé, puis fait une pause pour présenter tout le monde, remercier ses collaboratrices, et faire cette annonce « On s’en va maintenant à travers un voyage pour les 20 ans de mon album La forêt des mal-aimés, on se retrouve de l’autre côté de la forêt« . Comment vous dire… On a pleuré dès la première chanson tellement tout était beau. Je pense que le chialage a été sans discontinuer, et pour beaucoup de monde aussi dans le public. Et quelle écoute ! Imaginez une place remplie en festival, dehors, et aucun bruit, aucune parole, seulement des personnes attentives à la moindre note et au plus petit mot prononcé. C’était un des shows qu’il ne fallait pas louper durant ce festival, et honnêtement un des meilleurs que j’ai vus de ma vie.

Photo : Dylan Page
Photo : Dylan Page
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