A l’occasion de la sortie de son nouvel album, nous avons rencontré Yan Wagner pour discuter de son processus créatif, de ses collaborations et de sa vision du live.

La Face B : Plus de dix ans après la sortie de ton premier album, tu as dévoilé Aether. Comment est-ce que tu définirais aujourd’hui le projet Yan Wagner ?
Yan Wagner : Il n’y a pas vraiment de définition. J’ai du mal à définir ça comme un projet dans le sens où c’est vraiment mon canal de communication principal. Je ne conceptualise vraiment pas les chansons que je fais sous mon nom. Il y a vraiment quelque chose d’assez spontané. Donc c’est difficile de le définir. Je peux dire que c’est ma vie, tout simplement. C’est vraiment quelque chose qui me tient très à cœur. C’est la musique.
La Face B : J’ai senti sur cet album une évolution vers quelque chose de plus organique, parfois aussi un peu plus rock. Est-ce que c’était une envie consciente de sortir du cadre électronique que tu avais sur les albums précédents ?
Yan Wagner : Effectivement, c’est un disque qui change pas mal des précédents. Même si chaque nouveau disque est assez différent du précédent en général. Mais c’est vrai que là, il y avait cette envie au départ de travailler avec des samples. Des breakbeats par exemple, des sons de batterie qui sont des vrais sons de batterie. En opposition avec les boîtes à rythme par exemple. Travailler peut-être un peu moins avec les synthés de manière brute, mais plus de penser en termes de texture et de sound-design presque. Je pense que c’est de là que vient cette sensation un peu plus organique.
Il y a eu aussi l’envie du disque d’inviter des gens. D’avoir plus de personnes : des instrumentistes, des vocalistes. D’ouvrir un peu plus la maison. En général, je suis assez seul quand je fais mes disques. C’est un choix, c’est quelque chose que j’aime beaucoup. Mais cette fois-ci, j’ai vraiment ressenti le besoin de faire intervenir des gens, de faire jouer les cordes, de faire jouer un batteur. Pas sur tous les morceaux, mais quand même sur la moitié.
Après les éléments assez rock qui sont dans le disque, ça vient sûrement du fait qu’entre-temps, j’ai travaillé avec un groupe qui s’appelle Taste. C’était vraiment un groupe de rock, un quatuor somme tout assez classique. Ce sont des sons qui me plaisent et j’ai eu envie de les réutiliser. En fait, les premiers morceaux de l’album ont été faits un peu quand on était en train de travailler sur Taste. Donc par perméabilité, il y a forcément des sons qui sortent un petit peu comme ça aussi dans mon album.
LFB : Tu as sorti plusieurs albums en solo, mais tu as aussi collaboré avec d’autres artistes, je pense notamment à Gesaffelstein. Tu as travaillé sur des bandes originales. Qu’est-ce que toutes ces expériences viennent apporter à ton projet solo ?
Yan Wagner : Elles sont essentielles, vraiment essentielles. Je prends pas mal de temps entre les albums, c’est vrai que c’est souvent 4-5 ans en général. Parce qu’entre les disques, il y a beaucoup de collaborations, beaucoup de problèmes différents qui viennent vraiment me nourrir. Comme je le disais, je suis assez tout seul quand je fais les disques. C’est une expérience assez personnelle, assez intime. Toutes les collaborations qui interviennent entre-temps sont vraiment là pour me nourrir et pour garder ce truc collectif en lien avec la musique.
C’est vraiment hyper important de travailler avec les gens. Autrement je pense que c’est un peu difficile de ne pas tourner en rond si on n’est jamais à un moment dans une pièce avec quelqu’un à faire de la musique. Je pense que c’est vraiment hyper important. Et chacun de ses projets effectivement, que ce soit la composition pour l’image, ou simplement être chanteur sur un disque de quelqu’un d’autre, ce sont vraiment des choses qui me permettent de gagner des connaissances différentes, des façons de travailler différentes. Tout ça se retrouve en général après dans mes disques. C’est vraiment très important parce que ça fait partie de l’apprentissage. J’ai toujours l’impression d’apprendre sans cesse. Et les premiers endroits où je vais apprendre, c’est en travaillant avec quelqu’un.
La Face B : Et tu penses que la musique à l’image a changé ta façon de composer ta musique ?
Yan Wagner : Complètement. J’avais déjà fait des documentaires par le passé, un petit peu de publicité aussi. Mais bon, pour le coup on peut dire que c’est vraiment un exercice qui n’est pas très, très riche en termes d’enseignement. Mais effectivement le fait d’avoir travaillé sur un long métrage en 2024, c’était pour moi une révélation. Parce qu’en fait, on est un peu obligé de composer avec beaucoup de contraintes : d’image, le souhait de la réalisatrice, de la production. Il y a quand même un certain nombre de contraintes, mais qui m’ont permis d’être un peu plus concentré sur les choses importantes quelque part.
J’ai vraiment beaucoup apprécié la liberté de format que le film permet en fait. On n’est pas du tout dans la chanson. On est dans quelque chose d’assez fonctionnel parce qu’il faut que ça serve un propos. Il faut trouver le bon dosage. Et vraiment en termes de structure, c’est quelque chose que j’ai voulu appliquer. Là pour le coup, je pense que c’est vraiment assez conscient, de vraiment appliquer la structure de la non-structure. Le fait de ne pas forcément être bloqué sur un couplet/refrain. De dire que s’il n’y a pas de refrain, ce n’est pas très grave. Le travail sur le cinéma a vraiment été déterminant. Ça m’a permis de me dire que ce n’était pas très grave. On n’était pas obligé de faire des chansons couplet/refrain à chaque fois. Et qu’au contraire, ça fait du bien d’être un peu plus libre à ce niveau-là.
La Face B : Le titre de l’album, Aether, évoque quelque chose d’infini, presque insaisissable. Est-ce que tu as vu cet album comme une œuvre un peu hors du temps ?
Yan Wagner : C’est une bonne question. Comme je le disais, j’ai du mal à conceptualiser le disque dans son ensemble. C’est vrai que le titre m’est venu vraiment comme une évidence à peu près sur la fin. Avant que j’entre en studio pour enregistrer les prises définitives. Mais quand j’avais vraiment toutes les démos, et que je voyais vraiment à quoi ça allait ressembler. Un matin, je me suis réveillé avec ce titre en tête et j’avais l’impression que c’était évident.
Pour la première fois, je me suis un peu permis d’aller chercher l’émotion de manière un peu plus premier degré. J’ai l’impression d’avoir moins peur de faire ça. C’est quelque chose que je me suis beaucoup refusé par le passé ou alors j’invoquais l’émotion, mais avec un peu de distance. Là cette fois, j’ai voulu y aller un peu plus frontalement, aller chercher aussi de la beauté, quelque chose que moi je trouverais beau et qui me toucherait.
La Face B : A l’écoute, il y a ta voix et certaines textures qui donnent vraiment une impression d’intemporalité. Je me demandais si c’était quelque chose que tu recherchais consciemment ou est-ce que c’est naturel ?
Yan Wagner : Pour moi dans ce disque, il y a quand même beaucoup de souvenirs de l’adolescence. Encore une fois ça n’a pas été conscient. Mais je pense que le fait de travailler avec des samples, etc., c’est quelque chose qui me ramène vraiment au début de mon éducation musicale. Les années 90, j’ai vraiment grandi dans cette décennie-là et c’est le début de ma pratique de musicien aussi. C’est vraiment une décennie qui m’a bercé.
Si ça sonne intemporel, j’en suis très heureux parce que je trouve que c’est l’un des plus beaux compliments. Mais pour moi, il y a beaucoup de souvenirs et l’idée n’était vraiment pas de singer mes idoles. Je suis très mal placé pour dire si c’est intemporel. En tout cas, c’est un album qui parle du temps. Ça c’est certain. La musique est une bonne façon de figer le temps. Je trouve que c’est un peu la magie de la musique aussi. Elle est un peu insaisissable. On ne peut pas faire d’arrêt sur l’image.
La Face B : Au fil des morceaux, tu alternes entre le français et l’anglais. Comment tu choisis la langue d’un morceau ? Est-ce que tu vas raconter la même chose selon la langue ou est-ce que ça change complètement ton écriture ?
Yan Wagner : Je pense que ça change beaucoup de choses. Le choix se fait vraiment de manière instinctive, au début lorsque je commence à poser une mélodie. Très souvent, la musique vient conjointement avec une mélodie de voix. Parfois avec des mots qui sont préexistants. Je pense par exemple à Aethernité, le morceau avec Malik. J’avais vraiment la première phrase avant de composer. Donc très vite, tout s’emboitait assez rapidement. Mais c’est vraiment instinctif. Après je prends énormément de notes tout le temps, de mots, d’idées de musique, de choses et d’autres. Et ces notes sont à la fois en français en anglais. Il y en a énormément que je n’utilise pas. Toutes les chansons ne sont pas issues de ces notes-là, mais il y a quand même des petites formules.
C’est vraiment l’un et l’autre. Sur l’album précédent, je m’étais un peu forcé à tout faire en français. C’est quelque chose qui ne me convient peut-être pas trop. J’ai l’impression que ça marche mieux, que je suis moins contraint justement quand ça vient comme ça.
La Face B : Justement tu disais que cet album était peut-être plus personnel. Est-ce qu’il y a une langue plutôt qu’une autre qui va te mettre plus à l’aise ?
Yan Wagner : Pas vraiment. C’est quelque chose qui revient très souvent de dire qu’écrire dans sa langue, ça peut être plus intimidant. On aurait un peu peur de dire certaines choses. Moi ce n’est vraiment pas ça. Je pense que dans le disque, il y a quand même une colonne vertébrale de sens. Ce n’est pas la langue qui va conditionner ça, il y a quand même une idée. On ne raconte pas forcément les mêmes choses parce qu’effectivement ce n’est pas la même musique des sons, etc. Mais je ne trouve pas que l’un soit plus difficile que l’autre. Pour moi, c’est vraiment la même chose et j’ai l’impression que c’est pareil. Le français n’est pas forcément plus simple que l’anglais et vice versa.
La Face B : Tu parlais de la production. Au niveau de ton processus créatif, tu pars d’une phrase et ensuite tu as la production ou est-ce que sur une production tu vas poser ces mots ?
Yan Wagner : C’est quand même souvent un processus parallèle. Déjà, le son est souvent à la base. Je fais rarement des pianos/voix ou guitare/voix par exemple. En général, les éléments de production sont vraiment hyper importants pour moi. Ça fait partie de la composition en fait. Tout ça est très conjoint. La chose qui peut prendre le plus de temps, c’est parfois d’ajuster les paroles. Et puis évidemment, on peut aller dans le détail à la fin de la production. Il y a quand même des morceaux qui sont un peu retors, ça peut-être un peu long. Pour moi, la production et la composition vont vraiment de pair. Je ne suis pas vraiment un instrumentiste. Je touche un peu à tout. Le studio, c’est vraiment mon instrument. Pour être inspiré, j’ai besoin d’avoir un sample qui me plaît, d’avoir un timbre qui m’évoque des choses, plus qu’une suite d’accords.
La Face B : Donc tu vas plus aller chercher l’émotion.
Yan Wagner : Oui. L’idéal est d’avoir une production qui colle à une composition. C’est vrai que je fais un peu tout d’un seul coup. Et après ça ne m’empêche pas derrière de reproduire un morceau totalement. Mais à la base d’un morceau, il y a toujours un son qui m’inspire.
La Face B : Sur l’album, il y a Corridors où on passe d’une dimension très cinématographique avec des cordes à quelque chose de plus électronique et intense. À côté de ça, on a aussi des interludes comme Consciousness. Comment tu penses la narration globale de ton album ?
Yan Wagner : Ça, c’était un travail assez important à la fin. Je suis vraiment un enfant des albums. Pour moi, l’ordre dans lequel tu vas raconter l’histoire est hyper important. Et c’est aussi pour ça que j’ai ajouté des petits interludes, l’introduction et ce genre de choses. Pour huiler un petit peu. Pour que l’histoire se raconte, qu’il y ait un peu des reliefs aussi, c’est très important. J’avais fait un premier tracklist que j’avais envoyé à un ami de confiance et il n’avait pas compris du tout. C’était comme si je commençais par la fin. Heureusement que je lui envoyé parce que ça m’a permis de revoir vraiment tout. Je lui ai renvoyé et là, il avait compris où je voulais en venir. C’est vraiment quelque chose d’important, mais ça intervient vraiment à la toute fin.
Parfois, on peut faire un morceau comme ça et se dire que c’est le truc de la fin. Ça peut arriver avec un morceau d’ouverture. Mais par exemple, le morceau qui clôt l’album, instrumental, j’étais à peu près certain que ce serait le dernier. Pour le reste, ça a été un long travail. J’ai même hésité à vraiment faire un album sans interruption et que tout s’enchaîne. Mais finalement ça devenait vraiment indigeste et un peu trop intense. C’était bien quand même de faire des pauses pour un peu un peu oublier ce qui précède.
Mais c’est vrai que c’est un aspect important. On a tendance à dire qu’on s’en fout maintenant parce que les albums ne sont plus écoutés de cette manière-là mais pour moi, c’est vraiment important. Ça permet aussi d’avoir une idée d’ensemble, de l’équilibre global etc. Je pense que je continuerai toujours à faire ça, même si peut-être que l’album sera vraiment un truc du passé bientôt.
La Face B : Quand tu as travaillé sur ce cheminement au niveau de l’album, c’était quoi ton fil directeur ? Qu’est-ce qui a fait que les morceaux sont dans cet ordre ?
Yan Wagner : Il y a différents facteurs en fait naturellement. Il peut y avoir une fin de morceau qui va bien avec un début d’un autre. C’est tout bête. Moi j’avais vraiment envie qu’il ait des creux. Je ne voulais pas une montée. Je voulais vraiment que ce soit quelque chose comme un paysage, un voyage où on passe par les montagnes et ensuite on est au bord d’une rivière. Que ce soit un peu accidenté. Donc l’idée était de répartir un petit peu les tempos.
C’est marrant parce qu’encore une fois, c’est presque aussi beaucoup d’instinct de savoir ce qui peut bien aller ensemble. Pour moi, il y a aussi des moments des morceaux qui sont un peu intenses, qui peuvent être un peu anxiogènes et l’idée c’est parfois soit d’enfoncer le clou en mettant un deuxième. Ce qui peut être vraiment très bien pour faire encore monter la pression. Ou alors au contraire, après un morceau comme ça, ça peut être bien aussi d’avoir quelque chose de plus doux. Pour respirer un peu.
C’est vraiment comme une histoire ou un film. Qu’on ne soit pas dans le ton sur ton et qu’on ne s’ennuie pas. L’idée, c’est qu’il y ait des rebondissements. Et parfois même des virages un peu à 180 degrés. Je pense que ça, c’est assez intéressant. En tout cas moi, j’aime bien ça. J’aime bien en général quand il y a des cassures par exemple, vraiment des virages très serrés. C’est quelque chose qui m’intéresse.
La Face B : Sur cet album, tu as deux collaborations. Comment tu as choisi les artistes ? Est-ce que tu as écrit en pensant à eux ou est-ce que c’est venu après ?
Yan Wagner : Alors mais je n’ai pas pensé à eux en écrivant. En revanche, Malik par exemple pour Aethernité, c’était vraiment une évidence presque pendant le morceau. Souvent quand j’approche des artistes pour travailler avec eux, je leur donne quelque chose qui est abouti. Je leur propose de chanter tel quel par exemple. On est super content quand ils proposent quelque chose. Et ça a été le cas pour Malik.
Il s’est vraiment emparé de son couplet et il en a vraiment fait quelque chose d’autre. Il a vraiment éclairé le morceau d’une autre manière que ce que je lui ai proposé. C’était quand même beaucoup plus sombre et lui arrive avec une sorte de percée au milieu comme ça. Il y a quelque chose qui devient très lumineux d’un seul coup. C’était vraiment une évidence en faisant le morceau, il avait un truc qui nous différencie bien tous les deux. Ça pouvait bien marcher et je trouve que la douceur aussi des sonorités convenait bien.
Et pour Meryem, je connaissais son premier album. Et il s’avère qu’il y a quelqu’un dans mon entourage professionnel qui a été son manager il y a quelques années. Il a suggéré son nom, je n’y avais pas pensé. Et effectivement, c’était évident aussi si tu veux. Et le plus important dans ces collaborations, c’est qu’il ne faut pas qu’il y ait d’hésitation d’un côté comme de l’autre.
Le fait est que là, c’était vraiment assez immédiat à chaque fois. Ça m’arrive qu’on m’appelle pour chanter sur des trucs en général et si je ne sais pas tout de suite, je pense que c’est plutôt mauvais signe. Donc là en l’occurrence, j’étais super content parce que c’était toujours très fluide. Je suis vraiment très heureux de les avoir parce que pour moi, ils enrichissent vraiment énormément l’ensemble. Ils sont sur deux morceaux, mais je trouve que ça change tout à l’ensemble.
La Face B : Ta musique est très travaillée en studio avec beaucoup de textures. Comment tu l’adaptes en live ?
Yan Wagner : C’est toujours un peu compliqué. Cette fois-ci pour la tournée qui vient, je serai à nouveau seul sur scène. J’ai commencé comme ça, avec des machines et mon micro. J’avais un peu envie de revenir à ça. Etant donné que le dispositif de départ, c’était vraiment beaucoup de samples donc ça va être un peu comme ça. Avec de la manipulation de son. Ce qui me permet aussi de retravailler un peu les morceaux en direct, de faire des sortes de remixes un peu en direct. Pour que ça ne soit pas toujours la même chose non plus.
C’est toujours un peu compliqué quand on fait de la musique électronique et quand on fait de la musique tout seul de manière générale, il faut trouver la bonne formule. Mais ça m’excite assez de me retrouver à nouveau tout seul parce que ça offre une liberté. La liberté d’être un peu radical par moments, ce qui peut être plutôt pas mal. Et aussi il y a un dispositif vidéo aussi qui est basé sur les images que l’artiste Smith a fait. C’est lui qui a fait la pochette, mais aussi toutes les vidéos qui accompagnent les morceaux. Donc on utilise ce matériau-là de base et pareil, c’est un peu remixé pendant le concert.
La Face B : Est-ce que tu penses que depuis le dernier album, ta vision du live a changé l’expérience que tu veux donner à ton public ?
Yan Wagner : Non. Enfin si. Déjà le prochain est quand même vraiment beaucoup basé sur le dernier disque. Il y a des éléments des disques précédents, mais c’est quand même une forte proportion de morceaux du dernier. Donc ça, ça change pas mal de choses. Le fait est que je ne suis plus accompagné par des musiciens aussi. Pendant dix ans, j’ai été avec deux musiciens sur scène, donc batterie et clavier qui m’accompagnaient. Donc forcément, ça change quelque chose. Je conçois vraiment les prochains concerts comme une sorte de voyage, qui peut vraiment aller de l’ambiant à la hard tech. Un peu comme certains morceaux du disque qui sont très atmosphériques et qui vont exploser. C’est un peu l’idée du concert maintenant.
Ecouter Aether :