Angine de Poitrine revient avec “Vol.II”, un album aussi étrange qu’addictif

Bienvenue dans ce monde où tout semble être une spirale infinie. Cet univers où riffs de guitares embrassent basslines endiablées avant de se heurter à une batterie aussi incompréhensible qu’efficace. Quoi ? Vous n’avez pas encore entendu parler d’Angine de Poitrine ? Nous avons du mal à vous croire. Ces deux personnages tout droit venus d’une autre planète communiquent avec une langue inconnue et utilisent leur musique disco rock expérimentale comme moyen d’expression. Aujourd’hui, on revient sur leur deuxième album, Vol.II, qui fait suite à Vol.I.

Vol.II s’ouvre sur ce qui a (en partie) contribué au succès du duo extraterrestre : le titre Fabienk. Ce morceau débute avec des bruits semblables à des signaux. Comme si ces deux personnages prenaient contact avec les Terriens pour les embarquer dans leur univers. Très vite, la basse et la batterie viennent parfaitement s’emboîter et coïncider avec ces sons. Bienvenue dans la loop. Car oui, Angine de Poitrine, c’est des loops et des superpositions de riffs, de sons et de rythmiques. Les deux artistes construisent ainsi leur morceau, puis une deuxième mélodie de guitare apparaît, comme libératrice, avant d’avancer vers une phase plus sombre et agressive. Il faudra attendre la moitié du morceau avant de tomber sur le passage tant attendu. Le fameux moment disco rock au riff de guitare efficace. Celui qui vous fait lever de votre chaise quand vous êtes dans une soirée un peu longue et ennuyeuse.

L’album enchaîne avec Mata Zylklek. Le morceau débute avec des “pêches”, pour reprendre le terme que des musiciens utiliseraient. Très vite, une guitare apparaît et crée instantanément une tension, le kick de la batterie se superpose : ok, ça monte en pression. On comprend très vite pourquoi, dans les vidéos de concerts d’Angine de Poitrine, on voit le public pogoter et slammer. Mata Zylklek est fait pour ça.

Le titre Sarniezz prend la suite avec un rythme beaucoup plus lourd, mené par une basse et une batterie en introduction, avant d’enchaîner sur une rythmique qui balance. Il est difficile de décrire ce rock extraterrestre expérimental, mais nous aurions tendance à vous dire qu’à l’écoute du titre, on a envie de balancer la tête, sourire, se dandiner même.

Le morceau s’accélère, les guitares sont étranges, le morceau est étrange, déroutant. C’est du rock expérimental après tout, et ça fait du bien d’entendre de nouvelles choses.

Vient le moment de Utzp, peut-être un de nos coups de cœur de cet album. Angine de Poitrine fait voyager, et Utzp est un mélange vivace de sonorités rock expérimentales avec une touche de ska. Peut-être que les deux extraterrestres ont voyagé en Europe de l’Est ? Le morceau vient véritablement ponctuer et faire respirer l’album tout en gardant cette identité qui leur est propre. Le titre finit par exploser en vol ; il donne clairement envie d’être dans une fosse de concert, sous les flashs des stroboscopes, à prendre des dB plein les oreilles.

Yor Zarad débute avec un larsen. Parfait pour prendre la suite du final de Utzp. Le petit break de batterie bien saccadé est parfaitement positionné, comme pour annoncer ce qui arrive. Un vrai ouragan où la basse et la batterie tiennent les rênes. L’album se conclut par “Angor”, comme un grondement rock qui emprunte même quelques codes du hard rock avec certains accords plaqués. L’album se termine en suspens… Avec ce larsen que l’on a hâte de retrouver maintenant dans une salle de concert.

Le duo jouera notamment à l’automne à Paris et Lyon, mais les billets sont partis en quelques minutes.

Photo : Constantin Monfilliette

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