FEQ 2026 : Recap semaine 1

Cette année on a eu la chance de couvrir le festival mythique de la ville de Québec, le FEQ (Festival d’été de Québec). On vous emmène durant deux articles dans les aventures que l’on a pu vivre durant ces 11 jours très intenses, autant en termes de découvertes musicales que de l’affolement de notre podomètre.

Crédits : Dylan Page

JOUR 1 – JEUDI 9 JUILLET 2026

Podomètre : 15 228 pas

Kat Pereira (Québec)

On commence le FEQ avec une première journée pleine de découvertes et de retours en adolescence (coucou les trentenaires). Et quoi de mieux pour commencer cette journée que le show de Kat Pereira sur la scène SiriusXM ! Sirène hyperpop envoûtante, on s’est volontiers laissé prendre dans ses filets avec ses tubes comme l’écumeur des mers.

Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Dylan Page
Photo : Dylan Page
Photo : Dylan Page

cleopatrick (Ontario)

Direction les plaines d’Abraham pour le deuxième show de la journée avec le groupe ontarien cleopatrick qui a commencé à nous mettre dans une grosse ambiance bien rock.

Cypress Hill (États-Unis)

Pas le temps de niaiser, après un sandwich et une banane engloutis au coucher de soleil que l’on retrouve les légendaires Cypress Hill avec B-Real, Sen Dog et DJ Muggs. On n’est pas loin de la soixantaine pour ces figures emblématiques du hip-hop, mais on peut dire que le temps n’a pas d’influence sur leur prestation ! Une heure de show bien rodé et énergique avec une scénographie qui nous aurait fait dévaliser tous les magasins de déstockage militaires étant ado, voilà des plaines bien préparées pour les headliners de la soirée : Limp Bizkit.

Photo : Dylan Page
Photo : Dylan Page
Photo : Dylan Page
Photo : Dylan Page
Photo : Dylan Page
Photo : Dylan Page

Limp Bizkit (États-Unis)

On s’attendait vraiment à se retrouver dans un public de trentenaires/quarantenaires bien tassés mais quelle ne fut pas notre surprise de tomber nez à nez avec des adolescents qui scandaient leurs plus grands tubes par cœur et checkaient la tête comme jamais alors qu’ils n’étaient même pas encore un projet lors de la sortie de ces chansons ? Entre nostalgie et moshpit, on a vraiment tout aimé de ce show, de Rollin’ à la reprise de Faith de George Michael. Une première journée bien remplie et des étoiles plein les yeux.

JOUR 2 – VENDREDI 10 JUILLET

Podomètre: 18 486 pas

Cumbia Control (Québec)

Une foule vibrante, des couples qui s’élancent et une énergie contagieuse portée par des rythmes de cumbia: voilà comment débute notre deuxième journée. Mené par le groupe montréalais Cumbia Control, ce collectif de sept musiciens originaires de Colombie, du Mexique et du Chili fait sensation. Avec leur son unique qui fusionne la cumbia traditionnelle à des guitares électriques incendiaires, ils ont littéralement enflammé la piste de danse.

Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion
Photo : Marion Desjardins
Photo : Marion Desjardins
Photo : Marion Desjardins

Milhan (France)

Direction la scène Crave avec l’artiste franco-colombien Milhan. Finaliste du tremplin du Rose Festival à Toulouse, Milhan doit sa présence au Festival d’été de Québec (FEQ) à un partenariat d’échange entre les deux événements, une passerelle unique pensée pour faire voyager et rayonner les artistes émergents de part et d’autre de l’Atlantique.Originaire de Toulouse, une idendité qu’il a fièrement revendiquée, il a littéralement conquis la place d’Youville face à une foule survoltée, suspendue à chacune de ses interventions. En plus de faire vibrer le public avec ses classiques (À quoi tu penses ?, Vol pour Paris et Evisu), Milhan s’est offert le luxe de dévoiler trois nouveautés si fraîches qu’elles n’ont pas encore de titre. Accompagné sur scène d’un percussionniste, d’un batteur et d’un guitariste-trompettiste, il a propagé des ondes solaires et ultra-positives à travers une fusion parfaite entre pop-électro et bossa-nova.

Omega Mighty (Ontario)

Changement radical d’ambiance avec la badass queen Omega Mighty, auteure-compositrice-interprète et bête de scène éclectique originaire de Toronto. Formée dès son enfance au piano classique, au chant et à de multiples styles de danse, elle déploie aujourd’hui ses précieux acquis sur scène avec une maîtrise impressionnante. Dès son apparition, l’artiste a marqué les esprits: un look unique combinant paillettes, fourrures et bottes à talons dorées, porté par une assurance désarmante. Mais c’est au premier coup de basse que le coup de foudre musical a opéré, grâce à une fusion explosive d’afro, dancehall, R&B et hip-hop. Accompagnée d’un DJ et de deux danseuses, rien n’a été laissé au hasard. Omega Mighty irradie par son talent, ses chorégraphies fierce et une direction artistique ultra-léchée.

Photo : Sam Billington
Photo : Sam Billington
Photo : Sam Billington
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois

The Barr Brothers (Québec)

Pour lancer la soirée sur la scène monumentale des Plaines d’Abraham, place à The Barr Brothers. À 19h à peine, une foule impressionnante et multigénérationnelle s’étend déjà des premiers rangs jusqu’au flanc de la colline. Porté par les frères Brad et Andrew Barr, le groupe indie-folk avait pourtant frôlé la rupture en 2022. De retour en 2025 avec leur quatrième album Let It Hiss, qui marque la fin d’une pause en studio de près de huit ans, la fratrie a prouvé qu’elle n’avait rien perdu de sa magie, réussissant à faire bercer, bouger et vibrer un public conquis.

Cimafunk (Cuba)

Cimafunk: ce nom vous dit quelque chose? Ce projet a bousculé la scène musicale mondiale avec de multiples nominations aux Grammy Awards, une nomination aux Latin Grammys pour la chanson de l’année, et un moment historique: devenir le premier artiste né à Cuba à se produire à Coachella. Vous les avez peut-être aussi découverts lors de leur passage remarqué au prestigieux Tiny Desk de NPR. Rendant hommage aux Cimarrons, ces Afro-Cubains qui ont résisté à l’esclavage, le groupe déploie un groove explosif aux accents disco, funk et afro-latins. Sur scène, l’énergie brute et les pas de danse endiablés des musiciens et de leur charismatique chanteur ont immédiatement électrisé la foule. Le spectacle s’est d’ailleurs terminé en feu d’artifice: une méga fête sur scène où une vingtaine de festivaliers ont été invités à rejoindre le groupe pour danser avec eux.

Photo : Sam Billington
Photo : Sam Billington
Photo : Sam Billington
Photo : Sam Billington
Photo : Sam Billington
Photo : Sam Billington

bbno$ (Colombie-Britannique)

On enchaîne sur la scène Loto-Québec dans une ambiance tout aussi survoltée avec bbno$ (prononcé baby no money, ou pour les plus fous, /ˈbeɪbi noʊ ˈmʌni/) notre coup de cœur absolu de la journée! Propulsé à l’origine par un phénomène TikTok, le rappeur canadien a brillamment prouvé qu’il était bien plus qu’un one-hit wonder. Après le succès mondial de Lalala en 2019 (certifié 10× platine), il a récidivé en 2021 avec le tube Edamame (certifié 8× platine). On ne savait pas trop à quoi s’attendre, mais on a TOUT adoré: sa fusion explosive de hip-hop, de rap, d’électro et de dubstep, sa mise en scène à l’humour décalé irrésistible, ses costumes bleu poudre tout droit sortis des années 90, et son personnage teinté d’autodérision. À seulement trois sur scène, ils ont littéralement mis le feu à la place, faisant sauter une foule conquise qui chantait chaque parole à tue-tête!

The Lumineers (États-Unis)

Place à The Lumineers, le headliner de la journée sur les Plaines. Le groupe américain indie/folk a beaucoup fait taper des mains aux rythmes de ses chansons. Bien que c’était une excellente performance, c’était exactement ce dont on pouvait s’attendre du groupe: un moment rassembleur, chaleureux et nostalgique accompagné par entre autres Sleep on the floor, Where we are, Gloria, Ophelia, et Ho Hey.

Photo : Sébastien Dion
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Marion Desjardins
Photo : Marion Desjardins
Photo : Marion Desjardins

NMSS (Belgique)

On wrap la soirée avec NMSS (Nemesis), un·e artiste afropéen·ne et genderfluid, provenant de la Belgique et issu·e des cultures française et ivoirienne. Quoi de mieux qu’un set techno pour laisser aller le peu d’énergie qu’il nous reste.

Allez hop, au lit!

JOUR 3 – SAMEDI 11 JUILLET

Podomètre : 15 078 pas

zza (Québec)

On commence ce chaud samedi de trois salles, trois ambiances, aussi bien en température qu’en spectacles présentés avec le trio instrumental originaire de la ville de Québec, zza. Et quelle belle première surprise! Le band d’amis fusionne élégamment le jazz à une production plus dans les codes du hip-hop. On a vraiment été hypnotisées par le jeu des trois jeunes musiciens qui maintiennent un rythme et une énergie frénétique avec tellement de facilité qu’on a l’impression qu’ils sont nés pour être sur scène.

Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois

Margaret Tracteur (Québec)

On boit une gorgée d’eau pour ne pas tomber déshydratées et on retrouve Margaret Tracteur et son band les Faucheuses Fauchées sur la scène Hydro-Québec pour danser au son du trad américain avec cette liberté créative propre à Gabrielle Noël Bégin, également guitariste dans Taxi Girls. Racontant moult histoires sur sa vie et sur la société dans laquelle on vit, Margaret Tracteur nous envoûte et nous fait danser de sa voix puissante, et nous surprend au son du Yodel et du banjo.

FRIKITON (Québec)

Et c’est là que le changement d’ambiance de la soirée va se faire le plus sentir cher·es lecteurices! Il est 18h30 et il est donc temps de commencer à bouger des hanches au rythme du collectif FRIKITON. Véritable célébration de la culture latino-américaine, FRIKITON nous a instantanément fait bouger sur des sons de Bad Bunny ou encore Sean Paul, grâce à ses deux DJs, ses danseureuses et animateur. Mêlant rythmes de Cumbia, Reggaeton, ou encore Dembow, Salsa et house latin, on a levé les bras en l’air, agité nos éventails et sorti nos meilleurs pas de danse sur les plaines d’Abraham.

Et là vous vous dites « naaaaaan mais ça va le changement d’ambiance n’est pas siiiiii important ». Haha. Pauvres fous.

Photo : Sam Billington
Photo : Sam Billington
Photo : Sam Billington
Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion

B.A.R.F. (Québec)

Après le Reggaeton, place au metal hardcore du groupe montréalais B.A.R.F. Véritables pionniers de la scène québécoise, ils entament leur 40ème année de carrière! Ces papys métalliques ont donné une prestation de feu sur la scène Loto Québec, et on a tellement bougé nos cheveux qu’on était à deux doigts du décollement de racine.

The Narcotix (États-Unis)

On retourne en bas de la côte place d’Youville sur la scène Crave pour écouter le duo jazz de Virginie de The Narcotix. Composé d’Esther Quansah (guitares, voix) et Becky Foinchas (claviers, voix), les deux amies fusionnent des influences diverses de chorales, musiques de mariages africains, mais aussi de math rock qui donnent ce son si unique. En plus de nous offrir un son audacieux, le duo nous donne à voir une très belle énergie sur scène qui nous a captivées du début à la fin du show !

Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois

corto.alto (Écosse)

On prend le temps de souffler un peu, de boire de l’eau et manger un délicieux sandwich (c’est pas des blagues, on les fait maison, ils sont très bons) que l’on repart avec corto.alto. Et là attention tenez-vous bien ils sont actuellement dans le top 5 des shows qu’on a préférés à date. Mêlant jazz, hip-hop, soul, funk et musique électronique, le producteur multi-instrumentiste écossais Liam Shortall nous a tout donné sur la scène Crave. L’énergie était plus que présente, le public était vraiment réceptif à sa proposition, on a passé un moment incroyable. Je dirais même qu’on a tout aimé.

Jérôme 50 (Québec)

Mais pas le temps de niaiser que l’on remonte au show de Jérôme 50 sur la Scène Hydro-Québec. L’auteur-compositeur-interprète connu pour le légendaire Tokébakicitte (qu’il ne veut d’ailleurs plus jouer tellement il en a marre qu’on lui demande celle-là) a de nouveau déchaîné le public de Québec. Mélangeant le ska, le skate-punk et le folk trash, Jérôme 50 nous fait cette promesse à chaque show : le moshpit sera bien présent. Un show qui a encore fait monter la température d’un cran! Mention spéciale au duo avec Margaret Tracteur sur la chanson à répondre qui a fait bouger toutes les têtes en rythme.

Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion

Testament (États-Unis)

On arrive bientôt au headliner de la soirée mais avant, passage obligé à la scène Loto-Québec pour aller voir les légendaires Testament. Parce que oui, on n’est pas allées voir assez de métal ce soir, mais par contre, on était bien obligées de faire un passage avec ces monuments de la scène thrash métal de Californie. Et quel show ! On se serait vraiment mordu les doigts de louper le chanteur Chuck Billy créer un Pit Circle en tournant son pied de micro comme un sorcier qui prépare une potion, le tout avec des bananes dans le public.

Luis Fonsi (Porto Rico)

On arrive au dernier spectacle de la soirée avec Luis Fonsi. Ambiance latine et powerpoint garantis, mais aussi nostalgique quand on pense que son tube planétaire Despacito date de… 2017 ! On a toustes un souvenir de l’été de ce titre, d’où on était et avec qui on dansait.

Photo : Sam Billington
Photo : Sam Billington
Photo : Sam Billington
Photo : Sam Billington
Photo : Sam Billington
Photo : Sam Billington

Tallandiskiiny (Québec)

On a dit dernier spectacle? Que nenni ! Il nous restait encore un peu d’énergie dans le corps pour jeter un dernier coup d’œil et aussi de danse aux Extras du FEQ pour un encore un peu de musique avant minuit sur le set haut en énergie de Tallandskiinny.

JOUR 4 –  DIMANCHE 12 JUILLET

Podomètre: 15 265 pas

Taxi Girls (Québec)

C’est avec le girls band montréalais Taxi Girls que l’on entame cette nouvelle journée de festival. Sous un soleil de plomb qui commençait déjà à chauffer la place, les musiciennes ont livré une performance brute et habitée. Elles ont fait résonner leur punk-rock énergique sur la place d’Youville à coup de mélodies accrocheuses et d’un instrumental électrisant. Un excellent départ qui a immédiatement donné le ton pour la suite des festivités!

Photo : Sam Billinhton
Photo : Sam Billinhton
Photo : Sam Billinhton
Photo : Dylan Page
Photo : Dylan Page
Photo : Dylan Page

Ron Artis II (États-Unis)

Direction scène Hydro-Québec avec l’ultime Ron Artis II, venant de Haleiwa. L’artiste soul-folk se démarque par une voix réconfortante d’une richesse extraordinaire, tantôt veloutée, tantôt rocailleuse, mais toujours puissante et maîtrisée à la perfection. Un autre élément impressionnant est sa maîtrise de la guitare, enchaînant les solos de guitare chanson après chanson, faisant preuve d’une polyvalence incroyable. Ce n’est aucunement une surprise qu’il ait collaboré avec des artistes tel que Jack Johnson, G Love et Ben Harper.

Bricknasty (Irlande)

Ensuite, virage à 180 degrés avec Bricknasty. Le quintette dublinois a livré une performance unique, propulsant le public dans leur univers à l’esthétique résolument vintage. Sur scène, le groupe déploie un savant mélange de hip-hop, de jazz, de rap et de scream, un chaos organisé d’une inventivité sonore sans limites. Les spectateurs les ont rapidement adoptés, se balançant de gauche à droite au rythme de leur messe irlandaise d’un nouveau genre.

Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Dylan Page
Photo : Dylan Page

Melody Gardot (États-Unis)

Melody Gardot nous a ensuite enveloppés de sa douceur lors d’une performance d’une élégance rare sur les Plaines d’Abraham. Multi-instrumentiste accomplie (chant, guitare, piano), elle possède une voix grave, puissante et ô combien tendre, magnifiée par un écrin instrumental d’une immense finesse. Ce savant alliage de jazz, de blues et de folk a agi comme un véritable baume pour l’esprit.

Haute & Freddy (États-Unis)

Retour à la scène SiriusXM avec le duo Haute & Freddie. Formé par Michelle Buzz et Lance Shipp, le tandem a déployé une énergie débordante qui faisait rapidement oublier qu’ils n’étaient que deux sur scène. Leur grande force? Une performance ultra-théâtrale, très influencée par les années 80 à la Chappell Roan. Vêtue d’une tenue d’inspiration clownesque qui s’agençait à merveille avec le carrousel projeté en arrière-plan, la chanteuse a livré un véritable spectacle visuel et sonore.

Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Sam Billington
Photo : Sam Billington
Photo : Sam Billington

Chalk (Irlande)

On se déplace sur la scène où se produit le projet irlandais Chalk. En gros, c’est comme si la techno et le emo-punk se rencontraient. Le groupe se distingue par sa polyvalence : le claviériste et le chanteur s’échangent la guitare et la basse au fil des morceaux. Armé d’un autotuner qui donne une texture synthétique, voire robotique à sa voix, le chanteur ne manque pas de nous impressionner avec ses moves de danse complètement assumés.

Skinshape (Royaume-Uni)

Un court s’impose pour découvrir Skinshape, le projet solo du musicien et producteur britannique William Dorey. Véritable capsule temporelle, l’artiste nous transporte instantanément dans les années 70 grâce à un son rétro à la croisée du funk, de la soul et du reggae. Une formule vintage irrésistible qui a su, tout en douceur, captiver la foule.

Photo : Dylan Page
Photo : Dylan Page
Photo : Dylan Page
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois

Les Louanges (Québec)

On n’avait pas d’autre choix que de répondre présentes au concert de Les Louanges (clin d’œil à sa chanson Je confirme ma présence… héhé). Même si nos attentes étaient immenses, l’artiste a réussi l’exploit de les dépasser. Entre un public d’une fidélité incroyable et une performance habitée, d’une justesse presque déconcertante, tout y était! Les Louanges a le don rare de nous faire sourire et pleurer dans la même foulée. Qui aurait cru qu’un artiste pouvait à la fois nous aider à nous défouler et nous toucher aussi profondément ? C’était magnifique de voir cette marée humaine réunie pour fêter et chanter en chœur, vibrant notamment sur les airs de GODDAMN!, La journée va être chaude, ou encore Correct. Un immense cheers à son vibrant discours d’introduction pour Ne me quitte pas des yeux. L’artiste s’y est confié avec beaucoup de vulnérabilité sur son rôle de proche aidant auprès du père de sa copine, profitant de l’occasion pour saluer le travail essentiel de tout le personnel infirmier. Il a d’ailleurs souligné à quel point ce milieu repose majoritairement sur des personnes issues de l’immigration, rappelant avec justesse que c’est précisément cette richesse et cette diversité qui font la beauté et l’unicité du Québec.

Michael Bublé (Canada)

On finit la soirée en force avec la vedette canadienne de renommée internationale, Michael Bublé. Si pour plusieurs, son nom évoque instantanément la magie de Noël, l’artiste est bien plus que cela : ses reprises magistrales de grands classiques américains et ses compositions originales prouvent sa polyvalence et son immense talent d’interprète. Accompagné de ses quatre enfants et de sa famille installés dans la foule, et visiblement ému face à un public chaleureux, il a partagé sa fierté de leur montrer que c’est ça c’est le Canada, offrant un moment d’une rare sincérité. Armé d’un charisme désarmant et d’une complicité évidente avec son public, le chanteur a conquis le cœur des dames… et de tous les festivaliers présents.

Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion

JOUR 5 – LUNDI 13 JUILLET

Podomètre : 18 406 pas

daltonists (Pologne)

Nous, la pluie, ça nous fait pas peur ! Et on commence bien la semaine avec daltonists sur la scène Crave, un groupe tout droit venu de Pologne qui nous a fait bouger et a chassé les nuages de Québec. Et même si leur nom fait référence à une déficience visuelle, nous on les a bien vus dans toute leur palette de couleurs avec leur jazz contemporain mêlant afrobeat, dub et musiques africaines.

Photo : Marc-Antoine Halle
Photo : Marc-Antoine Halle
Photo : Marc-Antoine Halle
Photo : Sam Billington
Photo : Sam Billington
Photo : Sam Billington

Le Winston Band (Québec)

On arrête de sauter dans les flaques pour rejoindre la scène Hydro-Québec et retrouver Le Winston Band qui fusionne l’héritage zydeco de la Louisiane avec la culture montréalaise. Célèbre pour organiser ses fameux mardis gras avec concours de déguisements et invités spéciaux du bout du monde pour nous faire danser toute la nuit, Le Winston Band a tenu sa promesse en apportant des rayons de soleil à cette fin d’après-midi pluvieuse en transcendant la foule et en faisant danser et chanter le public.

Ludo Lacoste (Québec)

Maintenant que l’on est bien échauffées, direction la scène SiriusXM pour se déhancher au son de Ludo Lacoste, issu de la scène underground montréalaise, et son DJ set qui fait monter la température d’un cran.

Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois
Photo : Stéphane Bourgeois

Sensei H (Québec)

Mais hop hop hop ! Pas le temps de niaiser, il est déjà 19h et on court aux plaines pour être devant la Scène Bell et écouter le show de Sensei H. On nous a dit dans l’oreillette que ce serait son dernier show avant un moment donc on ne pouvait pas rater ça ! La rappeuse de Québec nous a offert un show à la fois touchant et incisif, et ce qu’elle appelle un rap vivant. Inspirée par le théâtre et le documentaire, on assiste à un spectacle qui a du sens et dans lequel on est happée, autant par les mots que par la performance. Ce qui est fort avec Sensei H, c’est qu’au-delà d’être une artiste complète, on sent que pour chaque représentation, elle lance ses textes comme si c’était la dernière fois, nous remplissant à chaque fois d’émotions fortes.

KARABA (Québec)

Il est maintenant temps de se remettre de ses émotions justement en jetant une tête à la Scène Loto Québec pour écouter la performance de la DJ originaire de Grenoble KARABA. Quelle joie d’arriver sur Djadja d’Aya Nakamura ! Ancienne danseuse professionnelle, KARABA sait faire bouger les foules en mêlant rythmes profonds et hypnotiques pour électriser son public.

Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion
Photo : Marc-Antoine Hall
Photo : Marc-Antoine Hall
Photo : Marc-Antoine Hall

Patche (Québec)

On court en bas de la colline pour profiter de la fin du show de Patche, quintet électro qui crée sa musique d’un seul jet à partir d’improvisations déconstruites puis rassemblées en compositions colorées et harmonieuses. C’est vraiment un plaisir d’assister à leur show, les cinq comparses savent toujours comment emmener le public à avoir du fun en barre et à maîtriser leurs montées pour créer l’euphorie.

Sunny War (États-Unis)

On remonte sur la scène Hydro-Québec et on change radicalement d’ambiance pour aller découvrir l’artiste Sunny War et écouter des histoires de fantômes sur une folk douce et généreuse. Accompagnée de son drummer, Sunny War nous a enchantées et fait vivre une magnifique expérience.

Photo : Sam Billington
Photo : Sam Billington
Photo : Sam Billington
Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion
Photo : Sébastien Dion

WHIPPED CREAM (Ontario)

Direction maintenant la Scène Hydro-Québec pour retrouver le DJ set de WHIPPED CREAM. On a adoré ! Avec son alter ego Careline, WHIPPED CREAM sait faire bouger les têtes et lever les bras en l’air. Plus qu’une expérience musicale, la DJ a aussi une grande influence cinématographique qui fait de chacun de ses sons un mini univers complet qui nous englobe dans différentes fêtes à travers le monde.

TUKAN (Belgique)

Comme on aime bien affoler le podomètre, on redescend sur la scène Crave pour voir le show des Belges de TUKAN. Gros coup de cœur de ce festival ! Pour leur deuxième venue, le quatuor bruxellois a enflammé la place d’Youville avec son mélange de styles audacieux entre beats rétro futuristes, danse alternative, rock, indietronica, techno, le tout avec une touche de jazz. On a tout aimé de ce show et on en aurait bien repris encore une bonne heure !

Photo : Marc-Antoine Hall
Photo : Marc-Antoine Hall
Photo : Marc-Antoine Hall
Photo : Sam Billington
Photo : Sam Billington
Photo : Sam Billington

The Soul Rebels (États-Unis)

On remonte tranquillement sur la colline pour aller à la scène Hydro-Québec pour continuer de danser avec The Soul Rebels, qui modernisent la tradition de la Nouvelle-Orléans en y intégrant funk, soul, hip-hop, jazz et rock. Et une chose est sûre, ils savent mettre l’ambiance ! À peine arrivées que l’on est déjà prises dans la folie du public qui danse en rythme sur les indications du band. Avec The Soul Rebels, la Nouvelle-Orléans était à Québec ce soir même.

Souldia (Québec)

On finit la soirée avec un des pionniers du rap québécois Souldia, à qui le FEQ a offert une carte blanche pour sa prestation sur les plaines avec des invité·es comme Roxane Bruneau, Lost ou encore Rymz. Pour le rappeur originaire de Limoilou, c’est un rêve qui se réalise : jouer à domicile, en foulant la scène de légendes qu’il a admiré depuis tant d’années. Si être une tête d’affiche au FEQ veut dire beaucoup pour tout le monde, pour Souldia ça voulait simplement tout dire.

Photo : Sam Billington
Photo : Sam Billington
Photo : Sam Billington

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