Les concerts de mai à ne pas manquer à Paris

Chaque début du mois, La Face B vous sélectionne les concerts parisiens immanquables parmi les centaines que la capitale accueille. Du Stade de France aux plus petites salles indépendantes, la rédaction scrute tous les lieux pour vous servir le meilleur plateau musical de ce mois de mai 2026.

Vendredi 1er Mai – B!ast

La Mécanique Ondulatoire (11e) – Rock alternatif

Le 1er mai, B!ast investit la Mécanique Ondulatoire ! Une semaine seulement après la sortie de leur nouveau single In a Rush, le groupe viendra défendre sur scène un set repensé de 45 minutes, mêlant compositions originales et quelques reprises soigneusement choisies.

Habitué des lieux, où ils avaient déjà célébré leur précédent lancement, B!ast revient avec l’envie de marquer les esprits et de donner un avant-goût de leur prochain EP attendu le mois suivant. Entre énergie brute, nouvelles surprises (sur scène comme au merch) et final en apothéose autour de leur dernier single, le concert promet d’être un moment clé pour le groupe comme pour le public.Rendez-vous dès 19h pour l’ouverture des portes, avant de découvrir B!ast à 21h30, aux côtés de deux autres groupes programmés pour lancer la soirée.

Samedi 2 Mai – Les Nanarchistes

Le Truskel (2e) – Riot grrrl

Le collectif BITUME continue de faire vibrer la scène rock alternative parisienne. Ce samedi 2 mai, il investit le microclub Le Truskel pour une soirée placée sous haute tension avec trois formations punk rock : No Rep, Cartharsis et Les Nanarchistes, l’un des groupes les plus explosifs du moment.

Les Nanarchistes, c’est quatre musiciennes, quatre voix explosives: Nana et Jade aux guitares, Saku à la basse, Tate à la batterie. Ensemble, elles balancent un punk riot grrrl frontal, nerveux et fédérateur, pensé comme un véritable exutoire collectif. Sur scène, chacune prend le micro tour à tour pour envoyer slogans acérés, refrains mordants et punchlines militantes. Leur nom porte la couleur : il revendique une colère lucide et une parole libre. Dans leurs morceaux, elles abordent sans détour les violences conjugales, la précarité, les droits queer ou encore les rapports de domination. Mais ici, le message ne plombe jamais l’énergie : il se transforme en chaos jubilatoire et dansante.

Les Nanarchistes enchaînent déjà les dates en Île-de-France et ont laissé des moments marquants au Chinois comme au Truskel ces derniers mois., en attendant leur premier enregistrement. On tient peut-être là la réponse française aux Lambrini Girls.

Ndlr : aucune vidéo n’est disponible sur les réseaux à l’heure actuelle

Dimanche 3 Mai – Tame Impala

Accord Arena (12e) – Indie psychédélique

Derrière Tame Impala,  Kevin Parker. Un architecte sonore obsessionnel qui continue de redéfinir les contours du rock psyché contemporain. Tout y est:  nappes électroniques, grooves vertigineux et refrains contagieux. Chaque concert est une expérience, telle une immersion totale, presque cinématographique.

Avec sa nouvelle tournée autour de l’album Deadbeat, le projet australien promet un show à la fois massif et introspectif, où la scénographie est aussi fascinante que la musique. Une expérience pensée pour les grandes salles, mais qui conserve cette intimité propre aux compositions de Tame Impala. Un concert qui promet d’être une belle traversée sensorielle, entre transe collective et rêverie solo.

Mercredi 13 Mai – Joey Valence & Brae

La Bataclan (11e) – Hip-Hop alternatif

Joey Valence & Brae est un duo de rap américain formé par Joseph Bertolino et Braedan Lugue, deux électrons libres qui ont fait de la démesure leur marque de fabrique. Leur force ? Une énergie totalement déjantée, capable de transformer chaque morceau en émeute festive.

Leur rap fuse entre cris ravageurs, références punk, beats électro et textures volontairement lo-fi. Un cocktail nerveux et imprévisible qui a explosé avec Punk Tactics, projet devenu emblématique de leur style hybride venu de leur premier album.

Sur scène, le duo viendra surtout retourner la salle avec le venimeux BUST DOWN, l’expérimental et urbain WASSUP, sans oublier leurs classiques déjà taillés pour le chaos. Petit conseil avant d’entrer dans Le Bataclan : échauffez vos jambes et préparez vos cervicales. Quand retentira l’iconique THE BADDEST, ça risque de jumper dans tous les sens dans un Bataclan qui s’annonce incandescent.

Jeudi 21 Mai – Cheap Teen + Apr1l

Le Point Ephémère (10e) – Rock Alternatif

Cheap Teen s’offre une étape symbolique en célébrant la release party de son tout premier album, Out of Nothing, sur la scène du Point Éphémère. Ce quatuor français puise autant dans le grunge des années 90 que dans les tensions du post-punk moderne. Leur musique alterne accalmies expérimentales et montées de fièvre pour des décharges frontales. Chez Cheap Teen, la contemplation n’est donc jamais loin de l’explosion.

Mais c’est en live que tout prend une autre dimension. Le chanteur Enzo Henriques, calme en apparence, s’y transforme en créature incontrôlable. Dès que la pression monte, il dévore l’espace, déborde de la scène, lacère sa guitare sur des riffs abrasifs. L’espace semble trop grand pour les murs qui l’entourent. Ne soyez pas surpris de le voir finir au milieu du public

En ouverture, place à Apr1l, jeune artiste singulier dont nous avions présenté en exclusivité le single Ketamine Jane. Entre hyperpop et post-punk, Apr1l incarne cette nouvelle génération instinctive, sensible et taillée pour la scène.

Lundi 25 mai – Fleur Bleu.e

Le Point Ephémère (10e) – Indie Pop

Désormais installés aux États-Unis, Fleur bleu.e s’apprête à dévoiler le 15 mai prochain son second album, Question Marked Upon the World.

Navigant toujours entre le français et l’anglais, le groupe a fait évoluer sa musique pour en élargir les influences, offrant une musique remplie de symbolisme et de guitares obsédantes.

Le duo s’offrira une mini tournée française à la fin du mois de mai et prendra possession de la scène du Point Éphémère pour sa release party parisienne.

Pour le coup, Delphine et Vlad profiteront de la soirée pour la partager avec des invitées de marque qui permettent aussi de mettre en avant la qualité musicale mais aussi des questionnements politiques qu’ils portent au corps et au coeur. On retrouvera donc avec eux Yasmine Baïou et Yến-Linh Thẩm en concert ainsi qu’un DJ Set de Sarah Maison.

Une soirée pop parfaite à ne rater sous aucun prétexte.

Mardi 26 mai – La Bande Son Imaginaire

Le Petit Bain (13e) – Post-punk

L’amérique latine regorge de pépites darkos. Du côté du Mexique, c’est le trio La Bande-Son Imaginaire que nous vous recommandons d’aller voir.

Entre musique électronique sauce darkwave et théâtralité de textes incantatoires imprégnés de la culture indigène mexicaine, paysages futuristes post-punk, La Bande-Son Imaginaire est un trio qui promet quelques surprises tant au niveau sonore que visuel. Si le groupe s’offre une tournée européenne, une seule date française au programme donc qu’une seule injonction : foncez tant qu’il y a encore de la place !

Mercredi 27 mai – Suzanne Belaubre

Les Trois-Baudets (18e) – Chanson française, électro-pop

Suzanne Belaubre enchantera la scène des Trois Baudets pour un moment suspendu à l’occasion de la sortie de son premier album Feu de bois, tout juste sorti le 8 mai. Si l’artiste a d’abord exploré les sonorités électro, dans Feu de bois elle fait le choix du retour à l’essentiel en livrant un album construit autour du piano-voix. Sa voix claire, sa plume sensible désarmante de sincérité et l’originalité de son univers sauront vous toucher et vous feront réfléchir sur le temps, le rythme et le monde.   

Elle partagera la scène en co-plateau avec COZ, artiste qui transcende les blessures de la vie en mêlant dark pop mélancolique et textures sonores riches et oniriques.

Jeudi 28 mai – Nick Mulvey

Le Cabaret Sauvage (19e) – Folk & pop

Ancien membre de Portico Quartet, Nick Mulvey s’est imposé en solo avec une folk délicate, spirituelle et profondément organique. Ses concerts sont des parenthèses suspendues, où la guitare devient un langage intime et universel. Pour expérience live introspective et lumineuse.

Jeudi 28 mai – Fléa

L’Alhambra (10e) – Funk, jazz, expérimental

Connu comme le bassiste survolté des Red Hot Chili Peppers, Flea explore ici un registre plus libre et expérimental avec son projet parallèle. Une véritable  échappée libre hors des sentiers battus. Entre jazz, improvisation, spoken word,  textures sonores inattendues et messages fort, cette performance s’annonce aussi imprévisible que captivante. Une occasion rare de découvrir une autre facette d’un bassiste iconique, dans une salle intimiste loin des stades et au plus près du son.

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